Cigogné

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Cigogné
L'église Notre-Dame.
L'église Notre-Dame.
Blason de Cigogné
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Bléré
Intercommunalité Bléré Val de Cher
Maire
Mandat
Vincent Louault
2014-2020
Code postal 37310
Code commune 37075
Démographie
Population
municipale
433 hab. (2014)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 37″ nord, 0° 55′ 53″ est
Altitude Min. 73 m
Max. 106 m
Superficie 21,79 km2
Localisation

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Cigogné
Liens
Site web communedecigogne.fr

Cigogné (prononcé [si.gɔ.ˈɲe]) est une commune française du département d'Indre-et-Loire, dans la région Centre-Val de Loire et dans la région historique de Touraine. Le plateau qui compose la presque totalité de son territoire communal est inscrit dans la petite région fertile de la Champeigne tourangelle ; ce n'est donc pas par hasard que dès l'âge du bronze, des peuplements, certainement agriculteurs, se sont installés sur ce plateau. L'évêque de Tours Théotolon est un personnage clé dans l'histoire de Cigogné : c'est lui qui fonde la paroisse vers le milieu du Xe siècle pour assurer des revenus fonciers à une abbaye de sa ville, qu'il voulait restaurer. C'est surtout au Moyen Âge que l'histoire de Cigogné est la plus documentée, le fief de Cigogné étant alors une possession des comtes d'Anjou au cœur d'une Touraine qu'ils disputent aux comtes de Blois.

En 2014, Cigogné, avec ses 433 habitants, reste une commune rurale : l'agriculture, à forte dominante céréalière, garde une place non négligeable dans son économie, même si le nombre des exploitations a diminué. Le territoire de Cigogné ne représente pas un bassin d'emploi important et si la commune, après avoir connu l'exode rural comme beaucoup d'autres, se repeuple depuis le début des années 1980, c'est surtout pour accueillir de nouveaux habitants qui travaillent à l'extérieur, dans un rayon de 20 à 35 kilomètres mais qui contribuent au rajeunissement de la population.

Cigogné arrive également à concilier la présence, sur son sol, d'un établissement classé Seveso avec l'existence d'un site du réseau Natura 2000 qui occupe la presque totalité de son territoire.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Cigogné se trouve dans le quadrant sud-est du département d'Indre-et-Loire, dans la région historique de Touraine. À vol d'oiseau, Cigogné se situe à 23,8 km au sud-est de Tours[1], préfecture du département d'Indre-et-Loire, à 8,7 km au sud-ouest de Bléré[2], chef-lieu du canton auquel la commune est rattachée.

La carte des limites territoriales de Cigogné
Limites administratives de Cigogné.

La commune se situe dans l'aire urbaine de Tours.

Cigogné est limitrophe de sept autres communes :

Communes limitrophes de Cigogné
Athée-sur-Cher Bléré
Courçay Cigogné Sublaines
Reignac-sur-Indre Azay-sur-Indre Chédigny

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La formation géologique très largement dominante à Cigogné consiste en un socle de sables du cénomanien, déposés il a environ 95 millions d'années (Ma) à la faveur d'une avancée marine sur la Touraine. S'y superposent successivement le tuffeau jaune du turonien supérieur (- 90 Ma) puis une couche de craie du Sénonien (entre - 89 et - 65,5 Ma) ; la mer se retire à la fin de cette période qui correspond également à la fin du Mésozoïque[3]. Plus tard au milieu et à la fin de l'Éocène, il y a (- 37 à - 34 Ma), une nouvelle avancée des mers dépose sur cet ensemble le calcaire lacustre caractéristique de la petite région agricole fertile de la Champeigne tourangelle qui compose la presque totalité des sols de la commune. Seuls font exception, à l'extrême sud-est du territoire, des affleurements de la craie sénonienne au flanc de la vallée creusée par le ruisseau des Tabardières et, au niveau du bourg lui-même, une plaque de dépôts alluvionnaires du Miocène moyen (- 15 Ma environ)[4].

La superficie du territoire de Cigogné est de 2 179 hectares (au 1er janvier 2014), la superficie moyenne d'une commune de France métropolitaine étant de 1 510,2 hectares[Insee 1],[Insee 2].

La presque totalité du territoire communal de Cigogné se développe sur un plateau d'altitude assez uniforme comprise entre 90 et 100 m, où seuls les talwegs à peine signalés de ruisseaux temporaires marquent de légères ruptures[5]. Le point culminant à 106 m se trouve à l'est du chef-lieu communal, en limite de la commune de Sublaines ; l'altitude minimale de 73 m est observée à l'endroit où le ruisseau des Tabardières quitte le territoire communal, au sud-est, pour rentrer sur la commune de Reignac-sur-Indre[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le réseau hydrographique de Cigogné est réduit à sa plus simple expression : le ruisseau des Tabardières, qui prend sa source sur la commune de Sublaines et va se jeter dans l'Indre à Reignac-sur-Indre, est le seul cours d'eau permanent de la commune, et encore ne l'est-il qu'en aval du hameau des Tabardières, soit sur 2 km environ ; sur ce parcours, il matérialise la limite communale entre Cigogné et Chédigny. Pour le reste, le territoire communal ne comporte que des fossés temporaires, alimentés par les eaux de ruissellement et de drainage agricole[6].

Paysages naturels[modifier | modifier le code]

Les paysages naturels de Cigogné sont aujourd'hui dominés par de grandes étendues agricoles dans lesquels on devine, vu d'avion, les traces de parcellaires anciens gommés par les remembrements[7]. Toutefois, par endroits, des bouquets d'arbres ou de petits bois rompent l'uniformité de l'ensemble : épargnés par le défrichage car le sol qui les porte est localement peu intéressant pour l'agriculture, ils sont les vestiges des forêts qui couvraient, jusqu'au Moyen Âge, cette partie de la Touraine[8],[9].

vue d'un paysage agricole de plaine limité à l'horizon par des arbres
Paysage de la Champeigne tourangelle à Cigogné.

Climat[modifier | modifier le code]

La situation géographique de Cigogné soumet la commune à un climat tempéré océanique dit dégradé[10] ; la côte rochelaise est à 200 km à vol d'oiseau de Cigogné. Ce type de climat, soumis à un flux d'ouest dominant sur l'année, se caractérise par des températures clémentes, les moyennes mensuelles minimales n'étant jamais négatives, même en hiver, alors qu'en été il est fréquent d'observer un épisode caniculaire de quelques jours. Aucun mois n'est véritablement sec, les précipitations mensuelles moyennes étant toujours supérieures à 40 mm.

Ci-dessous les données météorologiques pour la station de Tours, située à 27 km au nord-nord-ouest de Cigogné.

