Uber (entreprise)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Les contributeurs sont tenus de ne pas participer à une guerre d’édition sous peine de blocage.

Cette page a subi récemment une guerre d’édition au cours de laquelle plusieurs contributeurs ont mutuellement annulé leurs modifications respectives. Ce comportement non collaboratif est proscrit par la règle dite des trois révocations. En cas de désaccord, un consensus sur la page de discussion doit être obtenu avant toute modification.

Uber, anciennement UberCab, est une entreprise technologique américaine qui développe et exploite des applications mobiles de mise en contact d'utilisateurs avec des conducteurs réalisant des services de transport.

L'entreprise est basée dans la ville californienne de San Francisco, aux États-Unis. En 2015, elle est valorisée à 50 milliards de dollars[1] et ses applications sont commercialisées dans plus de 310 villes dans le monde[2]. Elle est dirigée par un de ses fondateurs, Travis Kalanick.

Organisant une activité commerciale régulière de vente de service comme s’il s'agissait d'une activité occasionnelle, la société fait l'objet de nombreuses polémiques, en raison de débats sur ses pratiques, où la libre concurrence qu'elle défend se heurte à des accusations de concurrence déloyale et de travail dissimulé de la part des pouvoirs publics et des professionnels qui se réclament du respect de la réglementation sociale, fiscale et administrative en vigueur. Engagée dans un développement rapide, à la fois géographique et via la gamme des services proposés, la société Uber a vu son activité interdite dans plusieurs villes ou pays du monde.

L'extension du concept à plusieurs secteurs économiques est à l'origine du principe dit de l'uberisation.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lancement à San Francisco[modifier | modifier le code]

La société Uber est fondée officiellement par Garrett Camp (en), Travis Kalanick et Oscar Salazar en 2009 sous le nom de UberCab (« SuperTaxi »). L'idée leur vient en 2008[3] alors qu'ils assistent au salon LeWeb à Paris. Ils cherchent à se déplacer en taxi et n'arrivent pas à en trouver un, constatant les mêmes problèmes dans le système de taxis parisiens que dans celui de San Francisco. Alors qu'ils travaillent encore pour StumbleUpon, ils retournent à la Silicon Valley et montent un service de chauffeur privé à la demande nommé UberCab[4].

Garrett monte un prototype d'application sur iOS et convainc Travis Kalanik de le rejoindre sur le projet. Ce dernier devient Chief Incubator au cours de l'été 2009 et a pour mission de passer le cap du prototype, c'est-à-dire de trouver un directeur-général et de lancer Uber à San Francisco afin de changer les habitudes de consommation du transport des populations urbaines, de réduire le nombre de véhicules particuliers et de devenir acteur d'un écosystème de transports partagés. Le nom de domaine uber.com est initialement la propriété d'un service de blogue et de réseautage social, mais l'entreprise qui en a la propriété ayant fermé en septembre 2008, il est transféré à UberCab en 2009. Le produit est ensuite officiellement lancé à San Francisco en 2010[5]. Ryan Graves est alors CEO de l'entreprise. Il cédera par la suite son poste à Travis Kalanick[6].

L'application est lancée à San Francisco en 2010 sur iOS et Android. Par la suite l'entreprise étend progressivement la couverture de son service à d'autres villes dans le monde.

Croissance par levées de fonds[modifier | modifier le code]

En décembre 2011, Travis Kalanick déclare que pour répondre à la demande croissante à laquelle fait face Uber, l'entreprise prévoit de couvrir 25 villes supplémentaires en dehors des États-Unis dans les 14 mois à venir, dont Paris. Elle annonce également en décembre 2011 une levée de fonds de 32 millions de dollars, soit 24 millions d'euros[7], auprès notamment de Menlo Ventures, Jeff Bezos et Goldman Sachs.

En août 2013, la société Google et le fonds TPG décident d'investir dans Uber sur la base d'une valorisation de 3,5 milliards de dollars[8]. Au total, Google Ventures (qui investit 258 millions de dollars, soit 188 millions d'euros), TPG et le groupe Benchmark (en) apportent 514 millions de dollars à la société californienne, selon le site AllThingsD[9]. Travis Kalanick déclare doubler le chiffre d'affaires de l'entreprise tous les 6 mois[10].

En juin 2014, Uber lève 1,2 milliard de dollars, soit 879 millions d'euros, valorisant l'entreprise à 17 milliards de dollars[10], un record depuis les levées de fonds de Facebook. Uber annonce une baisse des prix de 25 % des tarif UberX à San Francisco. En Californie, le service fonctionne alors à perte[11]. En Allemagne, Uber est interdit à Berlin en août 2014[12] et à Hambourg en septembre[13].

Une nouvelle levée de fonds de 1,2 milliard de dollars survient en décembre 2014 auprès d'investisseurs inconnus ; la nouvelle valorisation d'Uber s'élève alors à 40 milliards de dollars[1]. Au total, depuis sa création, Uber a levé 2,7 milliards de dollars[1].

Internationalisation[modifier | modifier le code]

En décembre 2014, aux États-Unis, la ville de Portland porte plainte contre Uber pour violation de sa réglementation. La ville met également en place un système de pénalisation des chauffeurs à hauteur de 1 500 dollars pour l'entreprise et 2 250 pour le conducteur[14]. Uber réplique en déclarant soutenir ses chauffeurs devant la justice et en créant une pétition qui autorise son service dans la ville, qui recueille plus de 11 000 signatures[15].

En 2015, Uber est présent dans 51 pays et 253 villes dans le monde, dont San Francisco, New York, Paris, Londres, Brasilia, Bogota, Le Caire, Tel Aviv, Johannesburg, Bombay, Pékin et Sydney. Au début de cette année, Uber lève 1,6 milliard de dollars auprès de Goldman Sachs. L'opération, valorise l'entreprise à plus de 41 milliards de dollars[16].

Puis Uber cherche à optimiser son service de cartographie. En lice pour acquérir le service Here de Nokia face à un consortium de constructeurs automobiles allemands[17], l'entreprise aurait d'ores et déjà racheté une partie de Bing Maps, le service de cartographie de Microsoft[18].

En mai 2016, l'entreprise recrute Neelie Kroes, une haute-fonctionnaire européenne, ancienne commissaire européenne chargée de la concurrence, puis vice-présidente de la Commission européenne et commissaire européenne chargée de la stratégie numérique, donc chargée de réguler l’activité d'entreprises comme Uber, afin de conseiller l’entreprise sur des questions de régulation, de politiques publiques ou d’image[19]. Ce recrutement est perçu comme un pantouflage, fait de vendre au privé une influence acquise dans le public, et soulève des questions de conflit d'intérêts[20].

En France[modifier | modifier le code]

À l'occasion du salon LeWeb11 en , Uber annonce son lancement en France, à Paris. La capitale est la première ville hors des États-Unis à accueillir le service[21]. En décembre 2011, une soixantaine de voitures de tourisme avec chauffeurs (VTC) haut de gamme sont enregistrées sur l'application Uber et circulent dans la capitale[7] qui compte alors environ 19 000 taxis[22]. Uber ne possède en effet aucun véhicule et fait travailler des entreprises de voitures avec chauffeur[23]. Uber France est créée en janvier 2012[24].

Uber poursuit néanmoins son expansion : après Lyon en mars 2013[25] et Lille en juin 2014[26], l'entreprise se lance en septembre 2014 dans trois nouvelles villes françaises, Bordeaux[27], Toulouse[28] et Nice[29]. Uber couvre ainsi six villes françaises en 2014.

En juin 2013, Uber annonce élargir son offre à Paris avec le lancement d'UberX, une version économique[30] d'Uber qui propose les mêmes services qu'un VTC traditionnel, mais avec des véhicules moins luxueux et à un prix réduit[31].

En , Uber lance une solution à destination des entreprises : Uber for Business[32]. L'application permet aux entreprises de payer les déplacements professionnels de leurs employés. Un mois plus tard, en novembre, l'entreprise lance UberPool à Paris, une nouvelle option permettant de partager son trajet avec un autre utilisateur situé près de soi et voyageant dans la même direction, afin de partager le prix du trajet[33].

La France est le second marché d'Uber en Europe, et, depuis ses débuts, un « laboratoire d'expérimentation » pour l'entreprise[34]. Selon Thibaud Simphal, Directeur d' Uber France, le nombre d'utilisateurs de l'application en France s'élève à 500 000 en 2014, dont 160 000 utilisateurs d'UberPop[35]. Aussi, selon le président de l'Assemblée permanente des chambres de métiers (APCM), Alain Griset, « si Uber ne disparaît pas, il faudra repenser notre modèle de société ».

Au Canada[modifier | modifier le code]

En janvier 2016, Edmonton est la première ville canadienne à légaliser Uber

Le service Uber est depuis mars 2012 disponible à Toronto[36], la plus grande ville du Canada. Uber existe à Montréal depuis le 29 octobre 2014[37]. Le service arrive dans la ville de Québec en février 2015[38]. Il est offert à Laval et Longueuil depuis novembre 2015[39].

Le service d'Uber et ceux, similaires, que pourraient offrir dans la ville ses concurrents, sont légalisés par le conseil municipal d'Edmonton le 27 janvier 2016[40]. La ville d'Edmonton est la première au Canada à légaliser Uber[41].

En Chine[modifier | modifier le code]

En 2014, Uber arrive en Chine, où l'acteur local Didi, fondé en 2012, est leader du marché des réservations de taxis et de VTC en ligne[42]. En août 2016, Uber annonce un transfert de ses activités chinoises à Didi Chuxing, obtenant en contrepartie une participation de 20 % dans ce dernier[43].

Produits et diversification[modifier | modifier le code]

Le service permet de géolocaliser, via un smartphone, une tablette ou un ordinateur, le véhicule le plus proche de soi pour ensuite le réserver. Les utilisateurs peuvent suivre l'approche de la voiture qu'ils ont réservée sur l'application. Le paiement est réalisé automatiquement à la fin de chaque course par prélèvement bancaire. Il n'y a donc pas d'échange de monnaie entre conducteur et passager. Les services proposés par Uber sont particulièrement utilisés dans les périodes de moindre disponibilité des moyens de transport traditionnels, notamment la nuit et le week-end.

Sur le marché français, Uber propose plusieurs services accessibles depuis l'application ou le site Internet de l'entreprise. Ces services se différencient en fonction du type de véhicule, du tarif et du type de chauffeur (professionnel, particulier régulier ou occasionnel), et proposent des tarifs différenciés.

  • UberX, chauffeurs professionnels proposant des berlines standard ;
  • Uber Berline, chauffeurs professionnels proposant des berlines de luxe ;
  • UberVan, chauffeurs professionnels proposant des vans (capacité 6 personnes) ;
  • UberPOP, conducteurs particuliers occasionnels au volant de leur véhicule personnel (service suspendu en France depuis le 3 juillet 2015)
  • UberPool, permettant de partager son trajet avec un autre passager situé au même endroit et allant dans la même direction ;
  • UberEats, proposant la livraison de repas en provenance de restaurants. Nécessite l'application UberEats.
  • UberGreen, chauffeurs professionnels proposant des véhicules électriques ou hybrides.

À l'étranger, Uber multiplie les offres, en proposant entre autres des services de coursier et transport de colis, ou en testant des offres plus diverses, telles que la livraison de repas à partir d'une liste de restaurants et de plats présélectionnés[44].

Le 18 août 2015, Uber a annoncé vouloir expérimenter à San Francisco UberEats (en), un nouveau service de livraison de repas offrant un choix sommaire de repas, proche de la tradition de la lunch-box[45]. Le service avait initialement été lancé sous le terme d'UberFresh. Sa présence est d'ailleurs limitée aux quartiers d'affaires d'une dizaine de villes américaines.

Depuis le 14 octobre 2015, UberEats est disponible à Paris, dans les arrondissements du centre (1er, 2e, 8e et 9e). L'utilisateur peut commander à manger parmi une sélection de repas. Uber garantit une livraison en moins de 10 minutes[46].

Jeudi 18 août 2016, Uber annonce son association avec le fabricant "Volvo", afin de proposer ses premiers trajets en véhicules intelligents à Pittsburgh, qui devaient avoir été mis en service à la fin du même mois.[47]. Le 20 octobre 2016, un semi-remorque Otto, entreprise rachetée par Uber en août 2016, a effectué la première livraison mondiale par un camion autonome, sans chauffeur, en mode de pilotage automatique sur une autoroute entre Fort Collins et Colorado Springs[48].

Tarification[modifier | modifier le code]

Les tarifs sont déterminés par un algorithme, qui prend en compte le type de service utilisé, et augmente avec la demande de transports[49]. Ces pratiques tarifaires ont donné lieu à plusieurs polémiques. Lors de la prise d'otages de Sydney, Uber avait multiplié ses tarifs par 4 en moyenne, pour les personnes désirant quitter la zone de la prise d'otages, avant de faire marche arrière devant les réactions scandalisées[50]. À Paris, lors du réveillon de la Saint-Sylvestre 2014-2015, plusieurs utilisateurs se sont plaints de tarifs multipliés par plus de 10, la société ayant déplafonné ses tarifs[51].

Selon le modèle économique présenté par la société, les 80 % du tarif payé par le client sont redistribués au chauffeur, les 20 % restants revenant à Uber sous forme de commission. Une plainte accusant la société de publicité mensongère a été déposée en décembre 2014 par une utilisatrice américaine, qui considérait qu'en réalité la société en gardait pour elle une part substantielle, et a obtenu qu'Uber produise avant le 23 janvier 2015 des courriels sur sa politique tarifaire[52].

Sélection des chauffeurs[modifier | modifier le code]

En France, la société recrute ses chauffeurs sur la base de plusieurs critères : autorisation de facturer pour le segment professionnel, ancienneté du véhicule, contrat d'assurance couvrant le transport de passagers, ancienneté du permis supérieure à 3 ans pour les particuliers[53]... Sur son site, Uber dit « surveille[r] régulièrement les notes attribuées par les utilisateurs »[54].

Plusieurs incidents concernant le comportement de certains chauffeurs en matière sexuelle ont été rapportés : accusations de viol en Inde[55], aux États-Unis[56], agression sexuelle à Melbourne[57], propos sexistes pendant le transport et messages envoyés sur les portables de clientes à Paris[58]. Toutefois, les chauffeurs, n'étant pas salariés d'Uber, sont considérés comme des tierces parties, ce qui dégage sa responsabilité[55].

Réglementations, interdictions et condamnations[modifier | modifier le code]

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ou une de ses sections doit être recyclé (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Une réorganisation et une clarification du contenu paraissent nécessaires. Discutez des points à améliorer en page de discussion ou précisez les sections à recycler en utilisant {{section à recycler}}.

UberPop[modifier | modifier le code]

Manifestation de taxis contre UBER le 25 juin 2015 à la porte Maillot à Paris

En , l'entreprise lance UberPop à Paris et dans sa proche banlieue, une nouvelle option de transport entre particuliers. L'application permet à des conducteurs particuliers d'être contactés par des usagers pour des trajets urbains tarifés moins chers qu'UberX. Un nombre limité de critères est mis en place pour être chauffeur d'UberPop comme un âge minimum (21 ans), la possession d'un permis B depuis 1 an minimum et un extrait de casier judiciaire vierge[59]. La France est le premier marché hors États-Unis à voir naître ce service[60].

Le service UberPop, qui permet à des particuliers de transporter des passagers, a fait l'objet de plusieurs polémiques et de conflits, que ce soit au niveau du manque de formation des chauffeurs[61] ou encore de l'absence d'assurance professionnelle des conducteurs[62].

Le 4, UberPOP est interdit en Espagne par un tribunal madrilène[63].

Le le service est condamné en Belgique par le tribunal de commerce de Bruxelles à la cessation de ses activités [64].

En , Uber est condamné en France à 800 000 € d'amende, dont la moitié avec sursis, pour complicité d'exercice illégal de la profession de taxi via l'application Uber Pop[65]. Après plusieurs plaintes, de Transdev, Le Cab ou sociétés de taxis, le service UberPOP est interdit à partir du par le Conseil constitutionnel, arguant qu'Uber n'est pas une entreprise de transport[66].

À la suite des nombreux événements survenus entre les taxis parisiens et les UberPOP, durant lesquels des chauffeurs de taxi ont vandalisé des véhicules et porté des coups à des chauffeurs d'Uber ainsi qu'à des utilisateurs de ce service, François Hollande demande leur dissolution[67]. Les dirigeants de UberPop passeront en correctionnelles en septembre 2015 pour plusieurs chefs d'accusations, selon le journal Le Monde : « pratique commerciale trompeuse, complicité d'exercice illégal de la profession de taxi et traitement de données informatiques illégal »[68]. Le service est suspendu en France par Uber à partir du 3 juillet 2015[69].

En France[modifier | modifier le code]

L'arrivée d'Uber à Paris s'inscrit dans un contexte de libéralisation du transport de personnes en France, puisque le 22 juillet 2009 a été votée la loi mettant fin à la notion de grande remise au profit de la réglementation exploitation de voitures de tourisme avec chauffeur. Simplifiant les règles sur la grande remise qui réglementent le transport haut de gamme, cette loi ouvre la voie aux voitures de tourisme avec chauffeur[22]. Le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif tentent d'encadrer l'activité dite de « maraude électronique », mais la société Uber s'est engagée dans un combat judiciaire visant à contester cette nouvelle réglementation[70].

La société Uber est critiquée pour son montage financier complexe, qui permet à la société californienne de ne pas payer ses impôts et taxes dans l'hexagone, à l'instar d'Apple, Google, Amazon ou encore Yahoo![71].

En décembre 2013, le gouvernement français annonce l'instauration au 1er janvier 2014 d'un délai de 15 minutes obligatoires entre la commande et la prise en charge de l'usager pour les VTC. La mesure doit entrer en application au 1er janvier 2014. Le 20 décembre 2013, l'Autorité de la concurrence rend un avis négatif à propos de ce décret[72]. Quatre sociétés de VTC (Allocab, Le Cab, Chauffeur-privé et Snapcar) saisissent le Conseil d'État. Le décret est finalement suspendu en référé en février 2014 pour un problème de distorsion de la concurrence. L'autorité de la concurrence émet un avis favorable aux VTC en janvier 2014, et qualifie la loi Thévenoud d'« aveu d'échec concernant l'application efficace des mesures existantes pour lutter contre la maraude, et qui, sous couvert de régulation concurrentielle, vise à nouveau à régler un problème de police ». Selon l’avis, « d'autres dispositifs de contrôle seraient plus efficaces pour contrer la maraude illégale »[73].

Le 17 mars 2016 Uber France est condamnée pour « pratique commerciale trompeuse » par le tribunal de Lille[74].

Uber a annoncé lundi 8 août 2016 son investissement dans la start-up française Brigad, une plateforme de recrutement dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration[75].

Loi Thévenoud et réglementations postérieures[modifier | modifier le code]

Face à l'arrivée d'Uber et sur fond de rivalités entre les VTC et les taxis, le député Thévenoud a fait une proposition de loi pour réguler le marché et contrer Uber. Uber a critiqué la conformité de cette loi à la constitution via plusieurs questions prioritaires de constitutionnalité, dans des procédures commerciales ou administratives. Ainsi la Cour de cassation et le Conseil d'État ont renvoyés trois QPC au Conseil constitutionnel sur le volet VTC, celui-ci a rendu sa décision le 22 mai 2015 qui invalide partiellement cette loi et en limite la portée[76],[77].

Saisie d'autres QPC dans des procédures séparées concernant le service UberPop, la cour de cassation a renvoyé le 23 juin 2015 la question devant le Conseil constitutionnel[78]. Celui-ci a confirmé le 22 septembre 2015 que le premier alinéa de l'article L. 3124-13 du code des transports était conforme à la Constitution[79]

Le décret d'application de la loi Thévenoud parait le 30 décembre 2014 au Journal Officiel. La principale obligation pour les chauffeurs est de justifier d'un certificat d'assurance pour le transport de personnes à titre onéreux[80] mais cette obligation ne rentre en vigueur qu'au 1er juillet 2015[81] et une formation à partir de 2016[82]

Ce décret instaure également une amende à l'encontre des conducteurs de véhicules à titre onéreux qui exercent leur activité sans avoir de carte professionnelle (ce qui s'applique aux chauffeurs Uber Pop car ils ne sont ni taxi, ni VTC)[83]. Mais ce décret est en cours de contestation par la société Uber devant la justice administrative[84].

Deux patrons d'Uber France ont été entendus par la police au sujet de leur activité illicite[85].

En juillet 2016, le gouvernement français propose d'allouer un budget annuel de 100 millions d'euros pour racheter les licences des taxis français et compenser ainsi l'impact du succès des VTC et notamment d'Uber sur le marché des taxis.[86].

Au Canada[modifier | modifier le code]

Le 3 juillet 2015, après un mois de délibérations, la Cour supérieure de l'Ontario rejette une requête de la ville de Toronto, jugeant que celle-ci n'était pas parvenue à démontrer au tribunal qu'Uber avait contrevenu à des lois municipales ou opéré un service illégal de taxi[87]. En septembre 2015, le conseil municipal de Toronto approuve une motion visant à encadrer le service d'Uber puisque, selon le maire John Tory, c'est « ce que veulent les gens et cela donnera à nos chauffeurs la justice qu'ils méritent »[88].

Le maire de Montréal, Denis Coderre, s'aligne sur les positions de l'industrie du taxi[89] et affirme en août 2015 ne pas vouloir céder à la pression d'Uber[90], qui demande à ses usagers de talonner leurs élus pour qu'ils légalisent le service[91]. Mais, au même moment, le gouvernement du Québec de Philippe Couillard se dit ouvert à la légalisation d'Uber et des services similaires de transport[92]. Pour le premier ministre Couillard, ce genre de services peut être encadré mais il est illusoire pour les taxis de rêver à leur interdiction[93].

À Montréal, les chauffeurs de taxis choisissent la confrontation. Le conseil municipal de la ville de Montréal leur donne de nouvelles obligations pour moderniser le service[94],[95].

Le le ministre des transports du Québec, Jacques Daoust dépose un projet de loi sur l'industrie du taxi qui force les chauffeurs d'UberX à suivre les mêmes règles que n'importe quel chauffeur de taxi, sans quoi ils verront leur permis de conduire suspendu et leur véhicule saisi. Ils s'exposent également à une amende de 2500 $ à 25 000 $. Quant aux entreprises qui contreviennent à la loi, elles pourront recevoir une amende jusqu'à 100 000 $. Elles doivent notamment se prémunir d'un permis de taxi et d'une immatriculation de classe «T» sur leur automobile, en plus de réussir un cours qui a une durée de 110 heures [96].

En Suisse[modifier | modifier le code]

Le 13 avril 2015, l'État de Genève déclare le service UberX opéré sur Genève illégal et somme la société d'arrêter ses activités sur le territoire cantonal[97],[98]. La société annonce faire recours auprès du tribunal administratif genevois contre cette décision. Elle argue qu'elle ne possède aucun véhicule et ne fait que mettre en relation des passagers et des chauffeurs et qu'elle n'est donc pas une société de transport. Or, pour effectuer ce type de prestation sur le territoire genevois, telle que la mise en relation, une concession de transport est nécessaire, ce que la société Uber refuse d'acquérir[99].

En août 2016, le syndicat Unia présente une étude qui établit que la relation entre Uber et ses chauffeurs est une relation employeur-employé et que la société doit par conséquent s'acquitter des cotisations aux assurances sociales. Unia invite les autorités à faire respecter les dispositions légales[100].

En Inde[modifier | modifier le code]

En Inde, Uber est interdit dans la ville de New Delhi fin 2014 à la suite de l'arrestation la veille d'un conducteur Uber pour avoir violé une passagère[101],[102].

En Hongrie[modifier | modifier le code]

Le , le Parlement hongrois autorise le blocage d'applications de transport entre particuliers[103]. Le , Uber quitte alors la Hongrie où elle avait 1 200 chauffeurs et 150 000 clients. La Hongrie, où le Premier ministre Viktor Orbán veillait à ce que cette application soit interdite, devient ainsi le premier pays européen où Uber cesse son activité[104].

En Corée du Sud[modifier | modifier le code]

Le , le PDG d'Uber Travis Kalanick est inculpé personnellement en Corée du Sud pour exercice illégal de la profession de taxi. Il encourt jusqu'à deux ans de prison et près de 15 000 euros d'amende[105].

