Unverre

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Unverre
Unverre
L'église Saint-Martin et le monument aux morts réalisé par Félix Charpentier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Arrondissement de Châteaudun
Canton Canton de Brou
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Châteaudun
Maire
Mandat
Luc Bonvallet
2014-2020
Code postal 28160
Code commune 28398
Démographie
Gentilé Unverrois(e)
Population
municipale
1 204 hab. (2016 en diminution de 4,22 % par rapport à 2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 01″ nord, 1° 05′ 39″ est
Altitude Min. 153 m
Max. 235 m
Superficie 62,33 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.unverre.fr

Unverre est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune est très étendue (seconde du département, en superficie, après Arrou), avec une vaste surface agricole, et compte près de 180 fermes et hameaux. Le bourg est partagé en deux parties par la Sainte-Suzanne : Unverre, au nord, et les Moulins d'Unverre, au sud.

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Unverre
Moulhard Luigny, Frazé, Dampierre-sous-Brou Brou
Charbonnières
Les Autels-Villevillon
Unverre Yèvres
Chapelle-Royale Arrou Châtillon-en-Dunois

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Unverre est arrosée par trois rivières : la Sainte-Suzanne, et son affluent en rive droite la Sonnette, et, plus au nord, la Mozanne. La Sainte-Suzanne et la Mozanne se rejoignent en aval d'Unverre pour former l'Ozanne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le dictionnaire géographique attribue à Unverre une origine mérovingienne (Ve siècle)[réf. nécessaire].

Selon Guy Villette, l'étymologie du nom serait gauloise : an (de) voberia, ce qui signifie "terre humide". On retrouve trace du nom latin : Inverria (1128), Urveria (1130), Unverium (1142).[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune fit partie de l'une des 5 baronnies du Perche-Gouët jusqu'à la Révolution française. Unverre hébergeait le siège de la communauté de communes du Perche-Gouët avant de rejoindre le la Communauté de communes du Grand Châteaudun.

De 1908 à 1933, Unverre est desservi par les tramways d'Eure-et-Loir qui exploitent la ligne Brou-Nogent-le-Rotrou. L'ancienne gare du tramway présente aujourd'hui une scène extérieure permettant d'accueillir des manifestations culturelles[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Charles-Adrien Le Chapellier de Grandmaison   Député d'Eure-et-Loir
  janvier 1856 Marin Louis Guinebert    
    Charles Gabriel David de Thiais   garde du corps du roi
    Abel Astère Thiérée    
    Louis Alfred David de Thiais   conseiller général
    Victor Marchais    
    ?    
    François Charron    
    Jean-Louis Lemarié    
    Henry de Boissieu    
    Jean-Louis Honoré Cochin    
    François-Mathias Chevallier    
    Louis Octave Théophile Guinebert    
    Auguste Guillaume Colon    
    François Chevallier    
  1904 Antoine François Marie Henri de Boissieu    
1904 1916 Jacques Ferdinand Galerne    
1916 1919 François Léon Chevallier    
1919 1925 Pierre Désiré Chevreau    
1925 1935 Jules Auguste Girard   conseiller général
1935 janvier 1936 Auguste Félix Hallouin    
janvier 1936 1944 Louis Chambrier    
1944 1955 Alfred Lesieur    
5 avril 1955 23 mars 1959 Albert Jubert    
23 mars 1959 27 mars 1965 Bernard Hubert    
27 mars 1965 20 mars 1977 Abel Vallée    
20 mars 1977 mars 2001 André Hameau    
Mars 2001 28 mars 2014 Robert Weber    
28 mars 2014 En cours Luc Bonvallet DVD Agriculteur

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2016, la commune comptait 1 204 habitants[Note 1], en diminution de 4,22 % par rapport à 2011 (Eure-et-Loir : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 3012 4072 3852 4092 4822 4292 4532 4782 442
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3642 3862 3842 3012 2942 1042 1522 1852 164
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1942 1042 1071 8741 8951 8421 8121 7271 565
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 5051 2941 2381 1091 0229771 1401 2571 204
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La fête de la Louée a lieu chaque année depuis 1991, le troisième dimanche de juin, sur la place de l'église ainsi que dans le parc des Grand'Maisons. Elle a pour origine l'embauche des ouvriers agricoles qui, au début du XXe siècle, venaient deux fois par an (à la Saint-Jean pour les 4 mois d'été et à la Toussaint pour les 8 autres mois de l'année) "se louer" aux patrons sur la place du village. Un thème est choisi chaque année :

  • En 2014, "Du blé au pain"
  • En 2013, les voitures anciennes
  • En 2012, les abeilles
  • En 2011, les attelages de chevaux de course
  • En 2010, la fauconnerie
  • En 2009, "Il était une fois la libération"
  • En 2008, la chasse
  • En 2007, les pompiers
  • En 2006, les voitures anciennes
  • En 2005, le cheval Percheron
  • En 2004, les tracteurs anciens
  • En 2003, "Du labour aux semailles"
  • En 2002, le travail du bois
  • En 2001, la moisson "de la faucille à nos jours"
  • En 2000, les chiens de race
  • En 1999, le marché à l'ancienne
  • En 1998, la ferme, ses animaux et ses produits
  • En 1997, le mouton
  • En 1996, le travail du chanvre

La Saint-Jean a lieu le samedi suivant la fête de la Louée, avec un rallye pédestre suivi d'une soirée musicale et dansante et du feu de Saint-Jean à la nuit tombée.

