Appareil génital féminin

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Appareil génital féminin : 1. Tube utérin (anciennement trompes de Fallope) 2. Fimbria 3. Vessie 4. Symphyse pubienne (os pubien) 5. glandes para-urétrales (anciennement glandes de Skene) 6. Urètre 7. Clitoris 8. Vestibule vulvaire 9. Petites lèvres 10. Grandes lèvres 11. Ovaires 12. Côlon sigmoïde 13. Utérus 14. Cul-de-sac vaginal (fornix) (en) 15. Col de l’utérus (cervix) 16. Rectum 17. Vagin 18. Anus 19. glandes vestibulaires majeures (anciennement glandes de Bartholin).

L'appareil génital féminin intervient dans les fonctions reproductives et sexuelles de la femme. Il est composé de la vulve, du vagin, de l'utérus, des trompes et des ovaires. La partie de l'appareil reproducteur située à l'intérieur du corps est dite tractus génital féminin. Le tractus génital abrite une microflore spécifique et possède naturellement des « systèmes de défenses variés, complémentaires, additifs voire synergiques, contre le risque infectieux »[1], avec des « défenses non immunes, pré-immunes et immunes »[2].

Description[modifier | modifier le code]

Vulve[modifier | modifier le code]

La vulve est une région située dans le périnée. Elle inclut plusieurs structures : le mont du pubis, les grandes lèvres, les petites lèvres, le clitoris, le vestibule, et les glandes vestibulaires majeures.

Clitoris[modifier | modifier le code]

Le clitoris, malgré quelques hypothèses faites pour justifier de son existence sur des bases évolutionnistes, n'est généralement pas considéré comme jouant un rôle dans la fonction reproductrice[3]. D'une structure complexe, présentant de fortes analogies avec le pénis masculin, il devient tumescent sous l'effet de l'excitation sexuelle[4]. Sa partie visible, le gland du clitoris, est très fortement innervée[5]. Il joue un grand rôle dans le plaisir sexuel. Outre le gland et le corps du clitoris, il comporte deux piliers et deux bulbes dits vestibulaires ou clitoridiens.

Vagin[modifier | modifier le code]

Le vagin est un tube fibromusculaire étendu du vestibule vulvaire à l'utérus et situé entre la vessie et l'urètre en avant, et le rectum et le canal anal en arrière.

Utérus[modifier | modifier le code]

L'utérus est un organe musculaire situé dans le petit bassin entre la vessie en avant et le rectum en arrière. Il est divisé en deux régions continues, le corps en haut et le col en bas. Le col s'ouvre en bas sur le vagin, tandis que le corps communique en haut de chaque côté avec les trompes. Au cours de la grossesse, l'utérus s'accroît en taille et empiète dans l'abdomen.

Tubes utérins[modifier | modifier le code]

Les tubes utérins sont deux conduits situés de chaque côté de l'utérus. Chacun se dirige latéralement et vers le haut pour s'ouvrir dans la cavité abdominale à proximité de l'ovaire du même côté.

Ovaires[modifier | modifier le code]

Les ovaires sont les gonades de la femme. Ils sont situés de chaque côté de l'utérus à proximité de la paroi du petit bassin. Ils sont responsables de la production des ovules, et des hormones telles que l'estradiol et la progestérone.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Fonction hormonale[modifier | modifier le code]

Le cycle menstruel est l'ensemble des phénomènes physiologiques, survenant le plus souvent de façon périodique, qui préparent l'organisme feminin à une éventuelle fécondation.

La connaissance du cycle menstruel est importante pour aborder l'étude des troubles de la menstruation, dans l'exploration de l'infertilité et dans la mise en œuvre des techniques de procréation médicalement assistées.

Fonction reproductrice[modifier | modifier le code]

Médecine[modifier | modifier le code]

La gynécologie est une spécialité médico-chirurgicale qui s'occupe de la physiologie et des maladies de l'appareil génital féminin. Le médecin spécialisé pratiquant la gynécologie s'appelle un gynécologue. Cette spécialité peut aussi être pratiquée par une sage-femme. La spécialité des aspects médicaux pour les hommes s'appelle quant à elle l'andrologie.

Chirurgie[modifier | modifier le code]

Maladies[modifier | modifier le code]

Kystes[modifier | modifier le code]

Certains organes féminins sont sujets à des maladies, notamment les ovaires, sujets à des kystes organiques qui ne régressent pas spontanément[10] et, quoique généralement bénins[11], peuvent devoir être retirés chirurgicalement[12].

