Combat de Vélizy

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Combat de Vélizy

Informations générales
Date 1er juillet 1815
Lieu Vélizy
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire françaisDrapeau de la Prusse Royaume de Prusse

Campagne des Cent-Jours
Septième Coalition

Batailles

Campagne de Belgique de 1815
Ligny · Quatre-Bras · Waterloo · Wavre


Campagne de France de 1815
Maubeuge · Huningue · La Souffel · Vélizy · Rocquencourt · Sèvres · Issy


Guerre napolitaine
Panaro · Ferrare · Occhiobello · Carpi · Casaglia · Ronco · Cesenatico · Pesaro · Scapezzano · Tolentino · Ancône · Castel di Sangro · San Germano · Gaète


Guerre de Vendée et Chouannerie de 1815

Les Échaubrognes · L'Aiguillon · Aizenay · Sainte-Anne-d'Auray · Cossé · Saint-Gilles-sur-Vie · Redon · Les Mathes · Muzillac · Rocheservière · Thouars · Auray · Châteauneuf-du-Faou · Guérande · Fort-la-Latte
Coordonnées 48° 47′ 03″ nord, 2° 11′ 21″ est

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Combat de Vélizy

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Combat de Vélizy

Le combat de Vélizy est une bataille qui a eu lieu à Vélizy le 1er juillet 1815. Elle a opposé une avant-garde de dragons français à deux régiments de hussards prussiens qui, culbutés, s'enfuirent jusqu'à Rocquencourtils ont été massacrés.

Préambule[modifier | modifier le code]

Début juillet, l'armée française réunie sous les murs de Paris attendait le signal d'une bataille qui eût été une revanche de la bataille de Waterloo.

Blücher, souhaitant que le gouvernement provisoire ouvre les portes de Paris, sans conditions, et que l'armée française abandonna préliminairement la défense de la capitale, celui-ci pressait le mouvement de ses troupes.
Un corps d'observation était placé à Saint-Denis, tandis que le gros de l'armée prusso-saxonne marchait, en suivant la rive droite de la Seine, sur Argenteuil, Bezons et Chatou.
La cavalerie française suivait le mouvement, cherchant à harceler et engager quelques escarmouches avec l'arrière-garde ennemie.
Les ponts de Chatou et de Bezons avaient été rompus, mais celui du Pecq avait été conservé, par les soins du journaliste Alphonse Martainville, et les troupes prusso-saxonne y franchirent le fleuve, s'emparèrent des hauteurs de Saint-Germain-en-Laye et poussèrent des reconnaissances sur Rueil, Versailles, Chaville et Ville-d'Avray.

À ce moment, Napoléon Ier, qui avait abdiqué, demanda au gouvernement provisoire d'être replacé à la tête de l'armée, en donnant l'assurance d'écraser l'armée prusso-saxonne, mais la Commission refuse. Cependant pour préserver d'une attaque soudaine sur le côté méridional de Paris dont les travaux de défense étaient à peine ébauchés, le prince d'Eckmühl, ministre de la Guerre du gouvernement provisoire, y fait venir en toute hâte le corps du général Vandamme, qui étaient positionnés sur la rive droite pour occuper Meudon, Vanves et Issy et détacha le corps de cavalerie du général Exelmans, forte de 6 000 chevaux, avec ordre de se diriger sur Versailles.

La bataille[modifier | modifier le code]

Le corps de cavalerie partit de Montrouge suivant la direction qui lui avait été indiquée en passant par la route d'Orléans, vers Antony puis par Le Plessis-Piquet. Le général Exelmans ordonna au général Piré de se porter avec les 1er et 6e régiments de chasseurs à cheval et le 44e régiment d'infanterie de ligne sur Rocquencourt en passant par Ville-d'Avray, tandis que lui-même et le gros de la cavalerie se rendraient à Versailles en empruntant la grande route passant par Vélizy.
A l'embranchement des routes de Bièvres et de Versailles[1], sur la lisière des bois de Verrières, le général Exelmans rencontra, venant de Versailles, une avant-garde de cavalerie prussienne composée du 3e régiment de hussards de Brandebourg (de) et du 5e régiment de hussards de Poméranie, qui s'avançait au trot en criant « Paris, Paris! ».
La brigade du général Vincent, composée des 15e et 20e dragons qui était en tête de la colonne, soutenue par les 5e dragons et 6e hussards chargèrent les Prussiens. La mêlée fut vive mais malgré leur supériorité numérique, les hussards ennemis furent mis en déroute, poursuivis et sabrés jusqu'à Versailles.

Bilan et conséquences[modifier | modifier le code]

Les hussards prussiens traversèrent Versailles au galop, par le boulevard du Roi, en cherchant à gagner Saint-Germain-en-Laye en passant par Rocquencourt où ils tombèrent dans une embuscade tendue par le général Piré.

Article détaillé : Bataille de Rocquencourt.

À la suite de ce combat, les paysans et habitants de la contrée ayant pris les armes et tirés sur les cavaliers Prussiens, le lendemain les troupes prussiennes, en représailles, brulèrent presque complètement le village et le pillèrent, ce qui lui fit donner le surnom de Petit Moscou[2],[3],[4]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  • Monographie communale de Vélizy-Villacoublay
  • Les ouvrages cités en bibliographie
  1. Actuellement Échangeur A86 et RN 118 : direction Créteil, Clamart, Paris-porte de Châtillon, Petit-Clamart, Versailles
  2. Monographie communale de Vélizy-Villacoublay page 9
  3. Vélizy-Villacoublay sur leparisien.fr
  4. Histoire de la ville

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guillaume de Vaudoncourt : Histoire des campagnes de 1814 et 1815 Tome 4
  • Victoires et conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français de 1792 à 1815 Tome 24