Hoquet

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Hoquet
Classification et ressources externes
CIM-10 R06.6
CIM-9 786.8
DiseasesDB 5887
MedlinePlus 003068
eMedicine emerg/252 
MeSH D006606
Wikipédia ne donne pas de conseils médicaux Mise en garde médicale

En physiologie, le hoquet (/ʔɔkɛ/) ou la myoclonie phrénoglottique est un réflexe respiratoire caractérisé par une succession de contractions inspiratoires spasmodiques, incontrôlables et involontaires des muscles inspiratoires (diaphragme, muscle intercostal externe, muscles scalènes (en) et parfois les muscles intercostaux parasternaux et les muscles sterno-cléido-mastoïdiens) concomitante d'une inhibition des muscles expiratoires, suivies 35 ms plus tard d'une constriction (resserrement circulaire) de la glotte. L'arrivée d'air est alors freinée et a du mal à pénétrer dans la trachée et les poumons, ce qui provoque une incommodité et une vibration des cordes vocales, au niveau de l'épiglotte : le bruit glottal caractéristique du hoquet s'échappe[1](Écoutez).

Le plus souvent, le hoquet est momentané, banal et complètement inoffensif. Il touche l'ensemble de la population humaine, y compris le fœtus, et d'autres mammifères. Ce hoquet est le plus souvent lié à une dilatation de l'estomac, situé près du diaphragme, après un repas trop copieux ou ingurgité trop rapidement.

Mais il peut, dans certains cas pathologiques, se prolonger et devenir nocif pour la santé. Le hoquet « chronique » peut ainsi s'étendre pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, voire plusieurs années, comme en témoigne le record de Charles Osborne, qui a hoqueté pendant 68 ans. Toutefois, ces situations sont très rares (une personne sur 100 000 est ou a été touchée par le hoquet « chronique »[2],[3]) et sont, la plupart du temps, les conséquences d'une affection abdominale ou nerveuse.

Les médecins distinguent ainsi trois types de hoquets :

  • le hoquet bénin, le plus fréquent, qui ne dure généralement que quelques minutes ;
  • le hoquet persistant, qui dure plus de 48 heures ;
  • le hoquet réfractaire, qui dure plus d'un mois.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot « hoquet » est apparu au début du XIVe siècle, d'après l'onomatopée hok, exprimant un bruit de coup. Cette même étymologie se retrouve dans la plupart des pays du monde : le mot est souvent construit à partir de la traduction écrite du bruit du hoquet, qui diffère selon la prononciation de la langue (hic pour hiccup en anglais, schluck pour schluckauf en allemand, ou encore nâc pour cái nâc en vietnamien). Le terme signifiait d'abord un choc ou un heurt, puis il prit sa définition courante au XVe siècle[4],[5],[6].

L'expression « myoclonie phrénoglottique » est un synonyme (plutôt désuet) de hoquet dans le langage médical[7],[8]. Il est composé de plusieurs parties étymologiques. Le terme myoclonie est issu du grec mus, muscle et klonos, agitation. Le second terme est issu du grec phren, diaphragme et glottis, glotte. Ceci signifie littéralement « secousse musculaire brève et involontaire du diaphragme et de la glotte ».

Historique[modifier | modifier le code]

Dans Le Banquet de Platon, Aristophane ne peut discourir à cause d'un hoquet pour des raisons digestives, Eryximaque lui donne alors des remèdes pour l'arrêter[9],[10],[11].

Galien, un médecin grec de l'Antiquité, affirma que le hoquet était provoqué par de violentes émotions de l'estomac, situé près du diaphragme. Au XVIe siècle, le médecin français Jean Fernel affirmait que le hoquet provenait d'un mouvement convulsif de l'estomac. En Angleterre, au XVIIe siècle, un médecin affirma que le hoquet était dû à une manifestation d'hystérie[12], bien que les explications physiologiques n'aient jamais été remises en question.

Au XXe siècle, la connaissance du hoquet a progressé notamment grâce aux découvertes en neurophysiologie, permettant ainsi de mettre en évidence que le diaphragme n'est pas le seul muscle à intervenir dans le phénomène. La première étude physiologique rigoureuse chez l'homme date de 1970[13]. Le phénomène n'est cependant pas entièrement expliqué de nos jours. Le record du hoquet le plus long connu à ce jour est détenu par Charles Osborne, qui hoqueta sans interruption pendant 68 années, de 1922 à 1990[14].

En 2006, Francis M. Fesmire (en), de l'université du Tennessee, a reçu, en médecine, le prix Ig Nobel pour son rapport d'étude clinique sur l'arrêt des hoquets chroniques par toucher rectal[15] (« calmant » ainsi le nerf vague)[16].

Description[modifier | modifier le code]

La survenue imprévisible du hoquet et la rareté des formes chroniques rendent son étude difficile. Le système d'organes humains « touché » par le hoquet est principalement le système respiratoire[17],[11],[18].

Fonctionnement normal[modifier | modifier le code]

Diaphragme.
  • Au moment de l'inspiration, le diaphragme, le principal muscle respiratoire qui forme une sorte de coupole aplatie et qui sépare le thorax de l'abdomen, se contracte, s'abaisse et les poumons se remplissent d'air. À l'inverse, au moment de l'expiration, le diaphragme se relâche, se relève et fait pression sur les poumons qui se vident d'air.
Articles détaillés : glotte, épiglotte et trachée.

Fonctionnement du hoquet[modifier | modifier le code]

Les deux nerfs phréniques, à gauche et à droite du pharynx, descendent jusqu'au diaphragme où ils se divisent en différentes ramifications. Les nerfs vagues (nerfs pneumogastriques) se trouvent à proximité.

Description[modifier | modifier le code]

Vue de l'entrée du larynx, où se trouve la cavité de l'épiglotte qui renferme la glotte, un « petit clapet » permettant de fermer et ouvrir le « passage » aux poumons (trachée) et qui conserve les cordes vocales.

Le hoquet est une décharge brusque ( contraction imprévue ) des muscles inspiratoires, isolée ou en salves. Les muscles concernés sont principalement le diaphragme (parfois un seul hémi-diaphragme ), les muscles intercostaux et d'autres muscles respiratoires inspiratoires accessoires. La partie supérieure de la cage thoracique subit un mouvement ascendant, tandis que le diaphragme s'abaisse provoquant une voussure abdominale.

La décharge inspiratoire peut durer jusqu'à 0,5 seconde, toutefois la glotte se ferme très rapidement, environ 35 millisecondes après la contraction du diaphragme, et environ 60 millisecondes avant le pic de contraction. La fermeture de la glotte peut être plus ou moins complète, causant le « hic » du hoquet[19]. L'air ne passe plus dans la trachée et fait vibrer les cordes vocales, provoquant ainsi le bruit guttural caractéristique.

Avec cette fermeture glottique, le hoquet représente un cas particulier de mise en jeu musculaire, dans un ordre et une hiérarchie de contractions différentes de l'inspiration normale. La contraction des intercostaux est synchrone de celle du diaphragme, mais celle des interchondraux (portion interne des premiers intercostaux) est déphasée de 50 à 100 millisecondes plus tard. On ne retrouve pas de lien temporal systématique avec d'autres muscles accessoires[19].

La fréquence du hoquet est très variable, entre 15 et 60 par minute. Il semble que l'amplitude soit en rapport inverse avec la fréquence[19] (les hoquets les plus sonores seraient les plus lents).

Innervation[modifier | modifier le code]

Ces contractions sont liées à l'irritation du diaphragme. Celui-ci reçoit deux nerfs, provenant du plexus nerveux cervical, appelés nerfs phréniques (nerf phrénique droit et nerf phrénique gauche), et responsables des contractions et des relâchements du diaphragme.

Il existe également deux nerfs crâniens qui passent près du diaphragme, appelés nerfs vagues (ou nerfs pneumogastriques). Ils sont responsables de la digestion, de la phonation et de la fréquence cardiaque. Ce sont les nerfs crâniens les plus étendus. C'est précisément quand un de ces nerfs s'irrite que le hoquet se produit. Les origines de la stimulation de ces nerfs sont très nombreuses, suivant le type du hoquet.

Signification[modifier | modifier le code]

Le hoquet se superpose à la ventilation pulmonaire normale. C'est un réflexe involontaire mettant en jeu le tronc cérébral, à la contraction inspiratoire, il associe une inhibition transitoire des muscles expiratoires, ainsi qu'une inhibition de la motricité de l'œsophage durant le hoquet. Ce serait un réflexe plus digestif que respiratoire, même si son expression est surtout thoracique. Il est fréquent à la naissance et disparait progressivement ensuite.

Le hoquet n'a pas de fonction protectrice ou utilité connues, contrairement à l'éternuement, au vomissement, ou au gaz par exemple. Tout au plus, sur le plan pratique, il pourrait servir de signal lors de la plénitude gastrique[19].

Les différents types de hoquets, leurs causes et leurs conséquences[modifier | modifier le code]

Le hoquet bénin[modifier | modifier le code]

Le hoquet bénin est le plus courant des types de hoquet. Il est banal, bref et intermittent : il ne dure que quelques minutes, parfois même que quelques secondes.

Causes[modifier | modifier le code]

Position du diaphragme (2) et de l'estomac (3) chez l'homme

Il existe des causes nombreuses et diverses au hoquet[11]. Ainsi, il est difficile d'identifier quelle est l'origine exacte de chaque hoquet.

Les causes sont souvent liées au mode de vie, la majorité sont d'ordre digestif :

  • distension de l'estomac (l'origine la plus courante du hoquet) :
    quand l'estomac est rempli d'air ou de liquide, il se dilate, et provoque des irritations au nerf phrénique et donc au diaphragme, proches de lui.
    La distension de l'estomac peut être provoquée par un repas trop copieux, ou ingurgité trop rapidement.
    Il peut être aussi provoqué par l'aérophagie (avaler de l'air en mangeant), une absorption excessive de boissons gazeuses ou alcoolisées (ce dernier neutralise également les inhibiteurs naturels du hoquet, au niveau du cerveau, excitant aussi le nerf phrénique), un repas trop chaud ou trop froid ;
  • changement brusque de la température :
    il peut être provoqué en absorbant un liquide très froid ou très chaud, ou en changeant de pièces de températures très différentes.
    Ce changement brusque rend alors le nerf phrénique hypersensible ;
  • tabagisme excessif (plus de dix cigarettes par jour) :
    le tabac provoque l'excitation du nerf phrénique, ce qui favorise le hoquet et entraîne la toux qui irrite aussi le diaphragme ;
  • causes psychologiques :
    le hoquet peut être lié à des changements d'humeurs, à l'hystérie, au stress ou à une émotion forte. Chez les enfants, le hoquet peut surgir après ou pendant une crise de pleurs ;
  • rire ou toux, qui irritent le diaphragme ;
  • stimulation extérieure du diaphragme, par des chatouilles abdominales ;
  • grossesse.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Le hoquet bénin est complètement inoffensif. Toutefois, il est préférable de consulter un médecin s'il est trop fréquent.

Le hoquet bénin provoque parfois une petite douleur au niveau de l'épiglotte et une sensation d'inconfort. Il peut être handicapant pour manger, boire ou communiquer.

Hoquet persistant et hoquet réfractaire[modifier | modifier le code]

Le hoquet chronique, persistant ou réfractaire, sont les deux types de hoquet les plus rares (un individu atteint sur 100 000[20]). Ce sont des hoquets chroniques (ou des hoquets rebelles). Ils sont délétères et considérés comme des maladies (non contagieuses).

La consultation d'un médecin est nécessaire.

On distingue :

  • le hoquet persistant qui dure plus de 48 heures ;
  • le hoquet réfractaire qui dure plus d'un mois, parfois plusieurs années.

Les personnes âgées (plus de 50 ans) sont la tranche d'âge la plus atteinte par le hoquet chronique[21].

