Transport en France

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Carte montrant les temps de parcours par la route depuis Paris. Chaque couleur correspond aux lieux dont le temps de parcours depuis Paris est compris entre H et H + une demi-heure.
Évolution des statistiques "Production des transports en volume (France)" d'après données des Comptes des transport 2011[1]

La France a un réseau dense et maillé de 146 km de route et 6,2 km de voies ferrées pour 100 km2 ; les réseaux de transport sont pour la plupart structurés « en toile d’araignée » avec Paris pour cœur[2].

La France dispose d'un projet de développement et d'amélioration des transports traduit dans un Schéma national des infrastructures de transport[3], écrit par le ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, via sa Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer. Le contenu du SNIT, correspond à des projets dont le coût a été évalué à près de 245 milliards d'euros sur 25 ans. Il est en cours de révision par la « commission Mobilité 21 » chargée de trier, hiérarchiser, et mettre en perspective ces grands projets infrastructures[4].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport ferroviaire en France.

Chemins de fer[modifier | modifier le code]

La longueur totale du réseau de Chemins de fer est de 31 939 km (dont 31 840 km exploités par la SNCF) ; celui-ci est géré par SNCF Réseau (depuis le 1er janvier 2015) anciennement Réseau Ferré de France (RFF). Il comprend, entre autres, 14 176 km de lignes électrifiées et 12 132 km à double voie (ou plus). L’endettement des transports ferroviaires en France est de 33,7 milliards d'euros (2013)[5].

Les lignes électrifiées le sont sous deux tensions distinctes : 1 500 V continu et 25 000 V monophasé.

Il existe deux écartements :

  • lignes à écartement normal (1 435 mm) : 31 840 km
  • lignes à voie métrique : 99 km.

Les trains circulent à gauche (sauf en Alsace et en Moselle).

L'exploitation est fortement concentrée sur les lignes principales : 30 % du réseau (8 900 km) représentent 78 % du trafic, alors que les 46 % (13 600 km) les moins utilisés ne drainent que 6 % de l'activité[6]. Il en est de même pour les gares et points d'arrêts : 12 % des gares (soit 366) voient passer 85 % des voyageurs (1,7 milliard), alors que les 56 % les moins fréquentées ne représentent que 1,7 % des voyageurs[7].

Réseaux de métropolitains[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des métros de France.
Le métro de Rennes, le dernier né des métros en France.

Le plus ancien est le métro de Paris, exploité par la Régie autonome des transports parisiens (RATP).

D'autres ont été construits pendant la deuxième moitié du XXe siècle à Lille, Lyon, Marseille, Toulouse et Rennes.

Tramways[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des tramways de France.

Ce mode de transport avait presque disparu de France à la fin des années 1950. Un renouveau des tramways est apparu au milieu des années 1980, plusieurs villes ayant recréé des lignes.

Lignes survivantes[modifier | modifier le code]

  • Marseille 1893-2004 : reprise en 2007 après de gros travaux de nouvelles lignes et modernisation de l'ex-ligne 68 devenue ligne T1.
  • Lille 1909-1991 : reprise en 1994, à la suite d'une rénovation du réseau.
  • Saint-Étienne 1881

Lignes en service[modifier | modifier le code]

Le tramway d'Aubagne est le tramway le plus récent en France.
Le "tramway" de Metz (Mettis)

On peut également citer le Mettis (Metz, 2013) qui fonctionne sur le même principe que les trams mais sans utiliser de rails et d'alimentation aérienne ou en surface. En effet, ce bus de 24 mètres de long a sa propre voie et est prioritaire aux feux et aux croisements, de plus, il s'arrête à toutes les stations comme le ferait un tram classique.

Lignes en projet[modifier | modifier le code]

Transport routier[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Réseau routier français.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Longueur totale : 950 000 km

  • réseau revêtu : 950 000 km (dont 11 882 km (2014) d'autoroutes) ;
  • non revêtu : 0 km.

Plutôt que d'installer des échangeurs, des ronds-points sont très souvent mis en place. Ces dispositifs ont le mérite de casser la vitesse et de prévenir les accidents graves.

Par autocar[modifier | modifier le code]

Autocar Ouibus Mercedes Tourismo à la gare routière de Paris-Bercy.

