Campagne de Belgique (1815)

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Campagne de Belgique de 1815
Description de cette image, également commentée ci-après

La bataille de Waterloo, le 18 juin 1815, par Clément-Auguste Andrieux, 1852.

Informations générales
Date -
Lieu Belgique et France
Issue Victoire décisive des Alliés
Fin définitive de l'ère napoléonienne
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français Drapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande
Drapeau de la Prusse Royaume de Prusse
Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Drapeau des Pays-Bas Royaume des Pays-Bas
Drapeau de la Confédération germanique Confédération germanique: Duché de Brunswick, Royaume de Hanovre (King's German Legion), Duché de Nassau
Commandants
Napoléon Ier
Michel Ney
Emmanuel de Grouchy
Louis Nicolas Davout
Isidore Exelmans
Gebhard von Blücher
Arthur Wellesley
Johann von Thielmann
Guillaume d'Orange
Frédéric-Guillaume de Brunswick-Wolfenbüttel (tué le 16 juin)
Forces en présence
124 000 hommes 219 000 hommes
Pertes
47 000 hommes 60 000 hommes

Septième Coalition

Batailles

Bataille des Quatre-Bras, Bataille de Ligny, Bataille de Waterloo, Combats de Plancenoit, Bataille de Wavre

La campagne de Belgique de 1815 est la dernière des guerres napoléoniennes et marque la fin définitive de l'ère napoléonienne. Cette campagne n'a duré que trois jours pour Napoléon mais s'est prolongée jusqu'au 20 juin pour l'armée française avec la retraite de Grouchy vers le territoire français. Elle eût pour conséquences politiques l'abdication définitive de Napoléon, la prise de Paris par les Coalisés le 3 juillet et la Seconde Restauration.

Contexte[modifier | modifier le code]

Au début de l'année 1815, l'Europe a sa première période de paix complète depuis l'année 1805. En effet, les coalisés, vainqueurs de Napoléon en 1814, se sont réunis à Vienne et sont en train de refaire la carte de l'Europe tandis que Napoléon est exilé à l'île d'Elbe. Les négociations, entre les souverains de l'Europe à Vienne, traînent depuis la fin de l'année 1814 mais ils sont sur le point de trouver une entente mutuelle quand Napoléon débarque le 1er mars à Golfe Juan sur la côte française.

La Septième Coalition[modifier | modifier le code]

Immédiatement après le débarquement, les souverains de l'Europe tout entière se coalisent contre la France : les 165 000 soldats des armées russes passent le Niémen en mars 1815, les 300 000 Autrichiens et convergent vers le Rhin et l'Italie. L'armée anglaise de Wellington et l'armée prussienne de Blücher (125 000 hommes) se réunissent avec de nombreux alliés allemands, qui seront répartis dans l'armée anglo-hollandaise de Wellington (99 500 hommes), en Belgique au printemps 1815. Les coalisés disposent de 700 000 hommes. Napoléon parvient à lever en masse une armée de 290 000 hommes mais son armée du Nord n'en compte que 124 000, les autres hommes en garnison gardant les places fortes, les camps retranchés ou étant placés aux frontières, notamment à l'Est où se concentrent Russes, Autrichiens et Piémontais et au sud Portugais et Espagnols. Afin d'éviter la concentration des armées coalisées et l'invasion de la France, le 12 juin 1815 Napoléon part de Paris pour se mettre à la tête de ses armées, et commencer la campagne[1].

Le plan de Napoléon[modifier | modifier le code]

En France, Napoléon entre triomphalement à Paris à la fin du mois de mars 1815, réorganise l'armée et apprend que le roi Louis XVIII s'est réfugié en Belgique, qui est le point de concentration des armées ennemies capables d'envahir la France le plus rapidement possible.

Napoléon décide de se diriger vers Charleroi pour vaincre les Prussiens puis l'armée anglaise stationnée plus au nord-ouest, et ensuite d'en finir avec les Autrichiens et les Russes de l'autre côté du Rhin[2].

Le corps de bataille de l'Empereur est constitué par l'Armée du Nord. Il décide de donner le titre de major général de l'armée à Soult, de confier le commandement de l'aile droite à Grouchy, qui a été promu Maréchal d'Empire après le retour de Napoléon, de donner le commandement de l'aile gauche à Ney, son intention étant d'attaquer l'ennemi par surprise le 15 juin 1815 en envahissant la Belgique alors que les coalisés ne l'attendaient qu'en juillet 1815[3].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Waterloo Campaign map-alt3.svg
La campagne de Belgique
En bleu ; les Français. En rouge : Les Britanniques et les Hollando-belges. En noir : les Prussiens.
1, 2 et 3 bleu : Ney et son corps livre la bataille des Quatre-Bras et Napoléon avec trois corps celle de Ligny contre Blücher
2 et 3 noir, sur la droite : Les deux corps prussiens de Thielman et Bülow arrivent de Namur.
5 et 6 bleu : Napoléon se rabat sur les Quatre-Bras et Waterloo. Et il envoie Grouchy poursuivre Blücher (4 gris) qui retraite vers Wavre.
7: Les 3 corps prussiens qui ont échappé à Grouchy attaquent Napoléon sur son flanc droit en passant par Plancenoit.
6 bleu. Le lendemain, Grouchy bat Thielman à Wavre. La route de Bruxelles lui est ouverte. Pour faire quoi ? Grouchy décide de ne pas exploiter et retraite à marche forcée sur Paris où, poursuivi par les Alliés, il arrivera le premier sans avoir perdu un homme.


