Syndrome de l'intestin irritable

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Colopathie fonctionnelle)
Aller à : navigation, rechercher
Syndrome de l'intestin irritable
CIM-10 K58
CIM-9 564.1
MeSH D043183
Wikipédia ne donne pas de conseils médicaux Mise en garde médicale

En médecine, le syndrome de l'intestin irritable (appelé également troubles fonctionnels intestinaux, ou colopathie fonctionnelle) est une maladie chronique à symptomatologie digestive en rapport avec des modifications de la motricité et de la sensibilité de l'intestin intriquées avec des facteurs psychologiques. Le diagnostic nécessite d'éliminer les pathologies à expression similaire les plus communes. Sans gravité, cette maladie fréquente retentit sur la qualité de vie. Le traitement est symptomatique vis-à-vis des troubles digestifs, associé à une prise en charge psychologique.

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Des critères diagnostiques ont été développés (appelés ROME III)[1] et peuvent être classés en deux catégories :

  • douleurs abdominales récidivantes. Ces douleurs abdominales sont généralement exprimées par des crampes intestinales, des ballonnements et/ou des flatulences. Pour être considérés comme un des symptômes du syndrome de l'intestin irritable, ces symptômes doivent être présents au moins trois jours par mois pendant au moins les trois derniers mois. Ces symptômes sont également soulagés par la défécation ;
  • modification du rythme des selles et de leur consistance. Trois cas peuvent être observés :
    1. une accélération du transit intestinal, c’est-à-dire des diarrhées fréquentes,
    2. un ralentissement du transit intestinal, c’est-à-dire des épisodes de constipation fréquente,
    3. un passage rapide entre épisodes de constipation et de diarrhée.
Habituellement, le rythme des selles est le critère le plus fréquemment utilisé. La grande variabilité de ces paramètres entre les hommes et les femmes et en fonction de l’âge des patients rend très compliquée l’identification de ce syndrome[2]. C’est la raison pour laquelle la présence de ballonnement et/ou des crampes intestinales fréquentes sont un des critères de plus en plus régulièrement utilisés. En effet, ce symptôme est retrouvé chez près de 90% des personnes souffrant du syndrome de l'intestin irritable[3].

De nombreux autres symptômes peuvent accompagner les signes digestifs[4] : maux de tête, fatigue, irritabilité, symptômes urinaires ou règles difficiles, dépression…

L'examen clinique est sensiblement normal mais se doit de rechercher une cause autre aux douleurs décrites.

Il n'existait pas de signe biologique spécifique mais certains marqueurs sont en cours d'étude. Ainsi, la présence de calprotectine dans les selles pourrait être une argument en faveur du syndrome[5].

Aspects historiques[modifier | modifier le code]

C'est une maladie qui pourrait s'être développée avec la sédentarisation et les modes de vie modernes.

Sa prévalence était néanmoins autrefois mal mesurée. Les épidémiologistes cherchent à préciser les contours de ce syndrome afin de mieux le comprendre[6], aux États-Unis notamment[7].

Causes[modifier | modifier le code]

Les causes précises du syndrome de l'intestin irritable sont inconnues. Toutefois, il s'agit d'une pathologie de nature organique, bien qu'on ait longtemps cru à une psycho-somatisation. Ce n'est que par l'amélioration des technologies modernes que des études significatives ont mis en évidence l'origine organique de la maladie.

  • La recherche scientifique s'oriente actuellement vers un déséquilibre du microbiote intestinal ou dysbiose [8], responsable d'une perturbation de l'homéostasie entre les cellules épithéliales de l'intestin et sa flore commensale. En mai 2014, une étude de l'INRA [9] conclut sur le rôle de premier ordre joué par la flore intestinale dans la pathogénie du SII.
  • Le stress, en particulier dans l'enfance, pourrait jouer un rôle[12],[13]. D'autres pistes mettent en avant l'hypothèse selon laquelle l'accumulation de traumatismes psychologiques et émotionnels pourrait s'avérer susceptible de jouer un rôle déclencheur dans la genèse de l'affection[14],[15].
  • Une participation génétique est suspectée[16] et certaines mutations sont retrouvées plus fréquemment, comme sur le SCN5A[17].

