Guimps

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Guimps
Guimps
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Cognac
Intercommunalité Communauté de communes des 4B Sud-Charente
Maire
Mandat
Line Baudouin
2020-2026
Code postal 16300
Code commune 16160
Démographie
Population
municipale
480 hab. (2018 en augmentation de 1,27 % par rapport à 2013)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 27′ 51″ nord, 0° 14′ 45″ ouest
Altitude Min. 49 m
Max. 109 m
Superficie 12,60 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Barbezieux-Saint-Hilaire
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Charente-Sud
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Guimps

Guimps est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Guimps est une commune du sud-ouest de la Charente limitrophe de la Charente-Maritime, située 7 km à l'ouest de Barbezieux et 38 km au sud-ouest d'Angoulême.

Elle est aussi à 8 km au sud d'Archiac, 9 km au nord de Baignes, 15 km à l'est de Jonzac, et 26 km au sud de Cognac[1].

La route principale est la D 3 (D 2 en Charente-Maritime), route est-ouest qui relie Barbezieux à Jonzac. Le bourg de Guimps est à 0,8 km au nord de cette route, et est desservi par la D 125, petite départementale qui va du nord au sud, et la D 430 qui va vers le nord-ouest (ancienne voie romaine)[2].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses communes charentaises, Guimps possède un habitat dispersé et elle compte de nombreux hameaux et fermes. Du nord au sud, il y a chez Bruneau, la Broue, chez Monnereau, les Grands Landry, les Petits Landry, la Torte, Chillaud, Charde, chez Thibaud, Bretagne, le Mancou, la Roche, etc.[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est occupée par le Campanien (Crétacé supérieur), calcaire crayeux, qui occupe une grande partie du Sud Charente et du Cognaçais et a donné son nom à la Champagne charentaise[3]. En limite sud de la commune (chez Buguet), on trouve une petite zone de sable kaolinique et galets du Tertiaire. La vallée du Trèfle est couverte d'alluvions récentes du Quaternaire[4],[5],[6].

La commune occupe un bas plateau traversé en son centre par la vallée du Trèfle. Le relief est assez faible et les hauteurs occupent surtout le nord de la commune. Le point culminant est à une altitude de 109 m, situé aux Grands Landry. Le point le plus bas est à 49 m, situé le long du Trèfle sur la limite ouest de la commune et du département. Le bourg, construit au bord du Trèfle, est à 59 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Trèfle, affluent de la Seugne et sous-affluent de la Charente, traverse la commune d'est en ouest et passe au bourg de Guimps, construit sur sa rive droite.

Le Petit Trèfle, descendant de Lamérac, se jette sur sa rive gauche un peu en aval du bourg[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Guimps est une commune rurale[Note 1],[7]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[8],[9].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Barbezieux-Saint-Hilaire, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 25 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[10],[11].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,3 %), cultures permanentes (32,1 %), prairies (13,3 %), zones agricoles hétérogènes (5,3 %), zones urbanisées (2 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Aguitum, Aguintum avant 800[13], Wens à l'époque carolingienne[14], Guims en 1143[15], Guimsio en 1219, Guinis, Aguinis[16], Aquinis, Vimpis[17].

L'origine du nom de Guimps remonterait à un nom d'homme germanique Windo avec la préposition a agglutinée[14]. Dottin y a vu vimpi, un mot gaulois signifiant « joli »[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

La voie présumée romaine Pons-Ribérac traversait la commune d'ouest en est. Elle arrivait près du bourg à l'ouest par la D 430[2].

De nombreuses traces d'habitat gallo-romain ont été trouvées sur la commune (vestiges de villae, tegulae, monnaies du Bas-Empire...) : au Château de Guimps, Chillaud, chez Chaillou, la Petite Vallée, chez Basset[19]...

Le bourg de Guimps possédait un château dont il reste une tourelle. Il appartenait à la famille Cosson dont un des membres, Louis Cosson, fut maire d'Angoulême au XVIIIe siècle.

L'église était autrefois le siège d'un prieuré-cure dépendant de l'abbaye de Baignes[20].

