Ydes

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Ydes
Église Saint-Georges - L'ange de l'Annonciation du porche ouest
Église Saint-Georges - L'ange de l'Annonciation du porche ouest
Blason de Ydes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Cantal
Arrondissement Arrondissement de Mauriac
Canton Canton de Saignes
Intercommunalité Communauté de communes Sumène Artense
Maire
Mandat
Guy Lacam
2014-2020
Code postal 15210
Code commune 15265
Démographie
Gentilé Ydoise, Ydois
Population
municipale
1 822 hab. (2011)
Densité 105 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 53″ N 2° 26′ 17″ E / 45.3480555556, 2.43805555556 ()45° 20′ 53″ Nord 2° 26′ 17″ Est / 45.3480555556, 2.43805555556 ()  
Altitude Min. 390 m – Max. 665 m
Superficie 17,36 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ydes.fr
L'église Saint-Georges

Ydes est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne.
Ses habitants s'appellent les Ydois.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'activité industrielle du XIXe siècle et le développement de l'exploitation du charbon ont permis le croissance du site de L'Hôpital qui est devenu Ydes-Centre alors que le village d'origine devenait Ydes-Bourg.

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à 22 km au nord de Mauriac, 68 km au nord d'Aurillac et à 88 km au sud-ouest de Clermont-Ferrand.

Rose des vents Bort-les-Orgues (Corrèze),
Madic
Vebret Rose des vents
Champagnac N Saignes
O    Ydes    E
S
Bassignac Sauvat

Transport[modifier | modifier le code]

La Route Départementale 922 qui va de Laqueuille à Aurillac passe par Ydes. C'est un ancien tronçon déclassé de la route Nationale 122.

Jusqu'aux années 70/80, Ydes avait la particularité de posséder trois gares SNCF à proximité. La gare de Saignes, la gare de Champagnac-les-Mines et la gare de Largnac. Depuis les lignes ont été fermées.

Les aéroports les plus proches sont Clermont-Ferrand[1] et Aurillac[2]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Ydes est traversée par la Sumène[3], un affluent de la Dordogne.
Le Milhac se jette dans la Sumène sur le territoire de la commune.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sol contient encore de riches gisements houillers. Les mines de Vendes et Champagnac (Bois de Lempre) ont été fermées en 1959.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tout comme plusieurs communes du nord Cantal, Ydes fut le siège d'une commanderie templière appartenant à la Langue d'Auvergne qui devient à partir du XIVe siècle une propriété de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem[4].

En mai 1895, lors d'une grève importante des mineurs de Champagnac, tout le bassin minier a été assiégé par le 139e régiment d'infanterie et les brigades de gendarmerie.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le portail profond semble reprendre les dispositions de celui de l'abbatiale de Beaulieu-sur-Dordogne. Il a la particularité de présenter sur les murs nord et sud deux scènes assez rarement liées. Sur le mur nord, une scène du Nouveau Testament : l'Annonciation représentant l'archange Gabriel et la Vierge Marie. Sur le mur sud, une scène de l'Ancien Testament : Habacuc porté par un ange vient apporter de la nourriture à Daniel dans la fosse aux lions. La relation entre les deux scènes vient probablement de l'analogie suivante : le Christ entra dans le sein de sa mère et en sortit sans toucher au sceau de sa demeure virginale. De la même manière, l'ange enlève Habacuc en Judée avec une corbeille de nourriture et le transporte dans la fosse aux lions où se trouve Daniel sans briser le sceau (d'après Émile Mâle, L'Art religieux au XIIIe siècle). Sur l'archivolte du porche ont été sculptés les signes du zodiaque. Ce portail est datable de la fin du XIIe siècle.

  • Pendant plusieurs décennies, Ydes n'a possédé que l'église Saint-Georges. Mais devant l'accroissement de la population une chapelle a été construire à Ydes-Centre à la fin du XIXe siècle[8].
  • L'église Sainte-Jeanne d'Arc a ensuite été construite au début du XXe siècle[9].
  • Le château du Châtelet, chateau fort situé à Montfouilloux[10].
  • La cité ouvrière de Fanostre[11], construite par la Société des Mines de Champagnac.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2008 Roger Besse RPR-UMP Sénateur
mars 2008 en cours Guy Lacam[12] . .
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 822 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
879 807 854 967 1 067 1 043 1 028 1 061 1 060
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 061 1 014 1 014 964 958 1 031 1 456 1 633 1 838
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 140 2 452 2 703 2 426 2 713 2 638 2 567 2 563 2 535
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 075 2 037 1 970 1 980 1 965 1 931 1 881 1 866 1 822
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

  • Ydes abrite un pôle industriel important à l'échelle du Cantal.
  • Le Groupe Lapeyre possède un site de production historique, Menuiseries du Centre, situé avenue Martial-Lapeyre.
  • Le groupe Sacatec est spécialisé dans le solutions de haute technologie à base de caoutchouc.
  • Les Ateliers du Centre est une entreprise adaptée qui propose une activité économique pour personnes handicapées, elle fait partie de la Fondation Jacques-Chirac

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le site de l'aéroport de Clermont-Ferrand
  2. Le site de l'aéroport d'Aurillac
  3. La Sumène sur le site du Sandre
  4. La commanderie templière sur le site www.templiers.net
  5. « Notice no PA00093723 », base Mérimée, ministère français de la Culture : L'église Saint-Georges sur la Base Mérimée
  6. Bernard Craplet, Auvergne romane (4e édition), pp. 334-338, Éditions Zodiaque (collection "la nuit des temps" n°2), La Pierre-qui-Vire, 1972
  7. Dictionnaire des églises de France, Belgique, Luxembourg, Suisse- Auvergne. Limousin. Bourbonnais (Tome II-B), Robert Laffont, Paris (France) ; pp. 174-175
  8. « Notice no IA15000252 », base Mérimée, ministère français de la Culture : La Chapelle sur la Base Mérimée]
  9. « Notice no IA15000235 », base Mérimée, ministère français de la Culture : L'église Sainte Jeanne d'Arc sur la Base Mérimée
  10. « Notice no IA15000237 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Le Chateau du Châtelet sur la Base Mérimée]
  11. « Notice no IA15000248 », base Mérimée, ministère français de la Culture : cité ouvrière (cité de mineurs) dite cité de Fanostre
  12. Conseil général du Cantal fichier au format PDF daté du 4 avril 2008
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011