Liste des chefs d'État haïtiens

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Cet article liste les chefs d’État haïtiens — les présidents de la République, les gouverneurs, les empereurs, et les rois — depuis la proclamation de l’indépendance le . Pour les gouverneurs français et britanniques de l’île avant cette date : Liste des gouverneurs français de Saint-Domingue.

Indépendance d'Haïti (1791-1804)[modifier | modifier le code]

Gouverneur-général d'Haïti[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Indépendance d'Haïti.
No  Nom Portrait Début de mandat Fin de mandat Durée du mandat Parti Notes
1 Toussaint Louverture Général Toussaint Louverture.jpg 11 ans, 4 mois et 5 jours Aucun La Révolution porte cet ancien esclave noir affranchi dans les plus hautes strates du pouvoir militaire puis politique de la colonie française de Saint-Domingue jusqu'à sa chute face à l'armée du général Leclerc envoyée par le Premier consul Bonaparte qui, parallèlement, rétablit l'esclavage (1802). Arrêté et emmené en France, Toussaint Louverture finira ses jours en 1803, incarcéré en isolement au fort de Joux, dans le rude climat du Doubs, sans avoir pu connaître la proclamation d'indépendance d'Haïti le 1er janvier 1804 par son ancien lieutenant Dessalines.
2 Jean-Jacques Dessalines Jean-Jacques-Dessalines.jpg 8 mois et 1 jour Aucun Dessalines réussit le 18 novembre 1803 à vaincre les Français à la bataille de Vertières, et le 1er janvier 1804 il proclame l'indépendance d'Haïti. Il se fait d'abord nommer gouverneur général à vie, puis empereur — pour ne pas être devancé par son rival, Napoléon — sous le nom de Jacques Ier (1804)[1].

Premier Empire d'Haïti (1804-1806)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Premier Empire d'Haïti.

Voir Liste des souverains d'Haïti.

Séparation Nord - Sud (1806-1820)[modifier | modifier le code]

Nord[modifier | modifier le code]

État d'Haïti (1806-1811)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : État d'Haïti.
No  Nom Portrait Début de mandat Fin de mandat Durée du mandat Parti Notes
1 Henri Christophe Henry I, King of Haiti.jpg 4 ans, 5 mois et 11 jours Aucun Après l'assassinat de Dessalines en 1806, Christophe se retira dans la Plaine-du-Nord et créa un gouvernement séparé de celui du général Alexandre Pétion, installé dans le Sud. Auto-proclamé président de la République, il devient le 17 février 1807, président et généralissime des forces de terre et de mer de l'État d'Haïti du Nord. De son côté, Pétion est élu président de la République du Sud. Le 26 mars 1811, Christophe, qui veut légitimer son pouvoir comme l'avait fait Dessalines avant, établi une certaine stabilité, instaure une monarchie constitutionnelle et se proclame Roi d'Haïti sous le nom d'Henri Ier.[2]

Royaume d'Haïti (1811-1820)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Royaume d'Haïti.

Voir Liste des souverains d'Haïti.

Sud[modifier | modifier le code]

Première République d'Haïti (1806-1820)[modifier | modifier le code]

No  Nom Portrait Début de mandat Fin de mandat Durée du mandat Parti Notes
1 Alexandre Pétion Portrait du président Alexandre Pétion (cropped).jpg 11 ans, 5 mois et 12 jours Aucun Avec le général Henri Christophe, Pétion proclame la République. La rivalité entre les deux hommes entraîne très vite une division du pays, entre le Nord, dirigé par Christophe, et le Sud, dirigé par Pétion qui devient président de la République en 1807. En principe partisan de la démocratie constitutionnelle, Pétion supporte de moins en moins les contraintes imposées par le Sénat. Ainsi, en 1816 il se proclame président à vie et en 1818 il suspend la législature.
2 Jean-Pierre Boyer President Jean-Pierre Boyer of Haiti (Hispaniola Unification Regime) Portrait.jpg 2 ans, 6 mois et 19 jours Aucun Après la mort d'Alexandre Pétion en 1818, Boyer devient président à vie du sud d'Haïti (le nord étant une monarchie dirigé par Henri Christophe). En 1820, il profite de la révolution nordiste pour renverser Christophe et unifier le nord et le sud d'Haïti. Puis, il annexe la partie espagnole de l'île et prend les pleins pouvoirs.

État unifié d'Haïti (1820-1843)[modifier | modifier le code]

Chef suprême de la Nation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolution de 1820 (Haïti).
No  Nom Portrait Début de mandat Fin de mandat Durée du mandat Parti Notes
1 Jean-Pierre Boyer President Jean-Pierre Boyer of Haiti (Hispaniola Unification Regime) Portrait.jpg 22 ans, 3 mois et 26 jours Aucun Avec le titre de « chef suprême », il gouverne d'une main de fer Haïti et l'actuelle République dominicaine. Il reste au pouvoir pendant plus de 20 ans jusqu'à sa chute, provoquée par une nouvelle révolution. Exilé en France, il meurt à Paris en 1850 après sept années d'exil.

Seconde République d'Haïti (1844-1849)[modifier | modifier le code]

Président de la République[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolution de 1843.
No  Nom Portrait Début de mandat Fin de mandat Durée du mandat Parti Notes
3 Charles Rivière Hérard Charles Rivière-Hérard.jpg 29 jours Libéral Durant son mandat, il doit faire face à des troubles politiques notamment la guerre d'indépendance dominicaine qui est l'un des principaux événements marquant de son administration. Tentant de conserver l'île d'Hispaniola unifiée, il prend la tête d'une nouvelle armée, dite « l'armée souffrante », qui est battu par les indépendantistes dominicains. À Haïti, son pouvoir est contesté par l'armée et l'ancienne noblesse du Royaume d'Haïti, représenté par le duc de l'Avancé qui le renverse le 3 mai 1844. Il est alors exilé en Jamaïque où il meurt en 1850.
4 Philippe Guerrier, duc de l'Avancé Philippe Guerrier (President d'Haiti 1844-1845).jpg 11 mois et 12 jours Royaliste Noble du Royaume du Nord sous le règne du roi Henri, il reçoit les titres de Duc de l'Avancé et de Comte de Mirebalais. Après la révolution de 1843, il devint membre du gouvernement militaire de la nouvelle république. Au service du président Rivière Hérard, il le renverse en mai 1844 et le remplace en tant que Président de la République d'Haïti le 3 mai 1844. Il conserve la présidence jusqu'à sa mort le 15 avril 1845. Il accéda au pouvoir de l'âge de 86 ans, devenant ainsi le plus vieux chef d'État au monde au moment de son arrivée au pouvoir.
5 Jean-Louis Pierrot, prince d'Haïti Pierrot (President d'Haiti 1845-1846) (cropped).jpg 11 mois et 9 jours Royaliste Exilé après la révolution de 1820, il revient au pays après la chute de Jean-Pierre Boyer, et rejoins le clan des conservateurs. Nommé vice-président par le duc de l'Avancé, il accède à la présidence après la mort de ce dernier en 1845. Vaincu après l'élection de 1846, il s'éloigne de la capitale dans son village natale d'Acul-du-Nord où il meurt en 1857.
6 Jean-Baptiste Riché, comte de la Grande-Rivière Jean-Baptiste Riché.jpg 11 mois et 4 jours Royaliste Noble sous le Royaume du Nord, il se rallie à Boyer en 1820 puis à la république en 1843 et continue sa carrière politique dans le gouvernement conservateur du prince Pierrot. En 1846, il s'oppose au prince et prend sa place. Il est alors proclamé président de la République et restaure la Constitution de 1816. Il tente de modifier le rôle politique du président et d'instaurer un nouveau paysage politique dans le pays. Il meurt pendant son mandat le 28 février 1847.
7 Faustin Soulouque Faustin Soulouque.jpg 2 ans, 5 mois et 29 jours Aucun Le 1er mars 1847, Faustin Soulouque est élu président de la République par le Sénat et succède au président Riché, décédé en fonctions. Âgé de 65 ans, il paraissait un candidat malléable et fut donc incité à accepter le rôle qu’on lui offrait. Il prêta le serment d’entrée dans les fonctions présidentielles le 2 mars 1847. Le 25 août 1849, il se fait proclamer empereur par le Parlement. Son sacre a lieu le 18 avril 1852, dans un faste ruineux pour les faibles finances de ce pays.

Second Empire d'Haïti (1849-1859)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Famille Soulouque.

Voir Liste des souverains d'Haïti.

République Geffrardienne (1859-1867)[modifier | modifier le code]

Président de la République[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolution de 1859 (Haïti).
No  Nom Portrait Début de mandat Fin de mandat Durée du mandat Parti Notes
8 Fabre Geffrard Fabre Geffrard (President d'Haiti 1859-1867).jpg 8 ans, 1 mois et 26 jours Geffrardisme Après avoir collaboré à un coup d'État pour renverser l'empereur, il finit par diriger la Révolution de 1859 qui mène à la chute définitive de l'Empire. Il rétablit l'ordre, proclame la République et se fait élire président le 15 janvier 1859. La présidence de Geffrard constitua un intermède dans cette période de troubles. Mais les finances restaient fragiles. Il dut réprimer plusieurs conspirations, dont celle de Sylvain Salnave au Cap-Haïtien en mai 1865 qui nécessita l’intervention de la marine britannique. Devant un soulèvement de toute la région de l’Artibonite et la menace d'un coup d'État militaire, Geffrad démissionna le 13 mars 1867.
Nissage Saget Nissage Saget.jpg 1 mois et 19 jours Geffrardisme Le 13 mars 1867, Geffrard démissionne et laisse le pouvoir au sénat. Saget tente de mettre en place un nouveau gouvernement par intérim. Mais dès le départ de Geffrard, le pays sombre dans la guerre civil. Il forme un triumvirat avec le général Sylvain Salnave et Victorin Chevalier. Salnave renverse le gouvernement de Saget le 4 mai 1867 et s'installe au pouvoir.


Troisième République d'Haïti (1869-1902)[modifier | modifier le code]

Président de la République[modifier | modifier le code]

No  Nom Portrait Début de mandat Fin de mandat Durée du mandat Parti Notes
9 Sylvain Salnave Sylvain Salnave .jpg 2 ans, 7 mois et 15 jours Aucun Après la chute de Geffrard, il fit parti d'un triumvirat avec Nissage Saget et Victorin Chevalier. Le 4 mai, il permet le renversement du triumvirat et est déclaré président. Entre 1868 et 1869, il fait face à une guerre civile contre son régime. Il meurt exécuté sur les ruines du palais présidentiel le 17 Janvier 1870.
10 Nissage Saget Nissage Saget.jpg 4 ans, 4 mois et 17 jours Parti libéral Après la chute de Salnave, il rétablit la paix dans un pays bouleversé par la crise et la guerre civil (entre les salnavistes et les républicains). Président populaire, il obtient durant son mandat le surnom de Grand-Père de la Nation. Refusant de briguer un second mandat, sa présidence s'achève le 14 mai 1874. À sa mort en 1880, il reçoit des funérailles nationales.
11 Michel Domingue Michel Domingue.jpg 1 an, 11 mois et 1 jour Parti libéral Le 11 juin 1874, le général Domingue est élu pour un mandat de huit ans, après une modification de la constitution, en tant que président de la République succédant ainsi au président Saget qui lui avait réalisé un mandat de 4 ans. Il confie la réalité du pouvoir à Septimus Rameau qui devient vice-président du conseil d'Etat. Rameau est un conservateur qui mène une politique autoritaire. Cela déclenche une révolution qui contraint Domingue à la démission.
12 Pierre Théoma Boisrond-Canal Pierre Théoma Boisrond-Canal.jpg 3 ans, 3 mois et 2 jours Parti libéral Le 23 avril 1876, il remplaça Michel Domingue comme premier président du gouvernement provisoire, avant de devenir finalement le 17 juillet 1876, président d'Haïti. La Constitution de 1867 lui donne un mandat de quatre ans.
13 Lysius Salomon Salomon 200.jpg 9 ans et 24 jours Parti national Ministre des finances sous le règne de l'empereur Faustin, Salomon finit par s'écarter de la vie politique après la chute de l'Empire en 1859. En 1879, il revient en politique et devient Président. Durant cette période, il jouit d'une importante popularité, mais il impose ses décisions souvent par la force. Suite à une révolution en 1888, il est contraint de démissionner de la présidence.
14 Pierre Théoma Boisrond-Canal Pierre Théoma Boisrond-Canal.jpg 2 mois et 6 jours Parti libéral En 1888, une révolte renverse Salomon et le condamne à l'exil. À ce moment-là, Boisrond-Canal revient d'exil après la chute de Salomon le 10 août 1888. Boisrond-Canal est alors réélu Président d'Haïti à titre provisoire. Bien qu'il tente de conserver le pouvoir, le sénat qui n'est pas en sa faveur négocie son départ. Avant de quitter la présidence, il a choisi son successeur et intronisé le 16 octobre 1888, François Denys Légitime comme nouveau président de la république.
15 François Denys Légitime François Denys Légitime.jpg 10 mois et 7 jours Parti libéral Le 16 octobre 1888, il est nommé chef du pouvoir exécutif, puis élu président de la République le 16 décembre 1888 et prête serment à la constitution le 18 décembre 1888. Durant toute sa présidence, il est influencé par Boisrond-Canal ancien président du gouvernement provisoire de 1888. La politique de Légitme et de Boisrond-Canal s'oppose au sénat. Ainsi les sénateurs votent la destitution du président Légitime le 22 août 1889.
16 Florvil Hyppolite Florvil Hyppolite official photo (cropped 2).jpg 6 ans, 7 mois et 1 jour Parti national Florvil est élu le 9 octobre 1889, il devient président de la République d'Haïti pour sept années. Le 26 octobre 1896, le président décède d'une violente attaque cardiaque lors d'un office religieux à Port-au-Prince. Ses funérailles sont organisées une semaine après sa mort. C'est son secrétaire, Tirésias Simon-Sam, qui lui succède à la présidence.
17 Tirésias Simon Sam Tirésias Simon Sam portrait.jpg 6 ans, 1 mois et 18 jours Parti national Après la mort du président Florvil Hyppolite, le Sénat désigne Tirésias Simon Sam comme président de la République pour une période de sept ans. Sa présidence libérale est marquée par l'affaire Luders, qui fut vécue comme une humiliation sur le plan international, fragilisant son pouvoir. Le 8 mai 1902, le général Nord Alexis prend le contrôle des armées et de l'Assemblée nationale et contraint Simon Sam à la démission.
18 Pierre Théoma Boisrond-Canal Pierre Théoma Boisrond-Canal.jpg 7 mois et 5 jours Parti libéral Le 26 mai 1902, il a été nommé successeur de Tirésias Simon Sam comme nouveau président d'Haïti. Mais il doit affronter une grande opposition dirigée par son ancien allié, le général Pierre Nord Alexis qui lui succède le 17 décembre 1902 par un coup d'état militaire. Cependant, le président Alexis n'envoie pas son prédécesseur en exil et le laisse poursuivre sa carrière en politique.

