Criteo

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Criteo
logo de Criteo

Création 2005
Fondateurs Jean-Baptiste Rudelle
Franck Le Ouay
Romain Niccoli
Forme juridique Société anonyme (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Action NASDAQ : CRTO
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Jean-Baptiste Rudelle
Activité publicité en ligne
Effectif 2 700 (Octobre 2018)
Site web criteo.com

Capitalisation 2,57 milliards de $ US (06/2017)
Chiffre d’affaires 1.799.000.000 $ (2016)
Résultat net 87.000.000 $ (2016)

Criteo est une entreprise française de reciblage publicitaire personnalisé sur internet, fondée à Paris en 2005. Elle est cotée au NASDAQ depuis octobre 2013.

Fondation de l'entreprise et direction[modifier | modifier le code]

Criteo est fondée à Paris en 2005 par Jean-Baptiste Rudelle, Franck Le Ouay et Romain Niccoli[1].

Jean-Baptiste Rudelle, né en 1969, est le président-directeur général de Criteo. Il étudie à Supélec et à l'Imperial College London[2]. Au cours des années 1990, il travaille comme ingénieur, puis comme consultant au sein du cabinet Arthur D. Little, avant de se lancer dans l'entreprenariat. Il fonde la startup K-Mobile, puis la revend[3],[4]. Franck Le Ouay et Romain Nicolli, respectivement « chief scientist » et directeur de la technologie (CTO), sont ingénieurs informaticiens, issus de l'école des Mines de Paris. Ils ont travaillé aux États-Unis pour le département R&D de Microsoft[5].

En 2010, Criteo installe son siège social à la Silicon Valley pour développer son activité sur le marché américain[6].

En 2011, Criteo nomme Greg Coleman à la présidence. Coleman était vice-président des ventes mondiales de Yahoo! et a également travaillé pour The Huffington Post en tant que président et directeur financier[3],[7].

En Jean-Baptiste Rudelle revient à la tête de Criteo comme PDG afin de jouer un rôle plus actif pour aider l'entreprise dans sa prochaine étape de croissance[8]. Il annonce le le lancement d'un laboratoire de recherche en intelligence artificielle et son plan pour remettre l'entreprise sur les rails de la croissance[9].

Produits[modifier | modifier le code]

Criteo se lance dans la recommandation personnalisée pour les sites de commerce électronique, avant de s'orienter vers le ciblage publicitaire[2],[4]. L'algorithme mis au point par la société tente de prévoir les intentions d'achat des internautes à partir de leur historique de navigation, ce qui permet d'afficher des publicités ciblées[2],[3]. Criteo est également une des entreprises pionnières dans le domaine du marketing programmatique avec le développement de ses propres technologies DSP, DCO…

En février 2014, Criteo annonce le rachat pour 21 millions d'euros du spécialiste du reciblage publicitaire par e-mail Tedemis[10].

Le Criteo annonce le rachat de la startup française AdQuantic, spécialisé en marketing sur moteurs de recherche SEM[11].

En 2017, Criteo lance une "coopérative de données sur les clients" destinée aux enseignes et aux marques. Il s'agit de donner accès à des technologies intelligentes et un important volume de données (les analyses portent sur 550 milliards de dollars) aux commerçants. Une version beta est déjà disponible au Royaume-Uni[12].

Implantation et clientèle[modifier | modifier le code]

Criteo est implantée dans quinze pays, dont les États-Unis[5]. En 2012, un nouveau siège social est inauguré. Il est situé rue Blanche, dans le 9e arrondissement de Paris[5], ville dans laquelle est déjà situé le centre de R&D de la société[4].

L'outil de Criteo est utilisé par 2 500 annonceurs[13]. Elle compte parmi ses clients l'entreprise de vente à distance La Redoute, la chaîne de magasins Fnac, PriceMinister, qui exploite un site de vente en ligne, ainsi que le quotidien britannique The Guardian[5]. En 2012, les États-Unis représentent le premier marché de la société[13].

Les marchés principaux de Criteo sont les États-Unis et le Japon. L'entreprise investit fortement en Chine, en Russie et en Amérique latine[14].

Effectifs et résultats[modifier | modifier le code]

En 2008, Criteo compte une vingtaine de salariés[15]. En juin 2012, les effectifs s'élèvent à près de 700 employés et la société annonce que les recrutements vont se poursuivre[16]. En 2013, l'entreprise compte 400 ingénieurs parmi ses salariés[17]. En février 2015, les effectifs sont de 1 300 personnes[18].

Selon Criteo, l'activité est rentable depuis 2010[19]. En 2011, son chiffre d'affaires s'élève à 200 millions d'euros, dont 80 % sont réalisés hors de France[20]. En 2012, le cabinet de conseil Deloitte décerne à Criteo le 1er prix du Technology Fast 50, son palmarès des entreprises technologiques établi selon la croissance moyenne de leur chiffre d'affaires sur une période de cinq ans[21].