Mécanismes[modifier | modifier le code]

Le syndrome de l'intestin irritable comporte deux composantes de nature nerveuse. L'une est motrice et concerne des troubles du péristaltisme. La seconde implique une hypersensibilité du système nerveux entérique. Le rôle et l'influence de la flore intestinale restent à préciser.

  • Troubles de la motricité digestive : On retrouve deux profils à ces troubles, l'un constipateur et l'autre diarrhéique. Les anomalies diarrhéiques sont les mieux identifiés ; à savoir qu'elles concernent les phases interdigestives, grêliques et postprandiales. On note une hyperactivité grêlique et des phases interdigestives qui sont plus nombreuses et plus expansives, allant deux fois plus souvent jusqu'à l'iléon [18].
  • Hypersensibilité des voies nerveuses : De façon contre-intuitive, une étude [19] rapporte une désensibilisation des nerfs de la paroi intestinale. In vitro, ces neurones réagissent très peu au contact d'un cocktail de substances inflammatoires (histamine, sérotonine, protéase et TNF-alpha) ou à l'électrostimulation. Il s'agirait d'un mécanisme de compensation à la suite d'une exposition continue à l'irritation de la muqueuse intestinale.
  • Rôle du microbiote [18] : La composition bactérienne intestinale des personnes atteintes de SII est différente de celle des sujets sains avec un écart quantitatif et qualitatif qui se manifeste par une pullulation bactérienne excessive se répandant au-delà du grêle (dans l’iléon, voire le jéjunum), et par une rupture de l'équilibre bactérien. La prolifération qui engendre des phénomènes de putréfaction et de fermentation serait responsable d'inflammations et de troubles moteurs grêliques. L'excès de firmicutes (Faecalibacterium, Acetititomaculm...) est le plus souvent rapporté. Dans le syndrome à constipation, l'augmentation du rapport Firmicutes/Bactéroïdète domine, en association avec un état dépressif. Pour les syndromes diarrhéiques, ce sont les bactéroïdes et les clostridia qui sont en excès, en plus d'une réduction des bifidobactéries.

Épidémiologie[modifier | modifier le code]

Cette maladie concerne près de 10 % de la population mondiale[20], le plus souvent des femmes entre 20 et 40 ans (deux fois plus atteintes que les hommes[4]), se répartissant de manière à peu près égale entre les formes à constipation prédominante et celle à diarrhée prédominante (le passage entre ces formes est fréquent).

Les symptômes peuvent apparaître dès l'enfance.

Dans 10 % des cas, le syndrome apparaît à la suite d'une gastro-entérite[21].

En France, le syndrome de l'intestin irritable touche environ 5% de la population[22].

Elle a un coût économique important[23], à cause des multiples consultations nécessaires, et, parfois, à cause des erreurs de diagnostic conduisant à un traitement inapproprié. Le coût annuel moyen est estimé proche de 900 euros par malade en France[24].

Traitement[modifier | modifier le code]

Il n'existe aucun traitement curatif. La diversité des traitements proposés témoigne indirectement d'une efficacité inconstante et ce qui est efficace chez un patient donné peut être complètement inefficace chez un autre

La prise en charge des troubles fonctionnels intestinaux a fait l'objet de la publication de plusieurs recommandations. Celles de l'American College of Gastroenterology datent de 2014[25].

Régimes[modifier | modifier le code]

Le jeûne peut améliorer les symptômes[26], le mécanisme allégué de cette efficacité étant une perméabilité intestinale accrue qui favoriserait des réactions d'intolérance face a des antigènes alimentaires[27].