Relevés à Tours-Saint-Symphorien pour la période 1981 - 2010.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 1,9 3,9 5,6 9,2 12,1 14 13,8 11,1 8,6 4,6 2,5 7,5
Température moyenne (°C) 4,7 5,2 8,1 10,4 14,2 17,5 19,8 19,6 16,5 12,2 7,8 5 11,8
Température maximale moyenne (°C) 7,3 8,5 12,3 15,2 19,1 22,8 25,5 25,5 21,8 16,8 10,9 7,5 16,1
Ensoleillement (h) 69,2 92 142,1 180,4 202,5 228,2 249,1 239 186 123,3 79,5 57,1 1 848
Précipitations (mm) 66,3 55,9 50,2 55,9 62,3 46,1 53,2 42,6 53,3 71 69,7 71,2 695,9
Source : MétéoCentre : Tours[11]

Autour de ces valeurs moyennes, on observe parfois des écarts importants, constituant encore en 2012 des records inégalés ; ainsi, le 10 août 2003, à l'occasion de l'épisode de canicule européenne, la température maximale observée a été de 39,8 °C ; la température la plus basse jamais enregistrée à Tours est de −18,5 °C le 29 décembre 1964 ; une pluviométrie annuelle record de 958 mm a été enregistrée en 1999[11].

La comparaison des moyennes trentenaires à la station de Tours[11](données ci-dessous) semble mettre en évidence une certaine élévation du niveau des températures (minimales, moyennes et maximales) sur les trois périodes de référence ; les paramètres d'ensoleillement et de précipitations n'évoluent pas de manière lisible[Note 1].

Évolution des moyennes trentenaires à la station de Tours (37).
1961-1990 1971-2000 1981-2010
température minimale moyenne (en°C) 6,9 7,1 7,5
température moyenne (en°C) 11,2 11,4 11,8
température maximale moyenne (en°C) 15,4 15,7 16,1
ensoleillement (en h) 1 815,6 1 799,0 1 848 0
précipitations (en mm) 678,9 704,0 695,9

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Liaisons aériennes[modifier | modifier le code]

À 40 minutes de trajet routier depuis Cigogné[12], l'aéroport de Tours Val de Loire (code AITA : TUF • code OACI : LFOT) propose en 2014 des dessertes régulières à destination d'Ajaccio, Figari, Toulouse, Dublin, Londres, Marrakech et Porto ; d'autres dessertes, saisonnières ou occasionnelles, sont assurées[13].

Infrastructure routière[modifier | modifier le code]

Le chef-lieu communal de Cigogné se trouve au cœur d'un réseau de routes qui rayonnent vers les limites du territoire communal. Parmi elles et depuis le centre-bourg de Cigogné, les plus importantes sont la D58 qui, vers le sud, rejoint Reignac-sur-Indre et vers le nord-est Bléré, ainsi que la D83 par laquelle on atteint Cormery à l'ouest et Athée-sur-Cher au nord. En empruntant la D58 vers le nord-est, on accède, après un trajet de seulement 6 km, à l'autoroute A85 par la sortie 11 Bléré qui permet de gagner Tours puis l'autoroute A10 ou Vierzon puis l'autoroute A71 ; cette autoroute, ouverte en 2007, traverse d'ouest en est la pointe nord du territoire communal de Cigogné.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

En 2014, Cigogné n'est directement desservie par aucun transport en commun, qu'il soit ferroviaire ou routier.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

plan schématique d'un centre-bourg avec les anciennes zones bâties et rouge et le constructions récentes en vert
Plan schématisé du bourg.

Le plan local d'urbanisme (PLU) de Cigogné, révisé en 2012, identifie un habitat communal structuré en trois groupes[Site 1] :

  • le centre-bourg, à l'origine concentré autour de l'église et de l'ancien château, mais dont le bâti tend à se densifier de façon irrégulière, sous forme pavillonnaire, le long des routes qui rayonnent à partir du centre, vers le nord le long de la D83 en direction d'Athée-sur-Cher ou vers l'ouest le long de cette même route en direction de Courçay ; la surface bâtie, dans le périmètre défini par la position des panneaux d'entrée de bourg le long des routes, représente environ 39 % de la surface totale ;
  • deux hameaux bien individualisés dotés eux aussi de constructions récentes ;
  • dix-sept écarts, correspondant le plus souvent à des fermes (encore en activité ou reconverties au seul usage d'habitation) dépourvues, pour la plupart, de corps d'habitation récents.

Logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente une comparaison du logement à Cigogné et dans l'ensemble de l'Indre-et-Loire en 2011, au travers de quelques indicateurs[Insee 3],[Insee 4] :

indicateurs de logement - Cigogné, 2011.
Cigogné Indre-et-Loire
Part des résidences principales (en %) 84,6 88,4
Part des logements vacants (en %) 6,4 7,1
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 84,2 58,6

L'habitat à Cigogné se caractérise par une proportion de ménages propriétaires de leur habitation très supérieure à la moyenne départementale ; le logement locatif ne représente que 13,8 % des résidences principales. En 2011, 53,2 % des ménages résidaient dans la commune depuis plus de 10 ans. En 1945, on dénombrait 62 résidences principales ; entre 1946 et 1990, 38 résidences principales supplémentaires ont été construites, puis 23 nouvelles entre 1991 et 2008, toujours sous forme de maisons individuelles : le nombre de résidences principales à Cigogné a pratiquement doublé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale[Insee 3].

Les résidences secondaires représentent 9,9 % des habitations de Cigogné, soit plus du double de la moyenne de l'Indre-et-Loire qui s'établit à 4,4 %[Insee 3],[Insee 4].

Aménagements récents ou en projet[modifier | modifier le code]

vue d'un complexe de petits logements et de bâtiments communs
Foyer d'hébergement spécialisé.

Un foyer d’hébergement et de soins pour adultes à mobilité réduite s'est ouvert en 2012 sur le territoire communal. Il propose 40 logements à caractère social sur une emprise totale de 37 000 m2[Site 2].

Le programme local de l'habitat (PLH) géré par la communauté de communes de Bléré Val de Cher (CCBVC) pour la période 2012-2017 a fixé comme objectif pour la commune de Cigogné la construction de deux à trois logements neufs par an dont un à deux logements sociaux par an ; cette mesure, combinée à une diminution du nombre de logements vacants, vise à accompagner l'augmentation de la population enregistrée depuis une trentaine d'années[Site 3].

Le PLU prévoit également d'autres équipements dont l'échéance n'est pas fixée, comme la réalisation d'une voie de contournement du centre-bourg pour les engins agricoles, la création d'équipements collectifs (salle associative, bâtiments scolaires) ou la sécurisation des voies d'accès au bourg[Site 4].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Risques naturels[modifier | modifier le code]

En relation étroite avec son zonage géologique, le territoire communal de Cigogné est exposé, à des degrés divers selon les zones concernées, à un risque de mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse et dû à des phases successives de retrait-gonflement des argiles pouvant fragiliser les fondations des bâtiments[14]. Les zones supportant le centre-bourg et le vallon du ruisseau des Tabardières sont soumises à un aléa « moyen » face à ce risque, le reste du territoire communal étant exposé à un aléa « fort », selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)[15].

Même si le département d’Indre-et-Loire, notamment sa frange sud-ouest, a connu dans l’histoire plusieurs tremblements de terre d’importance non négligeable (38 séismes y ont été recensés entre 577 et le XXe siècle[16],[17]), la commune de Cigogné est située en zone de sismicité faible, soit de niveau 2 sur une échelle de 1 à 5[18]. La sismicité, au niveau départemental, décroît de 3 (modérée) au sud-ouest du département à 1 (très faible) au nord-est.

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

L'entreprise EPC France, spécialisée dans la fabrication d'explosifs civils, a implanté un site de stockage d'une capacité maximale autorisée de 50 tonnes d'explosifs et 200 kg de détonateurs au nord-est du territoire de Cigogné, à proximité des limites avec Bléré et Sublaines ; 900 tonnes d'explosifs transitent annuellement par cette installation classée pour la protection de l'environnement, site classé Seveso niveau haut[Site 5]. Sa présence entraîne des servitudes particulières aussi bien pour l'exploitant que pour l'environnement (les riverains les plus proches se trouvent à 300 m), consignées dans un plan de prévention des risques technologiques (PPRT) présenté au public le 19 mars 2012[19] et précisées dans le plan local d'urbanisme de Cigogné[Site 6] ; les risques d'explosion et d'effets de souffle induits existent lors des manipulations des produits sur le site, mais également lors du transport routier des explosifs et détonateurs.

Toponymie[modifier | modifier le code]

extrait d'une carte ancienne
Cigogné sur la carte de Cassini.

Le nom de la localité est attesté sous la forme Villa Ciconiacum en 943, dans un diplôme de Louis d'Outremer ; puis l'ecclesia de Ciconiaco (1118, charte de l'abbaye de Saint-Julien), ensuite ecclesia de Cigoigniaco (1231, cartulaire de l'archevêché de Tours) ; au XIVe siècle, on trouve Cigoigné, et la carte de Cassini, au XVIIIe siècle, mentionne le lieu sous sa forme actuelle Cigogné[20].

Fernand Lechanteur propose comme origine un dérivé du nom latin ciconia qui désigne, outre l'oiseau, l'appareil servant à puiser de l'eau et qui est fréquemment répandu dans la toponymie régionale[21]. Le toponymiste Ernest Nègre avance la possibilité d'un *Sigoniacum, avec Sigo(n), anthroponyme d'origine germanique[22]. Dans les deux cas, appellatif ou anthroponyme, la terminaison s'explique par l'évolution régulière du suffixe -(i)acum d'origine gauloise, qui indique un lieu ou une propriété et dont l'aboutissement dans cette partie sud ouest du domaine d’oïl est précisément , alors que -y est plus général.

La Cour Pavée est un lieu-dit qui doit peut-être son nom à une structure territoriale carolingienne, la cour, domaine clos appartenant à un riche propriétaire de plusieurs villae[23].

En bordure de la D85, au nord du bourg, le lieu-dit la Cure doit son nom à ce qu'en 1213 un logement y était réservé pour l'archevêque de Tours lorsqu'il était en déplacement dans son diocèse[Site 7].

Les Paluds, en bordure de la route de Cigogné à Bléré, étaient au Moyen Âge une des nombreuses possessions des moines de Saint-Julien sur la paroisse de Cigogné. Le nom du lieu-dit évoque bien sûr le nom latin palus, paludis (le marais)[24] et, de fait, les Paluds furent longtemps une zone très humide du territoire de Cigogné, en raison d'une géologie très localement spécifique, où le calcaire lacustre s'est compacté et est devenu plus imperméable[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

De la Préhistoire à l'Antiquité[modifier | modifier le code]

vue d'un chemin rectiligne bordé d'une haie
La voie Vendôme-Poitiers à l'est du bourg de Cigogné.

Le plateau de Cigogné a été occupé par l'homme depuis le Néolithique ; de nombreuses haches polies retrouvées en témoignent. L'une d'elles, en éclogite, une roche métamorphique qui ne se rencontre pas en Touraine[5], atteste de mouvements de populations sur des distances importantes : les gisements d'éclogite les plus proches se trouvent en Loire-Atlantique[25].

Les vestiges de l'âge du bronze sont représentés par les traces de plusieurs enclos probablement liés à des activités agricoles précoces, situés sur le plateau, notamment près du hameau des Tabardières[26], et révélés par l'archéologie aérienne[27],[Note 2].

La voie antique de Vendôme à Poitiers passait par le territoire de Cigogné. Entrée sur le territoire de Cigogné au nord-est, où elle matérialise un temps la limite communale avec Sublaines sous forme d'un chemin toujours existant, elle poursuit son parcours vers le sud-ouest en ligne presque droite, passe à l'est du bourg de Cigogné et rejoint la D58 sur Reignac-sur-Indre ; son parcours est presque totalement persistant sur Cigogné sous forme de chemins ou de limites parcellaires[28]. Des fouilles réalisées sur les communes voisines de Bléré et Sublaines à l'occasion de la construction de l'autoroute A85 ont révélé sa structure : une emprise de plus de 20 m de large, fossés latéraux compris, et une chaussée composée de couches de pierres compactées successives maintenues latéralement par des pierres posées sur chant[29].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vers 940, Théotolon, archevêque de Tours depuis 931, décide de relever dans cette ville l'abbaye de Saint-Julien, fondée pendant l'épiscopat de Grégoire de Tours[30] mais saccagée par les raids normands sur la vallée de la Loire en 853[31]. Pour assurer à cette abbaye des revenus suffisants, Théotolon la dote de possessions foncières aussi bien dans Tours que dans le reste de son diocèse[32]. C'est probablement dans ce cadre qu'il fonde, vers 942, dans le lieu qui s'appelle encore Villa Ciconiacum, une chapelle dédiée à Sainte-Marie[33] ; en 943, un diplôme de Louis d'Outremer confirme à Théotolon ses droits sur Saint-Julien et ses dépendances[34], dont la chapelle Sainte-Marie et le bourg qui l'entoure. En 979, Gandelbert, neveu d'Hardouin, archevêque de Tours, reconnaît aux moines de Saint-Julien la possession de la moitié des dîmes de Cigogné qui leur avaient été accordées par Théotolon[35], à charge pour eux de fonder et d'entretenir un prieuré sur le territoire de Cigogné ; ce sera le prieuré Saint-Fiacre.

Ciconias relevait de la viguerie d'Amboise[33]. Cette référence, non datée, remonte probablement à la fin du Xe siècle au plus tard, puisqu'au tournant du XIe siècle toutes les vigueries avaient disparu en Touraine[36].

En 1014, Foulques Nerra accorde à son compagnon d'armes Lisois d'Amboise la possession du fief de Cigogné[Site 8], entre autres domaines, en cadeau à l'occasion de son mariage[37] ; s'il change de mains, Cigogné reste une des nombreuses possessions du comté d'Anjou dans cette partie de la Touraine où les terres des comtes d'Anjou et leurs ennemis de la maison de Blois sont, et pour encore une trentaine d'années, étroitement imbriquées[38] avant la victoire décisive des Angevins sur les Blésois lors de la bataille de Nouy en 1044[39].

La voie antique de Vendôme à Poitiers s'est muée en un tronçon d'un chemin de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle ; pourtant, aucune source ne semble mentionner que le bourg de Cigogné, implanté à l'écart du chemin, ait profité de cette situation, comme Reignac-sur-Indre, que la voie traverse, a pu le faire[40] .

Époque moderne[modifier | modifier le code]

extrait d'une carte du XIXe siècle centrée sur Cigogné
Cigogné sur le cadastre napoléonien.

En 1492, une épidémie de peste sévit à Loches, faisant 800 morts de la fin juin à Noël ; le cimetière de la chapelle Saint-André sert à ensevelir une partie de ces victimes[Site 9]. En 1789, utilisée comme grange et ruinée, elle est vendue par le conseil de fabrique de la paroisse[41]. La somme recueillie est utilisée pour doubler intérieurement d'un lambris la charpente de l’église[CC 1]. En 1823 toutefois, Saint-André (la chapelle ou le lieu-dit) figure encore sur la cadastre napoléonien.

Les religieux de Saint-Julien, toujours propriétaires de Cigogné, concèdent, en 1565, des baux à ferme sur la paroisse à charge pour les preneurs, en plus d'une rente à Saint-Julien, de s'acquitter de la rémunération du curé[42].

En 1692, Gaétan de Thienne est « chevalier, seigneur de Cigogné, Razay, le Chastellier et d'autres lieux » comme en témoigne une déclaration faite par lui au prieuré du Liège (noté Lièze dans les documents d'époque)[43].

Le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, principale itinéraire de Paris vers l'Espagne jusqu'au troisième quart du XVIIIe siècle, perd très rapidement la totalité de son trafic lorsqu'est ouverte en 1775 la nouvelle route d'Espagne par Vendôme et Tours[5]. Le prieuré de Saint-Fiacre fondé au Xe siècle disparaît à la Révolution, ses bâtiments étant vendus en 1791 puis démantelés[CC 2]. Quelques vestiges en subsistent au sud-est de l'église. Un peu plus tard, vers la fin du mois de septembre 1798, le curé de Cigogné sera déporté à l'île de Ré pour avoir parcouru le bourg en soutane et en sonnant les offices religieux. Dans la même période, d'autres curés de Cigogné se rendront coupables de « méfaits » similaires[44].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale a fait treize victimes parmi les habitants de Cigogné, tués ou disparus dans le Nord de la France, mais aussi en Belgique ou en Italie[45], alors que la commune comptait 392 habitants en 1912.

La présence de la ligne de démarcation qui, entre le 22 juin 1940 et le 28 février 1943, coupait le territoire en deux du nord au sud, à 1,5 km à l'ouest du chef-lieu communal, a marqué l'histoire récente de Cigogné[46] ; les deux hameaux de la Marquetterie et du Préau abritaient respectivement les postes allemand (à l'ouest de la ligne) et français (à l'est) ; en 1940, le poste français sous la responsabilité du commandant Costantini[Site 7],[Note 3], qui allait créer quelque temps plus tard le maquis d'Épernon dans le sud-est du département[47]. Un petit buisson se trouvait à proximité et, chaque jour, un factionnaire allemand s'y embusquait avec son arme pour surveiller la ligne jusqu'à ce qu'une vieille femme de Cigogné, prétextant un besoin urgent de bois pour son feu, ne rase le buisson, privant l'occupant de son poste d'observation favori[Site 10]. C'est à Cigogné que se négocie la réalisation pratique du balisage de la ligne entre Bléré et Ciran. Les Allemands mettent en place les piquets désormais fournis par les Français. En contrepartie de cette fourniture matérielle, la ligne d'autocars entre Tours et Loches est rétablie[48]. Plus par besoin de continuer à vivre « normalement » malgré les difficultés de la guerre que par volonté de résister, même symboliquement, à l’occupant, les Tourangeaux fréquentent toujours les bals, malgré l’interdiction édictée par le gouvernement de la Troisième République dès la déclaration de la guerre et confirmée par le régime de Vichy ; c’est ainsi que le 6 janvier 1945, le tenancier d’un hôtel de Cigogné est verbalisé, probablement après dénonciation, pour avoir organisé un bal clandestin[49].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

vue d'un bâtiment cubique ; inscription « mairie » gravée au-dessus de la porte
La mairie.

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Cigogné fait partie du canton de Bléré qui, depuis le redécoupage cantonal de 2014, regroupe seize communes autour de Bléré, le chef-lieu de canton[50]. À l'issue du second tour des élections départementales de 2015, Jocelyne Cochin et Vincent Louault (Liste de l'union de la droite) sont élus conseillers départementaux du canton de Bléré[51].

Elle est rattachée à l'arrondissement de Loches et à la 2e circonscription de l'Indre-et-Loire, dont la députée est Claude Greff (UMP), depuis 2012[52].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

À l'exception de l'élection régionale de 2004 lors de laquelle le candidat de gauche est arrivé en tête, les électeurs de Cigogné ont toujours voté majoritairement pour le candidat de la droite. Lors de l'élection européenne de 2014, ils ont placé la liste du Front national en tête de leurs suffrages. Le mode de constitution des listes électorales pour les scrutins municipaux dans les « petites » communes ne favorise pas l'émergence d'une tendance politique claire[Note 1].

Élection présidentielle de 2017[modifier | modifier le code]

En 2017, au deuxième tour des élections présidentielles, Emmanuel Macron (En marche !), élu, a obtenu 69,57 % des voix et Marine Le Pen (FN), 30,43 %. Le taux de participation s'est élevé à 80,09 %[75].

Élections municipales en 2008 et 2014[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants lors du dernier recensement étant compris entre 100 et 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal est de 11[76].

Lors des élections municipales de 2008, les 11 conseillers municipaux ont été élus dès le premier tour ; le taux de participation était de 76,86 %[77].

Lors des élections municipales de 2014, les 11 conseillers municipaux ont également été élus dès le premier tour, avec un taux de participation de 75,00 %[78].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[79],[80].
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1801 1814 Boisset    
1814 1814 Louis Briau    
1814 1815 Pierre Babault    
1815 1830 Louis Champion    
1830 1840 Léon Viot    
1840 1851 Louis Rossignol    
1851 1856 Briault    
1856 1870 Gallicher    
1870 1878 Oudin Raveneau    
1878 1900 Casimir Raveneau    
1900 1925 Jean Bichet[Note 4]    
1925 1925 Sylvain Violeau    
1925 1944 Edmond Dubreuil    
1944 1946 Emmanuel Benoît[Note 5]    
1946 1955 Norbert Girollet    
1955 1966 Edmond Dubreuil    
1966 1971 Gaston Lefrère    
1971 1977 Pierre Dubreuil    
1977 1995 Bernard Girollet    
1995 2014 Gérard Jacques    
2014 en cours
(au 10 octobre 2014)
Vincent Louault UMP-LR Agriculteur
Conseiller départemental depuis 2015

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Jusqu'en fin 2009, les habitants de Cigogné relevaient de la juridiction du tribunal d'instance de Loches. Depuis le 1er janvier 2010 et la réforme de la carte judiciaire, c'est le tribunal d'instance de Tours qui est compétent pour l'ensemble du département ; toutes les juridictions intéressant Cigogné sont ainsi regroupées à Tours, exception faite du tribunal administratif et de la cour d'appel qui siègent à Orléans[81].

La commune se trouve dans la circonscription de gendarmerie de la brigade de proximité de Cormery[82].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Cigogné fait partie, depuis sa création le 14 décembre 2000, de la communauté de communes de Bléré Val de Cher (CCBVC) qui regroupe 15 communes pour une population de 20 287 habitants, dont 5 234 pour la seule commune de Bléré, en 2011. Au sein de la CCBVC, Cigogné est l'avant-dernière commune par rang de population décroissante.

La commune de Cigogné est également adhérente, au travers de la CCBVC, du Syndicat de Pays Loire-Touraine, structure intercommunale sous forme de syndicat mixte chargée de coordonner les projets qui dépassent le cadre des six communautés de communes qui y adhèrent[Site 11].

Regroupant les seize communes du canton de Bléré ainsi que Véretz et Larçay, le Syndicat intercommunal de Bléré Val-de-Cher (SIBVC) « a une compétence unique qui est la vicinalité. » Travaillant exclusivement pour des collectivités territoriales, y compris celles qui n'y adhèrent pas, il peut notamment prendre en charge les travaux d'entretien du réseau vicinal[CC 3].

Le Syndicat intercommunal d'énergie d'Indre-et-Loire (SIEIL) assure le contrôle et la coordination de l'ensemble des concessionnaires opérant sur l'Indre-et-Loire dans le domaine de la distribution de gaz et d'électricité ; il intervient également sur le renforcement du réseau de distribution d'électricité. Fondé en 1937, il a progressivement évolué dans le contexte d'ouverture des marchés de l'énergie à la concurrence[83]. Par arrêté préfectoral en date du 23 avril 2008, toutes les communes d'Indre-et-Loire, Tours exceptée, adhèrent au SIEIL à titre individuel.

Le Syndicat intercommunal pour la surveillance des cavités souterraines et des masses rocheuses (Cavités 37) compte 105 communes adhérentes en Indre-et-Loire, dont Cigogné. Il a pour missions de réaliser des relevés topographiques dans les zones sous-cavées et d'intervenir en appui technique et scientifique lors de la réalisation des documents communaux comme les plans locaux d'urbanisme (PLU) ou les plans de prévention des risques technologiques (PPRT)[84],[Site 12].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

Bien que ne faisant pas partie de la communauté de communes Loches Développement (CCLD), Cigogné, après signature d'une convention, bénéficie des prestations de la Régie eau potable et assainissement, créée par la CCLD le 1er janvier 2012, en matière d'organisation de la distribution d'eau potable et d'entretien du réseau d'assainissement[85].

Au 31 décembre 2012, le service d'adduction d'eau potable dessert 169 abonnés. Celle-ci est prélevée dans trois forages exploitant la nappe du séno-turonien[86] sur le territoire de la commune de Reignac-sur-Indre. Après déferrisation et traitement UV, l'eau est distribuée ou envoyée dans un réservoir de stockage[87],[88].

Pour les 98 abonnés de Cigogné (nombre arrêté au 31 décembre 2012), le traitement des eaux usées est assuré par deux stations d'épuration (STEP) équipées d'un dispositif de filtration sur lit de roseaux ; d'une capacité de 400 et 40 EH, elles desservent respectivement le bourg et le hameau du Coudray[89].

Déchets ménagers[modifier | modifier le code]

Cet aspect de la politique environnementale est géré par la CCBVC pour l'ensemble de ses communes adhérentes.

Une collecte hebdomadaire des ordures ménagères et des emballages ménagers est assurée en porte-à-porte[CC 4], [CC 5]. Des conteneurs pour le verre et les journaux-revues-magazines sont disposés sur deux sites du territoire communal. Une collecte des encombrants est réalisée une fois par an en porte-à-porte. Les habitants de Cigogné peuvent en outre se procurer, auprès de la communauté de communes, des bacs pour le compostage de leurs déchets végétaux. Enfin, ils ont accès à trois déchetteries dont la plus proche est celle d'Athée-sur-Cher, distante de 7 km[CC 6].

Les habitants de Cigogné peuvent enfin apporter leurs déchets d'activités de soins à risques infectieux (DASRI)[Note 6] à des permanences assurées au siège de la communauté de communes[CC 7].

Gestion des ressources en eau[modifier | modifier le code]

La CCBVC encourage les administrés de ses communes adhérentes à réduire leur consommation d'eau du réseau communal ; c'est dans cet objectif que, grâce à une participation financière incitative de la région Centre, elle leur permet de s'équiper en récupérateurs d'eau de pluie[CC 8].

Fleurissement de la commune[modifier | modifier le code]

L'association La Cigogne fleurie organise, depuis 2011, un concours annuel de fleurissement extérieur et intérieur des maisons[Site 13].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente quelques éléments des finances locales de Cigogné, sur une période de neuf ans[90] :

Comptes de la commune de Cigogné de 2005 à 2013
Résultats exprimés en €/habitant.
Strate : communes de 250 à 500 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.
Années Résultat comptable Besoin (Besoin) ou capacité (Capacité) de
financement des investissements
Capacité
d'autofinancement (CAF)
Cigogné Moyenne de
la strate
Cigogné Moyenne de
la strate
Cigogné Moyenne de
la strate
2005
45 133 Capacité 121 Capacité 7 45 134
2006
94 139 Besoin 6 Capacité 17 85 140
2007
115 156 Besoin 109 Besoin 25 115 159
2008
162 142 Besoin 170 Capacité 12 170 146
2009
159 140 Capacité 262 Besoin 9 159 145
2010
153 134 Besoin 154 Capacité 16 153 140
2011
146 157 Capacité 3 Besoin 1 146 162
2012
172 160 Besoin 171 Capacité 1 172 168
2013
129 147 Besoin 159 Besoin 11 129 156

Quelques tendances générales, toujours en comparant Cigogné avec la moyenne de sa strate (communes de 250 à 500 habitants appartenant à un groupement fiscalisé), se dégagent à l'examen de ces données[Note 1].

On constate, à l'examen de ces comptes, que la capacité d'autofinancement[Note 7], après avoir été très inférieure à la moyenne de la strate au début de la période de référence, s'établit à partir de 2008 aux alentours de cette moyenne, sans fluctuation importante. Le même constat peut être fait pour le résultat comptable[Note 8].

La capacité de financement des investissements n’évolue pas de façon nette ou durable[Note 9] ; les fluctuations importantes d'une année sur l'autre ne peuvent être interprétées au regard des seules données présentées.

Jumelages[modifier | modifier le code]

vue d'une église et de son clocher-porche
L'église Saint-Pierre-et-Paul de Garrel.

Drapeau de l'Allemagne Garrel (Allemagne). La commune de Cigogné ne fait l'objet, en son nom propre, d'aucun jumelage. Toutefois, au travers du canton de Bléré, dont elle fait partie, elle est liée à la charte de jumelage signée entre ce canton et la commune allemande de Garrel en Basse-Saxe. Ce jumelage, officialisé en 1966, fut l'un des premiers jumelages franco-allemands[Site 14].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les registres paroissiaux de Cigogné sont connus depuis 1641. En 1687, ils nous apprennent que Cigogné comptait 76 feux, puis 142 en 1787, dernière valeur connue avant la mise en place des recensements en nombre d'habitants[5].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[92]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[93],[Note 10].

En 2014, la commune comptait 433 habitants, en augmentation de 36,16 % par rapport à 2009 (Indre-et-Loire : 2,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
409 283 488 390 405 410 411 434 409
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
414 397 360 358 353 355 377 343 351
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
358 375 392 337 327 347 351 335 328
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
301 282 230 213 256 307 320 373 433
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[94] puis Insee à partir de 2006[95].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges à Cigogné en 2011 en pourcentage[Insee 5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
0,0 
3,0 
75 à 89 ans
4,0 
13,1 
60 à 74 ans
13,1 
18,2 
45 à 59 ans
20,0 
24,2 
30 à 44 ans
20,0 
16,7 
15 à 29 ans
17,7 
24,2 
0 à 14 ans
25,1 
Pyramide des âges en Indre-et-Loire en 2011 en pourcentage[Insee 6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,5 
7,5 
75 à 89 ans
10,5 
14,4 
60 à 74 ans
15,1 
20,2 
45 à 59 ans
19,8 
19,5 
30 à 44 ans
18,4 
19,2 
15 à 29 ans
18,3 
18,7 
0 à 14 ans
16,6 

Cigogné a connu, depuis le début du XIXe siècle et jusqu'à la fin des années 1970, un exode massif, perdant sur cette période plus de 56 % de ses habitants. Le phénomène semble toutefois enrayé puisque depuis le début des années 1980, la population de la commune croît à nouveau et qu'en 2012, Cigogné a retrouvé son effectif du début du XXe siècle. La population de la commune est, en outre, caractérisée par sa grande jeunesse : 65,1 % des hommes et 62,8 % des femmes ont moins de 45 ans, alors que ces proportions ne sont respectivement que de 57,4 % et 53,3 % au plan départemental, soit près de 10 points de moins.

Entre 1968 et 1982, la diminution de la population de Cigogné était principalement attribuable à un solde migratoire nettement déficitaire ; à partir de 1982, la tendance se renverse et sous l'effet d'un solde migratoire excédentaire, la population augmente. Cet accroissement est également dû au solde naturel fortement positif, comme le montrent les données du tableau ci-dessous, sous les effets conjoints d'un taux de natalité en hausse et d'un taux de mortalité en baisse[Insee 7].

Soldes de variation annuelle de la population de Cigogné
exprimés en pourcentages.
1968 - 1975 1975 - 1982 1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2010
Taux de variation annuel de la population - 2.9 - 1.1 + 2,3 + 2,1 + 0,8
Solde naturel + 0,1 - 0,2 - 0,2 + 0,8 + 0,7
Solde migratoire - 3,0 - 0,9 + 2,5 + 1,3 + 0,1

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Cigogné est rattachée à l'académie d'Orléans-Tours. Cette académie fait partie de la zone B pour son calendrier de vacances scolaires.

En 2014, elle dispose d'une école maternelle d'une classe avec l'appui d'un agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM) et d'une école élémentaire de 2 classes, scolarisant au total 55 élèves[96],[Site 15]. Les établissements d'enseignement secondaires se situent à Bléré, avec un collège[97] ou Amboise avec deux collèges public et un privé[98] ; trois lycées d'enseignement public sont ouverts à Amboise, deux d'entre eux dispensant un enseignement professionnel[99]. À Amboise également, un lycée agricole prépare aux métiers de la viticulture et de l'œnologie[100]. En partenariat avec le conseil général d'Indre-et-Loire, la CCBVC amis en place un service de transport desservant les communes de son territoire et à destination des établissements d'enseignement secondaire ou supérieur de Bléré, Esvres et Amboise[CC 9].

Les établissements d'enseignement supérieur sont tous situés à Tours ou dans sa proche périphérie. Parmi eux, l'université pluridisciplinaire François-Rabelais propose, au sein d'une école polytechnique universitaire et de deux instituts universitaires de technologie s'appuyant sur une quarantaine de laboratoires de recherche, sept unités de formation et de recherche ; l'école supérieure de commerce et de management de Tours-Poitiers offre sur ses deux sites des formations Bac+3 ou Bac+5 ; l'école Brassart de Tours est spécialisée dans les arts graphiques[101].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Cigogné propose, depuis 2008, trois rendez-vous annuels autour d'une randonnée pédestre au printemps, de la Fête de la musique le 21 juin et d'une brocante à l'automne[Site 16].

Équipements sociaux, culturels et sportifs[modifier | modifier le code]

La commune disposait d'une salle polyvalente mais, devant la forte augmentation du nombre d'enfants scolarisés sur la commune, cette salle a dû être transformée en salle de classe[Site 17].

La commune de Cigogné est équipée d'un terrain multisports et d'un terrain de football[Site 18].

Santé et services d'urgence[modifier | modifier le code]

La commune de Cigogné ne dispose pas de professionnel de santé sur son territoire. Les médecins généralistes les plus proches exercent à Courçay et Reignac-sur-Indre. Les hôpitaux les plus proches sont les centres hospitaliers des Rives de l'Indre à Loches et Robert-Debré à Amboise[102].

Le centre d'incendie et secours le plus proche se trouve sur la commune voisine de Reignac-sur-Indre[103].

Médias[modifier | modifier le code]

Dans le domaine des médias audiovisuels, parmi les chaînes de télévision de télévision numérique terrestre (TNT) qui sont accessibles à tous les habitants de Cigogné, France 3 Centre-Val de Loire et TV Tours Val de Loire relaient plus spécifiquement les informations locales. Parmi les nombreuses stations de radio disponibles, on peut citer France Bleu Touraine, l'une des stations régionales du groupe Radio France, Graffic[104], basée à Loches et Radio Active[105], basée à Amboise et Montlouis-sur-Loire, plus spécialement dédiées à la musique et aux informations locales.

Culte[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune dépend de la paroisse Saint-Jacques-du-Val-de-Cher au sein du doyenné d'Amboise, lui-même partie de l'archidiocèse de Tours, au même titre que cinq autres doyennés[106]. En 2014, cette paroisse dispose d'un lieu de culte à Cigogné, l'église Notre-Dame, où le culte catholique est célébré en alternance avec d'autres églises de la paroisse[107].

Monseigneur Bernard-Nicolas Aubertin est à la tête de l'archidiocèse de Tours depuis 2005[108].

Énergie et télécommunications[modifier | modifier le code]

En 2014, l'ensemble du réseau de téléphonie fixe déployé sur Cigogné est accessible à l'internet haut débit via les techniques ADSL 2+ et VDSL2[109].

En raison de la présence d'un site du réseau Natura 2000 induisant une « sensibilité environnementale »[110], le territoire communal de Cigogné est exclu des zones de développement potentiel de l'énergie éolienne en Indre-et-Loire[111].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 35 244 €, ce qui plaçait Cigogné au 7 474e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[Insee 8].

Les indicateurs de revenus et de fiscalité à Cigogné et dans l'ensemble de l'Indre-et-Loire en 2011 sont présentés ci-dessous[Insee 9],[Insee 10] :

Revenu fiscal et foyers imposables à Cigogné.
Cigogné Indre-et-Loire
Revenu net déclaré par foyer fiscal (en €) 27 365 24 480
Part des foyers fiscaux imposables sur l'ensemble des foyers fiscaux (en %) 61,5 58,3

Le revenu moyen par foyer fiscal est nettement supérieur à la moyenne départementale, pour une proportion de foyers imposables également plus élevée[Note 1].

