Andrej Babiš

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Andrej Babiš
Andrej Babiš en 2015.
Andrej Babiš en 2015.
Fonctions
Président du gouvernement tchèque
En fonction depuis le
(4 mois et 20 jours)
Président Miloš Zeman
Gouvernement Babiš
Législature 8e
Coalition ANO 2011
Prédécesseur Bohuslav Sobotka
Premier vice-président du gouvernement

(3 ans, 3 mois et 25 jours)
Président du gouvernement Bohuslav Sobotka
Gouvernement Sobotka
Prédécesseur Jan Fischer
Successeur Richard Brabec
Ministre des Finances

(3 ans, 3 mois et 25 jours)
Président du gouvernement Bohuslav Sobotka
Gouvernement Sobotka
Prédécesseur Jan Fischer
Successeur Ivan Pilný
Député de la République tchèque
En fonction depuis le
(4 ans et 6 mois)
Élection
Réélection
Circonscription Prague
Législature 7e et 8e
Groupe politique ANO
Président de l'ANO 2011
En fonction depuis le
(6 ans, 11 mois et 15 jours)
Prédécesseur Création du parti
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Bratislava
(Tchécoslovaquie)
Nationalité tchèque
Parti politique Parti communiste slovaque
(1980-1989)
Indépendant (1989-2011)
ANO 2011
(depuis 2011)
Conjoint Monika Babišová
Diplômé de Université d'économie de Bratislava
Résidence Villa Kramář, Prague

Andrej Babiš, né le à Bratislava, est un homme d'affaires et homme d'État tchèque, président du gouvernement tchèque depuis 2017.

Pendant sa carrière dans le monde des affaires, il fonde et dirige le groupe agroalimetaire Agrofert. Devenu milliardaire, il est considéré comme le deuxième homme le plus riche de la République tchèque.

En 2012, il entre en politique en fondant l'Action des citoyens mécontents (ANO), une formation de centre-droit d'obédience libérale et populiste dénonçant la corruption et l'archaïsme du personnel politique. Après que son parti a obtenu un résultat significatif lors des élections législatives de 2013, il conclut un accord avec les sociaux-démocrates et devient vice-président du gouvernement et ministre des Finances du gouvernement Sobotka.

Ses prises de position et les polémiques associées à sa carrière dans les milieux d'affaires contribuent à son limogeage du gouvernement Sobotka quelques mois avant les élections législatives de 2017. Lors de ce scrutin, l'ANO devient le premier parti du pays, ce qui conduit le président Miloš Zeman à le charger de former un gouvernement.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Né à Bratislava, située dans l'actuelle Slovaquie, il est le fils d'un diplomate tchécoslovaque d'origine slovaque représentant son pays pour les négociations GATT.

Formation[modifier | modifier le code]

Il fait ses études supérieures à l'université d'économie de Bratislava.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Dirigeant de l'entreprise Agrofert, il est le deuxième homme le plus riche de République tchèque[réf. nécessaire]. En 2017, le magazine Forbes estime sa fortune à 3,4 milliards d'euros[1].

Sa fortune lui permet de fortement investir dans les médias : il possède trois quotidiens, un hebdomadaire, des sites Internet et une radio[2].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Il est membre du Parti communiste slovaque de 1980 à 1989[réf. nécessaire].

Le , il fonde l'Action des citoyens mécontents (ANO 2011), parti de centre droit dont il prend la présidence.

À la suite des élections législatives d'octobre 2013, lors desquelles son parti arrive en deuxième position, il négocie la formation d'une coalition avec le Parti social-démocrate tchèque (ČSSD) et l'Union chrétienne démocrate - Parti populaire tchécoslovaque (KDU-ČSL). Le , il est nommé premier vice-président du gouvernement et ministre des Finances dans le gouvernement Sobotka.

Il est limogé du gouvernement en mai 2017, sur demande de Bohuslav Sobotka, après de nombreuses controverses à son sujet. Il est notamment accusé d'avoir procédé à des transactions financières douteuses, à une fraude fiscale et d'avoir été plusieurs fois en situation de conflits d'intérêt[3].

L'ANO remporte les élections législatives d'octobre 2017. Pour la première fois de l'histoire de la République tchèque, la mission de former un gouvernement ne devrait donc pas être attribuée à une personnalité issue du Parti social-démocrate (ČSSD) ou du Parti démocratique civique (ODS)[4].

Le 31 octobre 2017, il est chargé par le président Miloš Zeman de mener des négociations en vue de former un nouveau gouvernement[5].

Le 16 janvier 2018, la Chambre des députés refuse la confiance au gouvernement Babiš, par 117 voix contre 78 et cinq abstentions. La démission du gouvernement est présentée le 17 janvier[6]. Le gouvernement est alors chargé des affaires courantes[7]. Le 24 janvier, à deux jours du second tour de l'élection présidentielle tchèque de 2018, Babiš est de nouveau chargé par le président Zeman de former un gouvernement[8].

Prises de position[modifier | modifier le code]

En 2015, il exprime l'opinion que « la Grèce n'aurait jamais dû rester dans la zone euro » et se montre très critique vis-à-vis du fonctionnement de la monnaie unique[9].

S'exprimant au sujet de la crise migratoire en Europe, il affirme en 2016 : « Nous devons faire tout notre possible pour refuser les migrants. Y compris les quotas, où nous avons été mis en minorité. Je veux rejeter les quotas, même au prix de sanctions. Et l'Europe doit au plus tôt fermer la frontière extérieure à Schengen »[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]