Amélie d’Oldenbourg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Amalia d'Oldenbourg)
Aller à : navigation, rechercher
Amélie d’Oldenbourg
Description de cette image, également commentée ci-après

La reine Amélie de Grèce par Joseph Karl Stieler.

Titre

Reine de Grèce


(25 ans, 11 mois et 1 jour)

Prédécesseur Fonction inexistante
Successeur Olga Constantinovna de Russie (reine des Hellènes)
Biographie
Titulature Princesse d'Oldenbourg
Dynastie Maison d'Oldenbourg
Naissance
Oldenbourg (Oldenbourg)
Décès (à 56 ans)
Bamberg (Bavière)
Sépulture Theatinerkirche (Royaume de Bavière)
Père Auguste Ier d'Oldenbourg
Mère Adélaïde d'Anhalt-Bernbourg-Schaumbourg
Conjoint Othon Ier de Grèce
Religion Luthéranisme
Description de cette image, également commentée ci-après

Reines de Grèce

Amélie (ou Amalia) Marie Frédérique d’Oldenbourg (en allemand : Amalie von Oldenburg et en grec moderne : Αμαλία του Ολδεμβούργου), princesse d'Oldenbourg puis, par son mariage, première reine de Grèce, est née à Oldenbourg, dans le grand-duché d'Oldenbourg, le et décédée à Bamberg, en Bavière, le . Fille du grand-duc Auguste Ier d'Oldenbourg, elle épouse le roi élu Othon Ier de Grèce.

Famille[modifier | modifier le code]

La princesse Amélie est la fille aînée du grand-duc Auguste Ier d'Oldenbourg (1783-1853) et de sa première épouse Adélaïde d'Anhalt-Bernbourg-Schaumbourg (1800-1820).

Le , elle épouse le roi Othon Ier de Grèce (1815-1867) mais leur mariage reste stérile.

La reine Amélie et le roi Georges Ier de Grèce (successeur d'Othon) appartiennent tous deux à la maison d'Oldenbourg. Ils descendent ainsi en ligne masculine du prince Frédéric-Louis de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Beck (1653-1728).

Biographie[modifier | modifier le code]

Amélie épouse le roi Othon Ier de Grèce le , à Oldenbourg et devient ainsi reine de Grèce (Βασίλισσα Αμαλία της Ελλάδος).

Katerina Rosa Botzaris, portant la tenue inventée par la reine Amélie.

Elle arrive en Grèce en 1837 et a un impact immédiat sur la vie sociale et la mode dans la capitale. Elle crée ainsi une tenue de cour encore appelée de nos jours « costume Amalia ».

Amélie est à l'origine de la création, en 1839, du jardin botanique d'Athènes, juste à côté du palais royal achevé l'année précédente. Elle fait venir des quatre coins du monde plus de 500 espèces différentes de plantes dont une grande partie ne peut résister au climat d'Athènes.

Grâce à cet intérêt marqué pour le pays, la reine connait, au début de son règne, une forte popularité. Malheureusement, elle souffre des répercussions de la politique de son époux. On lui reproche aussi de ne pas lui donner d'héritier ainsi que de ne pas s'être convertie à la religion orthodoxe.

En février 1861, un étudiant du nom d'Aristidis Dosios tente d'assassiner la reine Amélie. Il est condamné à mort mais sa peine est commuée en détention perpétuelle sur intervention de la souveraine. Si Dosios devient, dans certains milieux, un héros national, sa tentative d'assassinat fait renaître une certaine sympathie pour la reine et le couple royal.

Cependant, l'année suivante, un coup d'État a lieu à Athènes alors que les souverains sont en visite royale dans le Péloponnèse. Othon et Amélie doivent fuir la Grèce à bord d'un navire de guerre britannique.

En exil en Bavière, les souverains déchus restent attachés à la Grèce. Ils continuent à porter le costume traditionnel ou le costume Amalia. Ils tiennent aussi leur résolution de ne parler que grec, tous les jours, entre 18 heures et 20 heures.

La reine repose à Munich aux côtés d'Othon.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Toponymie et odonymie[modifier | modifier le code]

  • L'ancienne municipalité d'Amaliáda, aujourd'hui intégrée au dème d'Élis, a été nommée ainsi en l'honneur de la souveraine ;
  • Le village d'Amaliapolis, également connu sous le nom de Nea Mintzela, a également été baptisé ainsi en l'honneur d'Amélie ;
  • À Athènes, l'avenue Vasilissis Amalias rappelle elle aussi la première reine de la Grèce moderne.

Dans la mode[modifier | modifier le code]

Pensant devoir s'habiller comme ses sujets, la reine Amélie crée une tenue de cour encore appelée de nos jours « costume Amalia ». Ce n'est qu'une imitation Biedermeier du costume grec traditionnel mais qui connait un succès certain. Ce costume consiste en une veste richement brodée portée sur un kaftan. Les femmes mariées portent un fez et les femmes non mariées une toque. Sur le fez et la toque se posent un voile noir pour aller écouter la messe (influence catholique). Le costume Amalia est ensuite imité par toutes les femmes chrétiennes des Balkans.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Au cinéma, le rôle de la reine Amélie est interprété par Maritsa Andreadou dans le film Maria Pentayotissa de 1926.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur Amélie et Othon Ier[modifier | modifier le code]

  • (de) Collectif, Amalie, 1818-1875 : Herzogin von Oldenburg, Königin von Griechenland, Oldenbourg, Isensee, (ISBN 3-89995-122-0)
  • (en) Leonard Bower, Otho I : King of Greece, a biography, Royalty Digest, (ISBN 1905159129) [réédition d'un ouvrage de 1939] Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (de) Christian Dümler et Kathrin Jung, Von Athen nach Bamberg : König Otto von Griechenland, Munich, Bayerische Schlösserverwaltung, (ISBN 3-932982-45-2) (livret d'exposition)
  • (en) E. Poulakou-Rebelakou, C. Tsiamis, N. Tompros et G. Creatsas, « The lack of a child, the loss of a throne: the infertility of the first royal couple of Greece (1833–62) », The Journal of the Royal College of Physicians of Edinburgh, vol. 41,‎ , p. 73-77 (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (el) Alexandre L. Zaoussis, Αμαλια και Οθων, Okeanida,‎ (ISBN 960-410-254-0)

Histoire de la Grèce[modifier | modifier le code]

  • (en) Richard Clogg, A Concise History of Greece, Cambridge, Cambridge U.P., (ISBN 0-521-37830-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Édouard Driault et Michel Lhéritier, Histoire diplomatique de la Grèce de 1821 à nos jours : L'Insurrection et l'Indépendance (1821-1830), t. I, PUF, (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Édouard Driault et Michel Lhéritier, Histoire diplomatique de la Grèce de 1821 à nos jours : Le Règne d'Othon - La Grande Idée (1830-1862), t. II, PUF, (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Édouard Driault et Michel Lhéritier, Histoire diplomatique de la Grèce de 1821 à nos jours : Le Règne de Georges Ier avant le traité de Berlin (1862-1878) - Hellénisme et slavisme, t. III, PUF, (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Apostolos Vacalopoulos, Histoire de la Grèce moderne, Horvath, (ISBN 2-7171-0057-1) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :