Arlette Jouanna

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Arlette Jouanna
Arlette Jouanna.jpg
Arlette Jouanna aux Rendez-vous de l'histoire, Blois, 2017.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Arlette GalinatVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Fratrie
Danielle Jouanna (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Paul Jouanna (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Jacques Jouanna (beau-frère)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Dir. de thèse
Distinctions
Œuvres principales
Histoire et dictionnaire des guerres de religions (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Arlette Jouanna, née Galinat, née le à Clermont-Ferrand et morte le à Toulouse, est une historienne française, professeure émérite d'histoire moderne à l’université Paul-Valéry-Montpellier. Elle est spécialiste de l'histoire politique et sociale du XVIe siècle en France, en particulier l'histoire de la noblesse et du protestantisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Arlette Jouanna est une élève de l'École normale supérieure de Sèvres[1] (1956 L)[2].

Elle est reçue à l'agrégation d'histoire et géographie en 1960[1] et poursuit ses études d'histoire à l'université Paris-Sorbonne. En 1975 elle soutient sa thèse d'État intitulée L'idée de race en France au XVIe siècle et au début du XVIIe siècle, sous la direction de Roland Mousnier[3]. Elle réalise sa carrière à l'université Paul-Valéry-Montpellier dont elle est professeure émérite[4].

Elle meurt le à Toulouse[5],[6],[7].

Activités de recherche et éditoriales[modifier | modifier le code]

Dans la version remaniée de sa thèse d'État, publiée sous l'intitulé Ordre social, mythes et hiérarchies dans la France du XVIe siècle[8], Arlette Jouanna montre combien l'accès à la noblesse est devenu rare, voire impossible, à partir des années 1520-1530 ou au-delà, selon les régions[8]. Aussi, la hiérarchie sociale semble-t-elle s'inscrire dans un ordre naturel[8].

Arlette Jouanna étudie particulièrement le protestantisme du XVIe siècle, notamment le massacre de la Saint-Barthélémy en 1572, qui débute le 24 août, six jours après le mariage d'Henri de Navarre et de Marguerite de Valois, et se poursuit à Paris et dans le reste de la France[9]. Elle recontextualise cet événement, entre 1570, année de la paix de Saint-Germain-en-Laye et l'édit de Beaulieu en 1576, et s'intéresse aux répercussions parmi les protestants, abjurations notamment, et aux écrits monarchomaques qui justifient le droit de résister à la tyrannie[9].

Publications[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

  • En 2008, elle a remporté le prix François Guizot pour son livre La Saint-Barthélemy. Les Mystères d'un crime d'État (Paris, Gallimard, 2007), décerné par le Conseil général du Calvados[10].
  • En 2013, elle a reçu le prix Chateaubriand pour son livre Le Pouvoir absolu : Naissance de l'imaginaire politique de la royauté[11],[12].
  • En 2014, elle a obtenu le J. Russell Major Prize, un prix annuel donné à un historien de l'American Historical Association, pour son livre traduit The St Bartholomew’s Day Massacre: The Mysteries of a Crime of State[13]. Le prix est décerné chaque année pour le meilleur ouvrage en anglais sur tout aspect de l'histoire de France.
  • En 2018, le jury du prix Montaigne de Bordeaux lui décerne un prix spécial pour sa biographie de Michel de Montaigne, Montaigne (Paris, Éditions Gallimard, 2017)[14].

Décoration[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 [1].
  2. « L'annuaire | a-Ulm », sur archicubes.ens.fr (consulté le )
  3. « Catalogue SUDOC », sur sudoc.abes.fr (consulté le )
  4. « Université Paul-Valéry CRISES - membres permanents », sur crises.www.univ-montp3.fr (consulté le ).
  5. « Arlette Jouanna est morte » Accès libre, sur lhistoire.fr, (consulté le )
  6. Philippe-Jean Catinchi, « L’historienne Arlette Jouanna, spécialiste du XVIe siècle, est morte », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  7. Hugues Daussy, « Hommage à Arlette Jouanna (1936-2022) » Accès libre, sur ahmuf.hypotheses.org, (consulté le )
  8. a b et c [recension] Henri Weber, « Arlette Jouanna, Ordre social, mythes et hiérarchies dans la France du XVIe siècle, Hachette, 1977 », Bulletin de l'Association d'étude sur l'humanisme, la réforme et la renaissance, vol. 8,‎ , p. 58-59 (lire en ligne, consulté le ).
  9. a et b [compte rendu] Marc Venard, « Arlette Jouanna, La Saint-Barthélemy. Les mystères d’un crime d’État, Paris, Gallimard, 2007 », Revue d'histoire moderne et contemporaine, vol. 56, no 3,‎ , p. 168-170 (lire en ligne, consulté le ).
  10. « 'The 2008 Guizot Prize', guizot.com. »
  11. « Le Parisien, 5 décembre 2013 »
  12. « 'Le Prix Chateaubriand', patrickdevedjian.fr, 4 décembre 2013 »
  13. « American Historical Association, J. Russell Major Prize Recipients »
  14. « PaySud Mag, 20 mars 2018 »
  15. Décret du 31 décembre 2019, JORF no 0001 du .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (mélanges) Joël Fouilleron, Guy Le Thiec et Henri Michel, Sociétés et idéologies des temps modernes : hommage à Arlette Jouanna, Montpellier, Université Montpellier-3/Centre d'histoire moderne et contemporaine de l'Europe méditerranéenne et de ses périphéries, 1996, 822 p. (ISBN 2-84269-008-7)
  • [hommage] Marie-Madeleine Fragonard, « In memoriam Arlette Jouanna (24 mars 1936-29 janvier 2022) », Réforme, Humanisme, Renaissance, no 94,‎ , p. 7-11 (lire en ligne, consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]