Causes[modifier | modifier le code]

Le hoquet persistant ou le hoquet réfractaire sont dans 90 % des cas[11] dus à des causes pathologiques ou digestives : ils sont généralement liés à certaines maladies qui peuvent provoquer l'irritation du nerf phrénique ou du nerf vague.

Le hoquet peut donc devenir un signe. Lorsqu'une personne est atteinte d'un hoquet chronique, des tests sanguins et toutes sortes d'autres examens doivent être effectués pour permettre de déceler, par exemple, un diabète ou une insuffisance rénale.

Il existe une multitude de causes, du fait que le nerf pneumogastrique et le nerf phrénique, les responsables du hoquet, passent à de nombreux endroits dans le corps. On trouve ainsi des situations étonnantes : d'après l'expérience d'un médecin, un de ses patients, un homme âgé de 27 ans, avait été atteint de hoquet persistant à cause de poils qui frottaient le tympan : une fois ces poils enlevés, le hoquet avait disparu[11],[22],[23]. Voici les cas les plus courants :

Trouble abdominal
(voir abdomen)
Affection du système nerveux
Cause toxique ou métabolique
(Voir métabolisme)
Causes infectieuses
Autres

Conséquences[modifier | modifier le code]

Le hoquet peut avoir plusieurs conséquences[11],[26],[27]. Le hoquet chronique est considéré comme une maladie grave.

Il est très handicapant pour dormir, respirer, boire et manger et pour toutes les activités impliquant la bouche ou la respiration (se brosser les dents, jouer d'un instrument à ventetc.).

Il entraîne à long terme des insomnies, des troubles respiratoires, des troubles alimentaires et une déshydratation qui provoquent un épuisement et un affaiblissement considérable. De plus, il peut avoir des répercussions sur la communication et la vie sociale. Le hoquet peut vite agacer l'entourage du malade et venir à bout de certaines relations, pouvant entraîner une dépression du malade…

Il peut dans le pire des cas, si aucune mesure n'est prise (ou trop tardivement) entraîner un décès.

Traitement[modifier | modifier le code]

Divers traitement ont été proposés[11],[28],[29]. La plupart des hoquets chroniques résultent de maladies. Le meilleur moyen de stopper promptement le hoquet est alors d'entreprendre un traitement pour guérir la maladie responsable du hoquet.

Pour le reste des cas (ou pour diminuer la fréquence du hoquet), il existe deux groupes de méthodes : physiques et médicamenteuses. Les méthodes physiques sont les plus répandues. La majorité des recettes populaires efficaces reposent sur l'observation que les hoquets sont rares en inspiration forcée, d'où le principe de l'apnée en inspiration forcée maximum (fermer la bouche et se boucher le nez, boire un grand verre d'eau, etc.).

Il existe aussi un grand nombre de recettes empiriques prétendant agir sur l'arc réflexe du hoquet. Après l'enthousiasme initial qui accompagne toute nouveauté, aucune n'a fait l'objet d'une évaluation rigoureuse[19]. En 2013, les données de qualité restent insuffisantes pour émettre des recommandations sur le traitement physique ou médicamenteux du hoquet persistant[30]

Méthodes physiques
Médicaments
(Voir médicaments)

Plus un hoquet est ancien, plus il est difficile à traiter et plus il a tendance à récidiver après guérison.

Manifestation et fréquence[modifier | modifier le code]

Le hoquet est un phénomène banal qui touche l'ensemble de la population, y compris le fœtus dans le ventre de sa mère, et certains animaux. Les bébés et les hommes sont plus atteints que les adultes et les femmes[33].

Hoquet chez le fœtus[modifier | modifier le code]

Des ultrasons ont permis de démontrer que les fœtus commencent à hoqueter deux mois après le début de la grossesse, dans l'utérus, avant que tous les mouvements respiratoires apparaissent[34],[35].