L'autocar constitue une alternative plus lente, mais plus économique au train. Il concurrence également le covoiturage. Le marché de l'autocar longue distance s'est libéralisé suite à la loi Macron (août 2015).

Au 1er trimestre 2017, plus de 204 villes françaises étaient desservies par les compagnies d'autocar[8].

Transport par conduites[modifier | modifier le code]

Oléoducs : brut : 3 059 km ; produits raffinés : 4 487 km ; gazoducs 24 746 km.

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport fluvial en France.

Réseau navigable[modifier | modifier le code]

Voies d'eau : 14 932 km ; dont 6 969 km exploités régulièrement. Le réseau navigable (canaux et fleuves) est géré par VNF (Voies navigables de France) et des autorités telles que les commissions de sécurité.

Transport maritime[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport maritime en France.

Ports maritimes[modifier | modifier le code]

Port du Havre, Seine-Maritime

Les ports maritimes français sont : Dunkerque, Boulogne-sur-Mer, Calais, Le Havre, Rouen, Cherbourg, Saint-Malo, Roscoff, Brest, Lorient, Nantes - Saint-Nazaire, La Rochelle, Bordeaux, Bayonne, Port-la-Nouvelle, Port-Vendres, Sète, Marseille - Fos-sur-Mer, Toulon, Strasbourg et Nice.

Marine marchande[modifier | modifier le code]

La marine marchande française est l'ensemble des navires armés par des compagnies de navigation maritime françaises. Au 1er janvier 2013, la flotte française comprenait 409 unités (1 000 tonneaux ou plus de jauge brute) totalisant 11 006 863 tonnes de port en lourd. Une partie de cette flotte bat pavillon étranger, soit 230 navires totalisant 7 144 805 tonnes. La part battant pavillon français représente 179 navires pour un total de 3 862 058 tonnes de port en lourd[9].

NB : la France dispose aussi d'un pavillon de complaisance basé aux îles Kerguelen (Terres australes et antarctiques françaises).

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport aérien en France.

Aéroports[modifier | modifier le code]

Aéroports en France

Nombre d'aéroports en France : 475.

À pistes revêtues :

  • total : 267
  • de plus de 3 000 m : 14
  • de 2500 à 3 000 m : 30
  • de 1500 à 2 500 m : 92
  • de 1000 à 1 500 m : 74
  • moins de 1 000 m : 57.

L'aéroport international de Paris-Charles-de-Gaulle à Roissy-en-France, au nord de Paris, est l'un des principaux centres du trafic aérien en Europe. C'est aussi le principal aéroport français, devant ceux d'Orly et de Nice.

À pistes non revêtues :

  • total: 207
  • de 1500 à 2 500 m: 4
  • de 1 000 m à 1 500 m : 76
  • de moins de 1 000 m : 127 (est. 1999)

Compagnie aérienne nationale : Air France

Héliports[modifier | modifier le code]

La France d'après des informations de l'Insee, possède environ 862 héliports dont 659 sont publics. La France est l'État européen le plus pourvu en la matière.

Cadre législatif et réglementaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Droit du transport.

En France, la loi d'orientation des transports intérieurs a réparti l'organisation des transports en commun entre différentes autorités organisatrices (loi no 82-1153 du modifiée plusieurs fois).

Cette répartition a été modifiée avec notamment les lois NOTRe [10](portant nouvelle organisation du territoire de la république) et MAPTAM [11] (loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles), bien qu'elles ne soient pas spécifiques au transport.

  • Les communes et leur groupement (communauté de commune, d'agglomération, urbaine, métropole ou encore des syndicats intercommunaux) peuvent avoir la responsabilité de la mobilité en tant qu'autorité organisatrice de la mobilité : elles organisent les services réguliers de transport public urbain de personnes et peuvent organiser des services de transport à la demande, concourent au développement des modes de déplacement terrestres non motorisés et des usages partagés des véhicules terrestres à moteur, elle peuvent en outre, en cas d'inadaptation de l'offre privée à cette fin, organiser des services publics de transport de marchandises et de logistique urbaine.
  • Les départements gèrent le transport scolaire interurbain jusqu'au . Après cette date, ils auront à charge le transport scolaire des élèves handicapés et garderont un rôle sur les aménagements de la voirie départementale (arrêts de bus, plan vélo...).
  • Les régions sont chargées du transport routier interurbain (depuis le ) et seront en charge du transport scolaire interurbain à compter du . Elles disposent également de la compétence des trains express régionaux et de certaines lignes TET[12] (trains d'équilibre du territoire). Elles sont également chef de file de l'intermodalité.

