Autisme
| Autisme et Trouble envahissant du développement |
|
| Classification et ressources externes | |
| Aligner des objets d'une manière répétitive est un comportement occasionnel chez les individus atteints d'autisme. | |
| CIM-10 | F84 TED F84.0 autisme infantile |
|---|---|
| CIM-9 | 299.00 |
| OMIM | 209850 |
| DiseasesDB | 1142 |
| MedlinePlus | 001526 |
| eMedicine | med/3202 ped/180 |
| MeSH | D001321 |
| GeneReviews | Autism overview |
L'autisme ou plus généralement les troubles du spectre autistique (TSA) sont des troubles du développement humains caractérisés par une interaction sociale et une communication anormales, avec des comportements restreints et répétitifs[1].
L'autisme affecte la façon dont le cerveau traite les informations en modifiant, de manière encore inconnue, l'organisation des réseaux de neurones durant le développement. Les symptômes sont généralement détectés par les parents dès les deux premières années de la vie de l'enfant.
Les troubles du spectre autistique recouvrent probablement plusieurs troubles différents qui se manifestent d'une manière proche cliniquement. Les causes sont pour la plupart inconnues et semblent multifactorielles (génétiques et environnementales). La part génétique est complexe et met en jeu de nombreux gènes impliqués dans le développement du cerveau et notamment des synapses. Elle reste de ce fait encore mal comprise. Des recherches se poursuivent en neurophysiologie, psychologie cognitive et psychodynamique.
Le terme « autisme » possède une histoire complexe et recouvre de nombreuses conditions pathologiques ou psychologiques qui ne sont pas encore uniformisées sous une seule définition établie. La présence de différentes classifications rend la description de cette pathologie fort complexe : plusieurs articles connexes couvrent divers aspects de ce sujet.
En France, l'autisme est reconnu comme un handicap depuis 1996[2].
Le 2 avril est la « journée mondiale de la sensibilisation à l'autisme »[3].
Description[modifier]
Les signes et symptômes catégorisant l'autisme ont été décrits, depuis les critères établis par le pédiatre Kanner en 1943, puis par Tustin en 1981 qui diférencia l'autisme de la psychose, jusqu'à la notion de continuité au sein des troubles du spectre autistique (voir histoire de la notion). Les critères de références sont ceux des manuels de psychopathologie clinique CIM-10 et DSM-IV. Ils correspondent à la triade autistique identifiée par Lorna Wing. L'enfant doit présenter des :
- Troubles qualitatifs de la communication verbale et non-verbale,
- Altérations qualitatives des interactions sociales,
- Comportements présentant des activités et des centres d'intérêt restreints, stéréotypés et répétitifs
« Ces anomalies qualitatives constituent une caractéristique envahissante du fonctionnement du sujet, en toutes situations » [4],[5],[6].
Les parents peuvent s'apercevoir des premiers signes de l'autisme durant les deux premières années de leur enfant au niveau du regard et de l'absence de tentative de communication de celui-ci par les gestes ou le babillage. Les signes se développent le plus souvent progressivement, néanmoins certains enfants se développent d'abord normalement, puis soudainement régressent[7],[8].
Neurobiologie[modifier]
De multiples études constatent que les patients atteints de troubles du spectre autistique présentent des différences neurobiologiques au niveau du cerveau. En corrélation avec les déficits fonctionnels observés au niveau comportemental, il a été relevé que les enfants autistes auraient un nombre de neurones plus élevé et un cerveau plus gros[9]. Ils présenteraient également des différences dans l’organisation du cortex, au niveau des dendrites (arborescences des neurones) et des synapses (connexion entre neurones), voire des modifications plus larges de structures cérébrales.
Des études mettent en évidence des modifications dans le système de neurotransmission sérotoninergique avec notamment des modifications de gènes impliqués dans le transport de la sérotonine. L'implication du système dopaminergique ou glutamatergique semble moins bien démontrée. Enfin, des études prometteuses sont en cours sur le rôle du système cholinergique, de l'ocytocine ou encore de certains acides aminés impliqués dans la neurotransmission[1].
Origine multifactorielle[modifier]
Les différents troubles liés à l'autisme semblent le plus souvent d'origine multifactorielle, avec une composante probablement génétique et de nombreux facteurs de risques concomitants[1].
