Stambruges

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Stambruges
L'église St-Servais (1831).
L'église St-Servais (1831).
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Ath
Commune Belœil
Code postal 7973
Zone téléphonique 069
Démographie
Gentilé Stambrugeois(e) Campenaires et campèneresses
Géographie
Coordonnées 50° 30′ nord, 3° 43′ est
Localisation

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Liens
Site officiel www.beloeil.be

Stambruges est une section de la commune belge de Belœil située en Région wallonne dans la province de Hainaut.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant 1963, c'était une commune à part entière. Elle fut fusionnée avec la commune de Grandglise en 1963 pour former la commune de Stambruges-Grandglise. La commune de Stambruges-Grandglise fut intégrée à l'entité de Beloeil lors de la fusion des communes de 1977.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé au sud de Belœil et à l'est de Quevaucamps, c'est un village pittoresque aux maisons en pierre de sable et animé de nombreuses festivités durant toute l'année.

Le village est connu pour la forêt domaniale de Stambruges et le site de la mer de sable (réserve naturelle), la chapelle de l'Ercompuch (aussi désignée erronément Chapelle de l'Arbre au Puits) mais également depuis le XXIe siècle pour ses sorcières et leur sabbat(folklore). Au XIXe et au XXe siècle, il fut surtout connu au travers de ses marchands ambulants (d'où l'appellation de campenaires) qui pouvaient tout commercialiser mais qui furent principalement connu pour le commerce du houblon et de la toile.

Traditions populaires[modifier | modifier le code]

L'arbre votif[modifier | modifier le code]

Un robinier, situé à proximité d'une chapelle dédiée à Notre-Dame des bois dite chapelle de « l'Erconpuch »[1], a servi d'arbre sur lequel étaient déposés des ex-voto principalement en remerciement de grâces reçues pour des enfants.

En 2009, il a été abattu par le vent[2]. Il a depuis lors été remplacé dans la ferveur populaire par un chêne croissant quelques mètres plus loin. Selon une tradition, des personnes souffrantes viennent y accrocher des ex-voto – pansements, vêtements, etc. – dans l'espoir de transférer a l'arbre les maladies dont elles sont atteintes et dont elles espèrent ainsi être guéries.

Le robinier de Notre-Dame au Puits en 2007
arbre à loques
2013, un chêne est devenu le nouvel arbre à loques de Stambruges


Le sabbat des sorcières[modifier | modifier le code]

Selon la légende,

« Le jour du Sabbat à minuit, les sorcières, montées sur des manches à balai, se donnent rendez-vous au « Rond à Sorcières » pour y danser des rondes et commercer avec le diable. C'était dans le bois de Stambruges, à la croisée de la route du Bosquet et de la route du Nac (Grande Avenue-Happart)[3] »

Quand on passait au Rond à Sorcières, c'était rapidement avec des pensées de frayeur, d'autant plus qu'à la brune on y voyait parfois un homme coiffé d'un grand chapeau verdâtre à larges bords. C'était le diable en personne. Elles passaient dans l'air en poussant des cris. Quand le vent sifflait, nos ancêtres disaient qu'on entendait la musique que faisaient les sorciers et les sorcières se rendant au Sabbat dans la forêt. Ils criaient à nos ancêtres terrifiés : « Gages, Gages ! », et il fallait aussitôt leur jeter quelque chose.

Le sabbat des sorcières de Stambruges n'a rien de commun avec les célèbres sabbats de Vielsalm ou d'Ellezelles ni avec d'autres des nombreux sabbats organisés çà et là dans nos contrées de légendes. À l'appel de leur maître, elles se retrouvent dans le village. De lieu en lieu, elles s'adonnent à des rites secrets auxquels elles seules ont droit d'assister. Les malheureux qui s'y trouvent mêlés, volontairement ou par mégarde, sont condamnés à garder le silence au risque de voir la colère du Diable se déchaîner sur eux.

Au cours de leurs pérégrinations, elles débauchent l'autorité et pervertissent les braves gens. Les badauds regrettent bien vite leur arrogance et leur témérité. Elles ont l'air bonhomme sous leurs chevelures ébouriffées ! Mais ne vous y trompez pas. Ce sont là de véritables démons et vous vous souviendrez longtemps de leur passage si elles s'approchent de vous...

Une fois les sœurs réunies, elles se dirigent vers le bois où commence le sabbat. On n'y juge personne, on parle peu, on ne brûle aucune sorcière. Bien au contraire ! Celles-ci prennent un malin plaisir à défier les flammes en lançant leur cri perçant. Les danses maléfiques et les envoûtements se succèdent au son de la trompette du Diable.

Quiconque ose troubler la cérémonie risque de s'en mordre les doigts. Car s'il est une chose que nos sorcières détestent par-dessus tout, c'est d'être dérangées durant leurs ébats. Il n'est d'ailleurs pas rare, les jours de Sabbat, de trouver, à l'orée du bois, de pauvres hères peu prudents qui, par curiosité, se sont approchés trop près et se sont laissés entraîner dans les joutes démoniaques. Leur mine défaite porte la marque du feu et leur regard vide ne laisse aucun doute sur la punition infligée[4].

Sport[modifier | modifier le code]

  • JS Stambruges, club de basketball ayant évolué jusqu'en Régionale 1 (antichambre des divisions nationales).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. lieu dit situé dans le bois du Carnoit. Autrefois, il existait une source ou le pâtre attitré de Stambruges allait faire boire les bêtes. Il semble qu'à cet endroit se pratiquait de nuit un culte païen c'est pourquoi l’église y adjoignit le culte de la vierge.
  2. Laurence Journé et Maxime Soyez, « Stambruges : un arbre pour des clous ! - », sur Notélé, Télévision de la Wallonie picarde, (consulté le 29 janvier 2013)
  3. « Èl joûe dou Sabbat a douze heures par nwite, lès sorcières mont'a gvau su ène manche dé ramon', èyié s'èrjwin'tét au Rond a Sorcières pou dansèr dès galops é,s'aringèr avè I'diape. Leûs rèunion s'fèsin'tét d'vée' l'bos d'Tambrize, a l'cwazate dé l'route a Boquets èyié dé l'route dou Nac (Grand'Vue-Happâe).
  4. http://www.stambruges.be

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Gosselin et J. Rolland, Stambruges, un peu du passé, 1er volume, 1939

Liens externes[modifier | modifier le code]