Attigny (Ardennes)

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Attigny
Attigny (Ardennes)
Place Charlemagne.
Blason de Attigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Vouziers
Intercommunalité Communauté de communes des crêtes préardennaises
Maire
Mandat
Chantal Henriet
2020-2026
Code postal 08130
Code commune 08025
Démographie
Gentilé Attignatiens
Population
municipale
1 119 hab. (2019 en diminution de 6,91 % par rapport à 2013)
Densité 98 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 28′ 42″ nord, 4° 34′ 42″ est
Altitude Min. 77 m
Max. 133 m
Superficie 11,46 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Attigny
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Attigny
Liens
Site web https://www.attigny.fr/

Attigny est une commune française située dans le département des Ardennes, en région Grand Est.

Ce bourg a eu une certaine importance au Haut Moyen Âge, comme lieu de conciles et de résidence de rois (ou empereurs) carolingiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située entre Rethel et Vouziers, dans une région naturelle appelée le Vallage[1]. Paul Verlaine a ainsi adressé à Ernest Raynaud, autre poète ardennais qui fut également commissaire de police à Paris, et qui a passé une partie de son enfance dans cette région, les vers suivants :

Nous sommes tous les deux des moitiés d'Ardennais
Moi plus foncé que vous, dirais-je plus sauvage ?
Procédant des forêts quand vous de ce Vallage
Doux et frisqué qu'aussi bien que vous je connais

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée notamment par l'Aisne, par le canal des Ardennes, et par quelques ruisseaux alimentant l'Aisne dont le ruisseau de Saint-Lambert.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Attigny est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (84,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74,6 %), prairies (12,5 %), zones urbanisées (10,3 %), forêts (2,7 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2019, le nombre total de logements dans la commune était de 607, alors qu'il était de 608 en 2014 et de 578 en 2009[I 1].

Parmi ces logements, 84,9 % étaient des résidences principales, 2,1 % des résidences secondaires et 13 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 85,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 13 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Attigny en 2019 en comparaison avec celle des Ardennes et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (2,1 %) inférieure à celle du département (3,5 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 62,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (63,4 % en 2014), contre 60,5 % pour les Ardennes et 57,5 pour la France entière[I 3].

Le logement à Attigny en 2019.
Typologie Attigny[I 1] Ardennes[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 84,9 84,8 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 2,1 3,5 9,7
Logements vacants (en %) 13 11,7 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de cette localité est d'origine gallo-romaine et correspond au nom d'une personne, Attinius, ce qui a donné Attiniacum, pour Ernest Nègre comme pour Octave Guelliot[9],[10]. On retrouve le nom de Attiniacum ou Attiniacus dans les actes, relativement nombreux, de la fin de la période mérovingienne et dans la période carolingienne[10].

La forme française connaît ensuite quelques variantes : Attigni, du XIe au XIVe siècle, Atigni en 1324, Atigny en 1428, Ateingny en 1253, Actigny en 1450, mais aussi Attegni-sur-Esne dans les chroniques de Jean Froissart[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au haut Moyen Âge, Attigny a une certaine importance. Chilpéric II, un des derniers rois mérovingiens, y meurt en 721. Le bourg devient par la suite le lieu d'une résidence royale, puis impériale, carolingienne. Pépin le Bref y préside, comme maire du palais, une cour plénière en août 750, y revient en 751 puis y réside à plusieurs reprises après son couronnement. Son fils, Carloman Ier y réside également à quelques reprises et y signe plusieurs actes en mars 769. La présence de Charlemagne y est citée à cinq reprises, essentiellement lors de fêtes de Noël ou de Pâques[10].

Louis le Débonnaire et la pénitence d’Attigny, illustration d'un ouvrage d'Henri Martin, L'Histoire de France populaire, publié en 1875.

