John Key

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John Key
John P. Key en 2015.
John P. Key en 2015.
Fonctions
38e Premier ministre de Nouvelle-Zélande

(8 ans et 23 jours)
Monarque Élisabeth II
Gouverneur Anand Satyanand
Jerry Mateparae
Patsy Reddy
Prédécesseur Helen Clark
Successeur Bill English
Chef de l'Opposition officielle

(1 an 11 mois et 12 jours)
Prédécesseur Don Brash
Successeur Phil Goff
8e chef du Parti national

(10 ans et 15 jours)
Prédécesseur Don Brash
Successeur Bill English
Représentant de la circonscription d'Helensville
En fonction depuis le
(14 ans 6 mois et 24 jours)
Prédécesseur Circonscription créée
Biographie
Nom de naissance John Phillip Key
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Auckland (Nouvelle-Zélande)
Nationalité néo-zélandaise
Parti politique Parti national
Diplômé de Université de Canterbury
Profession Chef d'entreprise
Religion Aucune (athéisme)[1]
Résidence Premier House, Wellington

Signature de John Key

John Key
Premiers ministres de Nouvelle-Zélande

John Phillip Key, né le à Auckland, est un homme d'affaires et homme d'État néo-zélandais membre du Parti national.

Homme d'affaires formé à l'université de Canterbury, il est élu député en . En il prend la direction du Parti national et devient chef de l'Opposition officielle. À la suite de sa nette victoire aux élections législatives de , il est nommé Premier ministre. Reconduit en puis , il annonce sa démission prochaine en .

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Issu d'un milieu modeste, orphelin de père à six ans, John Key est élevé avec ses deux sœurs par sa mère, une immigrante autrichienne d'origine juive, dans une State house à Christchurch dans l'île du Sud.

Il est titulaire d'un Bachelor of Commerce (Bcom) en comptabilité obtenu à l'université de Canterbury à Christchurch en [2]. Il a également suivi des cours de gestion à l'université Harvard aux États-Unis mais n'y a obtenu aucun diplôme[3].

Il s'engage ensuite dans le monde des affaires jusqu'en . À partir de , il est ainsi salarié de Merrill Lynch.

Débuts et ascension en politique[modifier | modifier le code]

Dans la perspective des élections législatives du , la circonscription d'Helensville est créée dans le nord de la zone urbaine d'Auckland. Désigné candidat du Parti national, Key s'y fait élire avec 34,2 % des voix et devient ainsi membre de la Chambre des représentants. En le chef du parti et de l'Opposition officielle Don Brash le choisit comme porte-parole pour les finances.

Chef de l'opposition[modifier | modifier le code]

Au cours des élections du , il est réélu député d'Helensville après avoir rassemblé 64,1 % des suffrages exprimés. Le , Brash annonce sa démission de la direction du Parti national et du groupe parlementaire, effective quatre jours plus tard. À la date prévue, Brash se retire et Key est choisi pour prendre sa suite. Il devient ainsi chef de l'Opposition officielle au gouvernement de centre gauche de la travailliste Helen Clark.

Premier ministre[modifier | modifier le code]

Il mène alors le Parti national à la victoire lors des élections législatives du . Alors qu'il remporte 74 % des voix dans sa circonscription, tandis que son parti totalise 58 députés sur 122. Il forme alors une coalition gouvernementale de centre droit avec les partis libéral ACT New Zealand, centriste United Future et le Parti māori, et dispose donc d'une majorité de 70 sièges. Le , John Key est nommé à 47 ans Premier ministre de Nouvelle-Zélande. Il met ainsi un terme à la plus longue période d'opposition du Parti national depuis .

Il est reconduit à la tête du gouvernement après la victoire de son parti et de ses alliés aux élections législatives de novembre 2011[4]. Aux élections de septembre 2014, son parti remporte seul une majorité absolue des sièges, et Key conserve la tête du gouvernement[5].

Le , le Parlement adopte une proposition de loi autorisant le mariage homosexuel. La proposition avait été déposée par la députée travailliste Louisa Wall, et John Key y avait publiquement apporté son soutien. La Nouvelle-Zélande devient ainsi le treizième pays au monde (et le premier en Asie-Pacifique) à légaliser le mariage pour les couples de même sexe[6],[7].

Favorable à l'adoption d'un nouveau drapeau national, il lance en 2014 un processus participatif qui mène à un référendum en deux temps à partir de décembre 2015[8] au terme duquel le drapeau actuel est conservé.

Le , il annonce sa démission à la surprise générale[9].

Positions[modifier | modifier le code]

En 2002, il déclare qu'il est favorable à un « degré de privatisation » des secteurs de la santé, de l'éducation et des retraites. En tant que député, il vote contre un projet de loi visant à créer des unions civiles pour personnes de même sexe[10], mais également contre un projet de loi qui vise à définir le mariage comme l'union d'un homme et d'une femme[11]. Il vote pour un projet de loi qui cherche (en vain) à interdire la vente d'alcool aux personnes de moins de vingt ans[12]. John Key affirme que la Nouvelle-Zélande doit combattre le réchauffement climatique en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre. En 2003, il se prononce pour la participation de la Nouvelle-Zélande à la guerre en Irak aux côtés des États-Unis (Helen Clark, premier ministre, s'y oppose, et le pays ne participe donc pas à la guerre)[13].

Au moment de la révolution égyptienne de 2011, John Key se positionne comme favorable au gouvernement Moubarak. Cette prise de position crée une polémique dans tout le pays[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]