Ces différentes collectivités ont, le plus souvent, confié le fonctionnement de leurs réseaux à des sociétés privées, dans le cadre de délégation de service public.

Enfin, l'État organise les transports d'intérêt national, notamment par l'intermédiaire de la Société nationale des chemins de fer (SNCF) et de Réseau ferré de France (RFF) créé par la loi no 97-135 du .

Les transports scolaires sont répartis entre les AOM et les départements (la région à partir du 01/01/2017) (interurbain) sauf en région parisienne où ils relèvent de l'État.

A noter qu'une loi d'orientation de la mobilité est prévue pour le 1er semestre 2018.

Police des transports et contrôle des titres de transport[modifier | modifier le code]

Le voyageur surpris sans titre de transport valable est taxé d'une amende forfaitaire, et dans certains cas (récidive) peut être soumis à des poursuites judiciaires. Les contrôles sont régis par la loi du 15 juillet 1845 relative à la police des chemins de fer, qui a été modifiée par la loi du 15 novembre 2001 relative à la sécurité quotidienne (LSQ) établissant un « délit d'habitude » lorsque « la personne concernée a fait l'objet, sur une période inférieure ou égale à douze mois, de plus de dix contraventions sanctionnées aux premiers et deuxième alinéas de l'article 80-3 du décret n° 730 du 22 mars 1942, qui n'auront pas donné lieu à une transaction en application de l'article 529-3 du code de procédure pénale. » Le « délit d'habitude » est passible d'une peine de prison.

Plusieurs catégories de personnes ont le droit de mettre des amendes, dont « les officiers de police judiciaire, les ingénieurs des ponts et chaussés et des mines, les conducteurs, gardes mines, agents de surveillance et gardes nommés ou agréés par l'administration et dûment assermentés » [13].

La CNIL a promulgué en 2007 une autorisation unique concernant les traitements automatiques de données personnelles mis en œuvre par les « organismes de droit public ou de droit privé gérant un service public de transports » à des fins de « gestion d'infractions » [14]

À noter que la détention d'un contrat de transport valide donne au voyageurs des garanties juridiques. En effet, le transporteur a l'obligation de transporter le voyageur jusqu'à sa destination en toute sécurité, sauf pour lui à prouver une faute du voyageur.

Tableau général[modifier | modifier le code]

Transports en France[15]
Voies ferrées 32 175 km
Routes 894 000 km
Canaux 8 500 km
Gazoduc 14 232 km
Oléoduc 3 024 km
Nombre d'aéroports (2003) 477


Source Arafer [16]

Nuisances et impacts écologiques[modifier | modifier le code]

Le projet de Schéma national des infrastructures de transport (« Avant projet consolidé » de janvier 2011[17]) reconnait comme principaux « effets localisés des infrastructures » dont il convient de « réduire la portée », plusieurs nuisances et pollutions  :

