Aixe-sur-Vienne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Aixe-sur-Vienne
Aixe-sur-Vienne
Vestige du pont de Malassert, du XIVe siècle, dit « pont romain ».
Blason de Aixe-sur-Vienne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Vienne
(siège)
Maire
Mandat
René Arnaud
2020-2026
Code postal 87700
Code commune 87001
Démographie
Gentilé Aixois
Population
municipale
5 820 hab. (2018 en augmentation de 2,36 % par rapport à 2013)
Densité 255 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 50″ nord, 1° 08′ 12″ est
Altitude Min. 190 m
Max. 343 m
Superficie 22,85 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Aixe-sur-Vienne
(ville-centre)
Aire d'attraction Limoges
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Aixe-sur-Vienne
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Aixe-sur-Vienne
Géolocalisation sur la carte : Haute-Vienne
Voir sur la carte topographique de la Haute-Vienne
City locator 14.svg
Aixe-sur-Vienne
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Aixe-sur-Vienne
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Aixe-sur-Vienne
Liens
Site web mairie-aixesurvienne.fr

Aixe-sur-Vienne (Aissa en occitan) est une commune française située au sud-ouest de Limoges, dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Aixois[1].

Chef-lieu de canton, elle fait partie de la communauté de communes du Val de Vienne. C'est l'une des six villes-portes du parc naturel régional Périgord-Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Vienne à Aixe-sur-Vienne.

Incluse dans l'aire urbaine de Limoges, dans le département de la Haute-Vienne, la commune d'Aixe-sur-Vienne est, comme son nom l'indique, arrosée par la Vienne.

L'altitude minimale, 190 mètres, se trouve à l'extrême nord-ouest, là où la Vienne quitte la commune pour servir de limite entre celles de Saint-Priest-sous-Aixe et Verneuil-sur-Vienne. L'altitude maximale avec 343 mètres est localisée au nord-est, près du lieu-dit las Tauveyras, en limite de la commune d'Isle.

La ville d'Aixe-sur-Vienne est implantée aux confluents de la Vienne avec ses affluents, l'Aurence en rive droite et l'Aixette en rive gauche. Traversée par la route nationale 21 et les routes départementales 10, 20 et 32, elle se situe, en distances orthodromiques, à dix kilomètres au sud-ouest de Limoges et vingt-et-un kilomètres au sud-est de Saint-Junien.

Le territoire communal est également traversé par la route départementale 2000 qui relie les routes nationales 21 et 141 à l'ouest de l'agglomération de Limoges.

Entre Saint-Martin-le-Vieux et Saint-Priest-sous-Aixe, un tronçon commun aux sentiers de grande randonnée GR 4 et GR 654 traverse le territoire communal du sud-est au nord-ouest, sur plus de cinq kilomètres.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Situation de la commune d'Aixe-sur-Vienne dans son canton et en Haute-Vienne.

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

A

  • Age (l')
  • Arliquet
  • Atelier (l')
  • Aumonerie (l')

B

  • Bas-Puy-de-Mont
  • Bas-Vignaud
  • Beaubonnat
  • Beauchabrol
  • Beautalet
  • Bel-Air
  • Belle-Crête
  • Bellevue
  • Borie (la)
  • Boucheron (le)
  • Bouchie (la)
  • Bourgneuf
  • Buisson (le)

C

  • Caraque (la)
  • Casseaux (les)
  • Chamborêt
  • Chantegros
  • Château de la Roche
  • Château de Tarn
  • Chez-Caillaud
  • Chez Cruaut (?)
  • Chez-Daire
  • Chez-Taunissaud
  • Chez-Vignaud
  • Chomes Vertes (les) (?)
  • Clos Saint-Gérald
  • Colombier (le)
  • Côte (la)
  • Côteau (le)

D

  • Dognon (le)

E

  • Étiquet

F

  • Fargeas
  • Fénerolles

G

  • Gaubertie (la)
  • Géry
  • Grande Terre
  • Grand Rieux
  • Grange (la)
  • Grange-Neuve
  • Grangettes (d'Aixe) (les)
  • Grangettes (de Tarn) (les)
  • Grèves (les)
  • Guérinière (la)

H

  • Hermitage (l')

J

  • Jabaly

L

  • Lageaud

M

  • Maigre (le)
  • Marguerites (les)
  • Mas du Bost (le)
  • Mas-Neuf (le)
  • Moulin-Bousou
  • Moulin-Cheyroux
  • Moulin-David
  • Moulin de Fert
  • Moulin de la Bussière (?)
  • Moulin de la Gorce (le) (?)
  • Moulin de l'Or
  • Moulin de Malassert
  • Moulin des Roches
  • Moulin de Tarn
  • Moulin de Vienne

N

  • Nèple (la)
  • Noiseraie (la) (?)

P

  • Pagnade (la)
  • Panguet
  • Pastourelle (la)
  • Places (les)
  • Pompadour
  • Pont de Fargeas
  • Pont Romain (le)
  • Portail (le)
  • Porte (la)
  • Pouge (la)
  • Préteyraud
  • Prugnat
  • Puy de Mont (le)
  • Puy-Faucon (le)
  • Puy Némard
  • Puy-Panard

Q

  • Queyrades (les)

R

  • Rignac
  • Rivauds (les)
  • Roche (la)
  • Rochilles (les)

S

  • Saint-Amand
  • Saint-Gérald
  • Sapins (les)

T

  • Tabaillou
  • Tarn
  • Tréneuf
  • Treuil-Pouzy (le)
  • Tuilières (les)

U

  • Usine électrique (l')

V

  • Valade (la)
  • Vienne
  • Vignaud (le)
  • Villa Charmaine (?)
  • Villa Jeannette (?)
  • Villa Pastourelle
  • Villa Saint-Georges
  • Villa des Roses

Y

  • Yonnaud (le)

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 11,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 6,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 998 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,9 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Limoges-Bellegarde », sur la commune de Limoges, mise en service en 1973[8] et qui se trouve à 11 km à vol d'oiseau[9],[Note 3], où la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour la période 1971-2000[10] à 11,4 °C pour 1981-2010[11], puis à 11,8 °C pour 1991-2020[12].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Aixe-sur-Vienne est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[13],[14],[15]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Aixe-sur-Vienne, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[16] et 7 582 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Limoges, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 127 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (68,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (73,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (42,4 %), zones urbanisées (18,5 %), prairies (17,2 %), terres arables (8,8 %), forêts (7,7 %), eaux continentales[Note 6] (3,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,1 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée de ville en occitan.

Le nom du lieu, écrit « Axia » à l'époque carolingienne, pourrait dériver d'un nom de personnage latin, Axius[22].

En occitan, dialecte limousin, la commune porte le nom de Aissa (prononciation : Aisso).

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Le site d'Aixe-sur-Vienne fut occupé dès l'époque gauloise grâce à la présence d'un gué sur la Vienne à l'emplacement de l'actuel hameau de Vienne, sur la route longeant la rivière et reliant Aixe à Verneuil-sur-Vienne. L'habitat se situait à Tarn, sur les premières hauteurs de la ville, sans doute à l'emplacement du cimetière actuel. Les Romains comprirent l'intérêt du site et construisirent un pont, aujourd'hui disparu, non loin du Moulin de Tarn.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À l'époque mérovingienne, le village de Tarn fut érigé en paroisse, l'église étant dédiée à un compagnon de saint Martial, saint Alpinien, toujours vénéré lors des Ostensions, représenté avec un marteau grâce auquel il aurait fait jaillir une source.

En 982, un « castrum de Axa » est attesté sur l'éperon rocheux dominant la confluence de l'Aixette et de la Vienne. Le fief relevait de l'abbaye de Solignac, située treize kilomètres à l'est, mais avant le XIIIe siècle, le site devint une dépendance des vicomtes de Limoges. À cette même époque, un pont traversant la Vienne et un autre, l'Aixette (pont de Malassert) sont construits par les vicomtes de Limoges sous les murailles du château-fort érigé au confluent des deux rivières. Ils remplacèrent respectivement le « pont vielh » gallo-romain héritier de l'antique gué de Vienne et, sur l'Aixette, un autre point de franchissement sur le Chemin de Bourganeuf entre Atlantique et Auvergne. C'est ainsi qu'Aixe prit la place de Tarn qui ne fit que décliner.