Cela confère une importance au bourg qui est également choisi comme lieu de plusieurs conciles. Le premier concile d'Attigny est en 765. Il est convoqué par Pépin le Bref : une assemblée générale de la nation franque est en effet prolongée d'un concile synodal. D'autres conciles suivent, en 822, 834 et 870[10]. Dans celui de 822, l'empereur d'Occident Louis le Débonnaire y fait pénitence publique, un acte dit pénitence d’Attigny[10].

Charles II le Chauve est le souverain qui effectue le plus de séjours à Attigny, en mai 841, en juillet 843, en avril et juin 854, en juin 855, en juin 859, en avril, juin et décembre 860, en avril 864, et pendant le carême 865 puis, à nouveau, en juillet et août de la même année[10].

Le duc saxon Wittekind, ennemi principal de Charlemagne pendant ses guerres contre les Saxons (772-805), y reçoit le baptême en 786 par Charlemagne.

En 880, la bataille d'Attigny oppose une coalition carolingienne à une armée de Boson, roi auto-proclamé de Provence.

Charles le Simple en 916 fait transporter à Attigny des reliques de sainte Walburge et y fonde une chapelle desservie par douze chanoines[11] et son intention est que cette chapelle soit soumise à l'abbaye Saint-Corneille de Compiègne[12].

Les Carolingiens abandonnent la résidence avant 931, et le palais disparaît après le Xe siècle. Attigny était aussi un domaine royal et le resta lorsqu'il cesse d'être une résidence royale des Carolingiens. Il englobe au début du Xe siècle au moins trois mille cinq cents hectares. Les donations de terre faites à l'Église restent limitées. Le domaine passe ainsi à peu près intact dans le maigre domaine royal capétien et constitue la dot de la fille de Philippe Ier, Constance de France, lors de son mariage avec le comte de Champagne, Hugues Ier, vers 1093. Il est démembré par ce prince, en particulier au profit de l'église de Reims, et est à l'origine des seigneuries ecclésiastiques d'Attigny et de Sainte-Vaubourg[13].

De ces séjours royaux et impériaux subsistent essentiellement des monnaies frappées à Attigny[10].

Relevée par Claude Chastillon fin XVIe siècle.

Une maladrerie est citée au XIVe siècle, au lieu-dit les Maziaux, au nord du bourg[10].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Des tanneries ont existé à Attigny au XVIIIe siècle[14].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Une filature de laine est citée à Attigny au XIXe siècle[15].

La raffinerie, vue du cimetière

Attigny a été le siège d'une sucrerie située à proximité du canal des Ardennes, et desservie également par voie ferrée. Elle a été créée en 1864 par Eugène Frère, ingénieur de l'École centrale des arts et manufacture, qui fonde la Société Frère et Cie. À sa mort en 1877, cette sucrerie est dirigée par Ferdinand Lepointe, qui développe et modernise l'activité. À la fin de la Première Guerre mondiale, cette sucrerie est vidée de ses matériels et endommagée. L'activité reprend en 1923. Une distillerie lui est associée en 1934 pour la production d'éthanol par fermentation alcoolique. L'établissement est à nouveau endommagé au début de la Seconde Guerre mondiale, en 1940. L'activité redémarre à nouveau ensuite, avec une mécanisation accrue. La cheminée, datant du XIXe siècle, est abattue en 1962. La société Say, la société détenue par les héritiers de Louis Say, devient actionnaire majoritaire en 1966. Puis la sucrerie devient un site Béghin-Say en 1970. Les bureaux datent de cette époque. L'activité de sucrerie s'arrête en 1996, avec un plan social qui se traduit par une réaction vive des salariés concernés, avec ponctuellement la séquestration de quelques cadres de l'entreprise. Les locaux sont occupés depuis 1998 par la société Guerletub, spécialiste des échafaudages[16],[17].

L'hôtel de ville est bâti en partie grâce à un don de Jules-Rémy Baudon qui meurt à Attigny le .

Au nord du bourg, de l'autre côté de l'Aisne, un quartier s'appelle le Faubourg du Moulin. Un moulin a existé sur le ruisseau de Saint-Lambert, utilisé pour une minoterie. La minoterie appartenait aux Morel, une famille protestante, apparenté aux Demolon (famille de meuniers des Ardennes). Le moulin a été détruit le 20 octobre 1918[18].