Un régime riche en fibres améliore les symptômes, même s'il peut cependant exister une exacerbation des douleurs au début du traitement[28]. L'intérêt du son (enveloppe du grain de blé) reste cependant discuté[28]. D'autres fibres, plus solubles comme l'espaghul, extrait du plantain des Indes, pourraient avoir une efficacité meilleure[29].

Les différents régimes à type d'évitement (lactose, gluten…) ont un niveau faible de preuve du point de vue efficacité[30]. Les régimes pauvres en oligosaccharides et en polyols pourraient améliorer les symptômes[31] mais les études le montrant ne sont pas dénuées de limites méthodologiques[32]. L'intérêt d'un régime sans gluten reste controversé[33],[34].

Un régime pauvre en FODMAP finit au long cours par avoir des effets aggravants sur le SII en diminuant la quantité de bactéries intestinales et en augmentant la présence de butyrate-producing Clostridium cluster XIVa[35],[36].

Traitements non médicamenteux[modifier | modifier le code]

La prise de probiotiques peut prévenir les éventuelles crises[37],[38].

L'activité physique peut améliorer les symptômes[39].

La relation médecin-malade reste un élément important du soin et la seule consultation peut avoir une réelle efficacité[40].

L'administration de faibles doses de charbon actif donne un soulagement des ballonnements, la dyspepsie, la putréfaction flatulente etc.

Un suivi psychologique peut améliorer de façon significative les symptômes[41].

Selon une étude récentre publiée par la revue Clinical Gastroenterology and Hepatology, une atténuation des symptômes est observée 6 mois à un an après une psychothérapie[22].

Une rééducation périnéale de type biofeedback permet également d'améliorer les symptômes de certains patients[42].

La phytothérapie est très souvent utilisée, avec cependant peu d'études en confirmant l'efficacité. Parmi celles-ci, la menthe poivrée[29],[43], l'herboristerie chinoise[44]ou tibétaine[45] semblent avoir un effet bénéfique spasmolytique notable.

Traitements médicamenteux[modifier | modifier le code]

Sur le plan pharmacologique, le médecin pourra prescrire des prokinétiques, des antispasmodiques (par exemple, Spasmomen ou Duspatalin Retard), des spasmolytiques, des carminatifs, un inhibiteur de la pompe à protons (antiacide), un antidiarrhéique ou un médicament laxatif contre la constipation, ou un antidépresseur à faible dose selon les symptômes les plus incommodants.

Dans les formes diarrhéiques, l'Alosetron, un inhibiteur des récepteurs 5-hydroxytryptamine3, semble avoir une certaine efficacité[46] malgré une toxicité démontrée. Le tegaserod (en), autre médicament de la même classe, a prouvé une efficacité modérée en cas de constipation mais son utilisation a été restreinte du fait de l'augmentation d'accidents cardiaques[47].

Différents antibiotiques ont été essayés, supposés améliorer les symptômes en modifiant la flore intestinale. Ainsi, la rifaximine entraîne un gain modéré mais les résultats manquent de recul[48].

L'extrait de germe de soja fermenté pris par voie orale permet d'atténuer les perturbations du stress psychologique sur le système intestinal [49]. L'intérêt de cet alicament viendrait de sa haute teneur en bioactifs telle que les isoflavones (phyto-œstrogènes). Il entraîne aussi une diminution de la densité des mastocytes dans la muqueuse intestinale. 

La transplantation de microbiote fécal a été tentée avec des résultats encourageants sur des personnes atteintes de SII avec prédominance de diarrhées et ballonnements[50]

Pronostic[modifier | modifier le code]

La gêne est souvent prolongée, pouvant atteindre plusieurs années, dépassant 7 ans dans plus de la moitié des cas[51]. Il n' y a pas, en règle générale, d'évolution vers d'autres maladies. Une résolution spontanée des symptômes est toutefois assez fréquente avec le temps[52]. Il peut entraîner une baisse de la qualité de vie[53], mais aucune conséquence démontrée sur la durée de vie[54].

