Maison de Wittelsbach

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Wittelsbach
Description de l'image Wappen Deutsches Reich - Koenigreich Bayern (Grosses).png.
Pays Drapeau du Royaume de Bavière Royaume de Bavière
Lignée Louis de Kelheim
Titres Rois de Bavière
Fondation 1805
Déposition 1918
Louis III de Bavière
Ethnicité allemand
Les Wittelsbach ont donné leurs armes, fuselées en bande d'azur et d'argent, à la Bavière, et leurs couleurs au drapeau actuel de celle-ci.

La Maison de Wittelsbach est une famille souveraine d'Allemagne occidentale, l'une des plus anciennes et des plus puissantes du Saint-Empire romain germanique. Elle a régné en particulier sur la Bavière et sur le Palatinat, et a donné des souverains au Saint-Empire, à la Suède et à la Grèce.

Origines[modifier | modifier le code]

Du bourg de Wittelsbach, au nord est d'Augsbourg, détruit en 1209 en représailles de l'assassinat de Philippe de Souabe ne reste qu'une église (de) élevée en 1418 par les Chevaliers Teutoniques.

C'est une famille princière, issue d'Othon Ier de Scheyern, comte palatin de Bavière (c'est-à-dire comte du Palatinat de Bavière ou Haut-Palatinat : Amberg, Neumarkt, au nord de Ratisbonne et du Danube), acquéreur du château de Wittelsbach au XIe siècle. Cette famille constitue en fait une branche de la Maison de Babenberg qui avait déjà régné sur la Bavière en plus de l'Autriche.

Son petit-fils, Othon Ier de Wittelsbach, reçut en 1180 de l'empereur Frédéric Ier Barberousse le duché de Bavière confisqué à Henri le Lion, duc de Bavière et de Saxonie de la Maison Welf d'Este (ducs de Bavière depuis 1070). Surnommé Othon le Grand, il est la tige des Wittelsbach qui régnèrent sur la Bavière pendant 738 ans, jusqu'en 1918.

Le petit-fils d'Othon le Grand, Otton II l'Illustre, fils du duc Louis Ier, reçut en outre le titre de comte palatin du Rhin (Heidelberg, Mannheim) par son mariage avec Agnès, l'héritière du Welf Henri de Brunswick, dignité assortie de la souveraineté sur le Palatinat (les Palatins du Rhin ont succédé aux anciens comtes Palatins de Lotharingie).

Par la suite des Wittelsbach occupèrent des sièges épiscopaux de l’empire, tels Cologne — assorti de la dignité électorale(Ruprecht fils de Louis III du Palatinat, Ernest fils du duc Albert V, son neveu Ferdinand, son neveu Maximilien-Henri, son petit-cousin Joseph-Clément, son neveu Clément-Auguste), Strasbourg (Robert de Simmern en 1440-78, fils d'Étienne comte de Simmern et des Deux-Ponts ci-dessous ; Albert de Mosbach en 1478-1506, issu d'une branche fondée par un fils du roi Robert III-Ier ci-dessous), ou Liège (le duc Jean III petit-fils du duc-empereur Louis IV ci-dessous, puis les mêmes que les archevêques de Cologne : Ernest, Ferdinand, Maximilien-Henri, Joseph-Clément, enfin Jean-Théodore frère de Joseph-Clément et de l'empereur Charles VII).

Deux lignes dynastiques[modifier | modifier le code]

Titres et succession : comme beaucoup de Maisons allemandes, les Wittelsbach ont combiné le droit d'aînesse dans les mâles (loi salique) avec les partages successoraux pour ne pas léser les cadets. Les cadets reçoivent donc souvent le titre de l'aîné, mais avec une assignation géographique secondaire, en quelque sorte comme prince associé, auxiliaire, délégué : par exemple « comte palatin de Simmern », c'est-à-dire : responsable du Palatinat « à, pour : zu » Simmern, ou encore : « comte délégué de l'Electeur comte Palatin à, pour (zu) Simmern ». Mais l'aîné de la dynastie (le prince Electeur) reste le seul vrai comte Palatin du Rhin souverain, dont le domaine est dit « Palatinat électoral ». Mais les Wittelsbach ont aussi pratiqué les règnes conjoints, en indivis, de deux frères, comme évoqué juste après ; ou bien le partage intégral, sans prééminence de l'aîné : cf. les enfants du duc-empereur Louis III-IV dans la branche ducale Ludovicienne ci-dessous.