Deux brasseries ont été également détruites durant la Première Guerre mondiale, et non reconstruites[19].

Une briqueterie a existé, créée par Léon Papy dans les années 1860, utilisant la qualité locale de l'argile. Elle était située le long du canal des Ardennes, à La Donchère. Elle est rasée lors de la Première Guerre mondiale, mais rouvre en 1922, sous l'égide de la société Dautel Frères et Fontaine. Les briques étaient estampillées D.F. et utilisées sur le marché local mais aussi pour les besoins de la région parisienne. La société devient Fontaine et Jeanlin en 1927 (les briques sont dès lors estampillées F.J.). La production journalière est de plus de 20 000 briques, et emploie une vingtaine de salariés dans l'entre-deux-guerres. Une cheminée de 40 mètres de haut domine l'installation. Endommagé au début de la Seconde Guerre mondiale, le site rouvre après le conflit. L'entreprise est rachetée en 1964 et devient la société Boizard et compagnie. Le site s'arrête définitivement vers 1969-1970[20].

En 1873 est mise en service la gare d'Atigny sur la ligne d'Amagne - Lucquy à Revigny, une ligne concédée à la compagnie des chemins de fer de l'Est, dont le service voyageur cesse en 1969.

En 1904 est créée la ligne Attigny - Bâalons des chemins de fer départementaux des Ardennes, une ligne de chemin de fer secondaire à voie étroite qui cesse son exploitation en 1933[21].

La ville est très endommagée par les deux guerres mondiales.

Du au , lors de la bataille de France, le 18e régiment d'infanterie de Pau combat vaillamment à Attigny. Pendant 25 jours consécutifs, il repousse victorieusement les attaques d’un ennemi supérieur en nombre et en moyens. Il quitte sa position sur ordre, ses flancs étant menacés par l'avance allemande.

Ville détruite en 1914 et 1940, Attigny est titulaire de deux Croix de guerre. Un monument au 18e régiment d'infanterie est inauguré le 20 septembre 1947 près du pont du canal. Une plaque célébrant la réconciliation franco-allemande y est ultérieurement apposée par les amicales du 18e R.I. et du 20e Infanterie Regiment de Ratisbonne. Ce régiment faisait partie des forces allemandes assaillantes à Attigny.

La commune a été le site d'une industrie-agroalimentaire, une laiterie-fromagerie. Cette installation industrielle dépend tout d'abord de la société Maggi. Ce groupe s'est développé dans le domaine laitier en se proposant notamment de répondre à la demande parisienne par la collecte et la distribution d’un produit contrôlé et sûr, avec une vingtaine de laiteries dans la partie septentrionale de la France et un acheminement par camions ou par wagons isothermes, avec des bidons de lait avant que les bouteilles de lait ne s'imposent. En 1947/1948, Maggi appartient au groupe Alimentana qui fusionne avec Nestlé sous le nom de Nestlé-Alimentana. L'établissement d'Attigny est rattachée à la Société des Produits d'Alimentation Diététiques (la SOPAD), filiale du groupe Nestlé. La laiterie Sopad/Nestlé, qui collecte le lait sur une large zone, fabrique du beurre pasteurisé et du lait en poudre, et à certaines périodes également du fromage. Un conflit social important la traverse entre mai et août 1967, à la suite du licenciement de vingt-huit salariés qui avaient fait grève. Elle ferme définitivement ses portes en 1977, au profit de la laiterie de Challerange appartenant au même groupe[22],[23],[24].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Vouziers du département des Ardennes.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton d'Attigny[25]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux[modifier | modifier le code]

Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur d'un nouveau canton d'Attigny

