Éléonore d'Albuquerque

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Éléonore d'Albuquerque
Eleanor queen.jpg
Titres de noblesse
Reine consort d'Aragon
-
Prédécesseur
Successeur
Reine consort de Sicile
-
Prédécesseur
Successeur
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Surnom
La RicahembraVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Famille
Père
Mère
Fratrie
Leonor Sánchez de Castilla (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Ferdinand Ier (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Alphonse V
Jean II d'Aragon
Sanche d'Aragon (en)
Henri d'Aragon (en)
Aliénor d'Aragon
Marie d'Aragon
Pierre d'Aragon (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Coat of Arms of Eleanor of Alburquerque, Queen of Aragon.svg
Armoiries de la reine Éléonore
Éléonore d'Albuquerque

Éléonore d’Albuquerque née en 1374 dans la Province de Salamanque en Espagne et morte le à Medina del Campo en Espagne est reine d’Aragon de par son mariage avec Ferdinand Ier d'Aragon. Elle est connue sous le nom d’Éléonore de Castille, « Éléonore Urraca de Castille », comtesse d’Albuquerque et a comme surnom la « Ricahembra » de l'espagnol : « riche femme autant par la beauté que par l'argent ».

Éléonore d'Albuquerque est reine d'Aragon, de Valence, de Sardaigne et de Corse, de Majorque et de Sicile. Également duchesse titulaire d’Athènes et de Néopatrie, elle est aussi comtesse de Barcelone, du Roussillon et de Cerdagne.

Famille[modifier | modifier le code]

Son père est Sanche de Castille fils illégitime du roi Alphonse XI de Castille et de sa maîtresse Leonor de Guzmán. Il est tué lors d'une émeute le (Éléonore naît probablement posthume). Sa mère est l’infante Béatrice de Portugal, fille de Pierre Ier de Portugal et d’Inés de Castro. Elle a un frère aîné, Don Fernando Sánchez, second comte d’Albuquerque.

Éléonore, qui a perdu sa mère en 1381, perd également son frère, décédé sans descendance en 1385, à la bataille d'Aljubarrota : elle hérite du titre de comtesse d'Alburquerque, qui s'accompagne de nombreux fiefs constituant un domaine notable (d'où son surnom). Descendante des rois de Castille et de Portugal, la jeune fille est désormais une riche héritière, qui apportera une dot importante à son futur mari, avec des fiefs dans la Rioja et l'Estrémadure.

Elle est tout d'abord promise en mariage à son cousin Fadrique Enriquez († 1394), duc de Benavente, mais l’engagement est rompu en 1390, en raison des dissensions entre Fadrique et l'archevêque de Tolède, Pedro Tenorio, tous deux membres du Conseil de régence du jeune roi Henri III. La demi-sœur de Fadrique, Éléonore de Navarre, complote par ailleurs contre le jeune Henri. Ce dernier s'étant marié, on peut alors envisager de marier son frère cadet, Ferdinand, qui n'est alors âgé que de 10 ans : il est promis à Éléonore, qui a 6 ans de plus et le mariage est célébré trois ans plus tard.

Mariage[modifier | modifier le code]

Éléonore épouse donc en 1393 Ferdinand Ier (second fils du roi de Castille Jean Ier et de sa première épouse, l'infante Éléonore d'Aragon). De leur union naîtront sept enfants :