Les choses se compliquent encore quand on sait que les Wittelsbach s'intitulent volontiers ducs (sous-entendu : de Bavière), même quand ce titre honorifique n'a plus rien d'effectif : cf. la remarque débutant la branche palatine Rodolphine ci-dessous. Ainsi, on a parlé de duc de Cleebourg, de duc de Birkenfeld, et même de duc de Bischweiler, alors que les duchés correspondants n'existent pas : il faut en fait comprendre duc de (Bavière < en Palatinat < en Deux-Ponts) zu (dans le comté palatin de) Cleebourg, zu (dans le comté palatin de) Birkenfeld, zu (dans la seigneurie de) Bischwiller. C'est ainsi qu'il faut interpréter le titre de duc en Bavière, cf. à la fin de cet article : duc (de Bavière) zu/in Bayern, le siège initial de ce rameau des Birkenfeld, Gelnhausen, lui ayant été enlevé pour passer à la Hesse-Darmstadt au XIXe siècle, « zu Gelnhausen » n'était donc plus possible, et ce rameau vivant désormais en Bavière même, à Munich et Possenhofen. En plus des duchés purement bavarois évoqués dans la branche ducale Ludovicienne, les seuls duchés dont on peut vraiment parler sont les comtés palatins où le titre ducal a vraiment fini par s'imposer : Simmern, Deux-Ponts, Neubourg et Soulzbach.

- La Maison de Wittelsbach se scinda en deux lignes dès le XIIIe siècle. Les deux fils d'Othon II, régnant d'abord en indivis, se partagèrent les domaines en 1255 : Louis II duc de Bavière en Haute-Bavière (Munich, Ingolstadt) et comte Palatin du Rhin ; Henri XIII duc de Bavière en Basse-Bavière (Straubing, Landshut) et comte palatin de Bavière (Haut-Palatinat, Amberg, Neumarkt), dont la descendance mâle s'éteint en 1340 (Jean Ier) : la Basse-Bavière et le Haut-Palatinat échoient alors à Louis III (ou IV) de Haute-Bavière.

- Puis la Maison de Wittelsbach se scinda en deux lignes au XIVe siècle. Les possessions de Louis II de Bavière (1229-1294), duc de Haute-Bavière et comte palatin, vont d'abord à son fils aîné Rodolphe Ier le Bègue en 1294 ; puis Rodolphe et son frère cadet le duc Louis III (ou IV) règnent conjointement sur la Haute-Bavière et le Palatinat à partir de 1301 ; mais Louis, élu roi de Germanie en 1314, pousse son aîné à l'abdication en 1317, et devient le seul souverain, spoliant ses neveux. Finalement Louis doit accepter de partager avec son neveu Rodolphe II l'Aveugle en 1329 au traité de Pavie : ce dernier reçoit le Palatinat rhénan et le Haut-Palatinat bavarois. Lui succèdent son frère Robert Ier (Rupert, Ruprecht) le Rouge, puis leur neveu Robert II le Sérieux (fils de leur frère Adolphe le Simple).