  • Pollution sonore ; En 2004, 41 % des ménages français se déclaraient gênés par le bruit, 56 % attribuent la gêne en partie ou en totalité aux transports. L'Enquête nationale sur les nuisances dues aux transports accompagnée de mesures du bruit en façade des habitations a - en 1986 - confirmé que 12,3 % de la population était « exposée dans la journée à un niveau de bruit égal ou supérieur à 65 dB(A) entre 8 heures et 20 heures »[17],
  • « Pollution locale de l'air »[17] notamment due à la pollution automobile, avec également des problèmes dans les ports
  • Pollution de l'eau (dus sont selon le schéma national à des réseaux d’assainissement défaillants ou absents), ou des sols, liés à des pratiques inadaptées (gestion des déchets, entretien des espaces naturels liés aux infrastructures, salage des routes..)
  • Atteintes à la biodiversité ; elles sont notamment « liées à la fragmentation des grands écosystèmes par les infrastructures »[17], qui « peut être en certains points du territoire une menace pour la biodiversité. (...), en rendant plus difficile les relations des écosystèmes les uns avec les autres peut en effet mettre en péril en certains endroits la reproduction et donc la survie de certaines plantes et animaux. Aussi, l’une des mesures fortes du Grenelle de l’environnement vise-t-elle à enrayer le déclin de la biodiversité, à travers la constitution de trames vertes et bleues destinées à reconstituer et au-delà à préserver des réseaux de continuités écologiques à l’échelle des territoires régionaux. Dans ce cadre, réduire l’empreinte environnementale du système de transport, c’est contribuer le plus possible à limiter la fragmentation des espaces naturels en lien avec le développement des infrastructures et, pour les infrastructures existantes, à reconstituer, là où cela est nécessaire et raisonnablement possible, les transparences écologiques »[17]. De nombreux animaux meurent percutés par les véhicules motorisés (phénomène parfois dénommé roadkill et les réseaux routiers, aéroportuaires et portuaires contribuent aussi fortement à la pollution lumineuse).

Comparateurs de transport[modifier | modifier le code]

De nombreux comparateurs de prix ont vu le jour afin d'aider les voyageurs à trouver les meilleurs prix parmi la multitude d'offres. Certains comparateurs sont spécialisés dans un seul mode de transport, d'autres comparateurs permettent de comparer l'ensemble des modes de transport

Comparateurs de billets d'avion[modifier | modifier le code]

Les principaux comparateurs de vol :

Comparateurs de billets d'autocar[modifier | modifier le code]

Les principaux comparateurs d'autocar longue distance (bus "Macron")[18] :

  • Vivanoda
  • Busradar

Comparateurs de billets de train[modifier | modifier le code]

Le principal comparateur de train[19] :

Comparateurs multi-transport[modifier | modifier le code]

Ce sont des comparateurs qui comparent plusieurs modes de transport à la fois, voici les principaux comparateurs multi-transport :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Commissariat général au développement durable (2012) Comptes des transport 2011 ; Tome 1 - 49e rapport à la Commission des comptes des transports de la Nation ; juillet 2012 ; voir p. 19/171
  2. « Les grands secteurs économiques », sur le site du Ministère des Affaires étrangères (consulté le 4 novembre 2007)
  3. Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer ; Schéma national des infrastructures de transport, PDF, 196 pages
  4. http://www.developpement-durable.gouv.fr/Commission-SNIT-vers-un-nouveau.html
  5. http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/03/25/reseau-ferre-de-france-la-dette-s-accroit-toujours_4389232_3234.html
  6. Audit sur l'état du réseau national Français p. 3, Robert Rivier & Yves Putallaz, EPFL 7 septembre 2005
  7. Gares et Connexion p. 20
  8. « Analyse du marché libéralisé des services interurbains par autocar », sur arafer.fr (consulté le 20 juin 2017)
  9. Review of Maritime Transport 2013 United Nations Conference on Trade and Development (UNCTAD) (ISBN 978-92-1-112872-7) New York and Geneva page 43
  10. LOI n° 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République, (lire en ligne)
  11. LOI n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles, (lire en ligne)
  12. « Un nouveau départ pour les trains d’équilibre du territoire », sur Gouvernement.fr (consulté le 27 juillet 2017)
  13. Art. 23 de la loi du 15 juillet 1845 modifiée
  14. CNIL, Délibération no 2007-002 du 11 janvier 2007. Délibération portant autorisation unique de mise en œuvre de traitements automatisés de données à caractère personnel relatifs à la gestion d'infractions à la police des services publics de transports terrestres.
  15. (en) Transports sur CIA World Factbook
  16. http://www.arafer.fr/wp-content/uploads/2016/11/chiffres-cles-07-11-2016-1.pdf
  17. a, b, c, d et e Schéma national des infrastructures de transport ("Avant projet consolidé" de janvier 2011)
  18. « Les comparateurs d'autocar profitent eux aussi de la libéralisation du marché », sur leparisien.fr, (consulté le 20 juin 2017)
  19. « La plateforme Captain Train rachetée par le britannique Trainline », sur rtl.fr, (consulté en 20/0/2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Textes réglementaires[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]