Civray-de-Touraine

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Civray-de-Touraine
Civray-de-Touraine
Blason de Civray-de-Touraine
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Bléré
Intercommunalité Communauté de communes de Bléré Val de Cher
Maire
Mandat
Alain Bernard
2014-2020
Code postal 37150
Code commune 37079
Démographie
Gentilé Civraisiens
Population
municipale
1 842 hab. (2016 en augmentation de 0,66 % par rapport à 2011)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 19′ 59″ nord, 1° 02′ 58″ est
Altitude Min. 46 m
Max. 129 m
Superficie 22,88 km2
Localisation

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Liens
Site web civraydetouraine.fr/

Civray-de-Touraine est une commune française du département d'Indre-et-Loire, dans la région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et paysages[modifier | modifier le code]

Chemin situé en varenne du Cher, proche de la limite ouest de la commune

Une commune à cheval sur le Cher : seule commune de Touraine à s'étendre largement de part et d'autre du Cher, ce qui lui valut, d'ailleurs, d'être coupée en deux parties par la ligne de démarcation entre l'armistice de 1940 et novembre 1942 : l'une en zone occupée (nord), l'autre en zone non occupée (sud). Le terroir présente ainsi une grande variété : de la forêt d'Amboise en passant par les coteaux couverts de vignes, la Varenne humide en fond de vallée et au sud l'amorce du plateau de la Champeigne tourangelle.

Communes limitrophes : Amboise, Souvigny-de-Touraine, Chenonceaux, Francueil, Luzillé, Bléré (chef-lieu de canton), La Croix-en-Touraine.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique de Civray-de-Touraine.

La commune est traversée d'est en ouest par le Cher (1,756 km). Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 23,3 km, comprend également divers petits cours d'eau dont la Fosse Triomphe (0,621 km)[1],[2].

Le Cher, d'une longueur totale de 365,5 km, prend sa source à 714 mètres d'altitude à Mérinchal, dans la Creuse et se jette dans la Loire à Villandry, à 40 m d'altitude, après avoir traversé 117 communes[3]. Le Cher présente des fluctuations saisonnières de débit assez marquées. Sur le plan de la prévision des crues, la commune est située dans le tronçon du Cher tourangeau[4], dont la station hydrométrique de référence la plus proche est située à Tours [Pont Saint Sauveur]. Le débit mensuel moyen (calculé sur 53 ans pour cette station) varie de 25,8 m3/s au mois d'août à 192 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 1 000 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 4,96 m le [5],[6]. Ce cours d'eau est classé dans les listes 1[Note 1] et 2[Note 2] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Au titre de la liste 1, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux. Au titre de la liste 2, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant [7],[8]. Sur le plan piscicole, le Cher est classé en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[9].

Deux zones humides[Note 3] ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la prairie de Chenonceaux » et « l'étang de la Quantinerie »[10],[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , Civray sur Cher est devenu Civray de Touraine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1863 1870 François Cormier    
1870 1871 Pierre Prion   président de la délégation spéciale
1871 1876 François Godeau    
1876 1878 Louis Métivier    
1878 1878 François Godeau    
1878 1882 Louis Métivier    
1882 1892 Etienne Gaillard    
1892 1912 Sylvain Deschamps    
1912 1920 Jean-Baptiste Germain    
1920 1941 Alfred Tessier    
1941 1944 Maurice Allair   président de la délégation spéciale
1944 1953 Marc Deschamps SFIO Président de cave coopérative
1953 1971 Henri Courault    
1971 1971 Marcel Avrin    
1971 1977 Virgile Girard    
1977 1979 Jean-Claude Perochon    
1979 1983 Virgile Girard    
1983 1995 Claude Bouchaud    
1995 1999 Christian Rocher    
1999 En cours Alain Bernard DVD Retraité Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Écluse, barrage et pont de Civray de Touraine
Lavoir du village de la vallée de Mesvres inondé, le 31 mai 2016

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2016, la commune comptait 1 842 habitants[Note 4], en augmentation de 0,66 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8648989449721 0291 0451 0831 0871 116
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1521 1861 1491 1331 1601 1851 1971 1241 017
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0201 003976945900825839841947
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
9739181 0371 1581 3771 5231 6861 8151 845
2016 - - - - - - - -
1 842--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Civray-de-Touraine se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription d'Amboise.

L'école primaire Les 2 Rives accueille les élèves de la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Façade principale (sud) de la mairie

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint Germain (XIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

L'Église paroissiale fut classée monument historique en 1946. Elle est dédiée à saint Germain. En effet, au VIe siècle, Civray était un domaine appartenant à Germain de Paris, évêque de Paris. Les parties les plus anciennes de l'édifice ont aujourd'hui près de 900 ans puisqu'elles datent du XIIe siècle : il s'agit de la nef et du transept. Le chœur, à chevet plat et voûte angevine, date du XIIIIe siècle tout comme les trois vitraux retraçant la vie de saint Germain. À l'intérieur, une pierre d'autel armoriée (XVIIe siècle) provient du donjon de Mesvres. L'église occupe l'emplacement d'un sanctuaire plus ancien : on a retrouvé au XIXe siècle, les vestiges d'un baptistère carolingien (VIIIe siècle) équipé d'une cuve en poterie (un dolium) qui devait être à l'origine (IVe ou Ve siècle) une grande jarre utilisée pour le stockage du grain ; ce dolium est conservé à Tours, à l'hôtel Goüin, musée de la Société archéologique de Touraine.

Donjon de Mesvres (XIIe-XVe siècle)[modifier | modifier le code]

Classé à l'inventaire des monuments historiques en 1932. La vallée de Mesvres se situe en limite ouest de la commune, à 3 km du centre-bourg. Il s'agit d'une petite agglomération longiligne qui s'étend sur près de 2 km, le long du ruisseau du même nom, lui-même affluent du Cher. Le château occupe une position centrale dans la vallée. Les parties les plus anciennes datent des XIIe et XIIIe siècles mais le bâtiment fut en grande partie reconstruit au XVe siècle. On peut encore voir la massive silhouette du donjon carré, équipé d'une bretèche sur la face sud. Une chapelle (désaffectée) lui est accolée. Des restes de douves et plusieurs souterrains sont également conservés.

L'ensemble d'éclusage sur le Cher[modifier | modifier le code]

Il est composé d'un barrage, d'une écluse et de sa maison-éclusière. On pouvait en effet remonter le Cher depuis Tours jusqu'à Saint-Aignan (Loir-et-Cher) et parvenir àVierzon, Bourges et même Nevers par le canal du Berry. Les travaux d'aménagement remontent au XIXe siècle (le canal du Berry fut ouvert en 1828). Le barrage, haut de deux mètres est muni d'aiguilles que l'on retire en période de hautes eaux. La maison-éclusière porte les marques des deux grandes crues de mai et juin 1856. Pendant la dernière guerre, dans l'est du département et jusqu'à Bléré, la ligne de démarcation suivait le cours du Cher : Civray se trouvait donc coupé en deux entre zone occupée (au nord) et zone non-occupée (au sud) ; les barrage-écluses étaient alors des lieux stratégiques.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Château de Civray.
  • Château de la Grillonnière (XVe-XVIe siècle)
  • Logis de Diane (XVIe siècle)
  • Château de Civray (XVIIIe siècle)
  • Manoir de Thoré (XIXe siècle)
  • Nombreux puits et lavoirs et quelques loges de vignes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Civray-de-Touraine (Indre-et-Loire).svg

Les armoiries de Civray-de-Touraine se blasonnent ainsi :

D'azur à un pont voûté d'une arche en ogive d'or, maçonné de sable, accompagné de trois tours d'argent aussi maçonnées de sable et ouvertes du champ, et surmonté d'une grappe de raisin tigée au naturel

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le classement en liste 1 est réservé aux cours d'eau qui sont en très bon état écologique, ou identifiés par les SDAGE des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant, ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs est nécessaire.
  2. Ce classement est attribué aux parties de cours d'eau ou canaux sur lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs.
  3. D’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 4 février 2019)
  2. « Carte hydrologique de Civray-de-Touraine », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 4 février 2019)
  3. « Fiche Sandre - le Cher », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 4 février 2019)
  4. Règlement SPC Loire-Cher-Indre, 23 décembre 2013, actualisé août 2015 (lire en ligne), p. 19
  5. « Référentiel hydrométrique », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/ (consulté le 4 février 2019)
  6. « Station hydrométrique K6710910, le Cher à Tours [Pont Saint Sauveur] », sur le site de la banque Hydro (consulté le 4 février 2019)
  7. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 1 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 4 février 2019)
  8. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 2 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 4 février 2019)
  9. (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 4 février 2019)
  10. Direction Départementale des Territoires d'Indre-et-Loire-37, « Liste des Zones humides d'Indre-et-Loire-37 », sur http://terresdeloire.net/ (consulté le 4 février 2019)
  11. « L'inventaire départemental des zones humides », sur http://www.indre-et-loire.gouv.fr/, (consulté le 4 février 2019)
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.