En 1183, une bataille eut lieu entre les routiers de Raymond Brun et l'armée de Richard Cœur de Lion[23].

Autour du château se développa d'abord un Bourg-Neuf puis la nouvelle cité s'étendit sur le plateau d'en face surplombant l'Aixette. La ville était autrefois murée, percée de trois portes (porte Lavaud, porte Auroux et porte Guingand) sur le chemin entre Limousin et Guyenne mais aussi placée sur la via Lemovicensis vers Saint-Jacques-de-Compostelle. La ville d'Aixe et son église Sainte-Croix restèrent jusqu'à la création des communes annexes de la paroisse rurale de Tarn. La paroisse possédait une maladrerie avec sa chapelle Sainte-Madeleine (au lieu-dit Chamborêt alias les Casseaux), un hôpital près du pont sur la Vienne, et un ermitage. Le château et la ville d'Aixe furent souvent l'enjeu de luttes féodales à l'occasion de guerres de succession vicomtines, de la guerre de Cent Ans mais aussi des guerres de religion. Dans la seconde moitié du XVIe siècle, Antoine de Bourbon, vicomte, céda ses droits sur Aixe à la famille de Rochechouart vers 1550. La châtellenie (baronnie) d'Aixe passa ensuite à la famille des Cars.

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

Ce n'est qu'à la Révolution française qu'Aixe devint chef-lieu de commune au détriment de Tarn, et, en 1801, l'église Sainte-Croix, siège de la paroisse. Du XVe au début du XVIIIe siècle, les industries papetière puis cartonnière furent particulièrement vivaces sur l'Aixette. Beaucoup de moulins se reconvertirent ensuite. La ville se développa aux XIXe et XXe siècles grâce à l'industrie du traitement du kaolin, la porcelaine et la chaussure. C'est à cette époque que la ville se développa sur la rive droite de la Vienne.

Le président de la République, Raymond Poincaré, de passage dans la ville en 1913, l'a nommée « Aixe-la-Jolie »[24].

De 1940 à 1945, la commune accueille la population réfugiée des villages mosellans de Bacourt et Marthille.

La Gaubertie sur la commune d'Aixe-sur-Vienne sert de point de relais pour les jeunes voulant entrer dans le maquis, particulièrement nombreux après l'instauration du STO.

Les 17 et 18 août 1944, la ville d'Aixe était le théâtre de combats opposant les forces des maquis Francs-tireurs et partisans et Armée secrète dirigées par le lieutenant-colonel Durand, aux troupes d'occupation allemandes. Durant cette « bataille d'Aixe », dans un climat de terreur. De nombreux habitants, affolés et encore sous le choc du Massacre d'Oradour-sur-Glane, fuirent le centre-ville, plusieurs résistants trouvèrent la mort. Ces événements ayant précédé la prise et la libération de Limoges par Georges Guingouin le 21 août 1944[25].

Après la Bataille d’Aixe-sur- Vienne, un parachutage vint livrer des armes et munitions supplémentaires. Lors de la distribution des armes aux unités Forces françaises de l'intérieur, le fils du commandant Eugène Pinte, Marcel Pinte, âgé alors de 6 ans et demi, a été accidentellement tué par une rafale de mitraillette il sera le plus jeune résistant mort pour la France[26].

Après avoir souffert de la fermeture des usines de chaussures, et du passage récurrent des voitures et des camions, Aixe possède un incubateur d’entreprises consacré aux nouvelles technologies.