Le jeudi 15 juin[modifier | modifier le code]

Cavalerie hollando-belge pendant la campagne de 1815, d'après Richard Knötel.

Le 15 juin 1815, Napoléon envahit la Belgique avec 124 000 hommes et surprend ainsi Wellington et Blücher. À la fin de la journée, Charleroi a été pris et la route de Charleroi est aussi prise. Ney est arrivé en début de matinée et a pris le commandement de l'aile gauche. Napoléon prépare le plan du lendemain dans le cadre duquel il affrontera, avec le gros de l'armée et l'aile droite de Grouchy, Blücher à Ligny tandis que Ney, qui sera en position d'infériorité numérique attaquera les Quatre-Bras qui est défendu par Wellington.

Le vendredi 16 juin[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Bataille de Ligny et Bataille des Quatre Bras.

Le 16 juin 1815, Blücher est battu à Ligny mais Ney, par sa mollesse n'arrive pas à prendre la position stratégique des Quatre-Bras, qui était pourtant vitale pour réussir le plan de Napoléon qui consistait à vaincre Wellington au mont Saint-Jean et à prendre Bruxelles, qui est l'objectif de la campagne de Belgique.

Le samedi 17 juin[modifier | modifier le code]

Le 17 juin 1815, Napoléon manque l'occasion d'anéantir l'armée anglo-hollandaise de Wellington, il donne par contre le commandement complet de l'aile droite à Grouchy et lui indique de poursuivre les Prussiens qui ont été vaincus la veille. Grouchy dispose, pour réussir cet objectif, de 108 canons et de 34 000 hommes. Durant toute la journée, Napoléon prépare le plan d'attaque du mont Saint-Jean, qui est prévu pour le lendemain.

Le dimanche 18 juin[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Bataille de Waterloo et Combats de Plancenoit.
Blücher et le Duc de Wellington à la veille de la bataille de Waterloo.

Le 18 juin 1815, Napoléon prend position en face du mont Saint-Jean avec une supériorité numérique sur l'armée anglo-hollandaise de Wellington en canons, en infanterie et en cavaliers. La ferme de la Haie-Sainte et la ferme d'Hougoumont sont occupées par des unités de l'armée de Wellington. Napoléon décide de prendre ces positions et de lancer l'attaque ensuite. Les attaques contre la Haie-Sainte ne vont servir à rien et Napoléon de lancer la première attaque d'infanterie avant que la Haie-Sainte ne soit prise. Cette décision fera perdre de l'élan à ses attaques car elles se feront tirer sur les flancs pendant les attaques.

La première attaque est repoussée et une deuxième se prépare quand de la fumée se fait voir à l'est du champ de bataille. Napoléon croit que ce sont les hommes de Grouchy à qui il a donné l'ordre de le rejoindre au mont Saint-Jean. Napoléon découvre quelques instants plus tard que c'est toute l'armée prussienne de Blücher qui s'avance vers son aile droite et va ainsi le prendre en étau, il envoie alors un corps d'armée pour contenir les Prussiens sur son aile droite pendant qu'il prendra le mont Saint-Jean et remportera la victoire.

Pendant que Napoléon prépare une deuxième attaque d'infanterie pour prendre le mont Saint-Jean, Ney prend l'initiative de lancer une charge de cavalerie importante pour prendre le mont Saint-Jean. Il va échouer car les Anglais ont eu le temps de se former en carrés et repoussent la charge. Napoléon a ainsi perdu une grosse partie de sa cavalerie et est menacé sur son flanc droit par les Prussiens. Il décide de lancer la Moyenne Garde en tant que seconde attaque d'infanterie pour prendre le mont Saint-Jean, soutenue par les restes du corps d'infanterie de D'Erlon. Au moment où elle arrive sur le mont Saint-Jean, elle hésite à attaquer et se débande pour la première fois. La retraite commence alors et se transforme en déroute complète quand Wellington lance l'attaque finale avec ses troupes et celles de Blücher.

Journées des 18 et 19 juin : manœuvres du corps de bataille de Grouchy[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Wavre.

Vaincus à Ligny, les Prussiens se retirent en direction du Nord, poursuivis par les troupes de Grouchy. Le 19, les Prussiens tentent une attaque sur la Dyle mais sont repoussés. Thielmann, mis entretemps au courant de la victoire alliée à Waterloo, se retire sur Louvain selon les ordres donnés par Blücher[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dimitri Casali, Qui a gagné Waterloo ?, Flammarion, , p. 27
  2. Gaëtan Deghilage, La bataille de Waterloo, 50 Minutes, , p. 10
  3. Napoléon empereur des Belges, Éditions J. M. COLLET
  4. Lachouque 1972, p. 198.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]