Eclose

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Eclose
Eclose
La place de l'église en 1918.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Canton Bourgoin-Jallieu
Intercommunalité Communauté d'agglomération Porte de l'Isère
Maire délégué André Ziercher
Code postal 38300
Code commune 38152
Démographie
Gentilé Eclosiens
Population 1 320 hab. (2013)
Densité 128 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 29′ 58″ nord, 5° 18′ 00″ est
Altitude Min. 478 m
Max. 640 m
Superficie 10,29 km2
Historique
Commune(s) d’intégration Eclose-Badinières
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte administrative de l'Isère
City locator 15.svg
Eclose

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte topographique de l'Isère
City locator 15.svg
Eclose

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 15.svg
Eclose

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 15.svg
Eclose

Eclose est une ancienne commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Éclose change maintes fois de propriétaires entre le XIVs et le XVIIIs, oscillant entre la Savoie, le Dauphiné, le domaine royal et les propriétaires privés … Durant ces siècles Éclose reste figé dans un système féodal archaïque.

Le XVIIIs, est le siècle des changements. En 1755 on dénombrait 350 habitants dans le village mais 5 ans plus tard la population descend à 292 habitants seulement. Les guerres, l’exode rural, le marasme économique, la situation économique ont contribué à freiner l’évolution démographique.

Le village va être touché par la Grande Peur pendant la Révolution Française en 1789. Du 27 juillet au 3 août 1789, c’est le départ d’une ronde infernale, qui dresse les paysans contre les seigneurs, alternant saccagements, pillages et incendies. Des siècles de féodalités sont balayés en quelques heures, c’est la Révolution. Dans le secteur il y a eu des pillages à Artas, Meyrieu, Saint-Jean de Bournay, Maubec, Sérézin, Saint-Agnin, Tramolé et le saccagement de Bonneveaux, Vallin et Chatonnay.

La première trace écrite de la formation d’une municipalité à Éclose est datée sur le registre des délibérations de l’an I de la République, le 16 décembre 1792.

Comme tous les villages, Éclose se retrouve confronté à des moments difficiles.

L’apprentissage de la liberté est difficile, la défendre contre l’ennemi intérieur et extérieur est un rude exercice. A Paris la Convention insiste, exige et menace ; tous les suspects doivent être dénoncés, tous les prêtres réfractaires doivent être arrêtés, tous les déserteurs doivent être signalés, tous les permissionnaires traînards doivent être renvoyés dans leurs unités et enfin toutes les réquisitions doivent être exécutées.

Le 8 pluviôse de l’an II (27 janvier 1794), 5 jeunes hommes de la réquisition de 18-23 ans ont quitté leur armée et sont venus à Éclose sans congé. Ils sont alors rappelés à rejoindre immédiatement le corps armé basé à Marseille.

Le 20 pluviôse de l’an II (8 février 1794), « la garde nationale arrête chez Antoine Martinet, Claudius Gandit, soldat au 59ème bataillon cy-devant Bourgogne, qui ne veut pas rejoindre son unité prétextant une maladie. Arrestation mouvementée car Gandit sommé de se rendre par Pierre Garnier, commandant la garde nationale d’Eclose, tente de s’échapper avec l’aide de « mauvais citoyens » qui lui ont prêté secours. Maîtrisé, il a aggravé son cas en traitant le maire de Jean foutre. On l’a transféré à la maison d’arrêt de Chatonnay »[1].

Ces incidents qui mettent en émoi Eclose et Badinières amènent Pierre Garnier, le commandant de la garde nationale à démissionner. Il sera alors remplacé par Louis Pellet.

Sous le Ier Empire, Éclose se retrouve occupé par les Autrichiens à partir du 25 mars 1814, venant de Bourgoin par la route impériale. Ils occupaient le presbytère et les jardins attenant ainsi que les terrains environnants. Ils étaient une cinquantaine et il repartiront le 31 mai 1814, après 68 jours d’occupation. Pendant cette occupation, Éclose a livré de la nourriture aux Autrichiens. Louis XVIII en 1816 honorera les dettes à l’encontre des gens d’Éclose, fournisseurs involontaires des Autrichiens, leur faisant livré du pain, de l’eau, du fromage, de la viande, du vin, du sucre, du café ...

Pendant longtemps le curé habite Éclose et l’église se trouve à Badinières portant le nom d’église d’Éclose. Ces deux communautés sont séparées administrativement mais unies confessionnellement. Tous les matins les curés ont quitté la cure d’Éclose pour rejoindre l’église d’Éclose installée à Badinières pour dire la première messe aux aurores.