Classe de filles et ancienne école en 1914

L'ancienne école surnommée le Couvent, située au lieu-dit Chez Touru (ou l'Ermitage sur la carte IGN[2]), était un établissement des dames de Marie de Guimps qui y ont assuré à partir de 1903 l'instruction des petites filles pauvres de la paroisse[21]. Le bâtiment a été préalablement racheté en 1876 par la congrégation religieuse des dames de Sainte-Marthe située rue de Turenne à Angoulême[22].

Au début du XXe siècle, la commune comptait encore de nombreux moulins à eau mus par le Trèfle et quelques moulins à vent sur les hauteurs[20].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Albert Barussaud SE Retraité
2014 2020 Pierre Ravail    
2020 En cours Line Baudoin SE Retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[24].

En 2018, la commune comptait 480 habitants[Note 3], en augmentation de 1,27 % par rapport à 2013 (Charente : −0,48 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 1531 1351 1431 0991 1438971 0981 0791 060
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
6701 007963946926815768728710
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
714736693683643645603603580
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018
603546478508495500472474480
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Guimps en 2007 en pourcentage[27].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
0,4 
8,5 
75 à 89 ans
11,1 
14,5 
60 à 74 ans
15,5 
26,2 
45 à 59 ans
23,0 
20,6 
30 à 44 ans
19,4 
15,3 
15 à 29 ans
16,7 
14,5 
0 à 14 ans
13,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[28].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Coopérative agricole de Guimps en 2008.

La viticulture est une activité importante de Guimps, qui est située en Petite Champagne, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[29].

Certains producteurs vendent cognac, pineau des Charentes et vin de pays à la propriété.

La Coopérative agricole de Guimps est une minoterie et usine de boulangerie coopérative créée en 1887, par dix familles de Guimps. La minoterie a été construite en 1928[30]. Elle est fermée et en 2008, l'usine est en train d'être démontée.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes jouxtant la mairie.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Guimps et Montchaude. Montchaude accueille l'école élémentaire et Guimps l'école primaire. L'école à Guimps comporte trois classes, dont une de maternelle. Le secteur du collège est Barbezieux[31].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pierre est un ancien prieuré-cure. Elle daterait du XIIe siècle. Le chœur aurait été refait avant ou après 1400. Puis elle a été très restaurée au XIXe siècle[32].

message galerie L'église Saint-Pierre

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit le Château un édifice porte la date de 1764 sur son passage couvert. Le logis a été reconstruit au XIXe siècle mais une tour et une tourelle d'escalier plus anciennes y sont accolées[33].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

message galerie Le Trèfle à Guimps

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a b c d e et f Carte IGN sous Géoportail
  3. Michel Vigneaux, Aquitaine occidentale, Masson, , 223 p. (ISBN 2-2254-1118-2, lire en ligne), p. 48, 79
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Barbezieux », sur Infoterre, (consulté le )
  7. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  9. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  13. Cartulaire de Saint-Jean-d'Angély
  14. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 338.
  15. Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, Cartulaire du prieuré Notre-Dame de Barbezieux (1201-1300), , 426 p. (lire en ligne), p. 8
  16. Paul-François-Étienne Cholet (préf. L.Clouzot), Cartulaire de l'abbaye de Saint-Étienne de Baigne, Niort, L.Clouzot, , 382 p. (lire en ligne), p. 140
  17. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 306
  18. Georges Dottin, La langue gauloise, , 381 p. (lire en ligne)
  19. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 66,67
  20. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 195
  21. « École de l'Ermitage », notice no IA00041434, base Mérimée, ministère français de la Culture (quelques erreurs signalées en mai 2021).
  22. Archives départementales de la Charente, réf. 3 PPROV 170 8.
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  27. « Evolution et structure de la population à Guimps en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le )
  28. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le )
  29. [PDF] Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Liste des communes par circonscriptions », (consulté le )
  30. « Coopérative agricole de Guimps », notice no IA00066292, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le )
  32. « Église Saint-Pierre », notice no IA00041431, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Le château », notice no IA00041437, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]