Aixe est connue pour sa « Conserverie Arnaud ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1895 1911 Aymard Fayard Républicain Industriel
Conseiller général du canton d'Aixe-sur-Vienne (1904 → 1919)
1911 1919 Joseph Gorce   Négociant
1919 1934 Étienne Desproges Rad. Négociant
Conseiller général du canton d'Aixe-sur-Vienne (1919 → 1934)
Vice-président du conseil général de la Haute-Vienne [Quand ?]
1934 1935 Pierre Tricaud   Horticulteur
1935 1944 Joseph Basset PRS Médecin
Député de la Haute-Vienne (1928 → 1932)
Conseiller général du canton d'Aixe-sur-Vienne (1934 → 1940)
1944 mai 1945 François Dumont    
mai 1945 octobre 1947 Fernand Lapeyre   Industriel
octobre 1947 mars 1959 Pierre Mousnier Rép.soc.
(DVG)
Médecin
Conseiller général du canton d'Aixe-sur-Vienne (1945 → 1960)
mars 1959 mars 1965 Pierre Gillet SFIO Enseignant et directeur de collège
mars 1965 mars 1977 Claude Madoumier RPR Médecin
Conseiller général du canton d'Aixe-sur-Vienne (1960 → 1973)
Suppléant du député Jacques Boutard (1968-1973)
mars 1977 mars 2014 Daniel Nouaille[27] PS puis DVG[28] Enseignant
Conseiller régional du Limousin (? → 2010)
Vice-président du conseil régional du Limousin (? → 2010)
mars 2014 En cours René Arnaud UDI-PRV
puis MRSL[29]
Professeur de mathémathiques

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau de jumelage avec Großhabersdorf.
  • Drapeau de l'Allemagne Großhabersdorf (Allemagne)signé en 1982. La ville est située a 20 km à l'ouest de Nuremberg (land de Bavière)
  • Drapeau de la Pologne Święciechów (Pologne)signé en 2000 . Ville située à l'ouest de Lezno (8 km) en Volkopolski
  • Drapeau de la Croatie Malinska (Croatie)signé en 2010 située sur la plus grande des îles de Croatie : île de KRK

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2008[30].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2020, le Conseil national de villes et villages fleuris a attribué une fleur à la commune[31].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[33].

En 2018, la commune comptait 5 820 habitants[Note 7], en augmentation de 2,36 % par rapport à 2013 (Haute-Vienne : −0,71 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 6132 1672 3432 5132 6102 6452 6312 7542 863
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 9203 1193 3113 3083 6973 7533 7563 6383 699
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 6153 4513 6463 1773 3373 2813 2503 6203 498
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 7454 0654 8195 5205 5665 4665 6225 4645 771
2018 - - - - - - - -
5 820--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sport[modifier | modifier le code]

  • Association Sportive Aixoise club de football.
  • Rugby Club du Val de Vienne, club de rugby à XV évoluant en 3e / 4e série
  • Aixe Rugby Athlétique, école de rugby

Économie[modifier | modifier le code]

  • Conserverie des Tuilières Arnaud depuis 1950.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Notre-Dame d'Arliquet[36],[37] (XIXe siècle) : une chapelle existait dès le début du XVIIe siècle, placée sous le patronage de la Vierge. Elle devint un important lieu de pèlerinage au XIXe siècle, et fut agrégée à Notre-Dame de Lorette. Devenue trop petite et en mauvais état, cette ancienne chapelle rurale fut démolie pour être remplacée par l'actuelle basilique de style néo-gothique, construite de 1866 à 1868 en briques et pierre calcaire. Elle abrite une pietà du XVIe siècle, vénérée tous les sept ans, lors des Ostensions et de nombreuses reliques dont celles de quatre martyrs provenant des catacombes de Rome, exposées dans des enfeus ornant les côtés de la nef : sainte Cornélie, saints Fulgence, Honoré et Antime. Autour de cette chapelle, un vaste parc a été aménagé, où se trouvent un chemin de croix et une « grotte de l'Agonie », faisant d'Arliquet, le petit Lourdes du Limousin. Le parc, situé de part et d'autre de la rivière l'Aurence, très abîmé lors de la tempête de 1999, a fait l'objet depuis 2003 d'une rénovation.
  • Chapelle Saint-Jean (XIIIe siècle), inscrite en 1926 au titre des monuments historiques[38] : s'élevant au centre du cimetière de la ville, elle présente un arc gothique limousin. C'est l'ancienne chapelle funéraire du cimetière de la paroisse de Tarn qui fusionna avec Aixe à la Révolution.
  • Église Sainte-Croix (XIIIe siècle) : selon la tradition, elle aurait été construite pour abriter un fragment de la Vraie Croix qu'un pèlerin rapporta de Terre sainte. Elle fut fortement remaniée au XIXe siècle ; elle conserve néanmoins un portail gothique de style limousin et une collection de reliquaires.
  • Pont de Malassert (XIVe siècle) : cette unique arche appelée traditionnellement le pont romain est le seul vestige d'un pont formé d'au moins deux arches sur lesquelles étaient posées des planches de bois[39].
  • Les ruines du château, ou tour Jeanne d'Albret, inscrit en 2000 au titre des monuments historiques[40] : sur l'éperon rocheux surplombant la confluence de l'Aixette et de la Vienne, s'élèvent les vestiges du château d'Aixe, grande forteresse de la vicomté de Limoges.
  • Château de Losmonerie (XVIe siècle) inscrit en 2009 au titre des monuments historiques[41] : situé sur la rive droite de la Vienne, en aval d'Aixe, à la limite de la commune de Verneuil-sur-Vienne, ses parties les plus anciennes remontent au (XVe siècle). Propriété depuis le (XVIIIe siècle) de la famille de Villelume.
  • Promenade des bords de Vienne : réalisation du paysagiste Gilles Clément.
  • Jardin médiéval sur le bord de la Vienne.
  • Une porte en chêne du XVe siècle provenant d'une maison d'Aixe-sur-Vienne est exposée au musée des Cloîtres à New York (États-Unis).