Criteo annonce en février 2014 avoir réalisé en 2013 un chiffre d'affaires de 444 millions d'euros pour un bénéfice net de 1,4 million d'euros, contre 0,8 million d'euros en 2012[22].

En 2014, le chiffre d'affaires atteint 745 millions d'euros[14] et le bénéfice ressort à 35 millions d'euros[18].

En 2015, la société passe le cap des 10 000 clients mais également celui du milliard d'euros de chiffre d'affaires, atteignant au total 1,193 milliard d'euros sur l'année, soit une augmentation de 60 % par rapport à l'année précédente[23].

En 2016, la société compte 14 400 clients au total, le chiffre d'affaires atteint 1,499 milliard d'euros sur l'année, soit une augmentation de 36 % par rapport à l'année précédente. Le bénéfice net ressort en hausse de 40 % par rapport à 2015[réf. nécessaire].

En 2017, Criteo annonce que la fonctionnalité Intelligent Tracking Prevention (ITP) intégrée dans la nouvelle version d'iOS11 l'oblige à revoir à la baisse ses prévisions de croissance. L'ITP interdit l'installation de certains cookies, ce qui empêche les annonceurs de cibler leurs publicités. Depuis la mise en place de l'ITP en septembre 2017, l'impact financier pour Criteo a été de 1 million de dollars[24].

Investisseurs[modifier | modifier le code]

Criteo compte parmi ses investisseurs des fonds de capital risque européens, américains et japonais. Depuis 2006, elle a levé environ 50 millions d'euros[1].

En octobre 2013, Criteo est introduite en bourse. Elle est la première entreprise française à intégrer le NASDAQ depuis ILOG en 1997. La société espère lever jusqu'à 200 millions d'euros[1],[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Julien Dupont-Calbo, « Les "Frenchies" de Criteo entrent au Nasdaq », Le Monde,
  2. a b et c Claire Arsenault, « Criteo, une start-up française qui enchaîne les succès », RFI,
  3. a b c et d Alexandre Debouté, Benjamin Ferran, « Le français Criteo fait un démarrage fulgurant à Wall Street », Le Figaro,
  4. a b et c Isabelle Lesniak, « Jean-Baptiste Rudelle, un Français à Wall Street », Les Échos,
  5. a b c et d Emmanuelle Delsol, « Criteo affiche sa réussite dans son nouveau siège parisien », L'Usine nouvelle,
  6. (en-US) « French Retargeting Company Descends on Silicon Valley - ClickZ », ClickZ,‎ (lire en ligne)
  7. (en) Katherine Rushton, « Online advertising firm Criteo spurns Europe for $500m US flotation », The Daily Telegraph,
  8. Jean-Baptiste Rudelle revient aux commandes de Criteo, les Echos, 26 avril 2018
  9. Comment Jean-Baptiste Rudelle veut sauver Criteo face aux GAFA, Challenges, 27 juin 2018
  10. Nicolas Jaimes, « Criteo rachète Tedemis 21 millions d'euros », sur journaldunet.com, (consulté le 28 avril 2015).
  11. Aude Fredouelle, Criteo rachète la start-up française AdQuantic, Journal du Net, 11 avril 2014
  12. « Criteo lance une "coopérative de données" pour les acteurs du e-commerce », .
  13. a et b Alexandre Debouté, « La start-up française Criteo lève 30 millions d'euros », Le Figaro,
  14. a et b Nicolas Rauline, « La croissance de Criteo s’accélère », sur lesechos.fr, (consulté le 28 avril 2015).
  15. Sébastien Pommier, « La folle croissance de Criteo », sur lentreprise.lexpress.fr, (consulté le 17 novembre 2017).
  16. Marie Ekeland, « Si Criteo m'était coté », sur journaldunet.com, (consulté le 17 novembre 2017).
  17. Julien Dupont-Calbo, « Les "Frenchies" de Criteo entrent au Nasdaq », sur lemonde.fr, (consulté le 17 novembre 2017).
  18. a et b Emmanuel Cugny, « Rien n'arrête la start-up Criteo », sur franceinfo.fr, (consulté le 28 avril 2015).
  19. « Le français Criteo part à l’assaut du Nasdaq », sur lesechos.fr, (consulté le 17 novembre 2017).
  20. Emmanuelle Delsol, « Criteo affiche sa réussite dans son nouveau siège parisien », (consulté le 17 novembre 2017).
  21. « Classement Technology Fast 50 Deloitte » (consulté le 17 novembre 2017).
  22. Criteo Reports Record Results for the Fourth Quarter & Full Year 2013
  23. Criteo a dépassé le milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2015, sur Les Echos, 10 février 2016
  24. {Criteo dit qu'une nouvelle fonctionnalité installée par Apple dans Safari pourrait lui coûter 20M$ au T4[1], sur businessinsider.fr, le 2/11/2017}

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]