La modification de gènes liés à la maturation synaptique semble principalement en cause et oriente ainsi les études neurobiologiques vers les modifications de la connectivité et des neurones induites par l'expression de ces gènes[1]. Leurs suppressions chez des rongeurs provoquent des symptômes pseudo-autistiques[10],[11].
Les travaux sur l'héritabilité de l'autisme suggèrent que 90 % de la variabilité est attribuable à des facteurs génétiques[1], les recherches sont en cours. Cependant, il est difficile de distinguer les facteurs génétiques et les facteurs environnementaux pendant la grossesse. De plus, les interactions des gènes liés à l'autisme entre eux et avec l'environnement sont complexes, en référence à l'épigénèse. Dans les années 1990, l'autisme était considéré comme une maladie polygénique de 5 à 15 gènes à transmission non mendélienne. Or, depuis les années 2000, plusieurs centaines de gènes à transmission mendélienne impliqués dans l'autisme ont été mis en évidence[12]. L’autisme serait lié à 1 034 gènes différents, et que les effets de mutations spontanées ne sont pas négligeables[13].
L'acide valproïque, un médicament antiépileptique, pris chez la femme enceinte semble favoriser la survenue d'un autisme (ou de troubles apparentés) chez l'enfant[14].
Diagnostic[modifier]
Dépistage en France[modifier]
Les associations Autisme France et Autistes sans Frontières proposent des indications sur les signes d'alerte pouvant indiquer un autisme durant la petite enfance[15],[16].
Un dépistage précoce peut être effectué à partir de 18 mois de manière assez fiable (avec le test M-CHAT) par un pédiatre ou par les parents le cas échéant[17]. En cas de doute, à la suite de ce test il est recommandé d'effectuer dans les mois qui suivent un diagnostic plus précis en milieu spécialisé avec l'ADOS et l'ADI-R. La possibilité d'un dépistage précoce, avant 18 mois, est un enjeu important et fait l'objet d'intense recherche. De nombreuses études sur le développement des personnes autistes démontrent par ailleurs qu'un dépistage précoce permet la mise en place d'une prise en charge adaptée au plus tôt, ce qui permet d'augmenter notablement les chances de progression ultérieure de l'enfant.
La Haute Autorité de santé, dans ses « Recommandations sur le dépistage et le diagnostic de l'autisme », précise que le diagnostic se fonde sur divers arguments cliniques avec la collaboration des proches de la personne, et émet des recommandations destinées au professionnels et intervenants[18]. Concernée par les formes adultes, la Haute Autorité de santé a également publié en juillet 2011 une recommandation de bonne pratique[19] visant à améliorer le repérage des troubles et le diagnostic des TED chez l'adulte, grâce à une meilleure sensibilisation des professionnels de la santé.
Diagnostic clinique[modifier]
Il n'existe à ce jour pas d'examens complémentaires permettant de dépister l'autisme. Le diagnostic de l'autisme et des autres troubles envahissants du développement (TED) est clinique[20] et se fonde sur une double approche :
- un entretien approfondi avec les parents, afin de préciser au mieux les différentes étapes du développement de l'enfant et d'établir un bilan de ses comportements et interactions actuels.
- l'observation de l'enfant et des mises en situation à visée interactive, afin d'évaluer les différentes manifestations du syndrome autistique qu'il peut présenter, et le degré de son aptitude à nouer des liens sociaux, communiquer et interagir avec un environnement donné.
Le diagnostic doit être supervisé par un médecin spécialiste (psychiatre ou neuropédiatre) et comprend obligatoirement l'élimination de pathologies qui peuvent se manifester d'une manière proche de celle d'un autisme (voir les recommandations de la HAS[21]) :
- un bilan auditif, pour éliminer une surdité éventuelle; en effet un enfant malentendant peut manifester des comportements similaires à ceux d'un enfant autiste;
- un ou plusieurs bilans-diagnostics avec un psychologue ou psychiatre spécifiquement formé : ADI-R, ADOS sont les plus connus et validés ;
- un bilan d'orthophonie (développement du langage oral), afin d'évaluer le niveau de retard de langage s'il y a lieu
- un bilan psychomoteur: on retrouve fréquemment des troubles du développement moteur dans l'autisme.