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription des Ardennes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Attigny est membre de la communauté de communes des Crêtes Préardennaises, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1995 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors du premier tour des élections municipales de 2014 dans les Ardennes, la liste DVD menée par le maire sortant Noël Bourgeois obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 394 voix (73,50 %, 13 conseillers municipaux élus dont 3 communautaires), devançant très largement celle DVG menée par Georges De Kocker (142 voix, 26,49 %, 2 conseillers municipaux élusà.
Lors de ce scrutin, 30,43 % des électeurs se sont abstenus[26]

Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans les Ardennes, la liste DVD menée par Chantal Henriet obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 243 voix (60,59 %, 12 conseillers municipaux élus dont 3 communautaires), devançant très largement celle menée par Emmanuel Payer (158 voix, 39,40 %, 3 conseillers municipaux élus dont communautaire).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 48,17 % des électeurs se sont abstenus[27].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[28]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    M. Citerne    
    M. Grosyeux-Flamanville   Notaire
Conseiller général d'Attigny (1842 → 1855)
avant 1875 après 1876 Alfred Lesure[29]   Médecin, juge de Paix
Conseiller général d'Attigny (1874 → 1885)
    Gartner    
Les données manquantes sont à compléter.
1989 2006 Michel Bazelaire[30] UDF[31]  
mars 2006 novembre 2017 Noël Bourgeois[32],[33] LR Dessinateur industriel chez ACMA Culot à Vouziers puis secrétaire de la mairie d'Attigny
Conseiller général puis départemental d'Attigny (2001 → )
Président du conseil départemental des Ardennes (2017 → )
Démissionnaire à la suite de son élection comme président du conseil départemental.
novembre 2017[34] mai 2020 André Melin DVD Retraité
mai 2020[35] En cours
(au 2 décembre 2021)
Chantal Henriet DVD Retraitée

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Une école publique maternelle et primaire existe, nommée école (ou pôle scolaire) André-Dhôtel. La commune compte également un collège, le collège Eva-Thomé.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[37].

