Oued Zenati

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Oued Zenati
Image illustrative de l'article Oued Zenati
Noms
Nom arabe وادي زناتي
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Guelma
Code ONS 2404
Démographie
Population 32 870 hab. (2008[1])
Géographie
Coordonnées 36° 18′ 55″ nord, 7° 09′ 50″ est
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Guelma
Localisation de la commune dans la wilaya de Guelma

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Oued Zenati

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Oued Zenati

Oued Zenati (ville d’Algérie) est une daira rattachée à la wilaya de Guelma en 1978. Anciennement appelée oued edhab (River d'or) et benenteme ex-département Constantinois au nord-est de Constantine. Elle s’étend de Ain Abide à l'ouest jusqu'à Houari Boumediene (anciennement Aïn HassaniaClauzel lors de la colonisation française) et de zerdaza (ancien barrage oued zenati) et Rouknia just Ain arbi et kssar sebihi au sud.

Géographie[modifier | modifier le code]

Oued Zenati est une commune algérienne située dans le nord-est du pays. Elle est une daira (sous-préfecture) de la wilaya de Guelma à 472 kilomètres à l'est d'Alger, à 40 km (côté sud-ouest) de Guelma, à 100 km d'Annaba, à 70 km de Constantine, à 70 km de Oum El Bouaghi et à 100 km de Skikda.

La ville est traversée par un cours d'eau du même nom.

Oued Zenati se situe à une altitude de 621 mètres et le relief y est très montagneux, traversée par la chaîne de montagne de l'Atlas tellien.

Histoire[modifier | modifier le code]

On associe le nom de la ville Oued Zenati au récit circulant au sein de la population par  « et bien que le nom a une signification historique Cependant, les sources historiques n'a pas exposé. La ville est devenue célébre par a trois noms qui sont (Oued Zenati , oued edhab <<Rivier d’or>> , sidi tamtam).

La première étiquette « Oued Zenati » qui est le nom actuel de la ville, qui vient des contes et légendes d’Altgraybh el hilalia. Rappelez-vous le récit de la bataille qui a eu lieu dans la région entre l'un des héros de Bani Hilal et est dib Alhilali et le prince Khalifa Zenati de Tunisie, dans lequel ce dernier a était tué du côté Est.

Le deuxième nom « Vallée d'Or » est réputé parmi les tribus nomades et des groupes de la bonne population pour leur connaissance des propriétés agricoles qui se caractérisent la région, y compris les terres fertiles et les sols noirs qui produisent les meilleurs types de blé dans le monde connu pour sa couleur dorée et que l'on appelle le blé de edahba et est connue scientifiquement « 17 » et l'appeler ainsi  "Zenati."

Le troisième nom « sidi tamtam ou Bent entam », ce nom apparaît dans les documents administratifs officiels français, y compris dans les certificats de  naissance des colons français. Il est écrit dans un sceau dans le document « Sidi tamtam », l'un des saints et des marabouts qui se sont distingués avec courage et la piété et de la foi et le Jihad. Sa tombe existe encore à ce jour.

L’histoire de la zone de Oued Zenati remonte a la pré-histoire en raison des sites archéologiques trouvés dans la région, y compris les inscriptions pré-historiques dans la région Ain ghrabe, loin de la ville, à environ 7 km et des de vestige dans les montagnes de la région de lama. La présence de Dolmens au lieu-dit " Bled Ben Derradji " atteste que cette région fut habitée depuis la Préhistoire..

On trouve également un certain nombre de tombes à proximité des champs de blé à Ain el gemh et la cité romaine tebilis à Selaoua Anouna à 12 km de la ville, qui remonte à l'époque romaine et byzantine et connu pour ces produits agricoles en particulier le blé, qui a permis à sa population de mettre en place de grands domaines. La province de Constantin (Sirta) a qui appartenait la région oued Zenati fournissait l'État roumain en blé, ce qui lui vaut le surnom du grenier de l’Empire romain.

Durant le Moyen Âge, elle fera partie successivement du royaume aghlabide, de l'empire fatimide puis des royaumes ziridehammadidealmohade ethafside.

À partir du xvie siècle, passe sous domination ottomane beylik de Constantine.

Conquête française de l'Algérie[modifier | modifier le code]

L’Expédition de Constantine de 1836 - 1837[modifier | modifier le code]

Expédition (13-21 novembre 1836)[modifier | modifier le code]

Le corps expéditionnaire français s'élève à 8 040 hommes commandés par Clauzel2.