Au Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Le 28 octobre 2016, la justice anglaise condamne Uber à reconnaître ses chauffeurs comme salariés et non comme autoentrepreneurs[106].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Uber valorisé 40 milliards de dollars », sur journaldunet,‎
  2. « Uber : dans les coulisses d’une machine de guerre juridique », sur Les Echos,‎ (consulté le 26 octobre 2015)
  3. « Histoire Uber : Une histoire de mobilité », sur Histoires de web,‎
  4. « Uber : startup qui navigue entre innovation et controverses », sur Monter son business,‎
  5. (en) « Worth It? An App to Get a Cab », sur WSJ,‎
  6. (en) « Uber CEO "Super Pumped" About Being Replaced By Founder », sur techcrunch,‎
  7. a et b « Uber, service mobile de chauffeur, lève 32M de dollars et arrive à Paris », sur French Web,‎
  8. « Google investit dans les voitures avec chauffeur en misant sur Uber », sur Challenges,‎
  9. « Uber Filing in Delaware Shows TPG Investment at $3.5 Billion Valuation; Google Ventures Also In », sur AllThingsD,‎
  10. a et b « Uber, champion du VTC, vaut plus de 17 milliards de dollars », sur Le Figaro,‎
  11. « Face aux taxis, Uber opère désormais à perte », sur Lemonde.fr,‎
  12. (en) « Uber taxi service banned in Berlin on safety grounds », sur The Guardian,‎
  13. (en) « Uber Must Stop Car Services in Germany’s Two Biggest Cities », sur Bloomberg,‎
  14. (en) « Portland, Oregon has sued Uber over last week's illegal launch », sur The verge,‎
  15. (en) « Support Uber Portland », sur Uber.org
  16. Technos : Uber lève 1,6 milliard de dollars auprès de Goldman Sachs, Boursier, 22 janvier 2015
  17. Uber proposerait 3 milliards de dollars pour s'offrir Nokia Here
  18. Uber Acquires Part Of Bing’s Mapping Assets, Will Absorb Around 100 Microsoft Employees
  19. (en) « Uber picks up Neelie Kroes to navigate policy roadblocks », sur ft.com,‎
  20. « La pantoufle d’or », sur monde-diplomatique.fr,‎
  21. « Uber, SnapCar, Le Cab : des start-up à l'assaut des taxis », sur Le Monde,‎
  22. a et b « Concurrence, les taxis dépassés? », sur Le JDD,‎
  23. « Über : une alternative aux taxis à Paris », sur BFMTV,‎
  24. « UBER FRANCE SAS (PARIS 19) Chiffre d'affaires, résultat, bilans sur SOCIETE.COM - 539454942 », sur www.societe.com (consulté le 10 juin 2016)
  25. « Uber passe te prendre », sur Lyon city crunch,‎
  26. Olivier Aballain, « Lille: Agressée par des taxis pour avoir utilisé une voiture Über », sur 20 minutes,‎
  27. « Bordeaux : les VTC Uber débarquent, les taxis n'en veulent pas », sur Sud Ouest,‎
  28. « Un chauffeur en 5 minutes : l'application Uber débarque à Toulouse », sur La Dépêche,‎
  29. « Uber: les particuliers vont pouvoir concurrencer les taxis à Nice », sur Nice Matin,‎
  30. « Uber dégaine UberX sa version Low Cost, trop de choix tue le choix ? », sur Economie nouvelle,‎
  31. « Uber lance Uberx : la voiture normale avec chauffeur », sur Tout Paris,‎
  32. « Uber drague les entreprises françaises », sur Le Figaro,‎
  33. Flore Fauconnier, « Uber lance UberPool à Paris, pour partager ses trajets à plusieurs », sur Le journal du net,‎
  34. « Uber lance Uberpool, un service d'auto partage », sur Les Échos'',‎
  35. Pascal Samama, « Thibaud Simphal (Uber France) : "en nous attaquant, on vise l'économie du partage" », 01net,‎
  36. (en) Online giant Uber clashes with offline taxi world, Vanessa Lu, Toronto Star, 21 novembre 2014.
  37. L'application de covoiturage UberX arrivée à Montréal, Jean-Sébastien Cloutier, Radio-Canada, 29 octobre 2014.
  38. Uber: trente-cinq voitures saisies à Québec, Normand Provencher, Le Soleil, 4 juillet 2015.
  39. Uber s’étend à Laval et à Longueuil, Laurence Houde-Roy, Journal Métro, 12 novembre 2015.
  40. Edmonton autorise les services comme ceux d'Uber, La Presse Canadienne, 27 janvier 2016.
  41. (en) Edmonton becomes first city in Canada to pass Uber-friendly bylaw, Elise Stolte, Postmedia News, 28 janvier 2016.
  42. Le pari raté d'Uber en Chine, La Tribune, 01/08/2016
  43. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées LeMondeaout2016.
  44. UberFresh, UberCargo, UberKittens... Uber continue son " uberisation " de la société, emarketing.fr, 12 janvier 2015
  45. Ellen Huet, « Uber Serves Up Its Food Delivery Service, UberEats, To San Francisco » (consulté le 18 août 2015)
  46. Stéphane Lauer, « Uber s’attaque à la livraison de repas », Le Monde,‎ (consulté le 9 janvier 2015)
  47. (fr) Lucie Ronfaut, « Uber va utiliser des voitures autonomes dès la fin du mois d'août », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  48. Première livraison réussie pour un camion sans chauffeur Le Journal de Montréal, 25 octobre 2016
  49. (en)Uber Stumbles in Sydney Standoff The New-York Times, 15 décembre 2014
  50. Prise d'otages : Uber critiqué pour avoir augmenté le prix de ses courses à Sydney, Le Figaro, 15 décembre 2014
  51. Nuit du réveillon: les majorations de tarifs d'Uber ont fait mal En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/nuit-du-reveillon-les-majorations-de-tarifs-d-uber-ont-fait-mal_1636993.html#IPMkaFThFLROi5tB.99], L'Express, 2 janvier 2015
  52. Uber accusé de publicité mensongère : la justice veut voir les mails du directeur général L'Usine digitale, 4 janvier 2015
  53. Pourquoi Uber dérange-t-il autant ?, Le Monde, 21 août 2014
