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Femmes surréalistes

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Série d'articles portant sur
dada et le surréalisme

La contribution des femmes au surréalisme dès le début du mouvement, dans les années 1920, est longtemps restée dans l'oubli.

Dans le groupe d’hommes que constituait ce mouvement en formation, les femmes ne pouvaient être présentes que comme compagnes ou collaboratrices un peu marginales. Mais le simple examen de l’histoire et des textes montre au contraire une attention extrême, voire subversive, de l’élément féminin de la culture[1].

Depuis les années 1970 et l'émergence des études de genre, les œuvres de ces artistes font pour la première fois l'objet de recherches académiques, d'ouvrages critiques et de rétrospectives à l'échelle internationale.

Les artistes masculins surréalistes cherchent une autre représentation de la femme. Ils construisent un féminin fantasmé et érotisé. Max Ernst publie La Femme 100/sans tête(s). La revue La Révolution surréaliste publie des montages à partir de photographies de femmes hystériques datant de 1878. Hans Bellmer crée la série La Poupée, représentant une femme fantasmée[2].

À la différence des hommes, les artistes femmes cherchent une autre représentation d'elles-mêmes. Les autoportraits sont rares chez les hommes surréalistes, fréquents chez les femmes. Eileen Agar, Bona, Claude Cahun, Leonora Carrington, Leonor Fini, Valentine Hugo, Luchita Hurtado, Frida Kahlo, Jacqueline Lamba, Lee Miller, Alice Rahon, Remedios Varo se sont photographiées, représentées, construites des personnages ou peintes. De même dans la littérature, on retrouve des textes et récits autobiographiques : Frida Kahlo, Remedios Varo, Claude Cahun, Unica Zürn, Nelly Kaplan, Bona, Meret Oppenheim, Mary Low, Nora Mitrani.

Les œuvres des femmes surréalistes, en tant que corpus ont commencé à être étudiées à partir des années 1980. La revue Obliques est le premier ouvrage qui recense en 1977 la production littéraire et plastique des femmes surréalistes. Les écrits de Mary Low sont publiés en 1979, trente ans après leur disparition pendant la guerre. Les poèmes de Kay Sage écrits en 1955, sont publiés en 1996. Le Journal de Frida Kahlo est publié en 1995, quarante ans après sa mort[2].

Les œuvres d'Unica Zürn font l'objet d'une exposition en 1998 en Allemagne. Celles de Leonora Carrington sont exposées en avril 1999 à New York, celles de Gisèle Prassinos, en 1997.

En 1997, le colloque La femme s'entête : la part du féminin dans le surréalisme à Cerisy-la-Salle rassemble vingt-cinq universitaires qui échangent sur la production littéraire et artistique des artistes femmes liées au surréalisme[2].

Notes et références

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  1. Adam Biro et René Passeron, Dictionnaire général du surréalisme et de ses environs, Office du livre/Presses universitaires de France, (ISBN 2-13-037280-5), p. 166.
  2. a b et c Colvile, Georgiana M. M., Scandaleusement d'elles : trente-quatre femmes surréalistes, Paris, Jean-Michel Place, , 318 p. (ISBN 2-85893-496-7)

Articles connexes

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Bibliographie

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Liens externes

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