Saint-Jean-de-Gonville

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Saint-Jean-de-Gonville
Saint-Jean-de-Gonville
Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Gonville
Blason de Saint-Jean-de-Gonville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Gex
Intercommunalité Pays de Gex Agglo
Maire
Mandat
Michel Brulhart
2020-2026
Code postal 01630
Code commune 01360
Démographie
Gentilé Gonvillois
Population
municipale
1 823 hab. (2018 en augmentation de 17,84 % par rapport à 2013)
Densité 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 12′ 46″ nord, 5° 56′ 55″ est
Altitude Min. 444 m
Max. 1 632 m
Superficie 12,36 km2
Aire d'attraction Genève - Annemasse (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Thoiry
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Jean-de-Gonville
Liens
Site web saint-jean-de-gonville.fr

Saint-Jean-de-Gonville est une commune française, située dans le pays de Gex (département de l'Ain, région Auvergne-Rhône-Alpes).

Les habitants de Saint-Jean-de-Gonville sont appelés Gonvillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-de-Gonville est un village situé entre l'agglomération de Thoiry et la commune de Péron.

Les hameaux de Saint-Jean-de-Gonville sont Choudans, Mornex et Sous-Saint-Jean.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Thoiry Rose des vents
Chézery-Forens N
O    Saint-Jean-de-Gonville    E
S
Péron Dardagny (Drapeau de la Suisse Suisse, GE)

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-de-Gonville est une commune urbaine[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (56,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,3 %), prairies (18,4 %), terres arables (10,1 %), zones urbanisées (8,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7 %), zones agricoles hétérogènes (6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces connues de la présence de l'homme sur le territoire de la commune de Saint-Jean-de-Gonville se retrouvent sur les blocs erratiques situés dans le bois de Mornex. La présence d'une croix chrétienne sur une des pierres pourrait montrer une volonté de christianisation d'anciens cultes.

La voie de l'Etraz constitue le témoignage le plus important de l'occupation romaine avec quelques traces d'édifices ruraux. Cette antique voie traverse la commune de part en part, du ravin de Champvière aux abords de Fenières. De nombreuses tombes trouvées près de l'église et dans les rues du bas village ont été datées des environs de 650 apr. J.-C.

Le village et la terre de Saint-Jean portèrent le nom de Gonville jusqu'aux environs de 1300, date à laquelle la paroisse prit le nom de St Jean de Gonville. Gonville doit sûrement son nom à un de ces nombreux fondateurs de domaines que furent les Burgondes et les Francs.

Au Moyen Âge, Saint-Jean avait un marché hebdomadaire et des foires importantes ; elles durèrent jusqu'au début du XXe siècle malgré la famine, les pestes, les guerres et les occupations. Saint-Jean fut occupé par les Genevois, les Savoyards, les Bernois et les Espagnols.

L'organisation de la communauté de Saint-Jean est très ancienne puisqu'elle remonte à la donation des lettres de franchises par Guillaume de Joinville. L'assemblée des bourgeois de la ville franche de Saint-Jean se mua au cours des siècles en simple assemblée de communauté villageoise. Elle était dirigée en 1478 par deux syndics. Saint-Jean devint commune en 1790. Une poste existe depuis 1893 et la gare inaugurée en 1899 mais s'arrêtera peu après la Seconde Guerre mondiale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Jean-de-Gonville est membre de l'intercommunalité Pays de Gex Agglo, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Gex. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[8].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Gex, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[9]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Thoiry pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[9], et de la troisième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[10].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Michel Brulhart LR Agriculteur
Conseiller départemental du canton de Thoiry depuis 2015
juin 1995 mars 2001 Simone Donche    
avant 1995 1995 Roland Brulhart    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2018, la commune comptait 1 823 habitants[Note 3], en augmentation de 17,84 % par rapport à 2013 (Ain : +4,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
576589648675674676666750716
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
675667686641643655631588686
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
638596550558551539524493461
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
4995917428411 0011 1821 3901 4201 501
2017 2018 - - - - - - -
1 7871 823-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Jean, comporte de nos jours un magasin 8 à Huit, une boulangerie, un théâtre, un concessionnaire automobile Opel, une entreprise de travaux publics, un vendeur de matériel agricole, une école maternelle privée utilisant la pédagogie Montessori et diverses petites entreprises (ferblanterie, petits travaux, traiteur et maçon).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La pierre du Paray.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le site historique le plus ancien du village est celui des pierres à cupules situées dans les bois de Mornex. Elles ont été apportées à cet emplacement par le glacier alpin au cours de la dernière glaciation de l'ère quaternaire. Quelques tribus y ont trouvé l'emplacement idéal pour leurs rites et sacrifices. C'est pour cela que nous pouvons y retrouver des traces de leur passage.
  • L’église, consacrée à saint Jean-Baptiste, date de 1826 et a été construite sous l'impulsion de l'abbé du canton de Collonges. Ses vitraux sont la fierté du village car ils ont été réalisés par l'artiste savoyard Pierre Duchamp.
  • Il y avait autrefois aussi un bar-café dans la rue de l’Église. Ce lieu était l’emblème du village car tous les habitants s'y rencontraient.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Armes de Saint-Jean-de-Gonville

Les armes de Saint-Jean-de-Gonville se blasonnent ainsi: D'argent à l'écusson de gueules chargé d'un coq d'or, accompagné en chef d'une balance de sable, en flancs de deux branches de laurier de sinople et en pointe de la lettre S combinée à trois vergettes ondées et alésées de sable; vêtu d'azur chargé de quatre étoiles d'argent.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021)
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021)
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 22 avril 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 22 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. « Pays de Gex Agglo - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le 19 avril 2020)
  9. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Saint-Jean-de-Gonville », sur le site de l'Insee (consulté le 19 avril 2020).
  10. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le 19 avril 2020).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]