Cancers[modifier | modifier le code]

  • le cancer de la vulve est une excroissance de tissu maligne et invasive dans la vulve. Cette maladie constitue 0,6 % de tous les diagnostics de cancer[13]. Les grandes lèvres sont le site le plus habituel de cette maladie, puisqu'environ 50 % de tous les cas s'y développent, suivie par les petites lèvres[14].
  • le cancer du col utérin est un cancer invasif qui se développe à partir de l'épithélium malpighien du col de l'utérus. Le cancer du col de l'utérus ne se développe que très lentement mais dans une immense majorité des cas après une infection persistante par un papillomavirus humain oncogène (HPV)[15],[16].
  • le cancer de l'ovaire est une forme de cancer affectant un ovaire. Il se développe généralement à partir du revêtement de surface des ovaires. La forme la plus fréquente est le carcinome épithélial de l'ovaire. Les formes rares, comme les tumeurs germinales de l'ovaire ou les tumeurs borderline , justifient d'une prise en charge spécifique. Le cancer de l'ovaire est en général de mauvais pronostic car découvert souvent tardivement. L'ovaire est situé dans le petit bassin et une lésion tumorale peut se développer lentement sans signes cliniques. Le traitement repose sur une chirurgie la plus complète possible associé à la chimiothérapie qui réduit le risque de récidive.
  • Le cancer de l'endomètre est le cancer qui se développe à partir de l'endomètre qui est le tissu de l'utérus où se produit la nidation. Au sens strict, ce terme générique désigne l'ensemble des tumeurs malignes (cancer) de l'endomètre. Dans l'usage, il désigne l'adénocarcinome de l'endomètre. Il ne doit pas être confondu avec le cancer du col utérin car les causes et les caractéristiques épidémiologiques de ces deux cancers sont différentes. Le cancer du col est un cancer de la femme jeune associé à une infection génitale par un virus transmis sexuellement. Le cancer de l'endomètre touche le plus souvent la femme ménopausée.

Tumeurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Belec, L. (2001). Les barrières de défense du tractus génital féminin contre les infections. Références en gynécologie obstétrique, 8(3-4), 209-234 (résumé).
  2. Bélec, L. (2002). Défenses non immunes, pré-immunes et immunes du tractus génital féminin contre les infections: Les infections en gynécologie et périnatologie. Journal de gynécologie obstétrique et biologie de la reproduction, 31(6), 4S45-4S59 (http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=13988976 résumé])
  3. Éléonore Solé, « Le clitoris ne servirait pas qu'au plaisir féminin », sur Futura (consulté le )
  4. Goldstein et al. 2005, p. 176.
  5. Goldstein et al. 2005, p. 105-107.
  6. Fausto-Sterling, Anne., Sexing the Body : Gender Politics and the Construction of Sexuality., Basic Books, (ISBN 978-1-5416-7289-5 et 1-5416-7289-5, OCLC 1153014573, lire en ligne)
  7. (en) Carlo Bulletti, Maria Elisabetta Coccia, Silvia Battistoni et Andrea Borini, « Endometriosis and infertility », Journal of Assisted Reproduction and Genetics, vol. 27, no 8,‎ , p. 441–447 (ISSN 1058-0468, PMID 20574791, PMCID PMC2941592, DOI 10.1007/s10815-010-9436-1, lire en ligne)
  8. Jean Belaïsch, L'endométriose, Elsevier Masson, , p. 24.
  9. « Infections du post-partum dans l’utérus - Problèmes de santé de la femme », sur Manuels MSD pour le grand public (consulté le )
  10. « Kyste ovarien : définition, causes et facteurs favorisants », sur Améli-santé (consulté le ).
  11. Yamina Saïdj, « Le kyste ovarien, le plus souvent bénin », sur Le Journal des Femmes, (consulté le ).
  12. « Cœlioscopie », sur Chirurgie gynécologique et mammaire de Charente (consulté le ).
  13. « American Cancer Society: What are the key statistics about vulvar cancer? »
  14. « Vulvar Cancer Treatment », National Cancer Institute, (consulté le )
  15. 20 minutes - Papillomavirus, l'OMS recommande la vaccination dès 9 ans - Par ailleurs le dépistage à partir de 18 ans des infections au papillomavirus, responsable de 99 % des cancers du col de l'utérus qui tue plus de 270 000 femmes par an, pourra se faire tous les cinq ans en cas de résultats négatifs, contre deux ans actuellement dans de nombreux pays.
  16. Fondation contre le cancer - Le papillomavirus, qu'est-ce exactement ? - Plus de 99 % des cancers du col de l'utérus sont provoqués par une infection chronique par papillomavirus.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]