Sur le long terme, le malade alternera des phases de résolution spontanée, ou d'amélioration objective, avec des phases de rechute, le plus souvent à la suite d'une gastro-entérite, à la prise d'aliments et/ou médicaments irritant la paroi intestinale, mais/ou aussi à la suite d'un événement de vie stressant ou d'un accident. Les phases aiguës et les phases de repos — relatif — pourront ainsi alterner sur de très longues périodes (plusieurs mois, voire plusieurs années, dans l'une des phases), touchant d'une manière certaine à la qualité de vie mais dans des proportions très variables[55].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Longstreth GF, Thompson WG, CheyWD et al. « Functional bowel disorders » Gastroenterology 2006;130:1480–91.
  2. (en) Miwa H. « Prevalence of irritable bowel syndrome in Japan: Internet survey using Rome III criteria » Patient Prefer Adherence. 2008;2:143-7. PMID 19920955
  3. (en) Ringel Y. et al. « Prevalence, Characteristics, and Impact of Bloating Symptoms in Patients With Irritable Bowel Syndrome » Clinical Gastroenterology and Hepatology 2009;7(1):68-72. PMID 19124113
  4. a et b (en) Whitehead WE, Palsson O, Jones KR. « Systemic review of the comorbidity of irritable bowel syndrome with other disorders: what are the causes and implications? » Gastroenterology 2002;122:1140-56.
  5. Pavlidis P, Chedgy F, Tibble J, Diagnostic accuracy and clinical application of faecal calprotectin in adult patients presenting with gastrointestinal symptoms in primary care, Scand J Gastroenterol, 2013;48:1048-54
  6. (en) Drossman DA, Camilleri M, Mayer EA, Whitehead WE (2002) « AGA technical review on irritable bowel syndrome » Gastroenterology 123:2108–31. DOI:10.1053/gast.2002.37095
  7. (en) Saito YA, Schoenfeld P, Locke GR 3rd (2002) « The epidemiology of irritable bowel syndrome in North America: a systematic review » The American journal of gastroenterology 97:1910–15.
  8. Quigley EM, Bacterial flora in irritable bowel syndrome: role in pathophysiology, implications for management, J Dig Dis, 2007;8:2-7
  9. (en) Crouzet L, Gaultier E, Del’homme C, Cartier C, Delmas E, Dapoigny M, Fioramonti J, Bernalier-Donadille A The hypersensitivity to colonic distension of IBS patients can be transferred to rats through their fecal microbiota, Neurogastroenterology & Motility, 2013;25:272-282
  10. a et b Viorica BRANISTE Le 13 janvier 2011 Titre : La barrière intestinale, une nouvelle cible des œstrogènes et des xénoestrogènes : le cas du Bisphénol A
  11. a et b Brun E, Barreau F, Veronesi G, Fayard B, Sorieul S, Chaneac C, Carapito C, Rabilloud T, Mabondzo A, Herlin-Boime N, Carriere M*. (2014). Titanium dioxide nanoparticle impact and translocation through ex vivo, in vivo and in vitro gut epithelia. Part. Fibre Toxicol., 11 :13
  12. Larry Tremblay, Autotraitement du mal de ventre ou Trucs pour ne plus se tordre de douleur, Victoria, C.-B. : Trafford éditeur, 2007, p. 13-18. (OCLC 174138294)
  13. Devroede, Ghislain, Ce que les maux de ventre disent du passé, Payot, Paris, février 2003, 311 p. ISBN 2-228-89798-1
  14. (en) Rick Nauert (PhD Senior News Editor) et John M. Grohol, « Psychological Trauma Tied to Irritable Bowel Syndrome », PsychCentral,‎ (lire en ligne)