Régime de Nord Alexis[modifier | modifier le code]

Président à vie d'Haïti[modifier | modifier le code]

No  Nom Portrait Début de mandat Fin de mandat Durée du mandat Parti Notes
1 Pierre Nord Alexis Picture of Pierre Nord Alexis (cropped 2).jpg 5 ans, 11 mois et 15 jours Aucun Alexis accède au pouvoir le 21 décembre 1902, en menant les troupes lui étant restées fidèles à la Chambre des députés et les forçant à le déclarer président à vie. Alexis arrive à rester au pouvoir les six années suivantes, bien que son régime ne cesse de faire face à des rébellions, et que son gouvernement soit fréquemment accusé de corruption. Alexis ne cesse de se présenter comme étant d'ascendance royale en érigeant des palais et des monuments en hommage à l'unique roi d'Haïti, Christophe, son grand-père. En janvier 1908, Alexis, alors âgé de 88 ans, prend la décision de se déclarer roi tout en respectant la constitution en installant un régime parlementaire. Cette annonce unifie les partisans de Firmin, qui lancent une nouvelle révolte contre le régime royaliste d’Alexis. Bien que la révolte soit écrasée, elle exacerbe les problèmes économiques du pays. Une nouvelle révolution, menée par le général François Antoine Simon chasse Alexis du pouvoir le 2 décembre.

Quatrième République d'Haïti (1908-1914)[modifier | modifier le code]

Président de la République[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolution haïtienne de 1908.
No  Nom Portrait Début de mandat Fin de mandat Durée du mandat Parti Notes
19 François Antoine Simon Presidentsimon.jpg 2 ans, 7 mois et 28 jours Parti libéral Il mit fin au pouvoir du dictateur Nord Alexis alors qu'il était entré en conflit avec ce dernier. Simon succède à Alexis et va modifier la constitution. Il va donner plus de pouvoir aux chambres et favoriser le parlementarisme.
20 Cincinnatus Leconte Cincinnatus Leconte.jpg 1 an et 5 jours Parti national Sa présidence prit fin le 8 août 1912 par un terrible attentat perpétré par ses opposants politiques. Cette action qui n'avait pour but initial que de mettre en garde le président, entraîna le décès de celui-ci avec plusieurs membres de sa famille et de nombreux soldats, ainsi que la destruction du Palais national.
21 Tancrède Auguste Tancrede Auguste.jpg 8 mois et 24 jours Parti national Sa présidence, qui ne dura que 8 mois débuta dans la crise, son prédécesseur venant de mourir dans l'explosion de son palais causée par ses opposants politiques. Le président Tancrède Auguste commande alors la reconstruction du Palais national et instaure une police secrète chargée de déjouer les complots contre le gouvernement. Malade, il meurt durant son mandat.
22 Michel Oreste Michel Oreste portrait.jpg 8 mois et 25 jours Parti national Durant sa présidence, il ne cache pas son soutient aux commerçants allemands et mène une politique clairement anti-américaine. Ayant perdu sa propre majorité après huit mois de présidence, il démissionne le 27 janvier 1914, soit quelques mois avant le début de la Première Guerre Mondiale. Il finit ses jours en exil à New York.
23 Oreste Zamor Oreste Zamor portrait.jpg 9 mois et 2 jours Parti républicain-démocrate Réformiste, il fait voté plusieurs lois contre la corruption et dissout certains groupes paramilitaires. Cela provoque la rébellion de la milice des « Cacos », qui renverse le gouvernement et oblige Zamor à la démission. Après le Coup d'État, il reste dans l'opposition au dictateur cacos Vilbrun Guillaume Sam, ce qui entraîne son arrestation puis son assassinat. Ses partisans, les « zamoristes » poussent le peuple à se soulever ce qui déclenche la révolution de 1915, qui finit par mettre fin à la dictature des « Cacos ».