  • La branche aînée dite Rodolphine, issue de Rodolphe Ier et de Robert II ci-dessus, reçut le Palatinat du Rhin et le Haut-Palatinat bavarois. Cependant elle conserva le patronyme de Bavière, assimilé à de Wittelsbach, et garda de manière purement décorative le titre de duc de Bavière, sans lien réel avec le duché de Bavière. Par la Bulle d'Or de 1356, l'empereur Charles IV reconnut l'Electorat à cette branche palatine, qui réunit les deux héritages (Bavière et Haut-Palatinat d'une part, Palatinat rhénan d'autre part, avec les deux électorats fondus alors en un seul : Charles Théodore) à l'extinction de la branche cadette ducale (Maximilien III Joseph, fils du duc-empereur Charles VII) en 1777.
  • la branche cadette dite Ludovicienne, issue de Louis III (ou IV), eut le duché de Bavière (la Basse-Bavière étant récupérée en 1340) et, depuis 1621, le Haut-Palatinat. Mais les nombreux enfants de Louis se divisèrent l'héritage en 1349 : branches de Haute-Bavière (qui eut aussi les comtés de Hainaut, Hollande et Zélande, et le Brandebourg), et, en Basse-Bavière, de Landshut et de Straubing. La branche de Landshut hérite de la Haute-Bavière en 1363 (mais nouvelle division en 1392 : Bavière-Munich et Bavière-Ingolstadt (la reine Isabeau était de cette branche), puis en 1467 : Bavière-Dachau), et de la Bavière-Straubing en 1425. Finalement la branche de Bavière-(Landshut)-Munich hérite des autres branches en 1503-1505, après la Guerre de Landshut, et réunifie presque toute la Bavière (sauf le duché de Neubourg, démembré de Landshut, qui passe alors — exceptionnellement en succession féminine — à la branche palatine : Othon-Henri ci-dessous et son frère Philippe de Neubourg).

Albert IV de Munich supprime alors la politique des partages, pour garantir définitivement l'unité du duché, dont bénéficieront ses

16 successeurs jusqu'en 1918.

La Maison palatine[modifier | modifier le code]

À partir de Robert III, fils de Robert II ci-dessus, élu roi de Germanie sous le nom de Robert Ier mais qui ne put régner efficacement ni accéder au titre d'empereur, la maison palatine se scinda à son tour en plusieurs branches régnant sur des comtés palatins, l'électeur comte Palatin du Rhin se réservant la souveraineté sur le domaine principal appelé le Palatinat électoral. Ces branches ou leurs rameaux se succédèrent ensuite sur le trône du Palatinat au rythme de leurs extinctions successives dans les mâles.

La branche aînée compta comme électeurs Louis III le Barbu, fils aîné survivant du roi Robert < Frédéric Ier le Victorieux (dont le fils morganatique Louis est à l'origine des comtes de Löwenstein, desquels est issue la branche aînée actuelle de la maison de Wittelsbach, dont le chef est le prince Ludwig de Löwenstein-Wertheim-Freudenberg, né en 1951) et son frère Louis IV le Doux (qui avait acquis Löwenstein en 1441) < Philippe Ier l'Ingénu < Louis V le Pacifique et son frère Frédéric II le Sage ; leur frère Robert épousa Elisabeth fille de Georges le Riche duc de Bavière-Landshut, d'où l'acquisition du duché de Neubourg < Othon-Henri fils de Robert, aussi duc de Neubourg (en quelque sorte : duc de Bavière-(Landshut) à (zu) Neubourg-sur-le Danube/Neuburg an der Donau), mort en 1559 sans héritier direct. : fin des électeurs Palatins du Rhin aînés.

Le roi Robert avait trois fils cadets : Étienne, duc comte palatin de Simmern et Deux-Ponts ci-dessous  ; Jean, comte palatin de Neumarkt dans le Haut-Palatinat (Palatinat-Neumarkt), dont le fils fut le roi Christophe III de Danemark, Suède et Norvège, mort sans postérité en 1448  ; Othon Ier, comte palatin de Mosbach qui hérita Neumarkt du roi Christophe en 1448, et dont le fils Othon II termina la lignée en 1499.

- De plus l'électeur palatin Robert II hérita en 1394 du comté de Deux-Ponts par legs du comte Eberhard II de Deux-Ponts (de la Maison de Sarrebruck). Les Deux-Ponts allèrent à son fils Robert III puis au fils cadet de celui-ci, le comte duc Étienne ci-dessous.