    « A new study suggests the cumulative effects of psychological and emotional traumas may contribute to adult irritable bowel syndrome (IBS). »
  15. (en) Ghislain Devroede, « Early life abuses in the past history of patients with gastrointestinal tract and pelvic floor dysfunctions », dans E.A. Mayer & C.B.Saper, The Biological Basis for Mind Body Interactions, vol. 122 : Progress in brain research, Centre universitaire de santé de l'Estrie, Campus Fleurimont, Elsevier, , 544 p. (ISBN 0080862470 et 9780080862477, lire en ligne), p. 131
    « Moreover, severe sexual dysfunction has been shown to exist in women with irritable bowel syndrome (Guthrie et al. 1987) »
  16. Waehrens R, Ohlsson H, Sundquist J et al. Risk of irritable bowel syndrome in first-degree, second-degree and third degree relatives of affected individuals: a nationwide family study in Sweden, Gut, 2015;64:215-21
  17. Beyder A, Mazzone A, Strege P et al. Loss-of-function of the voltage-gated sodium channel NaV1.5 (channelopathies) in patients with irritable bowel syndrome, Gastroenterology, 2014;146:1659-68
  18. a et b THÈSE page 92 : Le rôle de l’intestin dans l’équilibre de notre santé ; Auteur : CASSILDE Cyril ; Soutenue le : 07/01/16 FACULTE DE PHARMACIE UNIVERSITE DE BORDEAUX 2
  19. (en) Ostertag Daniela, Buhner Sabine, Michel Klaus, Pehl Christian, Kurjak Manfred, Götzberger Manuela, Schulte-Frohlinde Ewert, Frieling Thomas, Enck Paul, Phillip Josef, Schemann Michael « Reduced responses of submucous neurons from irritable bowel syndrome patients to a cocktail containing histamine, serotonin, TNF and tryptase (IBS-cocktail) » Front. Neurosci. 2015 DOI:10.3389/fnins.2015.00465
  20. (en) Drossman DA, Camilleri M, Mayer EA, Whitehead WE, « AGA technical review on irritable bowel syndrome » Gastroenterology 2002;123:2108-31.
  21. (en) Spiller R, Campbell E. « Post-infectious irritable bowel syndrome » Curr Opin Gastroenterol. 2006;22:13-7.
  22. a et b « Syndrome de l’intestin irritable : la psychothérapie fonctionne sur le long terme », sur Santé Magazine, https://plus.google.com/113319432727717328544 (consulté le 5 janvier 2016)
  23. (en) Leong SA, Barghout V, Birnbaum HG et al. « The economic consequences of irritable bowel syndrome: a US employer perspective » Arch Intern Med. 2003;163:929–35.
  24. Canavan C, West J, Card T, Review article: the economic impact of the irritable bowel syndrome, Aliment Pharmacol Ther, 2014;40:1023-34
  25. Ford AC, Moayyedi P, Lacy BE et al. American College of Gastroenterology monograph on the management of irritable bowel syndrome and chronic idiopathic constipation, Am J Gastroenterol, 2014;109(suppl 1):S2-26
  26. Kano M, Fukudo S, Kanazawa M, Endo Y, Narita H, Tamura D, Hongo M, Changes in intestinal motility, visceral sensitivity and minor mucosal inflammation after fasting therapy in a patient with irritable bowel syndrome, Journal of Gastroenterology and Hepatology, 2006;21:1078–1079.
  27. Kanazawa M1 et Fukudo S, Effects of fasting therapy on irritable bowel syndrome, Int J Behav Med, 2006;13:214-20. par.
  28. a et b Moayyedi P, Quigley EM, Lacy E et al. The effect of fiber supplementation on irritable bowel syndrome: a systematic review and meta-analysis, Am J Gastroenterol, 2014;109:1367-74.
  29. a et b (en) Ford AC, Talley NJ, Spiegel BMR et al. « Efficacy of fibre, antispasmodics, and peppermint oil in irritable bowel syndrome: systematic review and meta-analysis » BMJ 2008;337:a2313.
