Edward Grey (1er vicomte Grey de Fallodon)

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Edward Grey
Image dans Infobox.
Edward Grey.
Fonctions
Membre du 30e Parlement du Royaume-Uni (d)
Berwick-upon-Tweed
-
Membre du 29e Parlement du Royaume-Uni (d)
Berwick-upon-Tweed
-
Membre du 28e Parlement du Royaume-Uni (d)
Berwick-upon-Tweed
-
Secrétaire d'État aux Affaires étrangères
-
Membre du 27e Parlement du Royaume-Uni (d)
Berwick-upon-Tweed
-
Membre du 26e Parlement du Royaume-Uni (d)
Berwick-upon-Tweed
-
Sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères
-
Membre du 25e Parlement du Royaume-Uni (d)
Berwick-upon-Tweed
-
Membre du 24e Parlement du Royaume-Uni (d)
Berwick-upon-Tweed
-
Membre du 23e Parlement du Royaume-Uni (d)
Berwick-upon-Tweed
-
Ambassadeur
Membre du Conseil privé du Royaume-Uni
Membre de la Chambre des lords
Titre de noblesse
Vicomte
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata
Fallodon (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
Fallodon (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Homme politique, diplomate, ornithologue, joueur de real tennisVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
George Henry Grey (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Harriet Jane Pearson (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Dorothy Widdrington (d)
Dorothy Widdrington (d) (depuis )
Pamela Wyndham (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Membre de
Distinctions
Titre honorifique
Le très honorable

Edward Grey, né le et mort le , 3e baronnet puis 1er vicomte Grey de Fallodon (Northumberland), est un homme politique et ornithologue britannique.

Il a été secrétaire d'État aux Affaires étrangères pendant onze ans, de à .

À ce titre, il a signé pour le Royaume-Uni les accords Sykes-Picot le [1],[2], le signataire français étant l'ambassadeur de France au Royaume-Uni, Paul Cambon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Edward Grey étudie les classiques (latin et grec) (1880-1882) puis la philosophie du droit (1883-1884) au Balliol College d'Oxford; il hérite de son grand-père de 2 000 acres de terres, ce qui lui permet de vivre sans travailler. D'abord assistant de diplomates, il est élu en à la Chambre des communes ; il n'a que 23 ans et en est le benjamin. Il occupe le poste de secrétaire d'État (ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni) de 1905 à 1916. En dépit de son manque de connaissances en diplomatie et langues étrangères, Edward Grey fut un secrétaire d'État plutôt compétent : il négocia l'entente anglo-russe en 1907, le règlement pacifique de la crise d'Agadir, et dirigea des négociations pour le règlement des guerres des Balkans.

Il lui fut reproché son manque de clarté vis-à-vis de l'ambassadeur d'Allemagne, le prince Lichnowski, sur les conséquences de la violation de la neutralité belge par l'armée allemande, le et c'est lui qui adressa à l'ambassadeur l'ultimatum qui conduisit à la guerre. À la veille de la Première Guerre mondiale, il confia à un ami : « Les Lumières s'éteignent dans toute l'Europe... Nous ne les reverrons pas s'allumer de notre vivant »[3].

Il fut ambassadeur aux États-Unis (1919-1920), puis chancelier de l'université d'Oxford (1928-1933).

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Fly Fishing. 1899. Traduction française : Pêche à la mouche (Fly fishing), par L. de Boisset. Paris, Librairie des Champs-Élysées, 1947, 156 pages.
  • Cottage Book. Itchen Abbas, 1894–1905. 1909
  • Recreation. 1920
  • Twenty-Five Years, 1892–1916. 1925
  • Fallodon Papers. 1926
  • The Charm of Birds. 1927

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Larané, « 16 mai 1916 : accord secret Sykes-Picot », sur herodote.net, (consulté le 25 décembre 2020).
  2. (en) « International Boundary Study: Jordan – Syria Boundary » [« Étude sur les frontières internationales : frontière entre la Syrie et la Jordanie »] [archive du ] [PDF], sur law.fsu.edu (College of Law - Florida State University), The Geographer - Office of the Geographer - Bureau of Intelligence and Research - Department of State - United States of America, (consulté le 25 décembre 2020), p. 8.
  3. James Joll, The origins of the First World War, 1984, p. 31.

Liens externes[modifier | modifier le code]