Emploi[modifier | modifier le code]

Les deux tableaux ci-dessous présentent les chiffres-clés de l'emploi à Cigogné et leur évolution sur les six dernières années[Insee 11],[Insee 12] :

Structure de la population active à Cigogné.
Cigogné 2011 Cigogné 2006
Population de 15 à 64 ans 225 205
Actifs (en %) 81,4 75,2
dont :
Actifs ayant un emploi (en %) 71,6 72,2
Chômeurs (en %) 9,7 2,4
Évolution de l'emploi à Cigogné.
Cigogné 2011 Cigogné 2006
Nombre d'emplois dans la zone 68 46
Indicateur de concentration d'emploi 41,6 30,4

Sur six ans, la population active de Cigogné a augmenté d'environ 10 %, mais le taux d'emploi de cette population active a légèrement baissé ; le chômage, à un niveau très faible en 2006, progresse très fortement et s'établit à près de 10 % de la population active communale. Le nombre d'emplois dans la zone a augmenté de manière très importante (+ 47,8 %) ; et bien davantage que le nombre d'actifs (+ 6,9 %) ; l'indicateur de concentration d'emploi progresse (+ 36,8 %) mais reste très faible en valeur absolue 42 emplois proposés pour 100 actifs. Cette valeur est en outre grossie par les besoins saisonniers en main d'œuvre liés aux activités agricoles déjà mentionnées et qui ne profitent pas, en grande majorité, aux habitants de la commune, étant préférentiellement occupés par des étudiants pendant leurs vacances estivales[112],[Note 1].

En 2011, les actifs résidant à Cigogné travaillent en majorité dans une autre commune du département (80,1 %), voire hors du département (2,9 %) ou même de la région pour 1,2 % d'entre eux. Ils ne sont que 15,2 % à travailler sur place, et cette valeur est en baisse par rapport à 2006[Insee 13]. L'analyse des déplacements domicile / travail présentée dans le PLU de Cigogné confirme cette situation en mentionnant l'existence, à environ 30 min de trajet routier du chef-lieu communal, de quatre agglomérations susceptibles d'attirer les habitants de Cigogné vers des pôles d’emplois à forte valeur économique[Site 19].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Cigogné selon leur secteur d'activité[Insee 14].

Structure de l’économie à Cigogné (37) au 31 décembre 2011.
Nombre d’établissements concernés
TOTAL 36
Agriculture 16
Industrie 1
Construction 3
Commerce, transport et services divers 14
Administration publique, enseignement, santé, et action sociale 2

Sur les 36 entreprises recensées à Cigogné au 31 décembre 2011, 26 n'emploient aucun salarié et 10 ont un effectif compris entre 1 et 9 employés[Insee 14].

En 2012 et 2013, trois entreprises ont été créées à Cigogné, dont une dans le domaine de la construction et deux dans celui de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé, et de l'action sociale[Insee 15],[Insee 16].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Cigogné, observées sur une période de 22 ans[113] :

Évolution de l’agriculture à Cigogné (37) entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Nombre d’exploitations 26 14 10
Équivalent Unité de travail annuel 35 20 15
Surface Agricole Utile (SAU) (ha) 2 031 1 577 1 170
Cheptel (nombre de têtes) 101 13 48
Terres labourables (ha) 1 978 1 572 1 163
Superficie moyenne d’une exploitation (ha) 58,0 78,9 78,0

L'évolution de l'agriculture au cours de ces 22 dernières années montre un secteur en pleine mutation, même si cette activité est encore importante au sein de la commune, puisqu'elle représente encore 44 % des entreprises : les exploitations ont vu leur nombre diminuer de 61 %[Note 11],[114],[Insee 17] alors que leur superficie qui avait augmenté jusqu'en 1990 tend à se stabiliser depuis ; le cheptel bovin qui avait presque disparu semble reprendre un peu d'importance ; quelle que soit la période considérée, les terres labourables ont toujours constitué la très grande majorité de la SAU ; l’agriculture reste orientée vers la production de céréales, et d’oléo-protéagineux. Ces cultures, totalement mécanisées, ne sont pas génératrices de main d’œuvre salariale et l’exploitant est souvent seul à travailler sur ses terres : le nombre d'équivalents UTH n'est que de cinq pour dix exploitations, hormis les exploitants eux-mêmes ; ce nombre prend en compte les besoins en main d'œuvre importants mais ponctuels liés à la production de maïs semence[Note 12] pour laquelle un groupement d'employeurs a été créé sur la commune[115].

Un élevage de chevaux est implanté à Cigogné[116].

Un groupe coopératif agricole a installé un de ses établissements à Cigogné, en lien avec l'importante activité de production céréalière de la commune[117].

Industrie et artisanat[modifier | modifier le code]

En dehors des entreprises déjà mentionnées dans le secteur agricole ou le stockage des explosifs, le tissu économique de la commune est en grande partie basé sur l'artisanat ; le secteur du bâtiment est encore notable (peinture, couverture, charpente, plâtrerie) même si, comme le signale le rapport de présentation du PLU, son importance décroît depuis 2003[118].

Commerces et services[modifier | modifier le code]

Le seul commerce de proximité présent à Cigogné est le restaurant « La Grange » faisant également office d'épicerie, à même de répondre aux besoins ponctuels et de première nécessité de la population. Au-delà, les habitants doivent se rendre dans les communes limitrophes pour les besoins d'approvisionnement quotidiens, ou dans les centres urbains un peu plus lointains comme Bléré ou Loches pour une offre de services élargie[Site 20].

Aux côtés des artisans, ce sont les entreprises de service (sous forme de société ou sous le régime auto-entrepreneurial) qui représentent le secteur économique le plus diversifié à Cigogné, avec cabinet d'architecte, entreprise d'aménagement paysager, maison d'édition, taxi, coiffeuse à domicile[Site 20], ainsi que deux assistantes maternelles pouvant accueillir sept enfants[119].

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2014, l'hébergement touristique proposé sur Cigogné se répartit sur deux établissements chambres d'hôtes et quatre Gîtes de France[120], seule structures communales d'hébergement touristique en l'absence d'hôtel ou de camping.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Deux monuments de la commune de Cigogné sont « inscrits » depuis le 18 juin 1962 à l'inventaire des monuments historiques.

L'église Notre-Dame de Cigogné[121] occupe très vraisemblablement l'emplacement d'une chapelle fondée vers 942 par Théotolon, archevêque de Tours, au profit de l'abbaye de Saint-Julien à Tours[33]. Sa nef, dont l'architecture romane est surtout visible de l'extérieur, date du XIIe siècle tandis que son clocher-porche est venu couvrir le pignon ouest de la nef au XIIIe siècle.

Les vestiges du donjon de Cigogné[122] datent du XIVe siècle. C'est le seul vestige, avec une fuye en ruine, d'un château construit dans le bourg à proximité immédiate de l'église. Il constituait un fief laïc rattaché à l'archevêché de Tours.

Au fond du vallon du ruisseau des Tabardières, la ferme de Fontenay conserve des caractères de son architecture des XVIe et XVIIe siècles comme des fenêtres auparavant pourvues de meneaux[46].

Aucun objet n'est répertorié à l'inventaire des monuments historiques[123] et aucun lieu, monument ou objet n'est répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[124],[125].

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

Ayant pour objectif un inventaire des espèces animales ou végétales qui y sont présentes, la création des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) ne s'accompagne d'aucune mesure de protection réglementaire. Le territoire communal de Cigogné est intégré, à des degrés divers, à deux ZNIEFF.