  30. Halland M, Saito YA, Irritable bowel syndrome: new and emerging treatments, BMJ, 2015; 350:h1622.
  31. De Roest RH, Dobbs BR, Chapman BA et al. The low FODMAP diet improves gastrointestinal symptoms in patients with irritable bowel syndrome: a prospective study, Int J Clin Pract, 2013;67:895-903.
  32. Camilleri M, Acosta A, Re: Halmos et al., A diet low in FODMAPs reduces symptoms of irritable bowel syndrome, Gastroenterology, 2014;146:1829-30.
  33. Biesiekierski JR, Newnham ED, Irving PM et al. Gluten causes gastrointestinal symptoms in subjects without celiac disease: a double-blind randomized placebo-controlled trial, Am J Gastroenterol, 2011;106:508.
  34. Biesiekierski J, Peters S, Newnham E et al. No effects of gluten in patients with self-reported non-celiac gluten sensitivity after dietary reduction of fermentable, poorly absorbed, short-chain carbohydrates, Gastroenterology, 2013;145:320.
  35. Published 2012 Dec 13. Butyrate-producing Clostridium cluster XIVa species specifically colonize mucins in an in vitro gut model Pieter Van den Abbeele, 1 Clara Belzer, 2 Margot Goossens, 1 Michiel Kleerebezem, 2 Willem M De Vos, 2 Olivier Thas, 3,4 Rosemarie De Weirdt, 1 Frederiek-Maarten Kerckhof, 1 and Tom Van de Wiele1,*
  36. -2016- Assessment of faecal microbial transfer in irritable bowel syndrome with severe bloating Open Access Tom Holvoet1, Marie Joossens2,3,4, Jun Wang2,3, Jerina Boelens5, Bruno Verhasselt5, Debby Laukens1, Hans van Vlierberghe1, Pieter Hindryckx1, Martine De Vos1, Danny De Looze1, Jeroen Raes2,3 + Author Affiliations 1Department of Gastroenterology, Ghent University Hospital, Ghent, Belgium 2KU Leuven - University of Leuven, Department of Microbiology and Immunology, Rega Institute, B-3000 Leuven, Belgium 3VIB, Center for the Biology of Disease, Leuven, Belgium 4Faculty of Sciences and Bioengineering Sciences, Microbiology Unit, Vrije Universiteit Brussel, Brussels, Belgium 5Department of Medical Microbiology, Ghent University Hospital, Ghent, Belgium Correspondence to Dr Jeroen Raes, Department of Microbiology and Immunology, Rega Institute, KU Leuven, Leuven, Belgium; jeroen.raes@gmail.com TH, MJ, DDL and JR contributed equally. Received 27 June 2016 Accepted 13 July 2016 Published Online First 10 August 2016
  37. (de) Rémy Meier « Probiotika, Die Bedeutung der intestinalen Flora für die Genese und Therapie gastrointestinaler Erkrankungen » Schweiz Med Forum 2007;7:184–91.
  38. Hungin AP, Mulligan C, Pot B et al. Systematic review: probiotics in the management of lower gastrointestinal symptoms in clinical practice—an evidence-based international guide, Aliment Pharmacol Ther, 2013;38:864-86
  39. Johannesson E, Simren M, Strid H et al. Physical activity improves symptoms in irritable bowel syndrome: a randomized controlled trial, Am J Gastroenterol, 2011;106:915-22
  40. (en) Ilnyckyj A, Graff LA, Blanchard JF, Bernstein CN. « Therapeutic value of a gastroenterology consultation in irritable bowel syndrome » Aliment Pharmacol Ther. 2003;17:871-80.
  41. (en) Lackner JM, Mesmer C, Morley S, Dowzer C, Hamilton S, « Psychological treatments for irritable bowel syndrome: a systematic review and meta-analysis » J Consult Clin Psychol. 2004;72:1100-13.
