Duché d'Anhalt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Principauté (Duché) d'Anhalt
Fürstentum (Herzogtum) Anhalt de

1212 – 1918

Drapeau
Drapeau du duché au XIXe siècle
Blason
Armoiries
Description de cette image, également commentée ci-après
Localisation du duché d'Anhalt au sein de l'Empire allemand
Informations générales
Statut État successivement membre de :
Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire romain germanique
Drapeau de la Confédération du Rhin Confédération du Rhin
Drapeau de la Confédération germanique Confédération germanique
Drapeau de la confédération de l'Allemagne du Nord Confédération de l'Allemagne du Nord
Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Capitale Dessau (à partir de 1863)
Langue Allemand
Histoire et événements
1212 Création à partir du duché de Saxe
1252-1570 Partagé
1603-1863 Partagé
1806 Comtés élevés au rang de duchés
1918 Révolution allemande

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La principauté d'Anhalt était un des États du Saint-Empire romain, situé en l'Allemagne centrale. Elle est levée par la maison d'Anhalt sur le territoire de l'ancien duché ethnique de Saxe en 1212, puis elle se divisa en une pluralité de petits États. En 1806, Napoléon Ier éleva les États d'Anhalt-Bernburg, Anhalt-Dessau et Anhalt-Köthen en duchés qui sont devenus membres de la Confédération du Rhin, puis de la Confédération germanique.

En raison de l'extinction des branches de Köthen et de Bernburg, ces duchés furent réunis en 1863 pour former un Anhalt uni avec la capitale à Dessau. Le duché d'Anhalt devint un État fédéral de la Confédération de l'Allemagne du Nord et, en 1871, de l'Empire allemand. Après la Première Guerre mondiale, l'État libre d'Anhalt devint un land de la république de Weimar. Il forme aujourd'hui une partie du land de Saxe-Anhalt.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Les ruines du donjon du vieux château d'Anhalt.

À partir du IXe siècle, la plus grande partie de l'Anhalt était comprise dans la région orientale (« Estphalie ») du duché de Saxe, et passa sous la souveraineté du comte Esico de Ballenstedt (mort vers 1060), un progéniteur de la maison d'Ascanie. Par sa mère, une fille du margrave Odo Ier, il avait hérité des territoires étendus dans la marche de l'Est saxonne au-delà de la Saale – correspondant à l'État d'Anhalt ultérieur. Son fils était Adalbert II (mort 1080), participant à la révolte des Saxons contre le roi Henri IV.

Le fils aîné d'Adalbert et de son épouse Adélaïde de Weimar-Orlamünde était Othon le Riche, qui succède à son père dans la comté de Ballenstedt et apparaît faire construire le vieux château d'Anhalt, situé dans la forêt du Harz prés de la ville de Harzgerode et dont il ne reste que des ruines. Il a épousé Eilika, la fille cadette du duc Magnus Ier de Saxe, et était lui-même nommé duc de Saxe pour une brève période en 1112.

Othon fut le père d'Albert l'Ours, par lequel la marche de Brandebourg était fondée sous le règne de la maison d'Ascanie. dans la suite fut unie à l'Anhalt. À la mort d'Albert en 1170, son fils Bernard devint comte de Ballenstedt et après la destitution du Henri le Lion en 1180 reçut le titre de duc de Saxe. Bernard mourut en 1212 et sa propriété est repartie: le comté de Ballenstedt passa à son fils Henri Ier, tandis que le titre duc de Saxe échoit à son frère Albert.

Princes d’Anhalt[modifier | modifier le code]

Les États d'Anhalt après la première division en 1252.