Des hypothèses prétendent que les mouvements du hoquet chez le fœtus prépareraient les muscles respiratoires du bébé pour respirer après sa naissance. D'autres avancent que les mouvements empêcheraient le liquide amniotique d'entrer dans les poumons, mais ces derniers sont étanches. De plus, les fœtus présentent aussi des mouvements d'allure respiratoire normale, distincts des hoquets[36].

La persistance ex utero serait (hoquet chez l'enfant ou l'adulte), en quelque sorte, une relique de ces réflexes primitifs mais on explique pas alors que le fœtus présente des mouvements d'allure respiratoire normale[37].

Hoquet chez le bébé[modifier | modifier le code]

Il arrive souvent que le nourrisson attrape le hoquet après ses tétées pendant lesquelles il avale de l'air (aérophagie)

Le hoquet peut être très fréquent chez un bébé[38],[39],[40] et peut durer jusqu'à une demi-heure. Mais comme l'enfant ou l'adulte, le hoquet passager n'est ni dangereux, ni douloureux. Il n'est pas non plus le symptôme ou le signe d'une maladie.

Le hoquet arrive plus fréquemment chez un bébé que chez un adulte car un bébé mange ou boit en général trop vite, avec avidité, provoquant ainsi la dilatation de l'estomac, puis l'irritation du nerf phrénique.

Pour empêcher le hoquet, il faut alors éviter que le bébé prenne trop vite sa tétée ou son repas, en faisant des petites interruptions et en mangeant dans une atmosphère détendue et calme.

Contrairement à l'idée reçue, même s'il arrive plus fréquemment chez l'enfant, le hoquet ne fait pas grandir, et la croissance n'est pas une cause du hoquet.

Manifestations chez les autres animaux[modifier | modifier le code]

Des scientifiques ont observé le hoquet chez le rat, le lapin, les furets ou encore le chat. Il semblerait néanmoins que seuls les mammifères en fassent l'expérience[41].

Fréquence[modifier | modifier le code]

La fréquence du hoquet est très variable. Le nombre de « hics » peut ainsi varier de deux à soixante par minute[42].

Ordinairement, pour un hoquet bénin, la fréquence se trouve autour de 6 hics à la minute.

Origine évolutive[modifier | modifier le code]

Le système respiratoire de la grenouille est-il lié au hoquet ?

Une équipe de chercheurs français, de l'hôpital de la Salpêtrière à Paris, a suggéré en 2003 que le hoquet puisse avoir une origine évolutive, en particulier parce qu'on suppose l'existence d'un ancêtre aquatique commun aux animaux terrestres. Cet ancêtre hypothétique aurait possédé des branchies et une glotte, et aurait été capable de respirer à la fois sous l'eau et hors de l'eau à l'instar des amphibiens actuels. Pour respirer dans l'eau, ces derniers poussent l'eau à travers leurs branchies tout en fermant la glotte pour empêcher l'eau d'entrer dans leurs poumons, la ventilation branchiale du têtard ayant ainsi une homologie avec le hoquet et une analogie avec la tétée des nouveau-nés. D'après les chercheurs, le hoquet serait alors apparu en même temps que la disparition des branchies chez les animaux terrestres, étant la rançon d'un processus évolutif qui permet au mammifère nouveau-né de s'alimenter[10],[41].

Cette hypothèse n'a toutefois pas été prouvée.

Symbolisme et culture[modifier | modifier le code]

Images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le hoquet possède cependant d'autres définitions qui ne sont plus ou très rarement employés.
  2. Voir Dossier: le hoquet sur le site de France5
  3. Voir Le hoquet chronique sur le site d'Arte
  4. Définition écrite d'après Le Petit Robert (log. v 2.2)
  5. Dossier : Le hoquet, France 5
  6. Chair de poule, hoquet, pets et rots… les signaux du corps aux éditions Milan junior
  7. A. Manuila, Dictionnaire français de médecine et de biologie, t. II, Masson, , p. 419 et 914
  8. Garnier Delamare, Dictionnaire des termes de médecine, Maloine, (ISBN 2-224-02381-2), p. 437
  9. http://www.france5.fr/sante/connaitre/W00462/3/122034.cfm Arte
  10. a et b (en) BBC NEWS | Health | « Why we hiccup »
  11. a, b, c, d, e, f et g « Le hoquet » série Santé pratique, e-Santé : votre magazine santé avec e-sante.fr]
  12. Contribution à l'étude du hoquet hystérique; Armand Moreau ; Henri Jouve éditeur ; 1895
  13. (en) John Newsom Davis, « An experimental study of hiccup », Brain, vol. 93, no 4,‎ , p. 851-872. (DOI 10.1093/brain/93.4.851)
  14. Livre Guinness des records, 2001
  15. (en) Francis M. Fesmire, « Termination of intractable hiccups with digital rectal massage », Annals of Emergency Medicine, vol. 17, no 8,‎ , p. 872. (ISSN 0196-0644 et 1097-6760, PMID 3395000)
  16. (en) « The 2006 Ig Nobel Prize Winners », sur www.improbable.com (consulté le 19 février 2015)
  17. http://eureka.povlab.org/fiche.php?qid=35
  18. CAT.INIST
  19. a, b, c, d et e J. Cabane et J.P. Derenne, « Le hoquet », Le Concours Médical,‎ , p. 2829-2832
  20. Le hoquet chronique - ARTE
  21. (en) « Retrospective analysis of hiccups in patients at a… » J Natl Med Assoc. 2002 - PubMed Result
  22. (en)http://www.straightdope.com/classics/a5_118.html
  23. hoquet
  24. Le hoquet, quelquefois en lien avec le cancer.
  25. Bagheri H, Cismondo S, Montastruc JL, « Hoquet d'origine médicamenteuse : enquête à partir de la Banque Nationale de Pharmacovigilance [Drug-induced hiccup: a review of the France pharmacologic vigilance database] », Therapie, vol. 54, no 1,‎ , p. 35-9. (PMID 10216420, résumé) modifier
  26. http://uhcd.chra.free.fr/diumu/hocquet.ppt Animation Power Point
  27. Please title this page. (Page 5)
  28. Le hoquet - Encyclopédie médicale - Doctissimo
  29. hoquet
  30. (en) E.N. Moretto, « Interventions for treating persistent and intractable hiccups in adults. », Cochrane Database Syst Rev.,‎ (lire en ligne)
  31. (en) S. Launois et al., « Hiccup in adults : an overview », The European Respiratory Journal, vol. 6, no 4,‎ , p. 563-75. (PMID 8491309)
  32. (en) K. Mariën et D. Havlak, « Baclofen with famotidine for intractable hiccups », European Respiratory Journal, vol. 10, no 9,‎ , p. 2188-2188 (DOI 10.1183/09031936.97.10092188)
  33. Chronique Santé
  34. hiccup (en)
  35. (en) http://www.newscientist.com/article.ns?id=dn3355
  36. Christian Straus et Thomas Similowski, « Le hoquet un héritage énigmatique », La Recherche, no 380,‎ , p. 46
  37. (en) de Vries JIP, Visser GHA et col, « The emergence of fetal behaviour », Early Human Development, vol. 7, no 4,‎ , p. 301-322
  38. « Bébé a souvent le hoquet, pourquoi? », sur http://www.infobebes.com (consulté le 28 mai 2012)
  39. Ce qui peut vous étonner - Medisite, l'internet au service de la santé
  40. Hoquet du nourrisson.
  41. a et b Christian Straus et Thomas Similowski, « Le hoquet un héritage énigmatique », La Recherche, no 380,‎ , p. 46-49.
  42. France 5 : Le magazine de la santé - Le hoquet (Dossier : Le hoquet)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chair de poule, hoquet, pets et rots… Les signaux du corps, Marie-Christine Erlinger et Marie-Rose Lefèvre, Éditions Milan Junior, 2001, ISBN 2-7459-0270-9, p. 6-7 Le hoquet.
  • Comment bien vivre avec son corps, Marie Bertherat, Éditions Albin Michel-Jeunesse, 2003, ISBN 2-226-14090-5, p. 123-125 J'ai le hoquet.