Chemins de randonnée[modifier | modifier le code]

Le GR 4 qui va de Royan à Grasse traverse la commune. Il est commun avec le GR 654, chemin de Saint-Jacques (voie de Vézelay).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Aixe-sur-Vienne 87.svg

Les armoiries de la commune se blasonnent ainsi :

D’azur à la croix d’argent dont chaque branche est chargée de trois ombres de chevrons, les pointes dirigées vers le centre[45].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 17/07/2008.
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Station météofrance Limoges-Bellegarde - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Aixe-sur-Vienne et Limoges », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station météorologique de Limoges-Bellegarde - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  11. « Station météorologique de Limoges-Bellegarde - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Limoges-Bellegarde - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  15. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Unité urbaine 2020 d'Aixe-sur-Vienne », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  17. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  18. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Limoges », sur insee.fr (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. A. Dauzat et Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, 2e édition, Librairie Guénégaud, 1re édition en 1963, (ISBN 2-85023-076-6), p. 7.
  23. Géraud Hercule. Les Routiers au douzième siècle.. In: Bibliothèque de l'école des chartes. 1842, tome 3. pp. 125-147.
  24. Histoire de la ville sur le site de la commune d'Aixe-sur-Vienne, consulté le 2 juin 2015.
  25. https://www.lepopulaire.fr/aixe-sur-vienne-87700/actualites/la-bataille-daixe-commemoree_12521942/
  26. https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/haute-vienne/aixe-vienne-rend-hommage-son-petit-quinquin-resistant-mort-france-age-6-ans-1893642.html
  27. Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  28. « Les indiscrétions de la semaine en Limousin », Le Populaire du Centre,‎ (lire en ligne).
  29. https://www.politiquemania.com/forum/vie-partis-f16/reunification-parti-radical-prg-prv-t5769-30.html
  30. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Aixe-sur-Vienne, consultée le 27 octobre 2017
  31. Site des villes et villages fleuris, consulté le 1er février 2021.
  32. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  33. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  34. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  35. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  36. Site du Sanctuaire d'Arliquet
  37. « Chapelle Notre-Dame-d'Arliquet », notice no IA00123227, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 19 octobre 2013.
  38. « Cimetière », notice no PA00100233, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 19 octobre 2013.
  39. « Pont de Malassert », notice no IA00123224, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 19 octobre 2013.
  40. « Vestiges du château des vicomtes de Limoges », notice no PA87000012, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 19 octobre 2013.
  41. « Château de Losmonerie », notice no PA87000033, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 19 octobre 2013.
  42. Fiche d'André, Marie, Antoine, Louis Gotteron sur le site de l'Assemblée nationale, consulté le 19 octobre 2013.
  43. Fiche de Georges Géo-Gérald sur le site de l'Assemblée nationale, consulté le 19 octobre 2013.
  44. https://www.lepopulaire.fr/limoges-87000/loisirs/quand-dalida-se-mettait-au-vert-en-limousin_13943563/
  45. La banque du blason