Abdellatif Hammouchi

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Abdellatif Hammouchi
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Officier de l'ordre du Trône (d) ()
Officier de la Légion d'honneur ()
Grand-croix de l'ordre du mérite de la Garde Civile (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Abdellatif Hammouchi (en arabe : عبد اللطيف حموشي) est l'actuel directeur général de la Direction générale de la sûreté nationale ( DGSN) ainsi que directeur de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) marocain[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Avant d'intégrer les rangs de la police en 1993, Abdellatif Hammouchi termine des études en droit à l'Université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Dhar Mehraz de Fès.

Au sein de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), Abdellatif Hammouchi est directement affecté à la Direction de la surveillance du territoire (DST), l'actuelle Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). La DST est alors rattachée au puissant ministre de l’Intérieur de Hassan II, Driss Basri. À tout juste 39 ans, Abdellatif Hammouchi devient le plus jeune directeur de la DST depuis l’indépendance du pays.

Aujourd’hui, Abdellatif Hammouchi occupe le poste de DG de la DGST, et exprime une volonté claire de donner un nouveau souffle à cette direction. Il est devenu patron de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN).

Le 15 mai 2015, il est nommé directeur de la Direction général de la Sûreté nationale (DGSN) par le roi Mohamed VI, tout en conservant son poste de DG de la DGST.

Accusations de torture et complicité de torture[modifier | modifier le code]

Abdellatif Hammouchi se trouve à l'origine d'un coup de froid entre Paris et Rabat. En cause : une plainte de l'ONG française Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) contre le chef de la DGST[2]. L'ONG a en effet profité d'un voyage de Abdellatif Hammouchi à Paris, dans le cadre d'une rencontre du ministre marocain de l'Intérieur Mohamed Hassad avec ses homologues européens, pour demander aux autorités françaises de l'entendre au sujet de faits présumés de tortures envers deux citoyens marocains : Adil Lamtalsi et Ennaâma Asfari.

Une autre plainte s'ajoutera à celle-ci le lendemain : celle du champion du monde de boxe thaï Zakaria Moumni. Alors qu'il s'agit pour la première d'une plainte pour « complicité de torture », celle de Zakaria Moumni a été déposée pour « torture » par Maître Patrick Baudouin, avocat au Barreau de Paris et Président d'honneur de la FIDH et Maître Clémence Bectarte, le , auprès du Procureur du pôle spécialisé crimes contre l'Humanité́ / crimes de guerre, du Tribunal de grande instance de Paris. Zakaria Moumni a en effet formellement reconnu Abdellatif Hammouchi, lors de l’une des séances de tortures subies au centre de Temara. La CIA a d’ailleurs confirmé l'existence de ce centre de torture dans un rapport de 6 600 pages rendu public en .

Une convocation a été transmise par la police nationale à la résidence de l'ambassadeur du Maroc, à Neuilly, la justice française cherchant à auditionner Abdellatif Hammouchi. Pour manifester son mécontentement, le Maroc a convoqué l'ambassadeur de France à Rabat, Charles Fries[3] et suspendu quelques jours plus tard la coopération judiciaire avec la France.

Décorations[4][modifier | modifier le code]

Le , le ministre de l’intérieur français Bernard Cazeneuve a rendu hommage à Abdellatif Hammouchi lors d'un déplacement officiel à rabat et déclare que [5] : « La France avait déjà eu l’occasion de distinguer M. Hammouchi en 2011 en lui attribuant le titre de chevalier de l’ordre de la Légion d’honneur. Elle saura prochainement lui témoigner à nouveau son estime en lui remettant cette fois les insignes d’officier ».

Le 22 octobre 2014, le gouvernement espagnol décorait le patron de la DST de la «Croix honorifique de mérite policier avec distinction rouge». Une décoration remise au siège de la direction générale de la police à Madrid, par le secrétaire d’Etat espagnol à la Sécurité, Francisco Martínez.

Presque sept mois plus tard, l’exécutif dirigé par Mariano Rajoy justifie la décoration de Abellatif Hammouchi pour services rendus dans la lutte contre les cellules islamistes. C’est la position exprimée par le ministère de l’Intérieur dans une réponse à une question écrite émanant de certains députés d’extrême gauche, indique aujourd'hui l’agence Europa Press.[6]


Sources[modifier | modifier le code]