Prix des Droits de l'homme de la République française

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Le prix des Droits de l'homme de la République française — Liberté - Égalité - Fraternité est un prix décerné par la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH).

Ce prix est destiné à récompenser des actions de terrain et des projets, individuels ou collectifs, portant sur la protection et la promotion effectives des droits de l'homme.

Origine[modifier | modifier le code]

Le prix a vu le jour en 1988 sous l’impulsion de la CNCDH, à l’occasion du 40e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme. L’objectif de ce prix est de reconnaître l'engagement de la société civile dans la promotion et la protection des droits de l'homme dans le monde entier. C’est ainsi que, depuis sa création, des organisations non-gouvernementales (ONG) et des acteurs individuels se sont vus décerner cette distinction, sans considération de nationalité ou de frontières.

Cérémonie[modifier | modifier le code]

Le prix est officiellement remis aux cinq lauréats par le Premier ministre français, ou un membre du Gouvernement, lors d’une cérémonie organisée à Paris, le , à l’occasion de la journée des droits de l’homme proclamée par les Nations unies. 2018 fait exception : le gouvernement a renoncé à être présent à la cérémonie, le choix du jury (composé d'une quinzaine de membres de la CNCDH, qui est une institution indépendante) ayant déclenché une polémique au sein des communautés juives[1],[2],[3]. Le cas échéant, le prix peut être décerné par l’ambassade de France située dans le pays de résidence du lauréat.

Lors de la cérémonie, les lauréats reçoivent une médaille d’or, un diplôme, une dotation financière et éventuellement, la protection diplomatique. Quant aux candidats ayant fait l’objet d’une « mention spéciale », ceux-ci se voient remettre une médaille d’argent ainsi qu’un diplôme, et bénéficient éventuellement de la protection diplomatique.

Lauréats et mentions spéciales[modifier | modifier le code]

Depuis 1988, la CNCDH choisit de distinguer des personnalités ou des organisations s’étant illustrées dans leur pays, pour la défense et la promotion des droits de l'homme.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Montant de la dotation financière[modifier | modifier le code]

Une somme de 70 000 euros est partagée entre les cinq lauréats retenus par le jury, soit 14 000 euros par lauréat[13]. Ces fonds doivent nécessairement être utilisés dans la réalisation du projet présenté par le lauréat lors de sa candidature.

Protection diplomatique de la France[modifier | modifier le code]

Outre la dotation financière, le prix des Droits de l'homme de la République française a une vertu protectrice, selon la CNCDH[14]. La promotion et la protection des droits de l'homme pouvant s’avérer dangereuses dans beaucoup d’endroits du monde, tant les lauréats du Prix que les candidats ayant fait l’objet d’une « mention spéciale » peuvent être placés sous la protection diplomatique de la France[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Piotr Smolar et Marc Semo, « Controverse autour du prix des droits de l’homme décerné par la France à deux ONG israélienne et palestinienne », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. a b c d et e « Prix des droits de l’homme: deux ONG israélienne et palestinienne récompensées », Radio France internationale,‎ (lire en ligne)
  3. « Des ONG controversées lauréates du Prix des droits de l’homme de la République française », (consulté le 7 février 2019).
  4. a et b « ATD-quart-monde et l'ACAT lauréats du Prix des droits de l'homme », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. a b c d et e « Repères Droits de l'Homme. Cinq ONG primées pour leur aide à l'enfance », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. « Pour son travail en faveur des médecins bosniaques, L'AVRE obtient le Premier Prix des droits de l'homme », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. « Aminetou Mint el Moctar, militante pour la défense des droits de l’homme en Mauritanie », Radio France internationale,‎
  8. « Prix des droits de l'Homme de la République française », sur justice.gouv.fr (consulté le 12 octobre 2020).
  9. « Le Prix des droits de l'homme au "Théâtre libre" de Minsk », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  10. a b c d et e « Droits de l’Homme: la France honore des ONG du Maroc, Tunisie, Liban », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  11. Véronique Gaymard, « L’OCDH reçoit le Prix des droits de l’homme de la République française », Radio France internationale,‎ (lire en ligne)
  12. a et b (en) « France awards Israeli B'Tselem and Palestinian al-Haq top human rights prize », i24news,‎ (lire en ligne)
  13. « Prix des droits de l'Homme de la République française. Règlement », sur le site de la Commission nationale consultative des droits de l'homme
  14. « Prix des droits de l'homme », sur le site de la Commission nationale consultative des droits de l'homme
  15. « Le Prix des droits de l’homme : 30 ans d’action », sur le site de la Commission nationale consultative des droits de l'homme

Lien externe[modifier | modifier le code]