En complément :
- un examen neurologique pour détecter une pathologie neurologique ou une épilepsie associée ;
- si jugé nécessaire par le neurologue, une IRM pour rechercher des anomalies visibles du cerveau ;
- une enquête génétique pour dépister certaines affections génétiques connues pouvant entraîner un TED.
Le spécialiste (psychiatre ou neuropédiatre) effectue la synthèse de ces éléments et de ses propres observations cliniques pour délivrer le diagnostic, qui doit être posé selon la nomenclature de la CIM-10.
En France, étant donné le déficit de professionnels formés à ce sujet, il est recommandé, en cas de soupçon de TED, d'effectuer le diagnostic dans un des Centres Ressource Autisme régionaux[22].
Divers troubles autistiques[modifier]
Trois représentations principales coexistent : la CIM-10 international, le DSM-IV américain, et la CFTMEA française. Cette dernière découle des théories sur les troubles mentaux issues de la psychanalyse. Elle diffère sensiblement des deux autres classifications dans son approche, et n'est encore utilisée qu'en France.
Si les critères semblent sur le point d'évoluer significativement[23], la CIM-10 de l'Organisation mondiale de la santé est utilisée comme référence principale pour distinguer les différents troubles autistique, et comparer les critères d'identification nationaux. Ainsi, selon une recommandation de la Haute Autorité de santé, les praticiens français sont tenus de préciser une correspondance selon les références CIM-10[24],[25].
Catégories de diagnostics[modifier]
Pour le spectre autistique, la classification internationale distingue principalement 3 diagnostics :
- l'autisme infantile — en tant que diagnostic distinct — appelé aussi trouble autistique (DSM-IV) ou parfois autisme de Kanner en références aux premiers critères cliniques établis par ce dernier.
- le syndrome d'Asperger,
- l'autisme atypique, par exclusion des deux précédents.
À noter que si cette classification distingue l'autisme atypique des autres troubles envahissant du développement (sous-entendus non autistiques), le modèle américain de classification parle indifféremment de trouble envahissant du développement non spécifié lorsque tous les critères diagnostics du syndrome d'Asperger ou de l'autisme ne sont pas observés[26]. La question de l'adéquation exacte entre spectre autistique et trouble envahissant du développement est une question ouverte.
| CIM-10 | CIM-10[27] | DSM-IV | CFTMEA |
|---|---|---|---|
| F.84 | TED | TED | Psychoses précoces (TED) |
| F.84.0 | Autisme infantile | Troubles autistiques | Autisme infantile précoce – type
Kanner |
| F.84.1 | Autisme atypique
Autres troubles envahissants du développement |
Troubles envahissants du développement non spécifiés incluant l’autisme infantile | Autres formes de l’autisme
|
| F.84.2 | Syndrome de Rett | Syndrome de Rett | Troubles désintégratifs de l’enfance |
| F.84.3 | Autres troubles désintégratifs de l’enfance | Troubles désintégratifs de l’enfance | |
| F.84.4 | Troubles hyperactifs avec retard mental et stéréotypies | Pas de correspondance | Pas de correspondance |
| F.84.5 | Syndrome d'Asperger | Syndrome d'Asperger | Syndrome d'Asperger |
Autisme infantile[modifier]
L'autisme infantile est appelé aussi autisme de la petite enfance (aussi traduit autisme infantile précoce), syndrome de Kanner ou trouble autistique. L'appellation autisme sans précision supplémentaire renvoie le plus souvent à cette identification, mais souvent en l'élargissant plus ou moins (comme on l'observe dans les critères utilisés dans les études épidémiologiques censées dénombrer les autistes).
L'autisme infantile est détecté très tôt, avant trois ans, avec des troubles de la triade autistique marqués. Cependant, les critères d'identification sont discutés depuis que des personnes diagnostiquées autistes ont évolué hors des critères de qualification d'autisme. La notion d'autisme de haut niveau est alors apparue, mais la tendance est plutôt à l'ouverture des critères premiers qu'à la création d'une distinction supplémentaire.
Syndrome d'Asperger[modifier]
Appelé psychopathie autistique en 1943, ce syndrome est considéré comme une forme d'autisme. Il est inclus dans les décomptes épidémiologiques de l'autisme, mais les critères diagnostiqués sont différents de ceux de l'autisme infantile[réf. nécessaire]. Il n'existe pas, ou, très rarement, un léger retard de langage, mais beaucoup ont un vocabulaire précoce[réf. souhaitée]. Les compréhensions des émotions des autres semblent cependant différentes. [réf. nécessaire] Il y a très peu de différences entre l'autisme dit de haut niveau et le syndrome d'Asperger[réf. nécessaire]. La distinction reposerait sur l'âge où l'enfant commence à parler, les patients ayant le syndrome d'Asperger ne connaissant pas de retard dans ce domaine. Certains[Qui ?] ont aussi avancé l'existence de différences dans la comparaison des QI verbal et performance[pas clair].
C'est une forme d'autisme avec des délais marqués dans le développement cognitif et le langage mais des îlots de compétences[28]. Ces compétences peuvent impressionner grandement et conduire parfois à la réussite professionnelle en mathématiques, physique, informatique etc.
Autisme atypique[modifier]
C'est un critère diagnostique qui distingue un caractère autistique autre que l'autisme infantile ou le syndrome d'asperger. Contrairement au diagnostic de trouble envahissant du développement non spécifié, le caractère autistique est clairement indiqué (il pointe l’existence des trois critères de référence de l'autisme, sociaux, communicationnel et de centre d’intérêt).
Syndrome de Rett[modifier]
Le syndrome de Rett est une maladie génétique. Il y a une forte prévalence de troubles à caractère autistique dans le cadre de cette maladie, mais le fait de parler d'autisme dans ce cas est controversé. Ainsi pour faire les comptes épidémiologiques ce syndrome est tantôt inclus, tantôt exclu des décomptes.
Critères de classification[modifier]
Le diagnostic différentiel des troubles du spectre autistique se fonde en partie sur une évaluation des trois critères centraux du spectre : socialisation, communication, comportement[29].
| Trouble autistique | Syndrome d'Asperger | Trouble envahissant du développement non spécifié | |
|---|---|---|---|
| Âge au diagnostic | 0–3 ans (3–5 ans) | >3 ans (6–8 ans) | Variable |
| Régression | ~25 % (sociale / communication) | Non | Variable |
| Ratio (m:f) | 2:1 | 4:1 | M>F (variable) |
| Socialisation | Pauvre (>2 critères DSM-IV) | Pauvre | Variable |
| Communication | En retard, anormale; peut être non verbale | Pas de retard précoce; difficultés qualitatives et pragmatiques plus tard | Variable |
| Comportement | Plus sévèrement atteint (inclut comp. stéréotypés) | Variable (intérêts circonscrits) | Variable |
| Déficience intellectuelle | >60 % | Absente ou légère | Légère à sévère |
| Cause | Plus probable d'établir des causes génétiques autres que dans s.A. ou PDD-NOS | Variable | Variable |
| Épilepsie | 25 % sur la durée de l'existence | Autour de 10 % | Autour de 10 % |
| Pronostic | Pauvre à modéré | Modéré à bon | Modéré à bon |
Ces trois critères peuvent n'en faire plus que deux à l'horizon 2013-2015 par la fusion du critère de communication dans celui de la socialisation. L'évaluation se ferait alors sur deux axes continus et distinct, l'un social et l'autre comportemental. On retrouve cette tendance dans l'évolution des critères de classement du CIM-11 et du DSM-5 (A09, Autistic Spectrum Disorder[30]), ainsi que dans des critères d'appréhension contemporain comme la théorie empathisation-systémisation.
Maladies associées[modifier]
Les personnes atteintes d'autisme et d'autres TEDs en général sont fréquemment affectées par d'autres troubles et pathologies[31] :
- Des troubles du sommeil sont fréquemment rapportés par les familles d'enfants autistes.
- L'épilepsie est plus fréquente parmi les TEDs que dans la population générale[32] et pourrait partager avec l'autisme un point génétique commun : notamment une mutation dans le gène SYN1.
- Le retard mental : sa prévalence au sein des TEDs est très discutée car il est difficile de faire passer un test de quotient intellectuel à une personne dont la communication verbale ou non verbale est déficitaire. Le retard mental est en revanche très rarement présent chez les personnes atteintes du syndrome d'asperger : certaines sont au contraire surdouées[réf. souhaitée].
