Louis-Michel Letort de Lorville

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Louis-Michel Letort de Lorville
Le général de division baron Louis-Michel Letort de Lorville.
Le général de division baron Louis-Michel Letort de Lorville.

Naissance
Saint-Germain-en-Laye, Yvelines
Décès (à 41 ans)
Charleroi, Belgique
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 17911815
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Commandement Dragons de la Garde impériale
Distinctions Baron de l'Empire
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 8e colonne.
Famille Beau-père du vicomte Eugène Georges Jacques Beuret

Louis-Michel Letort de Lorville est un général français de la Révolution et de l'Empire, né le à Saint-Germain-en-Laye et mort le à Charleroi, des suites d'une blessure reçue la veille au combat de Gilly.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fit avec distinction les premières guerres de la Révolution française, et devint, sous l'Empire, major dans les dragons de la garde. Volontaire de 1791, il combat à la bataille de Jemappes et Neerwinden. Blessé en Italie en 1799, il continue pourtant sa carrière militaire, en Autriche, puis en Prusse, en Pologne et en Russie malgré une nouvelle blessure reçue à Iéna.

Il se signala en 1808 à la bataille de Burgos. il est fait baron de l'Empire le 9 septembre 1810, et mérita par sa conduite en Russie, notamment au combat de Malojaroslawitz, le grade de général de brigade le 30 janvier 1813. Il se couvrit de gloire à Wachau, et quoique blessé, n'en voulut pas moins prendre part à la bataille de Hanau, où il eut un cheval tué sous lui. Il fit, le 12 février 1814, des prodiges de valeur à Château-Thierry, et fut nommé le lendemain général de division. Le 19 mars de la même année, il attaqua avec impétuosité l'arrière-garde ennemie, s'empara d'un parc de pontons, et poursuivit longtemps les alliés l'épée dans les reins.

Plaque apposée à Charleroi, 88 boulevard Joseph Tirou, maison où est mort le général comte Letort.

Pendant les Cent-Jours, le général Letort alla offrir son bras à son ancien général, qui lui confia le commandement des dragons de la Garde et en fit son aide de camp. Le 15 juin, au moment où Napoléon venait de donner l'ordre d'attaquer le corps du général Ziethen (de) adossé au bois de Fleurus, celui-ci refusa le combat et se retira. L'Empereur, impatienté de voir ce corps lui échapper, donna l'ordre à son aide de camp Letort de prendre les quatre escadrons de service de la Garde et de charger l'arrière-garde ennemie : c'est le combat de Gilly. Letort s'élance aussitôt, poursuit l'infanterie prussienne en la sabrant, enfonce deux carrés d'infanterie et détruit un régiment entier ; mais il tombe mortellement blessé d'une balle au bas ventre au milieu de cette brillante charge et meurt le lendemain.

Hommages[modifier | modifier le code]

Le nom du général Letort est inscrit sur le côté nord de l'arc de triomphe de l'Étoile. Dans la seconde moitié du XIXe siècle la rue Letort et l'impasse Letort dans le 18e arrondissement de Paris prennent son nom.

Famille[modifier | modifier le code]

  • Marié le 23 décembre 1809, avec Sarah Newton (30 novembre 1788 - 27 octobre 1850).
  • Ils ont une fille, Fanny Rosalba Letort (15 mars 1815 - 3 février 1875). Il mourra trois mois après sa naissance. Fanny épousera le 27 décembre 1832 à Paris le Vicomte Eugène Georges Jacques Beuret, de qui elle aura deux filles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

« Louis-Michel Letort de Lorville », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ [détail de l’édition]