L’armée partit de Bône le 13 novembre ; le 18, elle franchit le col de Râs-el-Akba et n’était plus qu’à deux marches de Constantine. Après un campement à Raz-Oued-Zenati, l'armée française subit des conditions climatiques difficiles. L'armée était parvenue dans des régions très élevées ; pendant la nuit, la pluie, la neige et la grêle tombèrent avec tant d’abondance et de continuité, que les soldats, au bivouac, furent exposés à toutes les rigueurs d’un hiver de la Russie ; les terres, entièrement défoncées, rappelaient les boues de la Pologne. L'armée se mit toutefois en marche le 20, et parvint, à l’exception des bagages et d’une arrière-garde, au monument de Constantin, où elle fut obligée de s’arrêter. Le froid était excessif. Plusieurs hommes eurent les pieds gelés ; d’autres périrent pendant la nuit, car depuis Raz-el-Akba on ne trouvait plus de bois.

Enfin, les bagages sur lesquels on doublait et triplait les attelages, ayant rejoint l’armée, l'armée française franchit, le 21, le Bou-Merzoug, un des affluents de l’Oued Rhummel et prit position sous les murs de Constantine. Cette ville est défendue par la nature même : un ravin de 60 mètres de largeur, d’une immense profondeur, et au fond duquel coule l’Oued Rhummel, présente pour escarpe et contrescarpe un roc taillé à pic, inattaquable par la mine comme par le boulet. Le plateau de Mansourahcommunique avec la ville par un pont très étroit et aboutissant à une double porte très forte et bien défendue par les feux de mousqueterie des maisons et des jardins qui l’environnent.

Retraite (24 novembre 1er décembre 1836)[modifier | modifier le code]

Le 24, le maréchal ordonna la retraite. Cette première journée fut très difficile ; la garnison entière et une multitude de cavaliers attaquèrent l'arrière-garde avec acharnement dont le commandant Changarnier, du 2e léger. Entouré d'ennemis, il forme son bataillon en carré et, au moment d’une terrible attaque, fait ouvrir un feu de deux rangs à bout portant, qui couvre d’hommes et de chevaux trois faces du carré.[réf. nécessaire]

Le 26, l’armée française campa à Sidi Tamtam. Le 27, elle avait passé le défilé difficile qui conduit au col de Ras el Akba, et les musulmans abandonnèrent leur poursuite. Le 28, elle atteignit Guelma où elle laissa ses malades. Les pertes s'élèvent à 1000 hommes pour la seule retraite4.

Expédition (1~10 octobre 1837)[modifier | modifier le code]

Un témoin oculaire allemand qui servait l’armée en volontaire donne le récit de cette expédition4.

« Ce fut le 1er octobre que l’armée française sortit du camp de Merdjez-Hammar pour marcher sur Constantine. Elle se composait de quatre brigades, dont chacune avait à peine la force d’un régiment ; le tout ne comprenait pas plus de 7 000 hommes5. Les deux premières brigades, commandées par le duc de Nemours et le général Trézel, bivouaquèrent, le 1eroctobre, sur les hauteurs de Rez-el-Akba6. »

« Le bivouac des Français était sur la même place où Achmet-Bey avait eu le sien. Le 2 octobre, l’armée campa auprès du marabout de Sidi-Tamtam. Les troisième et quatrième brigades, commandées par le général Rulhières et le colonel Combes, se tenaient toujours une demi-journée en arrière pour protéger le grand convoi qui, avec sa multitude de voitures et de mulets, occupait deux lieues de route. »

« Le 3, l’armée campa auprès de Ouad-el-Aria. Depuis Rez-el-Akba, l'armée française marche dans un pays très élevé, dont les vallées mêmes étaient au moins à 1 500 pieds au-dessus du niveau de la mer. La marche des soldats français jusqu’à Constantine dura près de six jours, quoique cette ville fût éloignée seulement de 19 lieues de Merdjez-el-Hammar et de 41 lieues de Bône. Dès qu’il faisait assez jour pour distinguer la route, l’avant-garde française se mettait en marche ; tous les corps suivaient dans l’ordre prescrit. L’artillerie et l’immense convoi se traînaient ensuite, puis venaient la troisième et la quatrième brigade qui avaient rejoint l’armée le 1er octobre. »

« Dans la situation terrible où se trouvait l’armée française, il n’y avait pas un seul instant à perdre pour établir les batteries de brèche7. »

1863-1866. La création du canton d'Oued zeanti département de Constantine[modifier | modifier le code]

En 1866 Oued Zenati devient une municipalité du département de Constantine, canton d'Oued-zenati. Englobe les villages de Rénier (Ain makhlouf, Bordj sabath, Ain Regada, Ain Abid,Tamlouka, Ras el agba, Selaoua anouna, Grezel (Ain Hessainia), Bouhamden, Rouknia...)

A l'époque du colonialisme français la ville Oued Zenati s’est transformé en un centre colonial important, les autorités Françaises en installaient toutes les administrations nécessaires pour servir les intérêts des colons. Et pour faciliter l'exploitation des ressources naturelles et les richesses, dont la Cour de justice qui a transformé aujourd'hui en centre impôts, l'église transformée en mosquée, ainsi qu'un chemin de fer reliant Constantine, Guelma, Annaba, Alger, Tunis la station située dans un endroit appelé aujourd'hui Dallas.

En plus des Écoles de l'éducation française et du commissariat de la police, la gendarmerie, la Poste, l'hôpital en 1958 et la mise en place d'un marché hebdomadaire le dimanche et le jeudi.

Première et Seconde Guerres Mondiales[modifier | modifier le code]

Plusieurs personnes on participé aux deux guerres, le mémorial d'Eloa a été érigé à leur mémoire, Et Oued zenati a abrité les bureaux des allier en partance pour la Tunisie.

8 mai 1945[modifier | modifier le code]

Oued zenati fut l'un des bastions du nationalisme algérien en rassemblant les chefs historiques algériens comme Massali el haj, Ben badis...

Sortie des habitant pour manifester leur joie de la fin de la guerre, la police leurra réprimandé.

1er novembre[modifier | modifier le code]

Plusieurs affrontements dans les Montaigne al'entour de Oued zenati

20 aout 1955[modifier | modifier le code]

Dix mois après le 1er novembre 1954, l’ALN, épaulée de la population, attaque simultanément plus d’une vingtaine d’agglomérations situées dans le Nord-Constantinois. Zighoud choisit la journée du samedi 20 août 1955. L’heure… midi. Pourquoi le 20 août à midi ? Pourquoi midi, à une heure brûlante où le soleil donne tous les vertiges et éclaire tous les recoins ? Que cherchait Zighoud Youcef comment déclencher une insurrection généralisée avec seulement quelque 300 combattants et presque autant de fusils ? Avant la réunion organisatrice de l’événement à Zamne près de Collo, Chihani Bachir, remplaçant à la tête de la Zone I (Aurès-Nemenchas) de Mostepha Ben Boulaïd, arrêté le 18 février 1955 à la frontière tuniso-libyenne, avait demandé dans un message à Zighoud d’intensifier les opérations dans le Nord-Constantinois pour desserrer l’étau qui étranglait les Aurès pilonnés inlassablement par l’armée française qui pensait ainsi étouffer dans l’œuf la révolution armée. Le colonel Salah Boubnider témoignera plus tard : «Zighoud nous a informé de la demande de Bachir Chihani et nous avons discuté des mesures nécessaires pour soulager nos frères des Aurès.» Le colonel Boubnider rapportera dans ce sillage que «plusieurs propositions avaient été faites, allant des actions de sabotage aux attaques des trains qui approvisionnaient l’armée d’occupation avant de décider des opérations et de la date du 20 août». Zighoud Youcef fixe, alors, les objectifs, désigne les responsables et donne les instructions.