  42. Patcharatrakul T, Gonlachanvit S , Outcome of biofeedback therapy in dyssynergic defecation patients with and without irritable bowel syndrome, J Clin Gastroenterol, 2011;45:593-8
  43. Khanna R, MacDonald JK, Levesque BG, Peppermint oil for the treatment of irritable bowel syndrome: a systematic review and meta-analysis, J Clin Gastroenterol, 2014;48:505-12
  44. Bensoussan A, Talley NJ, Hing M et al. Treatment of irritable bowel syndrome with Chinese herbal medicine: a randomized controlled trial, JAMA, 1998;280:1585-9
  45. Sallon S, Ben-Arye E, Davidson R et al. A novel treatment for constipation-predominant irritable bowel syndrome using Padma Lax, a Tibetan herbal formula, Digestion, 2002;65:161-71
  46. Bradesi S, Tillisch K, Mayer E. « Emerging drugs for irritable bowel syndrome » Expert Opin Emerg Drugs 2006;11:293-313.
  47. (en) « FDA permits restricted use of Zelnorm for qualifying patients » News release of the Food and Drug Administration, Rockville, 27 juillet 2007
  48. Menees SB, Maneerattannaporn M, Kim HM et al. The efficacy and safety of rifaximin for the irritable bowel syndrome: a systematic review and meta-analysis, Am J Gastroenterol, 2012;107:28-35
  49. Lara MOUSSA Le 06 novembre 2012 Titre : Effets d'un ingrédient à base de germe de soja (Glycine max (L.) Merrill) fermenté sur l'intégrité de la barrière intestinale et la sensibilité viscérale: mécanismes d'action impliqués
  50. Transplantation de microbiote fécal dans le syndrome de l’intestin irritable avec ballonnement : résultats d’une étude pilote Holvoet Tom, Boelens Jerina, Laurent Stéphanie, Joosens Marie, Raes Jeroen, de Vos Martine, de Looze Danny
  51. (en) Agreus L, Svardsudd K, Talley NJ et al. « Natural history of gastroesophageal reflux disease and functional abdominal disorders: a population-based study » Am J Gastroenterol. 2001;96:2905–14.
  52. (en) Halder SL, Locke GR III, Schleck CD, Zinsmeister AR, Melton LJ III, Talley NJ. « Natural history of functional gastrointestinal disorders: a 12-year longitudinal population-based study » Gastroenterology 2007;133:799-807
  53. Dean BB, Aguilar D, Barghout V et al. Impairment in work productivity and health-related quality of life in patients with IBS, Am J Manag Care, 2005;11:S17-26
  54. Chang J, Locke G, McNally M et al. Impact of functional gastrointestinal disorders on survival in the community, Am J Gastroenterol, 2010;105:822-32
  55. (en) Nicholas W. Read (Ed.) Irritable bowel syndrome Londres, Grune Stratton, 1985, (OCLC 11748516), p. 173-197

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Spiller R, Aziz Q, Creed F et al. « Guidelines for the management of Irritable Bowel Syndrome » Gut, mai 2007; DOI:10.1136/gut.2007.119446
  • (en) Summers RW, Elliott DE, Qadir K, Urban JF Jr, Thompson R, Weinstock JV. « Trichuris suis seems to be safe and possibly effective in the treatment of inflammatory bowel disease » Am J Gastroenterol. 2003;98:2034-41. PMID 14499784.
  • Ordre professionnel des diététistes du Québec, Manuel de nutrition clinique, Régime restreint en fibres et en résidus, chap. 16.6, p. 1-3, 2e édition, Montréal, 1991.
  • Ordre professionnel des diététistes du Québec, Manuel de nutrition clinique, Maladies inflammatoires de l'intestin, chap. 5.7, p. 1-5, 2e édition, Montréal, 1991.