Bas-Canada
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Province of Lower Canada
Localisation de la Province du Bas-Canada
| Statut | Monarchie constitutionnelle |
|---|---|
| Capitale | Québec |
| Langue | Français, Anglais |
| Religion | Catholicisme |
| Monnaie | Livre sterling |
| 26 décembre 1791 | Acte constitutionnel |
|---|---|
| 10 février 1841 | Acte d'Union |
Entités précédentes :
Province de Québec (1791)
Entités suivantes :
Colonie de Terre-Neuve (1809)
Canada-Uni (1841)
La Province du Bas-Canada (anglais : Province of Lower Canada) était une colonie britannique qui incluait les terres du sud et de l'est du Québec et l'ensemble du Labrador, entre 1791 et 1841. La colonie a été créée par l'Acte constitutionnel et formée par la séparation géographique et politique du territoire de la Province de Québec (1763-1791). La colonie exista sur le plan légal et politique de 1791 jusqu'à la mise en vigueur en février 1841 de l'Acte d'Union, adopté le : le territoire devient alors la région orientale de la colonie du Canada-Uni, le Canada-Est à grande majorité francophone. En effet, cette colonie correspondait à une partie d'une ancienne colonie française, la Nouvelle-France.
Historique[modifier | modifier le code]
Lors de la guerre anglo-américaine de 1812, le gouverneur du Bas-Canada, George Prevost, doit défendre la colonie avec une milice qui compte théoriquement 60 000 hommes soit tous les hommes de 16 à 50 ans. Environ 10 000 conscrits et volontaires seront effectivement engagés jusqu'en 1815 et on recense 1 620 cas de désertion à la suite entre autres de mauvaises conditions matérielles d’accueil des recrues[1].
Politique[modifier | modifier le code]
En vertu de l'Acte constitutionnel de 1791, le Bas-Canada était placé sous l'autorité du Gouverneur général de l'Amérique du Nord britannique ou de son représentant. Contrairement au Haut-Canada, au Nouveau-Brunswick et à la Nouvelle-Écosse, il n'y avait pas de Lieutenant-Gouverneur attitré. Un Conseil législatif composé de quinze membres nommés assistait le Gouverneur, et un Conseil exécutif tiré de celui-ci servait de Cabinet.
Cependant la plus grande nouveauté était la création de la Chambre d'assemblée du Bas-Canada, composée de représentants élus par la population. Il s'agit de la première assemblée élue au suffrage censitaire. Certaines femmes ont pu voter pendant toute l'existence du Bas-Canada; en effet l'Acte constitutionnel octroyait le droit de vote à toute personne propriétaire (sexe non mentionné) de plus de 21 ans. Cependant le nombre de femmes se prévalant de ce droit semble avoir été marginal et cette situation allait contre les mœurs de l'époque[2]. Voter était dangereux à l'époque (batailles de rues, fusillades, etc.).
Démographie[modifier | modifier le code]
| Année | Estimation[3] |
|---|---|
| 1806 | 250 000 |
| 1814 | 335 000 |
| 1822 | 427 465 |
| 1825 | 479 288 |
| 1827 | 473 475 |
| 1831 | 553 134 |
| 1841 | 650 000 |
Notes et références[modifier | modifier le code]
- Luc Lépine, « Les cours martiales durant la guerre de 1812 », sur The War of 1812, (consulté le 17 juin 2012)
- Directeur général des élections du Québec.
- Censuses of Canada. 1665 to 1871, Statistics of Canada, Volume IV, Ottawa, 1876
Articles connexes[modifier | modifier le code]
- Rébellion des Patriotes
- République du Bas-Canada
- Liste des législatures du Bas-Canada (les 15 élections de 1792 à 1834)