1935 en dadaïsme et surréalisme

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l'année, voir 1935.

Éphémérides[modifier | modifier le code]

Janvier[modifier | modifier le code]

  • Dans une lettre ouverte à Benjamin Péret, René Char l'informe de sa décision de quitter le groupe surréaliste « sans éprouver en revanche le besoin de cracher sur ce qui durant cinq années a été pour moi tout au monde. »[1].

Mars[modifier | modifier le code]

  • 27 mars
    Invités par l'organisation hongroise Front gauche, André Breton et Paul Éluard font un séjour à Prague où ils rencontrent les poètes Vítězslav Nezval, Karel Teige, et les peintres Jindřich Štyrský et Toyen. Dans une ambiance très chaleureuse, Breton prononce deux conférences[2].
  • 29 mars
    André Breton, Situation surréaliste de l'objet, première des deux conférences : « […] exclure (relativement) l'objet extérieur comme tel et ne considérer la nature que dans son rapport avec le monde intérieur de la conscience. »

Avril[modifier | modifier le code]

  • 1er avril
    André Breton, Position politique de l'art d'aujourd'hui : « [Tout intellectuel digne de ce nom est possédé par] l'idée que nous vivons à une époque où l'homme s'appartient moins que jamais, où il est justiciable de la totalité de ses actes, non plus devant une conscience, la sienne, mais devant la conscience collective de tous ceux qui veulent en finir avec un monstrueux système d'esclavage et de faim. »
  • 3 avril
    L'organe du parti communiste hongrois Rude Pravo présente Breton et Éluard comme « deux poètes, les plus grands de la France contemporaine ». Éluard, lettre à Gala : « Je crois que Prague est pour nous la porte de Moscou. Mais de l'avis d'ici il nous faut attendre un an. »[3].
  • 13 avril
    Le groupe belge Rupture adhère au surréalisme[4].

Mai[modifier | modifier le code]

Juin[modifier | modifier le code]

  • Breton gifle en pleine rue Ilya Ehrenbourg qui avait calomnié les surréalistes dans un ouvrage. Ehrenbourg étant le délégué soviétique pour le Congrès des écrivains pour la défense de la culture initié et organisé par le Parti communiste français, la participation de Breton est annulée.
Joan Miró à Barcelone le 13 juin 1935

Juillet[modifier | modifier le code]

Août[modifier | modifier le code]

  • À la suite du congrès, Breton publie le tract Du temps que les surréalistes avaient raison[6].

Septembre[modifier | modifier le code]

  • 15 septembre
    Publication à Copenhague, Oslo et Stockholm, du premier numéro de la revue Konkretion créée par Vilhelm Bjerke-Petersen[8].

Octobre[modifier | modifier le code]

Novembre[modifier | modifier le code]

  • Première exposition américaine d'Yves Tanguy à la Stanley Rose Gallery d'Hollywood[5].

Cette année-là[modifier | modifier le code]

  • Rencontre à Paris, des peintres anglais David Gascoyne et Roland Penrose par l'intermèdiaire d'Eluard.
  • Cesar Moro organise une manifestation surréaliste au Pérou.
  • Tristan Tzara s'engage aux côtés du Comité de soutien pour les intellectuels espagnols[11].
  • Publication du premier numéro du Bulletin international du surréalisme à Prague[12].
  • Le groupe Rupture publie le premier numéro de Mauvais temps qui suscite l'enthousiasme de Breton : « Il faut à tout prix que vous preniez la parole plus souvent. Il le faut d'autant plus violemment et d'une manière plus suivie que jamais que, politiquement en particulier, je crois que pour nous le moment est venu de parler très haut et de chercher à nous faire entendre de tous. »[13]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Béhar, op. cit., p. 316.
  2. Béhar, op. cit., p. 317 & Scheler, P. Éluard, œuvres complètes : chronologie, op. cit., p. LXVIII.
  3. Béhar, op. cit., p. 317.
  4. Canonne, op. cit., p. 32.
  5. a et b Angliviel, op. cit., p. 202.
  6. a, b, c, d et e Scheler, P. Éluard, œuvres complètes : chronologie, op. cit., p. LXVIII.
  7. Clébert, op. cit., p. 589.
  8. Biro, op. cit., p. 57 et 234.
  9. Pierre, op. cit., p. 16.
  10. a et b Grossman, op. cit., p. 1744.
  11. L'Œil n° 683, octobre 2015, p. 75.
  12. Colvile, op. cit., p. 284.
  13. Cité dans Canonne, op. cit., p. 35.
  14. Reproduction dans Colvile, op. cit., p. 26.
  15. Reproduction dans Angliviel, op. cit., p. 52.
  16. Biro, op. cit., p. 47.
  17. Bédouin, op. cit., p. 53.
  18. 16 × 21 cm, collection particulière. Reproduction dans Beaux Arts magazine, n° 90, mai 1991, p. 61.
  19. Biro, op. cit., p. 70.
  20. Conférences prévues pour les 26 et 29 juin à la Salle Chopin à Paris. 78 × 49,5 cm. Paris, Galerie des Modernes. Reproduction dans Connaissance des arts, n° 673, juillet-août 2009, p. 91.
  21. Publié par les Éditions Surréalistes, à Paris et à New York. Cité dans Dalí et les livres, Edició catalana, Barcelone, 1982, p. 30.
  22. Reproduction dans Pierre, op. cit., p. 174.
  23. Reproduction dans Breton, LSELP, op. cit., p. 94.
  24. L'Amour fou
  25. Reproduction dans Colvile, op. cit., p. 136.
  26. 100 × 81 cm, Genève, collection Simon Spierer. Reproduction dans Jacques Meuris, René Magritte, Taschen, Cologne, 1997, p. 43.
  27. 37,5 × 30,5 cm. Reproduction dans Beaux Arts Magazine, n° 79, avril 1990, p. 27.
  28. Datée du 4 octobre. 33,5 × 20,8 cm. Reproduction dansBeaux Arts Magazine, n° 79, mai 1990, p. 2.
  29. Colvile, op. cit., p. 234.
  30. Angliviel, op. cit., p. 14.
  31. Collection Lucien Treillard. Reproduction dans Beaux Arts Magazine, n° 77, mars 1990, p. 100.
  32. Reproduction dans Angliviel, op. cit., p. 57.
  33. 12,5 × 17,5 cm. Collection particulière. Reproduction dans L'œil, n° 643, février 2012, p. 94.
  34. Reproduction dans Biro, op. cit., p. 426.