Challex

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Challex
Challex
Challex vu depuis Avully
Blason de Challex
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Gex
Canton Thoiry
Intercommunalité Pays de Gex
Maire
Mandat
Claude Chappuis
2014-2020
Code postal 01630
Code commune 01078
Démographie
Gentilé Challaisiens
Population
municipale
1 370 hab. (2015 en augmentation de 11,84 % par rapport à 2010)
Densité 158 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 10′ 53″ nord, 5° 58′ 33″ est
Altitude Min. 330 m
Max. 516 m
Superficie 8,67 km2
Localisation

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Liens
Site web challex.fr

Challex est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants s'appellent les Challaisiens et les Challaisiennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce village est essentiellement agricole, et Challex est connu pour son vignoble de chasselas.

Les hameaux de la commune sont les Baraques, Marongy et Mucelle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Rose des vents
Péron N Dardagny (Drapeau de la Suisse Suisse, GE)
O    Challex    E
S
Pougny Chancy (Drapeau de la Suisse Suisse, GE) Avully (Drapeau de la Suisse Suisse, GE)

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.


Armes de Challex

Les armes de Challex se blasonnent ainsi[2] : Taillé : au premier d'or au corbeau passant de sable, au second de sinople au pampre feuillé et fruité aussi d'or ; à senestre en chef une croisette tréflée brochant de sinople sur le premier et d'argent sur le second.

Faits historiques[3][modifier | modifier le code]

Pays de Gex ; diocèse de Genève.

Challex, Calliacum, veut dire lieu d'enceinte, lieu palissadé, le sens du nom moderne serait chalet.

Challex est situé sur un mont assez élevé, d'où l'on jouit d'un fort beau point de vue qui s'étend sur la Vallée du Rhône. Il y a des maisons assez bien bâties et assez agglomérées pour lui donner la forme d'un bourg.

L'église, dédiée à saint Maurice, a une nef voûtée, ainsi que le chœur ; deux chapelles latérales lui donnent la forme d'une croix latine, on y voit un joli maître-autel et de beaux tableaux.

Il y existe un château qui appartenait à la famille de Verdun, famille ancienne, originaire de la Savoie.

Sur la commune on trouvait la maison forte de Challex ; les nobles de Challex sont cités depuis 1236, ainsi qu'un prieuré.

On voit, sur les bords du Rhône, les ruines d'un autre château qui appartenait aux seigneurs de la Corbière, et qui en portait le nom. Ce château a soutenu plusieurs siéges avant d'être ruiné. En 1321[4], il tombe au pouvoir du comte de Savoie, après un siège de cinq semaines. En 1536, quand les Bernois eurent envahi le pays de Gex et porté en tous lieux la dévastation, imposant par la force les doctrines de la réforme, le château de la Corbière fournit un abri aux victimes de la persécution, qui s'y défendirent sinon avec succès, du moins avec courage ; car elles périrent presque toutes, ensevelies sous ses ruines. Le village lui-même, fut en grande partie anéanti.

Les protestants y avaient établi leur religion, lors de l'invasion des Bernois, mais la religion catholique y fut rétablie en 1613 et le temple qui y avait été élevé fut fermé en 1663, puis démoli par ordre de Louis XIV en 1685.

Il y a des écoles pour les deux sexes, une pour les garçons de 52 élèves, une pour les filles, dirigée par les sœurs de Saint-Joseph, qui y ont joint un pensionnat de 80 élèves.

L'industrie consiste dans la fabrication des fromages, on engraisse des bestiaux. Il y a une tuilerie.

Le sol est de bonne qualité dans la partie supérieure, mais peu fertile au midi, on y récolte des céréales, des fruits, du fourrage.

Le Rhône limite la commune à l'est, et la sépare du canton de Genève. La Groise, ruisseau venant de Peron, arrose une partie de la commune, fait aller un moulin et se jette dans le Rhône. Les prairies sont arrosées par de petits ruisseaux sans importance.

Il y a deux hameaux, Mucelle, au centre ouest et Marongy au sud. Challex a donné le jour à M. Depery, évêque de Gap, connu par ses écrits sur les antiquités religieuses et l'histoire du département. Cette commune a une boîte aux lettres : bureau de Collonges.

L'orthographe définitive a été fixée en 1793. Le village porta divers noms au cours des siècles : Chaloiy, Chalosium, Challoes, Chalais, Chalex.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
(maire en 1835)[5] ? François Depéry
(1780-1858)
  Propriétaire, conseiller d'arrondissement
(maire en 1981)[6]   Henri Nabaffa    
1989 1995 Jean Paul Ferrolliet    
1995 1998 Jean Claude Dallemagne    
1998 2001 Jacques Buff    
2001 2008 André Haberli    
2008 2014 Pierre Dumarest    
2014 En cours Claude Chappuis SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Challex.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2015, la commune comptait 1 370 habitants[Note 1], en augmentation de 11,84 % par rapport à 2010 (Ain : +6,33 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
614 674 587 468 535 619 640 626 630
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
638 603 702 614 656 682 701 607 598
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
636 568 534 614 655 658 570 491 473
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
479 545 712 817 967 1 057 1 051 1 225 1 370
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Challex
Le cimetière

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie associative[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé, sur habitants.fr
  2. Banque de blason, sur labanquedublason2.com (cliquer sur communes de France, 01 puis Challex)
  3. Le pays de Gex au fil de l'histoire, dossier d'histoire conçu par Marie-Yvonne Bégasse.
  4. Matthieu de la Corbière, L'invention et la défense des frontières dans le diocèse de Genève. Étude des principautés et de l'habitat fortifié (XIIe – XIVe siècle), Annecy, Académie salésienne, 2003, 647 p., p. 289.
  5. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k204222j/f447.image
  6. https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000000850614&pageCourante=01046
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]