Dictature « Cacos » (1914-1915)[modifier | modifier le code]

Président à vie et chef suprême de la milice[modifier | modifier le code]

No  Nom Portrait Début de mandat Fin de mandat Durée du mandat Parti Notes
1 Joseph Davilmar Théodore Joseph Davilmar Theodore portrait.jpg 3 mois et 24 jours « Cacos » Il organisa la révolte des paysans récoltant le cacao contre le président Oreste Zamor et créa ainsi la milice des « Cacos ». Ce dernier était dans l'incapacité de payer ses producteurs de cacao qui avaient participé à cette rébellion et à son élection. Joseph Davilmar Théodore prend le pouvoir par la force le 7 novembre 1914. Le 10 novembre 1914, il prête serment et se fait proclamer président à vie. Mais refusant de payer plusieurs des membres de la milice, il est renversé par l'un de ses fidèles, Jean Vilbrun Guillaume Sam qui accède ainsi à la présidence à vie.
2 Vilbrun Guillaume Sam Vilbrun Guillaume Sam portrait.jpg 5 mois et 6 jours « Cacos » Chef de la milice des "Cacos", il prend le pouvoir en février 1915 après la chute du général, Joseph Davilmar Théodore, fondateur de la milice. Homme puissant, il était très mal vu des Américains qui le considéraient comme un dictateur. La révolution de 1915 provoque la chute de son régime et la fin de la dictature "cacos".

Cinquième République d'Haïti (1915-1957)[modifier | modifier le code]

Président de la République[modifier | modifier le code]

No  Nom Portrait Début de mandat Fin de mandat Durée du mandat Parti Notes
24 Philippe Sudre Dartiguenave Pres't Dartiguenave of Haiti LCCN2014699693.tif 6 ans, 9 mois et 3 jours Parti conservateur Il devient président après la révolution de 1915 et l'invasion du pays par les États-Unis, Dartiguenave va poursuivre la guerre mondiale aux côtés de la France et des États-Unis. Avec la victoire de la Triple-Entente, Haïti est un pays victorieux, malgré l'occupation. Sous sa présidence, le pays est dans une relative stabilité et il maintient la paix par une politique pacifiste d'acception de l'occupation.
25 Louis Borno Louis Borno.jpg 8 ans Parti conservateur Le mandat du président Dartiguenave venant à terme, le Conseil d’État, instance législative créée par la Constitution de 1918, se réunit et élit Louis Borno le 10 avril 1922, malgré une controverse sur son éligibilité et à la surprise des américains. Très vite, néanmoins, Borno sut s’entendre avec le Haut-Commissaire américain John H. Russell, promu général.
26 Louis Eugène Roy Louis Eugene Roy portrait.jpg 6 mois et 3 jours Parti conservateur À la suite du choix du Conseil d'État, qui s'était opposé au président Louis Borno, Louis Eugène Roy, conservateur, assuma la présidence le même jour du départ de son prédécesseur dans le but d'organiser les élections législatives et présidentielles. Sténio Vincent devint le nouveau président et Louis Eugène Roy démissionna.
27 Sténio Vincent Stenio Vincent portrait.jpg 10 ans, 5 mois et 27 jours Parti conservateur Ancien maire de la capitale Port-au-Prince, il mena une campagne populaire pour la présidentielle en insistant sur son opposition à l'occupation américaine de l'île. Une fois au pouvoir, cependant, il adopta une attitude intransigeante, culminant par un conflit avec le Sénat haïtien en 1935. Il institua une nouvelle constitution haïtienne lui donnant de vastes pouvoirs. Sa popularité diminua en 1937, lors de son échec diplomatique face au massacre de quinze mille travailleurs haïtiens invités en République dominicaine, ordonné par le président dominicain Rafael Trujillo. Élie Lescot lui succéda à la présidence en 1941.
28 Élie Lescot Elie Lescot portrait.jpg 4 ans, 7 mois et 27 jours Parti conservateur Membre du parti conservateur, il utilisa le climat politique de la Seconde Guerre mondiale pour se maintenir au pouvoir et garder des liens avec les États-Unis, puissant voisin du nord d'Haïti. Son administration a présidé une période de ralentissement économique et de répression politique sévère contre les dissidents. Réélu en 1944, il démissionne deux ans plus-tard après la défaite des conservateurs aux législatives.
29 Franck Lavaud Franck Lavaud portrait.jpg 7 mois et 5 jours Aucun Le 11 janvier 1946, à la tête d'une junte militaire qui prend le pouvoir laissé vacant par la fuite du président Élie Lescot parti se réfugier aux États-Unis, en raison d'une révolte populaire. Lavaud, officier supérieur et chef d'état major de l'armée haïtienne, assume la présidence de la République à titre provisoire jusqu'à l'élection de Dumarsais Estimé le 16 août.
30 Léon Dumarsais Estimé Dumarsais estime portrait.jpg 3 ans, 8 mois et 24 jours Parti libéral Après la démission du président Elie Lescot et la fin du gouvernement provisoire de Franck Lavaud, Estimé à la tête du parti libéral, se déclare candidat devant le parlement pour l'élection présidentielle de 1946. Il remporte le scrutin face au candidat conservateur, Dantès Louis Bellegarde.
31 Franck Lavaud Franck Lavaud portrait.jpg 6 mois et 26 jours Aucun Le 10 mai 1950, face à la volonté du président Dumarsais Estimé de modifier la constitution en sa faveur, le même groupe de militaires reconnu pour son action en 1946 et à nouveau mené par le général Franck Lavaud, pousse le président à la démission. Le nouveau régime dirigé par la junte est reconnu par les États-Unis le 5 juin et, le 8 octobre 1950, comme en 1946, des élections démocratiques sont organisées par la junte et son chef le général Franck Lavaud.
32 Paul Magloire Paul Magloire portrait.jpg 6 ans et 6 jours Mouvement des ouvriers paysans (MOP) Il remporta largement l'élection face au front socialiste et communiste et aux conservateurs, devenant ainsi le premier président haïtien élu au suffrage universel (avant cette date le président était élu par le parlement)[3]. Au pouvoir de 1950 à 1956, il modifie la constitution et met en place, par référendum, un nouveau régime républicain qui se distingue par son côté présidentiel, rompant ainsi avec le parlementarisme. Il finit son mandat mais ne se représente pas et quitte le pouvoir en pleine crise politique.
33 Joseph Nemours Pierre-Louis Joseph Nemours Pierre-Louis portrait.jpg 1 mois et 22 jours Parti conservateur Après le départ de Paul Magloire, il annonce dans un discours radiodiffusé le 12 décembre 1956 qu'au regard de la Constitution il devient président par intérim d'Haïti. Il annonce également la tenue d'élections pour avril 1957 et ordonne la libération de l'ancien candidat à la présidentielle et riche propriétaire de plantation Louis Dejoie et d'autres prisonniers politiques.
34 Franck Sylvain Franck Sylvain portrait.jpg 1 mois et 30 jours Mouvement des ouvriers paysans (MOP) Le 7 février 1957, il est désigné par le Parlement comme le successeur de Joseph Nemours Pierre-Louis, président de la République par intérim. Il assume sa charge présidentielle pendant seulement 56 jours avant d'être déposé par le général Léon Cantave.
- Léon Cantave Defaut.svg 1 mois et 23 jours Aucun Avec le sénateur Louis Dejoie, ils font chuter le président Paul Magloire en décembre 1956. Franck Sylvain devient président par intérim avant d'être lui-même remplacé par Léon Cantave le 2 avril 1957, qui prend en charge l'intérim à la tête d'un conseil exécutif.
35 Daniel Fignolé Daniel fignole portrait.jpg 20 jours Mouvement des ouvriers paysans (MOP) À peine nommé, Fignolé reporte l'élection présidentielle prévue le mois suivant et obtient d'exercer le pouvoir pendant six ans. Il impose une purge dans l'armée pour éliminer les officiers qui lui sont opposés et exige des postes pour ses militants. Ces dispositions déplaisent au chef d'état-major que Fignolé a lui-même choisi, le général Antonio Thrasybule Kébreau, qui prend les armes et pousse ce dernier à la démission.
36 Antonio Kébreau Antonio Thrasybule Kebreau portrait.jpg 4 mois et 8 jours Parti de l'Unité nationale (PUN) Provisoirement au pouvoir, il organise en septembre 1957 des élections qui permettent à un ancien ministre du gouvernement de Dumarsais Estimé, le docteur François Duvalier, un nationaliste noiriste allié de Kébreau, d'être élu à la présidence de la République. Kébreau dissout le conseil exécutif à l'arrivée au pouvoir de François Duvalier, le 22 octobre 1957, quatre mois plus tard, et lui laisse la place. C'est le début du duvaliérisme.