  • La branche de Palatinat-Simmern (de) ou branche des comtes ducs palatins de Simmern[1] : depuis 1410, duc Étienne, 1385-1459, fils cadet de Robert III et frère de Louis III, comte ou duc palatin de Simmern, et après lui : Frédéric Ier comte ou duc de Simmern < Jean Ier < Jean II < Frédéric II ci-dessous, puis ses frères cadets Georges Ier et Richard Ier ; Étienne fut aussi comte ou duc palatin de(s) Deux-Ponts/Zweibrücken. Cette branche passa au protestantisme en 1546, et succéda à la branche aînée à l'Electorat et Palatinat du Rhin en 1559 (avec Frédéric II de Simmern, alias Frédéric III le Pieux du Palatinat, 1515-1576, calviniste, arrière-arrière-petit-fils d'Étienne, au décès de l'électeur Othon-Henri ci-dessus ; ce dernier avait aussi hérité de son grand-père maternel le duc Georges le Riche de Bavière-Landshut le duché bavarois de Neubourg, issu de Landshut, voir plus haut, qui alla au cousin du nouvel électeur Frédéric III : Wolfgang duc de Deux-Ponts ci-dessous, par le pacte familial de Heidelberg, 1557. Frédéric III eut un fils cadet, Jean Casimir comte palatin de (à) Neustadt-an-der-Haardt.

À Frédéric III, succédèrent comme Electeurs comtes Palatins du Rhin, comtes palatins de Simmern et de Sponheim (voir ci-dessous) : son fils aîné Louis VI, luthérien < Frédéric IV le Juste, calviniste < Frédéric V ci-dessous, calviniste, dont le frère cadet Louis-Philippe fut comte palatin de (à) Simmern et Kaiserslautern et après lui son fils Louis-Henri mort en 1674.

- En outre, la femme du duc Étienne de Simmern-Deux-Ponts, Anne de Veldenz, avait hérité en 1444 des comtés de Sponheim et Veldenz en partie, à la mort de son père Frédéric III de Veldenz.. En 1444, deux des fils d'Étienne lui avaient succédé, déjà rencontrés plus haut : l'aîné, Frédéric Ier de Palatinat-Simmern, fut comte ou duc palatin de (à) Simmern et Sponheim ; le cadet, Louis le Noir fut duc palatin de(s) Deux-Ponts et comte palatin de (à) Veldenz.

- La branche aînée de Simmern, celle de Frédéric, compta Élisabeth-Charlotte de Bavière, la Princesse palatine, qui devint belle-sœur de Louis XIV et duchesse d'Orléans, mère du Régent, épistolière renommée. Son grand-père Frédéric V se proclama roi de Bohême — c'est l'origine de la Guerre de Trente Ans — mais fut battu et déchu de ses possessions et de son titre électoral en 1620 au profit du lointain cousin catholique bavarois Maximilien Ier . Son fils Charles Ier-Louis, père de la Princesse palatine, retrouvera l'Electorat et le Bas-Palatinat rhénan électoral en 1648 à la Paix de Westphalie, mais pas le Haut-Palatinat bavarois resté au duc de Bavière. Avec le fils de Charles-Louis, Charles II, s'éteignirent en 1685 dans les mâles les Electeurs Palatins de la branche aînée de Simmern.

Frédéric V avait épousé Elisabeth de Grande-Bretagne, et c'est par leur fille Sophie, sœur de Charles-Louis et la seule de la famille restée protestante, que se fit la succession royale britannique en 1714 (George Ier de Hanovre ou de Brunswick-Lunebourg, fils de Sophie). Le célèbre prince Rupert était un fils cadet de Frédéric V et Elisabeth.

  • d'où le rameau cadet de Palatinat-Deux-Ponts comtes palatins et ducs des Deux-Ponts (depuis Louis Ier le Noir, 1424-1489 ; fils cadet du duc Étienne comte palatin de Simmern et des Deux-Ponts ci-dessus ; puis son fils le duc Alexandre < duc Louis II < duc Wolfgang, protestant, époux d'Anne de Hesse fille du landgrave Philippe ; aussi ducs palatins de Neubourg (Nouveau ou Jeune Palatinat) depuis Wolfgang ; en revanche le comté palatin de Veldenz passa à un fils cadet d'Alexandre : Robert, qu'on verra à la fin), rameau qui accéda au Palatinat électoral en 1685 dans sa branche aînée, celle des ducs palatins de Neubourg ci-dessous. Un des fils cadet du duc Wolfgang fut Frédéric comte palatin de Vohenstrauß,

En 1620, l'électeur Frédéric V du Palatinat, également anti-roi de Bohême (le « roi d'un hiver »), est déchu de la dignité électorale, qui est donnée avec le Haut-Palatinat à son cousin très éloigné le duc Maximilien Ier de Bavière.

