Marie-Chantal Miller

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Marie-Chantal Miller
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La princesse Marie-Chantal en juin 2013.

Biographie
Titulature « Princesse royale de Grèce »,
« Duchesse de Sparte »
Princesse de Danemark
Distinctions Ordre des Saintes-Olga-et-Sophie
Nom de naissance Marie-Chantal Claire Miller
Naissance (48 ans)
Londres (Royaume-Uni)
Père Robert Warren Miller
Mère María Clara Pesantes
Conjoint Paul de Grèce
Enfants María Olympía de Grèce
Konstantínos de Grèce
Akhilléas de Grèce
Odysséas de Grèce
Aristídis de Grèce
Religion Orthodoxie grecque

Marie-Chantal Claire Miller (en grec moderne : Μαρί Σαντάλ Μίλλερ), par son mariage « princesse royale de Grèce », princesse de Danemark et « duchesse de Sparte », est née le à Londres, au Royaume-Uni. Elle est l'épouse du diadoque Paul de Grèce.

Fille du multimillionaire américain Robert Warren Miller, Marie-Chantal a longtemps été connue comme l'une des trois « sœurs Miller ». Depuis 1995, elle est l'épouse du diadoque Paul de Grèce, héritier du trône hellénique, et appartient donc à la famille royale de Grèce. Marie-Chantal Miller est, par ailleurs, une femme d'affaires spécialisée dans la mode enfantine ainsi qu'une écrivaine et une illustratrice de livres pour enfants.

Famille[modifier | modifier le code]

Marie-Chantal est l'une des trois filles du multimillionnaire américain Robert Warren Miller (1933) et de son épouse l'Équatorienne María Clara Pesantes (1940)[1]. Elle a deux sœurs : Pia (en) (1966), qui a épousé Christopher Getty (1972), petit-fils du multimillionaire américain Jean Paul Getty (1892-1976), et Alexandra (en) (1972), qui a épousé le prince Alexander von Fürstenberg (en) (1970), fils d'Egon (1946-2004) et de Diane von Fürstenberg (1946)[2].

Le , Marie-Chantal Miller épouse, à la cathédrale orthodoxe Sainte-Sophie de Londres, le diadoque Paul de Grèce (1967), fils aîné et héritier de l'ancien roi Constantin II de Grèce (1940) et de son épouse la princesse Anne-Marie de Danemark (1946). De ce mariage, naissent cinq enfants :

  • María Olympía de Grèce (1996), princesse de Grèce et de Danemark ;
  • Constantínos Aléxios de Grèce (1998), prince de Grèce et de Danemark ;
  • Achíleas Andréas de Grèce (2000), prince de Grèce et de Danemark ;
  • Odysséas Kimon de Grèce (2004), prince de Grèce et de Danemark ;
  • Aristidis Stavros de Grèce (2008), prince de Grèce et de Danemark[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Marie-Chantal Miller voit le jour à Londres, en 1968, mais c'est à Hong Kong, où son père, le magnat du duty free Robert Warren Miller, a établi sa résidence, qu'elle passe sa petite enfance et va, pour la première fois, à l'école[3]. En 1977, ses parents l'envoient cependant en pensionnat à la prestigieuse école du Rosey, en Suisse. La petite fille y reste jusqu'en 1982, date à laquelle elle intègre l'École active bilingue Jeannine-Manuel de Paris. Enfin, en 1986, elle termine ses études secondaires à la Masters School de Dobbs Ferry, aux États-Unis. La même année, elle se fait baptiser dans la religion catholique[4].

Une fois son baccalauréat obtenu, Marie-Chantal s'inscrit à la New York Academy of Art (en). Mais elle peine à trouver sa voie et abandonne finalement ses études en 1988. Elle travaille alors chez Andy Warhol's Factory, s'intéresse au monde de la mode et s'essaie même à la cuisine et à l'élevage équin[3],[4].

Fiançailles et mariage[modifier | modifier le code]

Chiffre de Paul et de Marie-Chantal.

En 1993, Marie-Chantal rencontre le diadoque Paul de Grèce, lors d’une fête privée donnée à La Nouvelle-Orléans[5]. Le jeune homme est le fils aîné et l'héritier de l'ex-roi des Hellènes Constantin II, déposé en 1973. Rapidement, Marie-Chantal et Paul tombent amoureux et le prince finit par demander la jeune femme en mariage lors d'un séjour à Gstaad, en décembre 1994[6].

L'ex-famille royale de Grèce étant interdite de séjour dans son pays depuis la Dictature des colonels, le couple célèbre son mariage (en) à Londres le [7]. Marie-Chantal porte une robe du couturier Valentino Garavani[4] et 2 500 personnes (dont une douzaine de députés grecs issus de la Nouvelle Démocratie) sont invitées à la cérémonie[8]. Malgré la distance, l'union provoque un grave scandale politique à Athènes. Le gouvernement grec accuse en effet l'ancienne famille royale de questionner la validité du référendum de 1974 en faisant de l'union du « diadoque » un véritable mariage princier[9],[10],[11]. Dans le même temps, une télévision privée grecque achète le droit de retransmettre la cérémonie du mariage, ce qui accentue la colère du gouvernement d'Andréas Papandréou[8]. En définitive, quarante-neuf chaînes du monde entier (dont plusieurs grecques) diffusent les épousailles de Paul et de Marie-Chantal[8].

Peu avant son mariage, Marie-Chantal a abandonné sa foi catholique et s'est convertie à la religion orthodoxe[6]. Comme ses sœurs, elle a reçu de son père une dot de plusieurs millions de dollars[N 1].

Activités professionnelles et vie familiale[modifier | modifier le code]

Après son mariage, Marie-Chantal travaille quelque temps à New York comme directrice de la Marie-Cha Collection, un ensemble de peintures et de sculptures de la Renaissance appartenant à son père[10], puis travaille dans les cosmétiques[3]. Mais son premier enfant, la princesse María Olympía, naît en 1996 et c'est sa vie de famille qui concentre toute son attention pendant plusieurs années.

Lorsque Marie-Chantal est enceinte de son troisième enfant, le prince Achíleas Andréas (2000), elle décide de se lancer dans la mode pour enfants. De retour au Royaume-Uni avec le diadoque Paul, elle fonde sa propre ligne de vêtements, Marie-Chantal LLC et, en quelques années, sa société devient florissante. La princesse implante alors plusieurs boutiques à son nom à Londres, Paris, Athènes, Los Angelesetc.[3],[12]. En 2016, elle lance par ailleurs une collection pour enfants avec Marks & Spencer[13]. Marie-Chantal écrit et illustre par ailleurs un livre pour enfants intitulé The Frog Prince[14].

La princesse s'occupe également de différentes organisations culturelles et de bienfaisance. Elle est ainsi, entre autres, présidente de la branche américaine de la Fondation Monde en Harmonie, créée par la princesse Irène de Grèce en 1986[15], et membre fondatrice du Board of Venetian heritage.

Quartiers de Marie-Chantal[modifier | modifier le code]

Tableau des ancêtres de Marie-Chantal sur quatre générations[16] :

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
16. Charles Herman Miller (1833-????)
 
 
 
 
 
 
 
8. Ellis John Springer Miller (1867-1906)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
17. Elizabeth Ann Springer (1838-1890)
 
 
 
 
 
 
 
4. Ellis Warren Appleton Miller (1898-1986)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
18. George Henry Appleton (1839-????)
 
 
 
 
 
 
 
9. Blanche Louise Appleton (1872-1955)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
19. Helen Mary Edson (1850-????)
 
 
 
 
 
 
 
2. Robert Warren Miller (1933)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
20. Hugh Squarebriggs (v. 1836-1904)
 
 
 
 
 
 
 
10. Altimus Squarebriggs (1865-1907)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
21. Jane Clark (1838-????)
 
 
 
 
 
 
 
5. Sophia June Squarebriggs (1899-1998)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
22. James S. Mountain (1828-1910)
 
 
 
 
 
 
 
11. Priscilla Mountain (1870-1942)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
23. Mary Margaret Wallace (1836-1915)
 
 
 
 
 
 
 
1. Marie-Chantal Miller
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
24. ????
 
 
 
 
 
 
 
12. ????
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
25. ????
 
 
 
 
 
 
 
6. Servando Pesantes Chanduy (d. 1949)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
26. ????
 
 
 
 
 
 
 
13. ????
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
27. ????
 
 
 
 
 
 
 
3. María Clara « Chantal » Pesantes Becerra (1940)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
28. ????
 
 
 
 
 
 
 
14. ????
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
29. ????
 
 
 
 
 
 
 
7. Beatriz Becerra
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
30. ????
 
 
 
 
 
 
 
15. ????
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
31. ????
 
 
 
 
 
 

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Arturo B. Eéche, Michael of Greece et Helen Hemis-Markesinis, The Royal Hellenic dynasty, Eurohistory, (ISBN 0977196151).
  • (es) Ricardo Mateos Sainz de Medrano, La Familia de la Reina Sofía, La Dinastía griega, la Casa de Hannover y los reales primos de Europa, Madrid, La Esfera de los Libros, (ISBN 84-9734-195-3).

Liens internes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ricardo Mateos Sainz de Medrano donne une somme de 1 500 millions de pesetas (soit plus de 9 millions d'euros), Sabine Durrant évoque 200 millions de livres (plus de 300 millions d'euros) et Bob Colacello donne 200 millions de dollars.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Darryl Lundy, « Marie-Chantal Miller », sur The Peerage (consulté le 22 novembre 2016).
  2. (en) Conor O'Clery, The Billionaire Who Wasn't : How Chuck Feeney Made and Gave Away a Fortune, PublicAffairs, (ISBN 1610393341), p. 302-304.
  3. a, b, c et d (en) Sabine Durrant, « Marie-Chantal: Grecian earner », The Telegraph,‎ (lire en ligne).
  4. a, b et c (en) Bob Colacello, « A Royal Family Affair », Vanity Fair,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  5. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 384.
  6. a et b (en) « At his parent's home in Hampstead next month's royal bride and groom speak candidly of their romance and the plans for their London wedding », Hello!,‎ (lire en ligne).
  7. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 385.
  8. a, b et c (en) « “Royal Wedding” reveals deep divisions in Greece », Reuters,‎ (lire en ligne).
  9. (en) « Is This Huge Greek Wedding A Royal Plot? », Newsday,‎ (lire en ligne).
  10. a et b (en) « A Royal Wedding », Royalty Magazine, vol. 14, no 1,‎ (lire en ligne).
  11. (de) « Trauung im königlichen Exil », Die Welt,‎ (lire en ligne)
  12. (es) Martín Bianchi, « Marie-Chantal de Grecia: «Doña Sofía tiene un sentido del deber insuperable» », ABC,‎ (lire en ligne)
  13. « Marie-Chantal de Grèce, une collection royale pour enfants avec Marks & Spencer », Gala,‎ (lire en ligne)
  14. (en) « Princess must pay sacked maid £7,500 in storyline straight out of Downton Abbey », The Daily Mail,‎ (lire en ligne)
  15. Mateos Sanz de Medrano 2004, p. 385.
  16. (en) Julie Helen Otto et William Addams Reitwiesner, « Some ancestry of the Miller sisters », sur http://www.wargs.com (consulté le 26 novembre 2016).