Duvaliérisme (1957-1986)[modifier | modifier le code]

Présidents à vie héréditaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Duvaliérisme.
No  Nom Portrait Début de mandat Fin de mandat Durée du mandat Parti Notes
1 François Duvalier Duvalier crop2.jpg 13 ans, 5 mois et 30 jours Parti de l'Unité nationale (PUN) Son règne fut marqué par la corruption et l'utilisation de milices privées, les tontons macoutes. Autoritaire, il multiplie les actes d'arrestation et de condamnation à mort. Allié par intérêt aux États-Unis, il utilise le culte de la personnalité pour être vu comme un dieu vivant par la population. Avant sa mort, il met en place une loi de succession pour que sa famille se maintienne au pouvoir. Son fils, Jean-Claude Duvalier, lui succède à son décès.
2 Jean-Claude Duvalier Baby Doc (centrée).jpg 14 ans, 9 mois et 17 jours Parti de l'Unité nationale (PUN) Il est reconnu président de la République d'Haïti de 1971 à 1986, après la mort de son père, le Dr François Duvalier, dit « Papa Doc », titulaire « à vie » du poste. Les relations entre Haïti et les États-Unis s'améliorent sous la présidence du fils Duvalier, pour plus tard se détériorer sous l'administration Carter, puis pour seulement s'améliorer sous Ronald Reagan, notamment à cause de l'anti-communisme de la famille Duvalier[4]. Mais en 1986, il est lâché par les États-Unis alors que le mécontentement populaire contre son régime s'accroît. Confronté à la révolte, Jean-Claude Duvalier est contraint de quitter son pays et se réfugie en France.