Un concert est traditionnellement organisé à l'église chaque année le dernier samedi du mois d'avril. Des artistes aux styles et répertoires variés se sont succédé :

  • En 2014, orgue et bombarde par Florence Ladmirault et Jean Hauray
  • En 2013, Harmonie Municipale de Vendôme
  • En 2012, Orchestre d'Harmonie de Chartres
  • En 2011, trompes de chasse du Rallye Saint-Hubert de Chartres et chorale des Ménestrels du Perche
  • En 2010, gospels et negro spirituals par Rogers Esse
  • En 2009, harpe paraguayenne et chants des Amériques par Hugo Pamcos et Claudette Lagacé
  • En 2008, duo Iberia, composé d'une soprano accompagnée à la guitare

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin, des XIIe et XVIe siècles, est un site incontournable du village de par son architecture et ses richesses (retable, maître-autel, fonts baptismaux, chemin de croix...). Elle se caractérise extérieurement par son porche à claire voie en colombages (caquetoire), son bas-côté nord de style gothique comprenant un alignement de cinq pignons avec gargouilles, et son clocher à haute flèche couverte en ardoises. Les 2 cloches de l'église, qui dataient de 1862, ont été remplacées au printemps 2010 ; les 2 nouvelles, coulées par la fonderie Voegele de Strasbourg, conservent les mêmes prénoms, Marie-Louise et Constance-Elisabeth. La première a été bénite le 21 mars 2010 par Mgr Michel Pansard, évêque de Chartres et la seconde, le 2 mai 2010 par l'abbé Laurent Percerou, vicaire général.

  • Cinq verrières  Inscrit MH (1906)[6] du XVIIe siècle : l'Annonciation, la Charité de saint Martin, sainte Barbe, l'Adoration des bergers et d'anges, chanoine donateur, saint Denis et saint Étienne, l'Adoration des Mages et donatrice.
  • Fonts baptismaux, bas-relief, baldaquin des fonts baptismaux  Inscrit MH (1908)[7] du XVIIe siècle : le Baptême du Christ.

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Érigé sur la place de l'église, le monument aux morts de la guerre 1914-1918 a été réalisé par Félix Charpentier (1858-1924), sculpteur d'origine provençale installé à Chassant (Eure-et-Loir).

Château des Grand'Maisons[modifier | modifier le code]

Le château des Grand'Maisons, demeure du XVe siècle agrandie au XVIIe siècle, se situe au centre du village. Il jouxte un parc boisé, traversé par la rivière Sainte-Suzanne.

La Forçonnerie[modifier | modifier le code]

  • La Forçonnerie, moulin et ancienne forteresse des XIIIe et XVe siècles, qui défendait autrefois l'ancienne route royale allant de Chartres au Mans (connue sous le nom de chemin de César ou chemin Henri IV). Il subsiste aujourd'hui le logis seigneurial et les granges à colombages. Le pont-levis a disparu.

Manoir de la Camusière[modifier | modifier le code]

Manoir situé dans un parc boisé.

Musée-école[modifier | modifier le code]

Le musée-école, ouvert en 2003 dans les locaux d'une ancienne école du village, se situe derrière l'église. Il présente l'école rurale d'autrefois à travers la reconstitution d'une classe des années 1900 avec son mobilier, son matériel pédagogique, des registres depuis 1878, des photos de classes, cahiers, livres, témoignages écrits et audios. Il s'accompagne de diverses expositions sur la vie rurale (maison de l'écolier, histoire du grain de blé dans le Perche-Gouët, la lessive de nos grand-mères, les vêtements d'autrefois...).

Les moulins à eau[modifier | modifier le code]

Plusieurs anciens moulins à eau : La Boissière, Epassé, Ferchaud.

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

Promenade des Ponts-Neufs[modifier | modifier le code]

La promenade des Ponts-Neufs relie la place de l'église aux Moulins d'Unverre, longeant la propriété des Grand'Maisons et la rivière Sainte-Suzanne.

Sentier de randonnée pédestre[modifier | modifier le code]

L'un des sentiers de randonnée pédestre de la communauté de communes du Perche-Gouët part de la place de l'église d'Unverre. D'une longueur de 12 km, alternant petites routes et chemins ombragés, il prend d'abord la direction de Moulhard avant de continuer vers le nord de la commune puis de revenir vers le bourg en passant à proximité du moulin de la Forçonnerie.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Rainaud des Têtières, chevalier cité vers 1094, frère de Rainaud I d'Aunay-sous-Crécy[8].
  • Clément Janequin, prêtre et compositeur de la Renaissance né à Châtellerault vers 1485 et mort à Paris en 1558. Un acte notarié du 10 août 1548 le cite comme étant curé de la paroisse.
  • Félix Lejars, né le 31 janvier 1863 dans la commune, décédé le 8 août 1932 à Paris. Fils du notaire d'Unverre, il est médecin (1888), chirurgien (1891), agrégé de médecine (1892), membre de l'Académie de Médecine (1924), chevalier de la Légion d'honneur (1908), puis officier de la Légion d'honneur (1917), puis commandeur de la Légion d'honneur (1926). Son traité de médecine d'urgence et son "Diagnostic chirurgical" ont connu un très grand succès. Médecin-chef de l'Hôpital Villemin-Paul-Doumer pendant la Première Guerre mondiale, il a publié sur cette époque de sa vie un volume de souvenirs[9]. Une plaque à son effigie est apposée sur sa maison natale et une rue porte son nom.
  • Henry de Boissieu, ancien maire de la commune est le grand-père d'Alain de Boissieu, gendre du Général de Gaulle[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]