  1. En 1396, l'infant primogènit Alphonse († 1458), prince de Gérone, plus tard roi d'Aragon sous le nom d'Alphonse V, de Valence sous le nom d'Alphonse III, de Sardaigne et Corse sous le nom d'Alphonse II, de Majorque, de Sicile et de Naples sous le nom d'Alphonse Ier, et comte de Barcelone sous le nom d'Alphonse IV, de Roussillon et de Cerdagne sous le nom d'Alphonse Ier.
  2. En 1398, l’infant Jean d'Aragon († 1479), roi de Navarre par mariage entre 1425 et 1441 puis par usurpation entre 1441 et 1479), et enfin roi d'Aragon, de Sicile, de Valence, de Majorque et de Sardaigne et Corse (sous le nom de Jean Ier), comte de Barcelone, de Roussillon et de Cerdagne entre 1458 et 1479.
  3. En 1400 l’infant Henri d'Aragon († 1445), comte d'Empúries et seigneur de Sogorb, épouse en 1418 sa cousine Catherine de Castille, duchesse de Villena.
  4. En 1400 ou 1401 l'infant Sanche d'Aragon († 1416)[1].
  5. En 1402 l'infante Éléonore d'Aragon († 1445), épouse d'Édouard Ier l'Éloquent (1391-1438) roi de Portugal entre 1433 et 1438.
  6. En 1403, l’infante Marie d'Aragon († 1445), première épouse de Jean II de Castille (), roi de Castille de 1406 à 1454, qui est son cousin.
  7. En 1406 l'infant Pierre d'Aragon, duc de Noto († 1438).

Reine d'Aragon[modifier | modifier le code]

En 1410, le roi Martin Ier d'Aragon meurt, laissant son neveu Ferdinand, fils de sa sœur Éléonore, héritier du trône. Pendant les deux années qui suivent, connues sous le nom d'interrègne aragonais, le jeune prince prend les armes contre les autres prétendants pour faire valoir ses droits. Pour éviter une guerre civile, les cortes de Catalogne, de Valence et d'Aragon décident d'un arbitrage, qui porte au Compromis de Caspe.

En 1412, grâce également à l'appui de l'antipape Benoît XIII (Pedro Martinez de Luna), Ferdinand devient roi d’Aragon le et règnera jusqu'à sa mort, en 1416. Pendant les quatre années de règne de son mari, sa femme est très désireuse de mettre un terme au Grand Schisme et elle fait pression sur le roi pour qu'il contraigne l'antipape à abdiquer. Ferdinand Ier, d'abord hésitant car il considère qu'il lui doit en partie son trône, finit par accéder au souhait de sa femme et de l'empereur Sigisimond, et demande à Benoît XIII d'abdiquer comme l'avaient fait l'antipape Jean XXIII et le pape Grégoire XII. Mais Benoît, qui avait été élu dans le strict respect des règles, ne cède pas et s'enferme dans le château de Peníscola (dans le royaume de Valence), où il résistera jusqu'à sa mort en 1423.

Veuve, Éléonore retourne en Castille accompagnée de ses fils Jean et Henri.

C'est de là qu'elle assiste aux luttes de pouvoir entre ses fils et le parti royaliste, dirigé par Álvaro de Luna, qui lui confisquera une partie de ses biens et enverra en exil les deux infants en 1430. En 1421, elle promulgue son « Organisation des foires », qu'elle signe comme « La reine triste ».

Éléonore se retire à Medina del Campo, où elle meurt en , après avoir reçu la nouvelle de la défaite de Ponza, au cours de laquelle ses fils ont été faits prisonniers des Génois. Sa tombe, d'une grande simplicité, se trouve dans l'ancien palais royal de Medina del Campo, où naquirent Ferdinand et ses enfants, transformé en couvent de Santa María la Real : une tablette de pierre avec les armoiries royales. Son corps n'a jamais été porté au Panthéon royal du monastère de Poblet, bien qu'un gisant y ait été sculpté par Pierre Oller en 1417 à la demande d'Alphonse, le fils d'Éléonore.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Eleanor of Alburquerque » (voir la liste des auteurs).
  • (ca) Jaume Sobrequés i Callicó et Mercè Morales i Montoya, Contes, reis, comtesses i reines de Catalunya, Barcelone, Editorial Base, coll. « Base Històrica » (no 75), , 272 p. (ISBN 978-84-15267-24-9), p. 157

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]