Sixième République d'Haïti (depuis 1986)[modifier | modifier le code]

Président de la République[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolution haïtienne de 1986.
No  Nom Portrait Début de mandat Fin de mandat Durée du mandat Parti Notes
- Henri Namphy Defaut.svg 2 ans Aucun Une junte militaire dirigée par le général Namphy prend le pouvoir suite à la révolution. L’armée ou les anciens miliciens répriment dans le sang les manifestations et tentent d’assassiner un prêtre activiste : Jean-Bertrand Aristide. Le Conseil national de gouvernement dirigé par Namphy reste en place du 6 février 1986 au 20 mars 1986.


37 Leslie Manigat Leslie Manigat, 16 juin 1988.png 4 mois et 13 jours RDNP Candidat aux élections du 17 janvier organisées par la junte militaire, il est élu président de la République d'Haïti le 7 février 1988, grâce au soutien des forces armées d'Haïti. Arrivé dans ces conditions suspectes, il a par la suite limogé et mis aux arrêts par le général Henri Namphy, qui prend la présidence.
38 Henri Namphy Defaut.svg 2 mois et 28 jours Aucun Le 17 septembre 1988, deux mois après le coup d'État de juin, Namphy est victime à son tour victime d'un coup d'État organisé par le général Prosper Avril, qui prend le contrôle du pays.
39 Prosper Avril Defaut.svg 1 an, 5 mois et 21 jours Aucun Il a présidé à partir du 17 septembre 1988 à la suite d'un coup d'État contre le général Henri Namphy, jusqu'au 10 mars 1990 où il partit en exil sous la pression des opposants politiques appuyés par les gouvernements français et américain.
40 Ertha Pascal-Trouillot 10 mois et 25 jours Aucun L'essentiel de son temps de présence à la tête du pays est consacré à maintenir la paix civile et à préparer l'organisation d'une élection présidentielle, la première qui se soit déroulée sans contrainte à Haïti. Le 16 décembre 1990, Jean-Bertrand Aristideremporte le scrutin, avec 67 % des voix.
41 Jean-Bertrand Aristide Clinton&Aristide-2.jpg 7 mois et 22 jours Fanmi Lavalas Malgré son élection, sa présidence est immédiatement instable : il n'a le soutien ni de l'élite, ni de l’armée, ni de l’Église, ni des États-Unis. Ces derniers lui paraissent constituer la menace la plus importante en raison de l'invasion de la Grenade (1984), du Panama (1989) et de leur soutien à des groupes paramilitaires au Nicaragua pour y déstabiliser le gouvernement. En outre, la chute de la dictature entraine des actes de vengeance contre d'anciens tortionnaires que son gouvernement ne parvient pas à contrôler. D'anciens macoutes sont ainsi assassinés par la population, contribuant au climat d'instabilité politique en dépit des tentatives d'Aristide de faire cesser ces lynchages[5].
42 Raoul Cédras 1 an, 8 mois et 17 jours FADH Cédras est un lieutenant-général de l'armée haïtienne qui dirigea le pays de 1991 à 1994 après un coup d'État qui conduisit Jean-Bertrand Aristide à s'exiler aux États-Unis. Des groupes de défense des droits de l'homme accusèrent Cédras du massacre de milliers de personnes par ses unités paramilitaires les FADH, notamment lors du massacre de Raboteau.
43 Jean-Bertrand Aristide Clinton&Aristide-2.jpg 2 ans, 7 mois et 23 jours Fanmi Lavalas Sous la pression des États-Unis, Aristide et Cédras négocient puis signent en juillet 1993 l'accord de Governors Island, prévoyant une transition politique et le retour d'Aristide en octobre de la même année[6]. Ce dernier doit en échange accepter un programme suggéré par le FMI impliquant le maintien des bas salaires, la privatisation d'entreprises publiques, la suppression de droit de douane et un plus grand accès des entreprises étrangères aux ressources et au marché haïtiens. L'accord aboutit pourtant à un échec lorsque le 13 octobre, le gouvernement américain, déjà en difficulté en Somalie, fait faire demi-tour au navire USS Harlan County transportant 200 militaires américains et canadiens, auquel une foule en colère interdisait le débarquement à Port-au-Prince[7]. Dans ce climat, aggravé par l'assassinat de l'ancien ministre de la Justice Guy Malary et par une nouvelle tuerie visant des partisans d'Aristide, le Conseil de sécurité de l'ONU décrète un blocus naval d'Haïti[8],[9].
44 René Préval Rene Preval.jpg 5 ans Fanmi Lavalas Après l'élection d'Aristide comme président d'Haïti en 1990, Préval devient son Premier ministre du 13 février au 11 octobre 1991, partant en exil à la suite du coup d'État militaire du 30 septembre. René Préval succède à la présidence à Jean-Bertrand Aristide le 7 février 1996, pour un mandat de cinq ans qui s'achève le 7 février 2001 ; Jean-Bertrand Aristide lui succède.