Néanmoins, à l'occasion de la paix de Westphalie (1648), un huitième électorat est créé en faveur du fils de Frédéric V, qui est rétabli dans ses États du Palatinat rhénan, mais pas dans le Haut-Palatinat conservé par la Bavière.

Les châteaux de la maison palatine[modifier | modifier le code]

La Maison de Bavière[modifier | modifier le code]

La branche bavaroise issue de Louis IV de Bavière, empereur du Saint-Empire romain germanique de 1328 à 1347, donna ses ducs puis ses électeurs (à partir de 1623) à la Bavière.

Elle compta notamment :

À la faveur de la Guerre de Succession d'Autriche, l'électeur Charles-Albert de Bavière, soutenu par la France, fut élu empereur du Saint-Empire romain germanique en 1742. Il mourut trois ans plus tard, et son fils Maximilien III Joseph abandonna la succession impériale aux Habsbourg-Lorraine. La ligne ludovicienne s'éteint avec lui en 1777 et la Bavière passa à la branche palatine (Charles-Théodore de Soulzbach) qui réunit les possessions des Wittelsbach.

Réunion des possessions[modifier | modifier le code]

L'électorat de Bavière passa alors à Charles-Théodore, de la branche palatine de Soulzbach, déjà électeur palatin. Celui-ci associa l'empereur Joseph II de Habsbourg à un projet d'échange (abandon de la lointaine Bavière à l'Autriche, contre les Pays-Bas autrichiens plus proches du Palatinat)  ; mais ce projet échoue à l'issue de la guerre de Succession de Bavière, et à la mort de l'électeur en 1799 les états du Palatinat et de la Bavière passent à la branche de Deux-Ponts-Birkenfeld (Maximilien IV Joseph).

Maximilien dut renoncer aux territoires du Palatinat, sous la pression des guerres révolutionnaires et napoléoniennes, mais reçut d'importantes compensations territoriales par le traité de Lunéville (1801) et le Reichsdeputationshauptschluss, Recès d'Empire de 1803. En 1814-1815, le Congrès de Vienne lui rendit le sud du Palatinat de la rive gauche du Rhin (Kaiserslautern, Deux-Ponts, Landau, Pirmasens ; pas le nord : Simmern, Sponheim et Veldenz à la Prusse, Birkenfeld à l'Oldenbourg, Meisenheim à la Hesse-Hombourg), mais pas la rive droite (Heidelberg, Mannheim : au Bade ; d'où en réaction la fondation de Ludwigschafen en 1844 sur la rive gauche) ;

cf. la carte Confédération germanique.

La Maison royale de Bavière[modifier | modifier le code]

Les joyaux de la couronne royale bavaroise (trésor de la Résidence de Munich)

Le , le duché de Bavière fut érigé en royaume par la volonté de Napoléon, et l'électeur Maximilien IV devint Maximilien Ier Joseph, roi de Bavière. La maison palatine, seule héritière des Wittelsbach, devint ainsi la maison royale de Bavière. Louis Ier succéda à son père Maximilien Ier en 1825, puis son abdication en 1848 permit d'introniser son propre fils Maximilien II.

La Grèce nouvellement indépendante choisit en 1832 un cadet de la maison de Bavière pour être son roi, Othon Ier, fils cadet de Louis Ier, détrôné en 1862.

Le roi Louis II de Bavière, célèbre pour ses châteaux, fut l'héritier de son père Maximilien II de 1864 à 1886, mais se vit contraint en 1871 d'associer sa couronne à l'Empire allemand édifié par Bismarck et Guillaume de Prusse. Son frère Othon, dément, régna sous la régence de leur oncle Luitpold puis de leur cousin germain Louis III de 1886 à 1913.

