Auzouer-en-Touraine

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Auzouer-en-Touraine
Auzouer-en-Touraine
Blason de Auzouer-en-Touraine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Château-Renault
Intercommunalité Communauté de communes du Castelrenaudais
Maire
Mandat
Jean-Claude Baglan
2014-2020
Code postal 37110
Code commune 37010
Démographie
Gentilé Auzouériens
Population
municipale
2 210 hab. (2016 en augmentation de 4,84 % par rapport à 2011)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 32′ 35″ nord, 0° 55′ 14″ est
Altitude Min. 72 m
Max. 138 m
Superficie 34,05 km2
Localisation

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Liens
Site web auzouer.free.fr

Auzouer-en-Touraine est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et commune limitrophe[modifier | modifier le code]

Auzouer-en-Touraine est limitrophe d'Autrèche, de Château-Renault et de Villedômer. Une école primaire accueille les élèves de la maternelle au CM2.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique d'Auzouer-en-Touraine.

Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 35,1 km, comprend deux cours d'eau notables, la Brenne (1,649 km) et la Ramberge (0,07 km), et divers petits cours d'eau dont la Quintame (7,762 km) et la Fouraudière (5,505 km)[1],[2].

La Brenne, d'une longueur totale de 54,2 km, prend sa source à 127 mètres d'altitude près du lieu-dit Le Moulin à Vent sur la commune de Pray[3] et se jette dans la Cisse à Vernou-sur-Brenne, à 50 mètres d'altitude, à l'est de Vouvray 15 communes[4]. Le régime de la Brenne, dont le bassin hydographique recouvre 263 km2, est observé au niveau de la station de Villedômer[5]. Sur une période d'observation de 31 ans (de 1968 à 1999), le module de cette rivière, c'est-à-dire son « débit moyen interannuel », variant entre un minimum de 0,458 m3/s (donnée relevé en 1973) et un maximum de 2,140 m3/s (chiffre enregistré en 1999), est de l'ordre de 1,2 m3/s[5]. Sur une période d'un an, de manière générale, l'écoulement moyen mensuel de la Brenne atteint son plus important taux pendant les mois hivernaux et premiers mois printaniers avec plus de 4,0 m3/s en février ; et ce à contrario des mois estivaux, ou mois secs, où son taux se révèle alors inférieur à 0,5 m3/s, soit 0,357 m3/s[5]. En outre, les crues de l'affluent ligérien surviennent lorsque son débit dépasse un seuil de 8 m3/s[5]. Sur le plan piscicole, la Brenne est classée en première catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de salmonidés (truite, omble chevalier, ombre commun, huchon)[6].

La Ramberge, d'une longueur totale de 22,3 km, prend sa source dans la commune des Saint-Nicolas-des-Motets et se jette dans la Cisse à Pocé-sur-Cisse, après avoir traversé 7 communes[7]. Sur le plan piscicole, la Ramberge est également classée en deuxième catégorie piscicole[6].

Cinq zones humides[Note 1] ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « l'étang de la Pinsonnière », « la vallée du Ruisseau de la Fouraudière », « l'étang du Bois Curé », « la vallée de la Brenne de Château-Renault à Neuillé-le-Lierre » et « l'étang de Pierrefitte »[8],[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 7 au une explosion provoque un incendie dans l'usine Protex-Synthron de produits chimiques d'Auzouer-en-Touraine. L'eau déversée par les pompiers pour éteindre le feu ruisselle chargée en produits chimiques dans la Brenne, affluent de la Cisse qui se jette elle-même dans la Loire. À partir du 9 juin et pendant 10 jours la ville de Tours et cinq communes situées sur la rive droite de la Loire, soit près de 200 000 personnes, sont privées d'eau potable. Cette entreprise a été condamnée au pénal et au civil à 300 000 euros d'amende en juillet 2008 pour d'autres faits de pollution survenus en 2004 (communiqué d'Usine Nouvelle).

La succession d'accidents survenus dans l'usine Synthron du groupe Protex est répertoriée dans la base officielle du ministère chargé des risques technologiques (base ARIA) :

  • février 2003 : pollution de la rivière à la suite d'une mauvaise manipulation ;
  • décembre 2003 : explosion suivie d'un incendie se produit dans le laboratoire situé dans un bâtiment de quatre étages ;
  • janvier 2004 : pollution de la rivière après inondation partielle du site ;
  • juillet 2004 : pollution grave de la rivière (sept fois le seuil autorisé en phénols).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 juin 1995 Comte Jacques de la Tullaye    
juin 1995 mars 2008 Gilbert Ritzenthaler DVD  
mars 2008 mars 2014 Pierre Gaudino    
mars 2014 En cours Jean-Claude Baglan DVD Retraité Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2016, la commune comptait 2 210 habitants[Note 2], en augmentation de 4,84 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
680521569633675653641686695
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
705693706672666683701734692
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
675688673650689691652712691
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
7136466899831 2421 3091 8532 1082 210
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Comte de la Tullaye : ancien maire de la commune. La salle des sports porte son nom.
  • Le coureur cycliste Cyril Lemoine habite le village.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Auzouer-en-Touraine

Les armes d'Auzouer-en-Touraine se blasonnent ainsi :

D'or à un chêne arraché au naturel, accosté en chef de deux fers de moulin de sable, au chef de gueules chargé d'une épée du champ posée en fasce, la pointe à senestre [14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. D’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 3 février 2019)
  2. « Carte hydrologique de Auzouer-en-Touraine », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 3 février 2019)
  3. Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 24 janvier 2018)
  4. « Fiche Sandre - la Brenne », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 3 février 2019)
  5. a b c et d Thierry Moreau, « Présentation de la zone d’étude », dans Thierry Moreau et Jack Champion, Étude globale de la Brenne et de ses affluents., Auzouer-en-Touraine, Comité Départemental de Protection de la Nature et de l’Environnement - Syndicat intercommunal pour l’entretien et l’aménagement de la Brenne et de ses affluents, , 88 p. (lire en ligne [PDF]), pages 3, 8, 5, 10, 12, 13, 14 et 23.
  6. a et b (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 3 février 2019)
  7. « Fiche Sandre - la Ramberge », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 3 février 2019)
  8. Direction Départementale des Territoires d'Indre-et-Loire-37, « Liste des Zones humides d'Indre-et-Loire-37 », sur http://terresdeloire.net/ (consulté le 3 février 2019)
  9. « L'inventaire départemental des zones humides », sur http://www.indre-et-loire.gouv.fr/, (consulté le 3 février 2019)
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=2936

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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