  54. Comment la qualité de mon trajet est-elle surveillée ? FAQ du site français UBER
  55. a et b Viol en Inde : pourquoi Uber ne sera pas inquiété - Les Inrocks, 9 décembre 2014
  56. Uber : nouvelle affaire de viol dans un véhicule de la startup américaine - Le Huffington Post, 18 décembre 2014
  57. Australie: un chauffeur Uber arrêté pour agression sexuelle présumée - RTBF, 10 janvier 2015
  58. VTC: des clientes d'Uber harcelées sexuellement par des chauffeurs - BFM TV, 8 janvier 2015
  59. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées infographie-uberpop.
  60. « Avec Uber, les particuliers peuvent désormais jouer au taxi », sur Le Figaro,‎
  61. « Guerre des taxis : cow-boys contre monopole », sur Le Monde,‎  : « Mais Uber a franchi un pas supplémentaire avec son application UberPop, lancée en France depuis un an, et qui permet à des particuliers sans formation sérieuse, sans contrôle ni protection sociale, d’utiliser à leur guise leur voiture personnelle pour exercer une activité de taxi d’autant plus attractive qu’elle est pratique et meilleur marché. »
  62. Jean-Baptiste Jacquin, « Premières interpellations en France de chauffeurs du service UberPop », sur Le Monde,‎
  63. « Revers en série pour Uber, interdit en Espagne et poursuivi à Portland », sur Les Echos,‎
  64. Le tribunal de commerce confirme qu'UberPop est illégal, La Libre Belgique, 24 septembre 2015
  65. « Uber ramasse en justice », sur Libération.fr (consulté le 10 juin 2016)
  66. Le service UberPop interdit en France, RFI, 23 09 2015
  67. « francois hollande demande la dissolution d'uberpop », sur Le Figaro,‎
  68. « Uber France et ses deux dirigeants jugés en correctionnelle en Septembre », sur Le Monde,‎
  69. « Le service UberPop sera fermé le 3 juillet à 20 heures, annonce le dirigeant d'Uber au journal Le monde », Le Huffington Post,‎
  70. Libération le conseil constitutionnel recadre Uber sur la maraude électronique sur liberation.fr
  71. « Uber : le géant du VTC adepte de l'optimisation fiscale », sur journaldeleconomie,‎ , cette situation étant perçue comme une forme de concurrence déloyale
  72. « Le Conseil d'Etat suspend le délai imposé aux VTC », sur Le Monde,‎
  73. Pascal Samana L’autorité de la concurrence rend un avis favorable aux VTC, 01net.com, 9 janvier 2015
  74. « Uber France condamné pour « pratique commerciale trompeuse » », Le Monde/AFP,‎
  75. (fr) Jean-Marc De Jaeger, « Uber investit dans la start-up française de recrutement Brigad », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  76. Le Monde 22/05/2015 Le Conseil constitutionnel recadre Uber
  77. Décision du conseil constitutionnel du 22 mai 2015
  78. Question renvoyée par la Cour de cassation au Conseil constitutionnel concerant UberPop
  79. [1]
  80. Article R3124-11 du code des transports
  81. Next Inpact décret anti uber publié au journal officiel
  82. Décret 2014-1725 du 30 décembre 2014, voir entrée en vigueur au début du texte
  83. Article R3124-12 IV du code des transports
  84. Conseil d'État 3 avril 2015 renvoi devant le Conseil constitutionnel de QPC
  85. (en) Uber France bosses taken into custody - France 24, 29 juin 2015
  86. « L'Etat veut allouer 100 millions d'euros pour racheter les licences des taxis » (consulté le 8 juillet 2016)
  87. (en) Judge rejects Toronto's case against Uber, Ann Hui, The Globe and Mail, 3 juillet 2015.
  88. (en) Toronto city council votes for new rules to accommodate Uber, CBC News, 30 septembre 2015.
  89. (en) Denis Coderre vs. Uber, Martin Patriquin, Maclean's, 20 mai 2015.
  90. Coderre n'entend pas plier devant Uber, Radio-Canada, 12 août 2015.
  91. Uber veut faire pression sur Québec, Radio-Canada, 10 août 2015.
  92. (en) Quebec Premier Couillard open to legalizing UberX-style services, Jocelyne Richer, La Presse Canadienne, 15 août 2015.
  93. Couillard exigerait un permis et des assurances pour Uber, Simon Boivin, Le Soleil, 29 août 2015.
  94. Les chauffeurs de taxi devront ouvrir la portière à leurs clients, Anne-Marie Provost, Le Journal de Montréal, 27 octobre 2015.
  95. Les taxis ne peuvent maintenant plus refuser la carte de crédit et carte de débit, Laurence Houde-Roy, Journal Métro, 16 octobre 2015.
  96. Jacques Daoust dépose son projet de loi sur l'industrie du taxi
  97. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées latribune-avril2015.
  98. « La société Uber double de volume tous les six mois en Suisse »
  99. Richard Etienne, « L’Etat ordonne à Uber de cesser ses activités à Genève », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne)
  100. « "Le syndicat Unia s'en prend au modèle économique des taxis Uber" », sur rts.ch (consulté le 29 août 2016)
  101. (en) « Uber cab driver in India arrested after suspected rape », sur Reuters,‎
  102. AFP, « Uber banni d'Espagne, des Pays-Bas, de New Delhi et poursuivi à Portland », sur liberation.fr,‎
  103. « Viktor Orban boute Uber hors de Hongrie », sur Le Monde,‎ (consulté le 26 juillet 2016)
  104. « Depuis hier, il n’y a plus de taxis Uber en Hongrie », sur Les Échos,‎ (consulté le 26 juillet 2016)
  105. « Uber poursuivi en Corée du Sud », sur Le Monde,‎ (consulté le 2 août 2016)
  106. Eric Albert (Londres correspondance), « Au Royaume-Uni, Uber condamné à considérer des chauffeurs comme des salariés », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]