Louis III, roi en 1913, dut abdiquer en novembre 1918 comme les autres monarques allemands, après la Première Guerre mondiale. Il a toujours des descendants mâles à ce jour, l'actuel chef de la maison de Wittelsbach est François de Bavière (né en 1933 ; arrière-petit-fils de Louis III : < Rupprecht < Albert < duc François).

Les châteaux de la Maison de Bavière[modifier | modifier le code]

Les ducs en Bavière[modifier | modifier le code]

Le chef de la branche cadette de la maison royale de Bavière, issue comme cette dernière de la branche palatine de Birkenfeld ci-dessus, porte le titre de duc en Bavière, Herzog in Bayern.

Ludovica, fille du premier roi de Bavière, Maximilien Ier, et de sa seconde épouse, Caroline de Bade, est forcée, malgré ses réticences, de s'unir avec son cousin Maximilien, héritier de la branche cadette des Wittelsbach, les ducs en Bavière[4].

Le , Maximilien Joseph (1808-1888), duc en Bavière, épouse sa cousine, fille du roi de Bavière, la princesse Ludovica de Bavière avec qui il aura 10 enfants, dont, dans l'ordre chronologique :

  • Louis, fils aîné. (1831-1920) Il renonça à ses droits dynastiques pour épouser morganatiquement Henriette Mendel ;
  • Pie, né et mort au début de 1832 ;
  • Guillaume-Charles, né en décembre 1832, décédé trois mois plus tard[5] ;
  • Hélène (1834-1890), d'abord fiancée à son cousin l'empereur François-Joseph — qui lui préféra sa sœur Sissi —, elle épouse finalement le prince Maximilien de Thurn und Taxis le 24 août 1858 à Possenhofen ;
  • Élisabeth, dite Sissi (1837-1898). Elle épouse en 1854 l'empereur d'Autriche François-Joseph ; elle est assassinée à Genève par l'anarchiste Lucheni ;
  • Charles-Théodore, duc en Bavière (1839-1909). Il démissionna de l'armée, devint un ophtalmologue réputé, ouvrit avec sa seconde épouse Marie-Josée de Bragance une clinique et dispensa gratuitement ses soins aux plus démunis, dont postérité ;
  • Marie-Sophie (1841-1925), reine des Deux-Siciles. Elle épouse en 1859 François II des Deux-Siciles, devient reine des Deux-Siciles à 18 ans et sera l'âme de la résistance napolitaine face aux troupes de Garibaldi ;
  • Mathilde (1843-1925). Elle épouse en 1861 Louis de Bourbon-Siciles, comte de Trani, demi-frère de François II ;
  • Sophie-Charlotte (1847-1897), duchesse d'Alençon épouse de Ferdinand d'Orléans (1844-1910), tertiaire dominicaine qui périt dans l'incendie du Bazar de la Charité ;
  • Maximilien (1849-1893). Il épouse en 1875 Amélie de Saxe-Cobourg-Gotha (1848-1894) dont postérité ;
    • Siegfried (1876-1952)
    • Christophe (1879-1963)
    • Léopold (1890-1973) duc en Bavière[6]

Depuis la mort de son père adoptif le duc Louis-Guillaume en Bavière, en 1968, Max Emmanuel von Wittelsbach de la branche royale, frère cadet de François de Bavière, est le chef de la branche des ducs en Bavière.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Simmern », sur Wiki
  2. http://www.angelfire.com/realm/gotha/gotha/wit3.html
  3. À Obermoschel : Moschellandsburg ou Burgenland ou Burg Landsberg (de)
  4. Dominique Paoli "Sophie-Charlotte Duchesse d'Alençon Au-Delà du Mythe" Éditions Racine 1995, p. 10. (ISBN 2-87386-009-X)
  5. Dominique Paoli "Sophie-Charlotte Duchesse d'Alençon Au-Delà du Mythe" Éditions Racine 1995, p. 11, (ISBN 2-87386-009-X)
  6. Dominique Paoli "Sophie-Charlotte Duchesse d'Alençon Au-Delà du Mythe" Éditions Racine 1995, p. 19. (ISBN 2-87386-009-X).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Cannuyer, Les Maisons royales et souveraines d'Europe , Brepols, 1989, (ISBN 2-503-50017-X)