Sur son carnet sont inscrits les noms des villes et des villages où il faudra frapper : Skikda, Jijel, Collo, El Milia, Kroub, Guelma, Annaba, Azzaba, El Harrouch, Oued Zenati, Saint-Charles, Robertville, Aïn Abid, El Halia, Kellermann, Gallieni, Condé Smendou, Aïn Kechra. La liste donnait le tournis au fur et à mesure qu’elle s’allongeait... Si Zighoud voulait une vaste opération qui ferait autant de bruit sinon plus que celles du 1er novembre 54. Ses objectifs étaient clairs. Le chef de la zone II, avec son staff, voulait avant tout stimuler le moral du peuple par des actions d’envergure qui dépasseraient le harcèlement habituel des forces françaises. Des attaques qui prouveraient que des actions audacieuses étaient possibles sur toute l’étendue du territoire national. Le choix de l’heure du début des opérations, soit midi, était destiné à frapper l’imagination de l’ennemi. Les actions devaient avoir lieu sur les sites militaires, couper les routes et les ponts pour arrêter les secours, ainsi que l’électricité et le téléphone dans les fermes et les habitations des colons. Intimider ces derniers en leur montrant qu’ils étaient vulnérables et récupérer leurs armes pour qu’ils ne réitèrent pas la répression et les punitions collectives, de mai 1945. Zighoud et ses pairs voulaient également affaiblir les partis algériens en lice avec la ligne Soustelle et obliger les autres nationalistes à se rallier à la ligne et aux directives du FLN.

Des villages entiers comme El Harrouch ou Oued Zenati furent désertés par leurs habitants masculins15. Dans la mechta de Zafzaf, les Algériens qui étaient rencontrés dans les rues ou les cafés par les militaires français furent tués20, les hameaux brûlés et le bétail massacré. Un rapport militaire mentionnait le chiffre de 750 morts pour le seul secteur d’El Harrouch21.

  • 12 mai 1958 : OUED-ZENATI : 70 membres de l'ALN tués.
  • 05 Juiller 1962 indépendance

Population[modifier | modifier le code]

Oued Zenati fue une zone de transit des tribus berbères  et arabes, parmi ces   tribus les zenatih et kétama et Hawara et Sanhaja qui on immigré après la conquête islamique et aussi les tribus qui en immigré dans la région et qui son installé  les tribus  des bchebcha  1698 et de Bani Hilal et Bani Salim et la tribu de Bani Fogal, ces  tribus vient de l'ouest de Jijel, de 1799 parmi ces branches les Bani Attia qui se sont installés dans la région après le processus de déplacement effectué par la France contre les suivant la région des révoltes populaires dans Jijel et Anaser qui a échoué en 1858, puis en 1871 (révolution de Ouled sidi Cheikh et Mokrani). Parmi les  familles qui existent encore à ce jour: Benmachiche. Baghnaoui . Belhaouchet .Buaab. Rhiwi. Boudia . Mehri. Lekhal  Ayat............. .. etc.

nous notons sur cette base, que la plupart de la population de la ville de Oued Zenati viennent des villes et des zones côtières, telles que Jijel et el coll (colo) Skikda (philipe ville), On les surnome Swahili le nom de la proportion et tribus de la côte qui se sont installés dans la région et ce nom existe à ce jour dans la  banlieue de la ville . aussi il y a un certain nombre de famille descendent des tribus Chaouïa, Ferjioua , Oued Souf  et el houdna ( Ouled deraj) comme en témoignent les professions qui son exercé par ces famille .

  .En 1866 Oued Zenati devient une municipalité de Constantine en raison de la croissance de sa population qui  atteint 8102, dont 97 colons, Français et 70 colons européens de différents nationalités, et 06 juive et Bien que le nombre de la population locale 7926 musulmans algériens. était plus grande que le nombre de colons, le contrôle des terres agricoles les plus fertiles et des milliers d'hectares et affecté runs à la société agricole, qui a été dirigé par « Jackie ». la zone du Oued Zenati plus large que les autre zone y compris  Guelma, qui avait une population de 1872 à 4943. En revanche, la population de Oued Zenati comme mentionné ci-dessus est la suivante: 8102 deux fois le nombre des habiton de  ville Guelma .On associée le nom de la ville Oued Zenati au récit circulant au sein de la population par  « et bien que le nom a une signification historique Cependant, les sources historiques n'a pas exposé .la ville est devenu celebre par a trois noms qui sont (Oued Zenati , oued edhab <<Rivier d’or>>, sidi tamtam).

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

OUED ZENATI se situe à une altitude de 645 mètres et le relief y est très accidenté puisque traversé par la chaîne de montagne de l'Atlas tellien.

elle s’étend sur de grande plaine

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la Oued zenati est méditerranéen avec des températures à fortes amplitudes . La moyenne pluviométrique varie de 500 mm à 700 mm par an9. Il y fait froid l'hiver jusqu'à - 6 C° enregistrés et très chaud l'été avec des pics de chaleurs allant jusqu'à 47 C°

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]