- L'anxiété et la dépression sont fréquents chez les adultes TEDs sans retard mental ; un risque existe également à l'adolescence lors de la prise de conscience difficile de la différence avec les autres durant cette période critique du développement psycho-affectif[réf. nécessaire]
- Le trouble du déficit de l'attention est fréquemment mentionné comme pathologie associée à l'autisme (autour de 50 % à 55 % selon une étude de 2006 (Leyfer) et 43 % selon une étude de 2009 (Hofvander)[33].
Pronostic et évolution[modifier]
Le diagnostic de trouble autistique n'est pas nécessairement synonyme de handicap une fois l'âge adulte atteint malgré la reconnaissance du handicap. Parmi des exemples notables de personnes devenues autonomes[34] peut être cité le cas emblématique de Donald Triplett[35], qui n'est autre que le premier cas de la toute première étude de Leo Kanner qui a initié l’acceptation actuelle de la notion d'autisme[36].
Bien qu'il n'existe aucun traitement connu faisant largement concensus[37], il est rapporté que certains enfants autistes peuvent guérir[38].
Traitement et prise en charge[modifier]
L'ensemble des références convergent vers ce constat du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) exprimé en 2008 :
« Il n’y a pas aujourd’hui de traitement curatif, mais une série de données indiquent depuis plus de quarante ans qu’un accompagnement et une prise en charge individualisés, précoces et adaptés, à la fois sur les plans éducatif, comportemental, et psychologique augmentent significativement les possibilités relationnelles et les capacités d’interaction sociale, le degré d’autonomie, et les possibilités d’acquisition de langage et de moyens de communication non verbale par les enfants atteints de ce handicap[39]. »
Psychoéducation[modifier]
- Les interventions cognitives et comportementales dès les premiers symptômes peuvent aider les enfants autistes à gagner en autonomie et en assurance en société et à développer des habitudes de communication[37].
- Les théories psychanalytiques à l'origine du développement de la compréhension de l'autisme dès les années 50 marquent un recul en France. En 2012, l'autisme a été déclaré Grande Cause nationale et des recommandations ont été émises par la Haute Autorité de Santé à l'attention des professionnels[40], deux ans après le bilan sur l'état des connaissances sur le sujet[20]. À cette occasion, la HAS note que « l’absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur les approches psychanalytiques ou la psychothérapie institutionnelle[41]. » La HAS recommande de développer les approches éducatives et développementales, et soutient qu'il est délétère pour la personne autiste d'être pris en charge d'une seule manière. Les prises en charges doivent être pluridisciplinaires.
Prise en charge[modifier]
L'autisme affecte parents et proches du fait de l'insuffisance de structures adaptées à la prise en charge scolaire, éducative, sociale et thérapeutique de leurs enfants[42].
À l'âge adulte, des prises en charges sont proposées par le rapport d'Autisme Europe de 2009 : « Le projet thérapeutique « adulte » doit mettre l’accent sur :
- l’accès au logement avec des réseaux de soutien,
- la participation au monde du travail et l’emploi,
- l’éducation continue et permanente,
- le soutien nécessaire pour prendre ses propres décisions, d’agir et de parler en son propre nom ; l’accès à la protection et aux avantages garantis par la loi[43]. ».
Médication[modifier]
La mélatonine pourrait améliorer significativement (52 min) le temps de sommeil total[44],[45],[46].
En France[modifier]
Dès 2003, un rapport du député Jean-François Chossy expose la situation des personnes atteintes d'autisme[47].
L'avis no 102 du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) indique que la France accuse un retard, en comparaison aux pays d'Europe du Nord ou anglo-saxons, en ce qui concerne le diagnostic et l'accès à un accompagnement éducatif adapté[39]. Ce rapport critique la situation difficile des familles en France, la succession de rapports et de lois sans effet depuis plus de dix ans, et la poursuite de l'application des théories psychanalytiques, théories que d'autres pays développés ont abandonnées dans les années 1980. Il insiste sur la nécessité d'un « accès à un diagnostic fiable et précoce » et d'une « prise en charge éducative précoce et adaptée de l’enfant, en relation étroite avec sa famille, lui permettant de s’approprier son environnement et développant ses capacités relationnelles »[48].