45 Jean-Bertrand Aristide Clinton&Aristide-2.jpg 3 ans et 22 jours Fanmi Lavalas En 2003, une rébellion débute à la suite de l'assassinat près des Gonaïves d'un chef rebelle, Amiot Métayer, par le pouvoir. Puis, elle gagne du terrain et une opposition armée dirigée par Buteur Métayer, le propre frère d’Amiot, se regroupe dans un Front pour la Libération et la Reconstruction Nationales. Les rebelles, pour beaucoup d'anciens militaires, lancent régulièrement des raids dans le Plateau centrale et dans le Nord, exécutant des partisans d'Aristide, des représentants du gouvernement et des membres de leurs familles. Le 29 février 2004, le président Aristide quitta Haïti à bord d'un avion américain, accompagné par le personnel de sécurité de l'armée américaine. La controverse demeure quant à l'étendue de l'implication des États-Unis dans le départ d'Aristide. Aristide compare son départ à un enlèvement.
46 Boniface Alexandre Boniface Alexandre.jpg 2 ans, 2 mois et 15 jours Aucun Le 29 février 2004, Boniface Alexandre assume la présidence de la République quelques heures après la démission et la déportation du président Jean-Bertrand Aristide. Il prête serment lors d'une courte cérémonie à la résidence du Premier ministre, Yvon Neptune.
47 René Préval Rene Preval.jpg 5 ans Front de l'Espoir puis Inite Le 7 février 2006, René Préval est à nouveau candidat à l'élection présidentielle pour un second mandat, qu'il remporte dès le premier tour. Le 12 janvier 2010, la ville de Port-au-Prince est frappée par un violent tremblement de terre qui détruit le Palais national, sa résidence. Après le séisme, qui a détruit la capitale et causé, selon lui, la mort de 300 000 personnes, l'ambassadeur d'Haïti aux États-Unis, annonce que le président et son épouse étaient sortis indemnes et qu'ils avaient été transférés vers un lieu sûr de l'île.
48 Michel Martelly President Michel Martelly.jpg 4 ans, 8 mois et 24 jours Réponse paysanne Après le tremblement de terre de 2010, il remporte les élections générales de 2010-2011, à la tête de son parti Réponse paysanne (Parti de la réaction des agriculteurs), au second tour face à la candidate du RDNP, Mirlande Manigat. Il était arrivé en deuxième position au premier tour des élections, quasi ex-aequo avec le candidat de droite, Jude Célestin, jusqu'à ce que l'Organisation des États américains (OEA) ne désigne Michel Martelly comme qualifié au second tour, après plusieurs soupçons de fraudes du côté de la droite. Il prend ses fonctions de président de la République d'Haïti le 14 mai 2011 après que René Préval se soit retiré chez lui à Marmelade. Sa campagne électorale incluait comme promesse de rétablir une armée nationale, qui avait été abolie dans les années 1990 par Jean-Bertrand Aristide.
49 Jocelerme Privert 1 an Inite Après la fin du mandat de Michel Martelly, le , Privert est élu président provisoire de la République d'Haïti par le Sénat de la République et la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale le 14 février suivant au deuxième tour du scrutin[10]. Son mandat est limité à cent vingt jours, selon les termes d’un accord signé quelques heures avant la fin du mandat du président Martelly[11]. Il démissionne dans la foulée de son siège de sénateur et de président du Sénat[11].
50 Jovenel Moïse Jovenel Moise.jpg En cours 2 ans, 1 mois et 11 jours PHTK Riche PDG d'une entreprise d'exportation, il arrive en politique en 2013, en intégrant le parti de Michel Martelly, Réponse paysanne, puis fonde son propre parti en 2015, en vue de l'élection présidentielle, le PHTK. Arrivé en tête du scrutin, il est finalement élu lors de l'élection présidentielle de 2016 et succède au président intérimaire Jocelerme Privert.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gazette Politique et Commecial D’Haïti », P. Roux, Imprimeur de L’Empreur (consulté le 12 octobre 2017)
  2. Nom de règne stipulé dans la Constitution de 1811 du Royaume du Nord.
  3. « Haiti », dans Encyclopædia Britannica, vol. Online, Encyclopædia Britannica, (lire en ligne)
  4. (en) Abbott, Elizabeth. Haiti: The Duvaliers and Their Legacy, McGraw-Hill, New York, 1988, (ISBN 0-0704-6029-9).
  5. Maurice Lemoine, Les enfants cachés du général Pinochet. Précis de coups d’Etat modernes et autres tentatives de déstabilisation, Don Quichotte, , p. 345-390
  6. Governors Island Accord : texte intégral en ligne.
  7. Hayes et Wheatley 1996.
  8. Malone 1998, p. 92.
  9. Résolution 875 : texte intégral en ligne.
  10. AFP, « Haïti: Jocelerme Privert élu président provisoire », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  11. a et b AFP, « Haïti : Jocelerme Privert élu président provisoire », Le Monde,‎ (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]