Saint-Martin-le-Beau

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Saint-Martin-le-Beau
Image illustrative de l'article Saint-Martin-le-Beau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Bléré
Intercommunalité Bléré Val de Cher
Maire
Mandat
Angélique Delahaye
2014-2020
Code postal 37270
Code commune 37225
Démographie
Gentilé Saint-martinois
Population
municipale
3 183 hab. (2014)
Densité 173 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 24″ nord, 0° 54′ 37″ est
Altitude Min. 49 m
Max. 108 m
Superficie 18,44 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saintmartinlebeau.fr

Saint-Martin-le-Beau est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire.

Ses habitants sont appelés les Saint-martinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-le-Beau est située à 20 km à l'est de Tours, entre le Cher et la forêt d'Amboise.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Sanctus Martinus de Bello au XIe siècle[1].

Il s'agit d'une des nombreuses communes françaises dont l'église est consacrée à saint Martin et dont elle a pris le nom. La légende locale n'a certainement aucun fondement étant donné la fréquence de cette dédicace en France. Le déterminant complémentaire le-Beau se réfère à la beauté du village.

Lors de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Le Beau-sur-Cher[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Selon une légende, Saint-Martin-le-Beau remonte aux incursions des Vikings : une bataille sanglante aurait opposé en 903 les Tourangeaux aux hommes du nord, après que ces derniers ont miraculeusement fui Tours à la vue du reliquaire de saint Martin. Pour rendre grâce à celui-ci, les Tourangeaux victorieux bâtirent une chapelle en son honneur.
  • En 1044 eu lieu la bataille de Nouy, situé sur la commune, entre Thibaud III de Blois et Geoffroy II Martel qui fit tomber la Touraine dans le giron de l'Anjou.
  • Le 17 avril 2015, l'église est fortement endommagée à la suite d'un incendie volontaire[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Martin-le-Beau

Les armes de Saint-Martin-le-Beau se blasonnent ainsi :

De gueules à la châsse de Saint Martin d'or posée sur un brancard du même, à la champagne cousue de sinople chargée d'une grappe de raisin tigée et feuillée aussi d'or[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1813 Georges Gaudron    
1813 1817 Grégoire Antoine Amyot    
1817 1831 Jules de Beaufort    
10/11/1831 22/11/1831 Abraham Grégoire Antoine Courtemanche    
17/01/1832 05/05/1832 Sébastien Boullet    
1832 1847 Jacques Briau    
1847 1860 Jules de Beaufort    
1860 1865 Jacques Briau    
1865 1871 Augustin Pillault    
1871 1874 Jacques Avenet    
1874 1881 Silvain Serrault    
1881 1882 Grégoire Perrault    
1882 1888 Emmanuel Mabille    
1888 1896 Eugène Martin    
1896 1901 Félix Thomas    
1901 1908 Grégoire Doumas    
1908 1919 Prosper Petiot de Laluisant    
1919 1929 Renest Mignot    
1929 1941 Gatien Piau    
1941 1945 Georges Lelarge   Fait fonction de Maire
1945 1959 Georges Brochard    
1959 1971 Marcel Habert    
1971 1977 Gérard Delétang    
1977 1989 Marcel Habert    
1989 2001 Pierre Rabier    
mars 2001 2008 Alain Kerbriand PS Conseiller général (2004-2015)
mars 2008 mai 2014 Didier Avenet SE  
mai 2014 en cours Angélique Delahaye UMP-LR Agricultrice

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 183 habitants, en augmentation de 12,91 % par rapport à 2009 (Indre-et-Loire : 2,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 206 1 298 1 323 1 445 1 406 1 422 1 345 1 353 1 379
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 340 1 341 1 297 1 323 1 331 1 368 1 408 1 296 1 288
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 207 1 239 1 212 1 133 1 127 1 030 1 067 1 159 1 130
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 106 1 220 1 403 2 051 2 427 2 481 2 606 2 985 3 183
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-le-Beau comporte une église, un gymnase, deux terrains de football, un parc, une épicerie, deux coiffeurs, une esthéticienne, deux boulangeries, une boucherie-charcuterie, un terrain de tennis, un plateau, un manoir appelé "Manoir Thomas Bohier", plusieurs grands vignerons, une bibliothèque, une école maternelle, une école primaire, plusieurs docteurs, une pizzeria, une mairie, une pharmacie, un cimetière, un étang, un lavoir, une gare, une zone industrielle, plusieurs restaurants et une poste.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Plaque de rue en l'honneur de Raymonde Sergent.
    Raymonde Sergent, née Delalande, y est née en 1903, dans une famille d'agriculteurs. En 1928, elle y prend, avec son mari Paul Sergent, le café-hôtel de l'Union, après avoir travaillé plusieurs années avec lui dans des restaurants ouvriers parisiens. Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que son mari a été fait prisonnier, elle entre dans la Résistance, faisant passer des clandestins en zone libre. Les Allemands l'arrêtent une première fois en 1941, mais la libèrent faute de preuves, puis deux fois en 1942. La troisième est la dernière : elle sera déportée le 24 janvier 1943 du camp de transit de Compiègne vers Auschwitz. Ce convoi du 24 janvier 1943 fut un double transport emmenant vers des camps de concentration et d'extermination nazis : 230 femmes, appelées les « 31 000 » et 1 466 hommes, les « 45 000 ». Raymonde Sergent meurt à Auschwitz en 1943. Une rue de son village natal porte maintenant son nom.
  • Georges Calzant
  • Josep Tarradellas i Joan président de la Généralité de Catalogne en exil jusqu'en 1977.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Tome 3, Formations dialectales (suite) et françaises : étymologie de 35000 noms de lieux, Librairie Droz, Genève, p. 1560 [1]
  2. Stéphane Gendron, L'origine des noms de lieux de l'Indre-et-Loire : Communes et anciennes paroisses, Chemillé-sur-Indrois, Hugues de Chivré, , 301 p. (ISBN 978 2 91604 345 6), p. 213.
  3. Ivan Roullet, « Nuit de destruction à Saint-Martin-le-Beau », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne).
  4. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Monographies
  • Saint-Martin-le-Beau, Village de Touraine dans l'Histoire de France, Robert Uhart, 1re édition imprimée pour le compte de l'auteur ; 2e édition : Éditions P.S.R. - La Roche-Rigault, 1990 (ISBN 2-908571-00-5)
  • Naître à Saint-Martin-le-Beau aux 18e et 19e siècles, Jean-François Badier, Auto-édition, 2009 (ISBN 978-2-7466-1430-7)
  • Maires d'Indre-et-Loire - Saint-Martin-le-Beau, Montlouis-sur-Loire, Amboise, Lussault-sur-Loire, Mosnes, Saint-Pierre-des-Corps..., Jean-François Badier, Auto-édition, 2013 (ISBN 978-2-9546-0290-5)

Liens externes[modifier | modifier le code]