En 2019, la commune comptait 1 119 habitants[Note 2], en diminution de 6,91 % par rapport à 2013 (Ardennes : −3,68 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9211 0071 0461 0061 1621 2581 3651 4151 416
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 6111 8271 8731 8791 8631 8861 7971 7231 682
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 7219951 4361 4531 4501 2101 4251 5251 536
1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015 2019
1 4451 2651 2161 2001 1811 1841 2261 1481 119
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Une zone d'activité accueille notamment une chaudronnerie, Ardennes Métal Concept[39].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Chilpéric II, roi mérovingien mort à Attigny.
  • Jules-Rémy Baudon (c.1839-1873), sculpteur.
  • Nicolas Brizard (v.1520-1565), poète et enseignant, y est né.
  • Jean-Baptiste Degaulle (1732-1810), ingénieur cartographe maritime, y est né.
  • Alfred Lesure (1831-1885), docteur en médecine[42], médecin et maire d'Attigny, conseiller général du canton d'Attigny de 1874 à 1885[43], né et mort à Attigny.
  • Charles Goutant (1847-1906), homme politique, président du conseil général des Ardennes, sénateur, a été conseiller général du canton d'Attigny de 1898 à 1904.
  • Louis-Marie Doyen (né à Attigny le 2 juillet 1864, décédé à Meudon le 9 mai 1943), peintre, dont un des tableaux, L'achat des épouses en Assyrie, orne la salle des mariages de la mairie.
  • Camille Renault (1866–1954), sculpteur, Satrape du Collège de 'Pataphysique, est mort à Attigny.
  • André Dhôtel (1900-1991), écrivain, prix Fémina en 1955 pour Le Pays où l'on n'arrive jamais, est né à Attigny.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Attigny
Blason de Attigny Blason
D’or à l’aigle bicéphale de sable, becquée, lampassée et membrée de gueules[44].
Ornements extérieurs
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Josiane Barbier, « Palais et fisc à l'époque carolingienne : Attigny », Bibliothèque de l'École des chartes, no 140,‎ , p. 133-162 (lire en ligne).
  • Octave Guelliot, Dictionnaire historique de l'arrondissement de Vouziers, t. I, Charleville-Mézières, Éditions Terres Ardennaises, , 94 p. (ISBN 978-2-905339-36-2, BNF 37066122), « Attigny », p. 61-69.
  • Abbé Henri-Louis Hulot (ancien curé d'Attigny), Attigny : avec ses dépendances, son palais, ses conciles, et autres évèmemens qui ont contribué à son illustration et à sa décadence, Attigny : chez J.-V.-B. Hulot curé titulaire, 1826, 1 vol. in-8°, 341 p. [1]
  • M. Duvivier, Notice sur Attigny, chef-lieu de canton du département des Ardennes et sur son ancienne maison royale, dans Mémoires de la Société nationale des Antiquaires de France, Paris : Jules Renouard, 1834, vol.10, p. 249-286 [2]
  • Bernd Remmler, Spurensuche, die Karolinger : die verschwundenen Paläste Karls des Großen, Berlin : ProBusiness, 2010, § : Attigny, p. 115-140 [3]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Attigny », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Octave Guelliot, Géographie traditionnelle et populaire du département des Ardennes, Librairie Emile Nourry, , 410 p., p. 78-88
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, (lire en ligne), p. 537
  10. a b c d e f g h et i Octave Guelliot, Dictionnaire historique de l'arrondissement de Vouziers, t. I, Éditions Terres Ardennaises, , 94 p. (ISBN 2-905339-36-5), « Attigny », p. 61-69
  11. Louis Archon, Histoire De La Chapelle Des Rois De France, , 337 p. (lire en ligne), p. 257.
  12. Histoire de Compiègne, Édition des Beffrois, 1988, p. 44.
  13. Barbier 1982
  14. Marie-France Barbe, Sylvie Laverdine et Françoise Parizel, Moulins des Ardennes par monts et par vaux, Éditions Terres Ardennaises, (ISBN 2-905339-90-X), « Les tanneries », p. 128
  15. Marie-France Barbe, Sylvie Laverdine et Françoise Parizel, Moulins des Ardennes par monts et par vaux, Éditions Terres Ardennaises, (ISBN 2-905339-90-X), « De grandes filatures disparues, Rethel », p. 194
  16. Maya Bennani, Bruno Decrock, François Griot et Julien Marasi, Patrimoine industriel des Ardennes, Langres, Éditions Dominique Guéniot, , 288 p. (ISBN 978-2-87825-458-7, lire en ligne), « Sucrerie Frère et Cie, puis Sucrerie d'Attigny-Vouziers, puis Beghin-Say », p. 38-39
  17. « Eridania-Béghin-Say : fin de la séquestration à propos du plan social », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  18. Marie-France Barbe, Sylvie Laverdine et Françoise Parizel, Moulins des Ardennes par monts et par vaux, Éditions Terres Ardennaises, (ISBN 2-905339-90-X), « Manre et Attigny », p. 97
  19. « La reconstruction des régions dévastées. Les Ardennes 1918-1922. Attigny », Le Monde illustré,‎ , p. 136-137
  20. Maya Bennani, Bruno Decrock, François Griot et Julien Marasi, Patrimoine industriel des Ardennes, Langres, Éditions Dominique Guéniot, , 288 p. (ISBN 978-2-87825-458-7, lire en ligne), « Briqueterie Léon Papy, puis Dautel, puis Dautel frères et Fontaine, puis Fontaine et Jeanlin, puis Boizard et Compagnie », p. 40-41
  21. « Ardennes (08) », Liste des chemins de fer secondaires, https://www.facs-patrimoine-ferroviaire.fr (consulté le ).
  22. Nicolas Delbaere, « La trajectoire de la Société laitière Maggi dans la dynamique du transport du lait en France durant la première moitié du xxe siècle : du bidon à la gare laitière », Revue d’histoire des chemins de fer, no 41,‎ (DOI 10.4000/rhcf.1199, lire en ligne)
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