Léaz

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Léaz
Léaz
Le village de Léaz vu depuis le Vuache.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Gex
Intercommunalité Pays de Gex Agglo
Maire
Mandat
Christine Blanc
2020-2026
Code postal 01200
Code commune 01209
Démographie
Gentilé Léaziens et Léaziennes
Population
municipale
758 hab. (2018 en augmentation de 16,62 % par rapport à 2013)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 05′ 53″ nord, 5° 53′ 12″ est
Altitude Min. 330 m
Max. 1 507 m
Superficie 11,40 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Genève - Annemasse (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Thoiry
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.leaz.fr

Léaz est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants s'appellent les Léaziens et les Léaziennes[1]

Géographie[modifier | modifier le code]

Le hameau de Longeray vu depuis la via ferrata du Fort l'Ecluse.

La commune de Léaz est située sur la rive droite de la vallée du Rhône, en aval du défilé de l'Écluse, gardé par le fort du même nom (Fort l'Écluse). Une partie de la commune s'appuie sur le massif calcaire du Crédo (ou Crêt d'Eau, haut Jura). Mais l'essentiel du territoire communal est recouvert de dépôts glaciaires et fluvio-glaciaires datant de la dernière glaciation (würmienne). En effet, le glacier du Rhône, qui s'était avancé loin vers l'aval lors du maximum glaciaire, s'est arrêté au niveau du défilé de l'Écluse lors de son recul. À ce stade, le glacier recouvrait encore le pays de Gex. Il a apporté de grandes quantités d'alluvions, (graviers et sables) qui se sont déposées dans un lac ayant recouvert temporairement le bassin de Bellegarde et le plateau de la Semine (Haute-Savoie). Ces sables sont exploités sur le territoire des communes de Bellegarde et Lancrans[2].

Outre son chef-lieu, la commune a trois hameaux : Grésin, Lavoux et Longeray.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Collonges Chevrier (Haute-Savoie) Rose des vents
Bellegarde-sur-Valserine N
O    Léaz    E
S
Éloise (Haute-Savoie) Clarafond-Arcine (Haute-Savoie)

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Léaz est une commune rurale[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (55,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (57,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,3 %), prairies (19,8 %), zones agricoles hétérogènes (16,3 %), zones urbanisées (4,6 %), eaux continentales[Note 3] (3,4 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,4 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1601, le Pays de Gex et le Bugey deviennent français[10]. Ils sont séparés par le chemin des espagnols sous souveraineté savoyarde, permettant de rejoindre la Savoie à la Franche-Comté. Le chemin démarre au pont de Grésin et englobe le bourg de Léaz mais pas Longeray. Le libre passage est autorisé pour les Français entre Musinens et le fort l'Ecluse. En 1760, le traité de Turin[11]. supprime cette enclave et Léaz devient français.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Léaz est un toponyme d'origine arpitane. La prononciation originelle est Léa, accentué sur le é[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Léaz est membre de l'intercommunalité Pays de Gex Agglo, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Gex. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[13].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Gex, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[14]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Thoiry pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[14], et de la troisième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[15].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu mars 2008 Daniel Tricot    
mars 2014 En cours Christine Blanc SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2018, la commune comptait 758 habitants[Note 4], en augmentation de 16,62 % par rapport à 2013 (Ain : +4,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4455445286447758591 0268241 003
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0291 013908907812875785788726
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
695666581458489405435383450
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
433405480482461481503529687
2018 - - - - - - - -
758--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Amand.
  • Fort l'Écluse, est un ouvrage militaire fortifié construit à flanc de montagne pour contrôler le défilé de l'Écluse passage du Rhône en sortie ouest du bassin genevois. C'est un site classé, s'étendant sur 1 844 hectares et qui offre les vestiges de plusieurs siècles d'architectures militaires (tours, tourelles de guet, meurtrières, échauguettes, casemates, chambres à munitions...)
  • Le belvédère de Léaz est un éperon rocheux situé à l'extrémité est du village et surplombant le Rhône. Sur ce promontoire, culminant à 547 m, a été érigée la statue de la Vierge de Léaz. On trouve également sur cette hauteur les traces de l'ancien village et de son château, abandonnés à la fin du XVIe siècle, et dont subsistent les ruines du mur d'enceinte et d'une tour carrée. Du belvédère, on peut voir non seulement le Jura et le Vuache, mais également le village de Léaz, le Rhône et le fort l'Écluse.
  • Le viaduc ferroviaire de Longeray, reconstruit après la guerre, peu après la gare de bifurcation de Longeray-Léaz (fermée aux voyageurs) sur la ligne de Longeray-Léaz au Bouveret.
  • Le pont de Grésin est un pont suspendu qui franchit le Rhône sous le hameau de Grésin. On peut y accéder en automobile depuis Grésin. En revanche, en direction d'Éloise, sur le versant savoyard du Rhône, seul un chemin de terre conduit au pont. Ce pont a été construit à la suite de la mise en eau en 1948 du barrage de Génissiat et de la formation du lac de barrage, qui a noyé un ancien pont situé en dessous. Cet ancien pont avait eu dans le passé une importance stratégique, au XVIIe siècle. En effet, il faisait partie du chemin des Espagnols, par lequel les armées espagnoles étaient autorisées à traverser le Royaume de France pour rejoindre la Franche-Comté (alors territoire espagnol) à partir de la Savoie, en passant par Chézery.
  • Église Saint-Amand datant de 1675.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Leaz
Blason de Leaz Blason
Parti : au 1er d'azur à la tour d'argent ajourée de sable, au chef d'argent au lion issant de gueules, au 2e de gueules à la Vierge à l'Enfant assise sur un trône d'argent, les deux auréolés d'or[20].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilé de Léaz », sur http://www.habitants.fr/ (consulté le 31 décembre 2010).
  2. Carte géologique au 1/50000 de la feuille Saint Julien en Genevois, éd. BRGM.
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021)
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021)
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021)
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021)
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 22 avril 2021)
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 22 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. « Recueil des traites de paix…, Amsterdam-La Haye, 1700, tome III, pp. 1–4.. »
  11. « Traité entre le Roi et le roi de Sardaigne, conclu à Turin le 24 mars 1760 (p.4) », sur Gallica.bnf.fr.
  12. Comment prononcer les noms en -az, -oz et -x en Rhône-Alpes
  13. « Pays de Gex Agglo - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le 19 avril 2020)
  14. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Léaz », sur le site de l'Insee (consulté le 19 avril 2020).
  15. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le 19 avril 2020).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. Armorial de France.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]