La ZNIEFF des « Pelouses des Tabardières » concerne quatre communes pour une superficie totale de 151,6 hectares. À Cigogné, la zone intéresse principalement le nord-est du territoire communal, une zone boisée en limites de Chédigny et Reignac-sur-Indre, bordée par les deux ruisseaux des Tabardières et de Toisé (ou de la Piquetterie) . On y trouve des landes à genévrier et des pelouses sèches avec 40 espèces de plantes à fleurs, dont l'Orchis brûlé (Neotinea ustulata), espèce protégée en région Centre[126],[127] ;

La grande ZNIEFF du « Plateau de Champeigne entre Bléré et Loches » (9 032 hectares) englobe, sur Cigogné, la ZNIEFF précédemment citée. S'étendant sur les territoires de 11 communes, elle concerne tout le territoire communal de Cigogné, à l'exception du bourg et de ses abords immédiats ainsi que de la partie nord-ouest du territoire comprise entre le chef-lieu communal et la limite avec Athée-sur-Cher. Pas moins de 50 espèces d'angiospermes et 8 espèces d'oiseaux protégés ou rares y ont été recensées, parmi lesquelles l'Outarde canepetière (Tetrax tetrax) ou encore le Circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus), deux espèces protégées au plan national[128].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

La commune de Cigogné est intégrée depuis 2006, pour toute une grande moitié nord de son territoire, au réseau Natura 2000. La zone de protection spéciale (ZPS) ainsi constituée, dite « site Natura 2000 Champeigne », se superpose totalement, pour Cigogné, à la ZNIEFF du plateau de Champeigne entre Bléré et Loches ; elle vise à la préservation des espèces d'oiseaux rencontrées sur son territoire[129], grâce à des mesures agroenvironnementales appropriées imposées aux parcelles de culture concernées[130], en application de la Directive oiseaux du 30 novembre 2009 édictée par l'Union européenne.

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Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

La commune de Cigogné est située dans l'aire de l'appellation d'origine protégée (AOP)[Note 13] ou appellation d'origine contrôlée (AOC)[Note 14] du fromage de chèvre sainte-maure de touraine. Le territoire de Cigogné est également intégré aux aires de productions de 24 produits bénéficiant d'une indication géographique protégée (IGP) : rillettes de Tours, bœuf du Maine, vins du Val de Loire, de l'Allier, du Cher, de l'Indre, du Pays de Retz et primeur[131].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Théotolon (ou Téotolon) (?-945), archevêque de Tours de 931 à 945, fut le fondateur, vers 942, de la chapelle dédiée à Sainte Marie et de la paroisse de Cigogné[34].

Lisois d'Amboise, (v. 995- v. 1065), a été un compagnon d'armes de Foulques Nerra ; ce dernier lui a offert, en cadeau de mariage, le fief de Cigogné au XIe siècle[37].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Cigogné (Indre-et-Loire).svg

Les armoiries de Cigogné se blasonnent ainsi :

Écartelé : au 1er d'azur à la cigogne d'argent, au 2e d'argent à la rose de gueules boutonnée d'or, au 3e d'argent à la tête de crosse (crosse d'abbé) de gueules, au 4e d'azur à trois fleurs de lis d'or.
Devise : « aedificemus » (Ensemble, bâtissons notre avenir).

Pour en savoir plus[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Audin, Mémoires de la Société archéologique de Touraine : la Touraine de l'an mil : inventaire des sources historiques et archéologiques, t. LXIX, Tours, La Simarre, , 151 p. (ISSN 1149-4670). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Mary Couderc (dir.), Dictionnaire des communes de Touraine, Chambray-lès-Tours, C.L.D., , 967 p. (ISBN 2 85443 136 7). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Claude Croubois (dir.), L’indre-et-Loire – La Touraine, des origines à nos jours, Saint-Jean-d’Angely, Bordessoules, coll. « L’histoire par les documents », , 470 p. (ISBN 2 90350 409 1). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jacques Dubois, Archéologie aérienne : patrimoine de Touraine, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, , 190 p. (ISBN 2 842 53935 4). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Ces remarques ne résultent pas d'une analyse statistiques des données présentées. Elles n'ont qu'une valeur indicative.
  2. La présence de ces vestiges est doublement liée à la nature du sol de Champeigne : ils témoignent de la mise en culture précoce de terrains très favorables à l'agriculture, et leurs traces, plus de 2 500 ans plus tard, restent bien visibles dans des terrains filtrants où les différences d'hygrométrie du sol dues à la présence d'un mur ou d'un fossé se traduisent fortement dans la végétation. Pour autant, les plus petits et les plus simples de ces enclos pourraient être des enceintes cultuelles.
  3. René Costantini (1903-1994), commandeur de la Légion d'honneur, médaille de la Résistance, a été promu général en 1957 ; cf. général Jean Boÿ, Historique de la 110e promotion (1923-25) de Saint-Cyr, 2010.
  4. En 1925, Jean Bichet décède en cours de mandat.
  5. En 1946, Emmanuel Benoît démissionne de son mandat.
  6. Les DASRI sont par exemple des seringues hypodermiques, des aiguilles, des bandelettes, etc.
  7. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[91].
  8. Le résultat comptable est la différence entre produits et charges de fonctionnement.
  9. Le besoin ou capacité de financements des investissements est la différence entre les ressources et les emplois d'investissement ; si les ressources sont supérieures aux emplois, on parle de capacité de financement ; des emplois supérieurs aux ressources expriment un besoin de financement.
  10. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  11. On peut constater une différence entre les données fournies par l'Insee et par le ministère de l'Agriculture ; en cause, une définition plus restrictive de l'exploitation agricole par le ministère de l'Agriculture (attribution obligatoire d'un numéro de SIRET).
  12. En période de floraison du maïs (été), il importe de complémenter manuellement une opération mécanique de castration consistant à supprimer des fleurs mâles indésirables, dans le but d'éviter des auto-fécondations préjudiciables à la pureté variétale des semences produites.
  13. Nomenclature européenne.
  14. Nomenclature française.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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  2. Population, superficie et densité des principaux pays du Monde en 2013 [lire en ligne].
  3. a, b et c « Chiffres clés - Logement en 2011 à Cigogné ».
  4. a et b « Chiffres clés - Logement en 2011 en Indre-et-Loire ».
  5. Pyramide des âges de Cigogné en 2011. Consulté le 22 novembre 2014.
  6. Pyramide des âges de l'Indre-et-Loire en 2011. Consulté le 22 novembre 2014.
  7. « POP T2M - Indicateurs démographiques » (consulté le 22 novembre 2014).
  8. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 » (consulté le 22 novembre 2014).
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  10. « REV T1 Impôt sur le revenu des foyers fiscaux - Indre-et-Loire », sur insee.fr (consulté le 22 novembre 2014).
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  12. « EMP T5 - Population Emploi et activité. » (consulté le 22 novembre 2014).
  13. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la zone » (consulté le 22 novembre 2014).
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Site de la communauté de communes de Bléré Val-de-Cher[modifier | modifier le code]

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Site de la mairie[modifier | modifier le code]

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  4. « Présentation du PLU : analyse de la consommation de l'espace agricole et naturel », p. 58.
  5. « PPRT Cigogné : enquête publique EPC France », p. 5-6.
  6. « Présentation du PLU : risque lié à la présence d'un établissement classé Seveso : EPC France », p. 114-120.
  7. a et b « Histoire > De Villæ Ciconiacum à Cigogné » (consulté le 22 novembre 2014).
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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