Marché en ligne

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Un marché en ligne (en anglais « online marketplace ») est le nom donné à une application web commerciale (qui peut être B2B ou B2C mais encore C2C ou C2B) fournissant, via des tiers, des biens ou services.

Présentation[modifier | modifier le code]

Les marchés en ligne suivent donc une logique plateforme et peuvent incorporer des mécanismes de transaction sécurisés end-to-end administrés par le tiers de confiance. Elles incarnent jusqu'à présent la façon la plus simple et pratique de rationaliser économiquement et de manière multicanale le commerce en ligne[1].

Sur un marché en ligne, les acheteurs passent généralement leurs commandes au travers d'annonces déposées par les divers vendeurs. La transaction est portée par la plateforme, qui fait office de tiers de confiance. Elle effectue pour cela une séparation des fonds du montant de la commande en deux parties : le coût de service, ou commission, qu'elle se reverse et de l'autre côté le résiduel, à destination du vendeur. Ce modèle économique est parfois enrichi en amont par des systèmes d'enchères (classique ou inversé) ou remis en question par des mécanismes non financiers comme du troc (temporaire ou non) ou de devis et informations.

Le marché en ligne peut également reposer sur le dépôt d'appel d'offres, on parle alors de marché en ligne « inversé ».

Les marchés en ligne ont tendance à accentuer la compétitivité des offres en facilitant la comparaison pour l'acheteur. Elles permettent en particulier aux acheteurs de bénéficier de prix réduits, de connaître le panorama des offres grâce à la mise en ligne des catalogues des fournisseurs mais offrent également aux vendeurs un canal de prospection et de distribution performant à un coût avantageux.

Depuis 2014, les marchés en ligne abondent avec l'appétence pour l'organisation de marché de la part des consommateurs[2]. Certaines proposent une grande variété de produits qui ont pour objectif de répondre à presque tous les besoins des consommateurs, d'autres font de leur cible des marchés de niche. La plateforme tout autant que l'interface utilisateur et l'expérience résultante de celles-ci sont au cœur des préoccupations des administrateurs de marchés en ligne. Les marchés en ligne sont un intermédiaire entre l'acheteur et un vendeur ou fabricant.

Les marchés en ligne de sous-traitance[modifier | modifier le code]

Il existe des marchés en ligne pour la sous-traitance numérique d'une activité professionnelle comme les services informatiques[3], l'optimisation de référencement, le marketing, la mise en relation avec les freelances ou autres métiers de spécialistes[4].

Les marchés en ligne et l'économie collaborative[modifier | modifier le code]

De nombreuses plateformes de l'économie collaborative sont en réalité des marchés en ligne de pair à pair. Aussi désignée plateforme « switch », les marchés en ligne de l'économie collaborative ont pour caractéristique de souvent disposer d'utilisateurs alternant entre vendeur et acheteur de biens ou services comme sur eBay, AirBnB ou NearShop[5].

L'économie collaborative originant en grande partie de la philosophie de l'open source[6], il est donc normal de retrouver des initiatives open source pour développer ce type de marchés en ligne gratuitement et de manière participative.

Principaux marchés en ligne dans le monde[modifier | modifier le code]

Chaque régions du monde a développé ses propres marchés en ligne et rares sont celles qui ont réussi à devenir internationales, ci dessous une liste des principales :

Les marchés en ligne solidaires[modifier | modifier le code]

Avec la pandémie de Covid-19, de nombreuses actions solidaires ont vu jour comme l'apparition d'une nouvelle forme de plateforme, les marchés en ligne solidaires.

Certaines ont permis la vente de bons d'achat[7] auprès de commerçants. D'autres ont développé un modèle de marché en ligne local, solidaire et bénévole[8] afin de permettre aux commerçants, artisans et producteurs de vendre en ligne, sans commission ni abonnement.

Les marchés en ligne solidaires peuvent fonctionner sur deux modèles :

  • Intermédiaire : la plateforme porte la transaction entre l'acheteur et le vendeur en prélevant des frais minimum correspondant aux frais de fonctionnement
  • Mise en relation : la plateforme ne se place pas comme intermédiaire[9]. La commande a lieu directement entre l'acheteur et le vendeur, sans aucune commission[réf. souhaitée].

Critiques[modifier | modifier le code]

De nombreux marchés en ligne se sont vu reprochés de détruire des emplois locaux, ces derniers ne pouvant soutenir la compétition sur les coûts offerts par la sous-traitance en ligne.

L'environnement juridique et légal est également très incertain et nécessite encore régulation. En conséquence, il existe un écart entre ce dont est responsable, ce dont est tenu responsable et ce qui est retenu contre le marché en ligne et les tiers qui y opèrent. Les marchés en ligne et les plateformes collaboratives ont fait face à de nombreuses critiques au cours de ces dernières années pour leur manque de protection des consommateurs[10].

Aussi, pour rassurer acheteurs et vendeurs lors des transactions, la plupart des marchés en ligne ont mis en place un certain nombre de contrôles (carte d'identité, justificatif de domicile, etc) mais également des processus d'évaluation des plus stricts pouvant aboutir à l'exclusion définitive des acheteurs et vendeurs ayant de mauvais retours lors des transactions. De nombreux spécialistes des marchés en ligne précisent d'ailleurs que celles qui réussissent le doivent à leur processus d'évaluation[11] des plus rigoureux (notamment sur les vendeurs).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Organisation ouverte : ce qui fait la différence - HBR », sur hbrfrance.fr, .
  2. (en) My Say, « Why Online Marketplaces Are Booming », Forbes, .
  3. (en) U. L. Radkevitch, E. Van Heck et O. Koppius, « Leveraging Offshore it Outsourcing by Smes Through Online Marketplaces », Journal of Information Technology Case and Application, Social Science Research Network, no ID 925987,‎ (lire en ligne).
  4. (en) Kevin Murray, « Head and Hands in the Cloud: Cooperative Models for Global Trade to be found in Traditional Crafts », RMIT University, Melbourne, Australia,‎ (lire en ligne [PDF]).
  5. NearShop.
  6. (en) « The Sharing Economy: Why People Participate in Collaborative Consumption » [PDF], sur ResearchGate (consulté le 21 avril 2017).
  7. « Comment nous avons collecté 2,5 millions d’euros pour aider 8000 commerçants pendant la crise du coronavirus », sur Petitscommerces.fr, (consulté le 17 juin 2020)
  8. « Donner un coup de pouce aux artisans de proximité | Le portail des Chambres de Métiers et de l'Artisanat », sur deconfinetonavenir.artisanat.fr (consulté le 17 juin 2020)
  9. « FaireMesCourses.fr - Questions/Réponses Marchand », sur fairemescourses.fr (consulté le 17 juin 2020)
  10. (en) Rob Nicholls, « Who bears the cost when your Uber or Airbnb turns bad? », The Conversation,‎ (lire en ligne, consulté le 21 avril 2017)
  11. « L’évaluation des vendeurs sur une marketplace, un point crucial pour réussir sa marketplace », sur http://creer-sa-marketplace.fr, (consulté le 11 mai 2019)

Articles connexes[modifier | modifier le code]