Mais au début du XIXs, lorsque Bouvat sera curé (1821-1833), l’église devient le « chaudron du diable » et une poussée de sentiment «nationaliste » oppose Éclose à Badinières.

Badinières exige qu’une nouvelle église soit construite sur son territoire, au frais de tous les composants de la paroisse. Éclose riposte, ils veulent bien d’une nouvelle église mais sur leur territoire à eux, qui est le siège de la paroisse depuis des temps anciens. Ni Éclose ni Badinières ne reviendront sur leurs propositions.

Avant la rupture proche, le curé Bouvat et les pondérateurs des deux communautés tentent une séparation amiable : Badinières conserve l’église paroissiale et Éclose (et les sections de Chatonnay) utilise une grange en mauvaise état près du presbytère et la transforme en église en 1832. Badinières refuse car ses fidèles serait obligés de payer un prêtre pour desservir l’église de Badinières tandis que ceux d’Éclose en serait dispensée car leur curé est celui de la succursale. Le préfet rentre en jeux et émet un arrêté préfectoral le 29 novembre 1832 « la transformation par Éclose de la grange en église est refusée ».

Le premier dimanche de décembre 1832, le curé Bouvat a emporté de l’église de Badinières ce dont il avait besoin pour la nouvelle église d’Éclose. Les Badiniérots lui tombèrent dessus et « se livrèrent à d’odieuses et criminelles voies de fait ».

Pour éviter une dégradation rapide entre les deux communautés le préfet fait reconnaître les deux églises trop exiguës pour accueillir des fidèles. Une commission sera nommée pour déterminer l’emplacement de la nouvelle église. La commission se réunit le 15 mai 1839, et il est voté que la nouvelle église sera construite à Badinières. Les trois quarts des dépenses seront assurées par Badinières et le dernier quart pour le reste de la succursale.

Éclose riposte, le 26 décembre 1842, le conseil municipal d’Éclose remet en cause l’arrêté préfectoral en disant que Badinières ne fait pas partie de la succursale d’Éclose donc plus d’église commune. Chacun la sienne. Mais Badinières veut sur son territoire une église commune.

Grâce au préfet de Vienne, le 30 juillet 1854 le maire annonce aux conseillers municipaux et aux plus imposés la construction d’une église à Éclose. Le culte sera célébré à partir du 1er septembre 1855.

Badinières construit la sienne en 1857.

Le site de la construction de l’église d’Éclose allait s’avérer l’amorce d’une opération d’urbanisme imprévisible. A partir de cette construction vont se déterminer les emplacemements de l’école-mairie, de l’école des filles, de la place publique, des chemins de Chatonnay et de la Mollière.

À la suite de la dissolution de la communauté de communes Le Val d’Agny en 2006, la commune d’Eclose souhaite rejoindre une coopération intercommunale. Après un travail prospectif par la réalisation de fiches diagnostiques et d’un document de synthèse, le conseil municipal d’Eclose se prononce finalement à la majorité pour l’intégration à la communauté d'agglomération Porte de l'Isère (CAPI).

Le , elle fusionne avec Badinières, sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du de réforme des collectivités territoriales pour créer la commune nouvelle d'Eclose-Badinières [2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1977 Joseph Mallein    
1977 1995 Jean Porcher    
1995 2001 Joseph Pellet    
mars 2001 2008 Colette Morel    
avril 2008 2014 Jean-Luc Faure    
2014 31 décembre 2014
(fusion)
André Ziercher SE Retraité de l'enseignement

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 1 320 habitants, en augmentation de 83,84 % par rapport à 2008 (Isère : 3,74 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
370416468573876647705680679
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
787755770730722672668636695
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
664656611534530503484455411
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2013
4494264955665455366987101 320
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Robert Porcher.
  • Angèle Lorfeuvre (25 Jan. 1904 - 1 Nov. 1990), Juste parmi les Nations
  • Robert Hugonnard, maître d’école à Éclose de 1947 à 1981, secrétaire de mairie de 1949 à 1983. Auteur des textes de « Nord-Isère, regard et empreinte » et co-auteur de « Dis-moi grammaire ». L’école du village d’Eclose-Badinières porte aujourd’hui son nom

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Hugonnard, Eclose et Badinières, les fiancées des Terres Froides, Saint-Just, Impression Point Trait, , 152 p. (ISBN 2-9508936-0-0), p. 50
  2. Arrêté du 24 décembre 2014 portant création de la commune nouvelle d'Eclose-Badinières.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .