Le Christ s'est arrêté à Eboli (film)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le Christ s'est arrêté à Eboli
Titre original Cristo si è fermato a Eboli
Réalisation Francesco Rosi
Scénario Tonino Guerra, Francesco Rosi et Raffaele La Capria
Acteurs principaux
Sociétés de production Vides, Fides, Rai Due, Action Film
Pays d’origine Drapeau de la France France, Drapeau de l'Italie Italie
Genre Film politique
Durée 150 minutes
Sortie 1979

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution


Le Christ s'est arrêté à Eboli (titre original : Cristo si è fermato a Eboli) est un film franco-italien réalisé par Francesco Rosi, sorti en 1979, avec Gian Maria Volontè dans le rôle principal.

C'est l'adaptation du roman éponyme de Carlo Levi racontant, dans l'Italie fasciste, l'exil d'un opposant dans un village perdu de Lucanie.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Inspiré du roman autobiographique de Carlo Levi, ce film raconte la vie d'un médecin et écrivain antifasciste placé en résidence surveillée à Aliano dans le Basilicate à partir de 1935. Toute activité lui est interdite, y compris d'exercer la médecine. Son courrier et ses lectures sont contrôlées, comme les Essais de Michel de Montaigne. Ayant au départ pour seule compagnie un chien abandonné dans la gare d'Eboli du nom de Barone, il découvre le monde paysan, qu'il aide parfois par ses connaissances de la médecine, loin des cercles intellectuels et finit par pratiquer la peinture pour s'occuper. Avant son arrestation, il avait notamment peint la couverture du livre de Mario Soldati, America primo amore. Durant son séjour, il est amené à confronter son point de vue avec le Podestat fasciste, qui éprouve un certain respect pour Carlo Levi, en raison de sa classe sociale et sa culture, sur le rôle des paysans dans les guerres. Pour Carlo Levi, la plupart des paysans ne se sentent pas concernés par les guerres, victimes des questions de pouvoir loin de chez eux, dans les grandes villes, et cite comme exemple les guerres qui se sont déroulées à Melfi, qui était un village florissant et dont la population a été en grande partie massacrée, et pour ceux qui ont survécu, ont sombré dans la misère. Carlo Levi sera libéré au bout de deux ans après une amnistie du régime fasciste, à la suite de la conquête de l'Éthiopie, où précédemment un jeune villageois c'était porté volontaire, au grand désespoir de sa mère qui l'implorait de rester, alors que la radio de l'automobile diffusait la chanson de propagande Faccetta nera. Lors de son départ, les agriculteurs pauvres de la région lui témoignent de l'estime et de la reconnaissance.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Le film fut tourné sur les lieux mêmes où Carlo Levi résida dans le Basilicate à Aliano et dans la région alentour : pour les vues panoramique et les rues du village, ce sont en fait celle de Craco situé à une quarantaine de kilomètres d'Aliano, alors que l'église et la mairie sont celles de Guardia Perticara à environ 20 km. Seule la gare se trouve dans les Pouilles à Gravina in Puglia.

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]