Le comte Henri Ier était le premier à avoir porté le titre « prince d'Anhalt » en et fut le vrai fondateur de la branche cadette d'Anhalt. À sa mort en 1252, ses trois fils se partagèrent la principauté, et fondèrent respectivement les lignées d'Aschersleben, de Bernbourg et de Zerbst. La lignée d'Anhalt-Aschersleben s'éteignit en 1315, et son territoire fut incorporé dans l'évêché voisin de Halberstadt. Le dernier prince d'Anhalt-Bernbourg mourut en 1468 et ses terres furent récupérées par la dernière lignée survivante d'Anhalt-Zerbst. Le territoire de cette dernière branche s'était divisé en 1396, et après l'acquisition de Bernburg, le prince Georges Ier redivisa Zerbst (entre Zerbst et Dessau). Au début du XVIe siècle, suite à des décès ou des abdications de plusieurs princes, la famille se retrouva réduite à deux branches d'Anhalt-Köthen et d'Anhalt-Dessau (issues toutes deux de celle d'Anhalt-Dessau en 1471).

Wolfgang, qui devint prince d'Anhalt-Köthen en 1508, adhéra à la Réforme, et après la bataille de Mühlberg en 1547, fut mis au ban de l'Empire et privé de ses terres par Charles Quint. Après la paix de Passau en 1552, il revint dans ses États, mais n'ayant pas de descendance, il les donna aux princes d'Anhalt-Dessau. Ernest Ier d'Anhalt-Dessau (mort en 1516) laissa trois fils, Jean II, Georges III, et Joachim, qui régnèrent ensemble. Ils favorisèrent les doctrines réformées qui devinrent prédominantes en Anhalt avec l'appui de théologiens tels que Markus Friedrich Wendelin. Vers 1546 les trois frères divisèrent leur principauté et fondèrent les lignées de Zerbst, Plötzkau et Dessau. Cette division ne fut que temporaire, et Joachim Ernest, un fils de Jean II, réunifia Anhalt à son profit en 1570.

Cette première union fut courte et, en 1603, Anhalt fut divisée en micro-États entre les cinq fils de Joachim Ernest : Anhalt-Dessau, Anhalt-Bernburg, Anhalt-Köthen, Anhalt-Zerbst et Anhalt-Plötzkau.

La branche Anhalt-Köthen s'éteignit en 1665 : Lebrecht d'Anhalt-Plötzkau en hérita et, en rendant Plötzkau à Bernburg, il prit le titre d'Anhalt-Köthen. La même année, les princes d'Anhalt décidèrent qu'à la mort d'un des leurs, ses terres devraient être partagées équitablement entre les survivants. Cet accord s'appliqua à la mort de Frédéric-Auguste d'Anhalt-Zerbst en 1793. De plus amples divisions furent alors évitées par l'établissement de la règle de la primogéniture dans toutes les branches restantes.

Nota : le plus célèbre des membres de la famille d'Anhalt-Zerbst est certainement la princesse Sophie qui régna sur l'empire Russe de 1763 à 1796, sous le nom de Catherine II.

Les duchés du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Carte du duché d'Anhalt réunifié.

L'Anhalt uni était enclavé dans la Prusse et borné au nord par le Brandebourg, à l'ouest par la Saxe prussienne et le Brunswick, au sud par le royaume de Saxe. Il était composé de deux parties (Anhalt oriental et occidental) et de cinq enclaves en Saxe prussienne : Alsleben, Muhlingen, Dornburg, Goednitz et Tilkerode-Abberode.

  • L'Anhalt oriental était la plus grosse partie, et était englobé dans les districts prussiens de Potsdam (Brandebourg), Magdebourg et Mersebourg (Saxe prussienne)
  • L'Anhalt occidental (le Haut-Anhalt) était également englobé par ces deux derniers districts, et dans le duché de Brunswick-Lunebourg.

En 1918, le dernier duc régnant Joachim-Ernest abdiqua, et Anhalt devint un land de la république de Weimar. Après la Seconde Guerre mondiale, elle fut réunie à la Saxe prussienne pour former le land de Saxe-Anhalt. Dissous en 1952, ce land fut rétabli à la réunification de l'Allemagne.

Source[modifier | modifier le code]