Les familles ou proches de personnes autistes disposent en France depuis 2005 de Centres Ressources Autisme (CRA) dans leur région, structures dédiées résultant du Plan Autisme 2005-2007[49],[50] pour obtenir un diagnostic selon les critères internationaux. Des associations de parents et de professionnels ont été créées pour accompagner les 600 000 autistes français et leurs familles avec une prise en charge éducative des sujets autistes et un soutien aux familles[51].
Intégration sociale et professionnelle[modifier]
Les troubles du spectre autistique affectent la capacité des individus à s'intégrer dans le monde professionnel, notamment lorsque le relationnel a beaucoup d'importance (aux États-Unis, par exemple, 10 % des autistes ne peuvent pas parler, 90 % n'ont pas d'emploi régulier et 80 % des adultes autistes sont dépendants de leurs parents). Pourtant, selon Laurent Mottron [53], seuls 10 % d'entre eux souffrent d'une maladie neurologique associée qui diminue l'intelligence (par exemple, le syndrome du X fragile)[52].
Certains autistes peuvent exceller dans certaines tâches, même non répétitives, grâce à une forte capacité de concentration qui en font parfois de réels « experts autodidactes »[54],[52]. Certains autistes possèdent une bonne capacité de discrimination, par exemple en détectant plus facilement une forme dans un contexte distrayant, un motif musical au sein d'un morceau de musique ou de bruit par exemple[55]). Ils possèdent parfois des capacités particulières d'apprentissage ou des formes différentes d'analyse des problèmes (parfois plus efficace et jusqu'à 40 % plus rapidement dans le test des matrices progressives de Raven (test d'intelligence non-verbale)[54], avec dans ce cas la mobilisation d'aires différentes du cerveau chez les autistes[54]). Enfin, ils ont peut-être toujours l'impression qu'il y a un problème à résoudre.
L. Mottron déplore que l'on mette trop en avant les aspects négatifs de l'autisme (même des performances supérieures dans certaines tâches sont souvent associées à l'idée qu'elles n'existent que corrélées à un déficit pour d'autres capacités). Il déplore aussi que les programmes éducatifs pour les tout-petits autistes cherchent d'abord à réprimer des comportements autistiques pour réorienter l'enfant dans la mesure du possible vers une « trajectoire » de développement et comportementale plus « normale ». Les autistes ont pourtant - « dans certaines circonstances » - une autre façon d'apprendre qui peut parfois être un « avantage ». Il recommande d'intervenir quand l'enfant à un comportement préjudiciable comme se cogner la tête contre un mur durant des heures, mais estime que certains comportements autistiques (atypiques pour le non-autiste) sont aussi adaptatifs.
Les différences d'activation de certaines régions du cerveau montrées par l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) pourraient ne pas être seulement une preuve d'un trouble du fonctionnement du cerveau, mais aussi la preuve d'une organisation alternative du cerveau (observée comme efficace, par exemple lors de tests d'intelligence non-verbale). Ainsi, les variations de volume du cortex cérébral sont considérées comme des facteurs de déficit quand ils sont associées à l'autisme, peut-être à tort quand il s'agit d'un épaississement[52]. Cette organisation différente permettrait parfois d'effectuer certaines tâches complexes avec plus de succès. Une autre communication (non-verbale) existe chez beaucoup d'enfants autistes (par exemple quand ils prennent non pas leur main, mais la main d'une autre personne pour la diriger vers un frigidaire pour demander à manger, ou vers la poignée d'une porte pour signifier qu'ils aimeraient sortir)[52].
Laurent Mottron, après avoir travaillé sept ans avec Michelle Dawson, une des ses collaboratrices, autiste, ancienne postière devenue scientifique, qui a depuis publié treize articles de recherche et coécrit plusieurs chapitres d'ouvrages scientifiques, estime ainsi qu'« Une personne "autiste" douée d'une extrême intelligence et d'un intérêt pour la science, peut être une chance incroyable pour un laboratoire de recherche » et que « Trop souvent, les employeurs ne réalisent pas ce que les autistes sont capables de faire, et leurs assignent des tâches répétitives et presque serviles »[52].
La plupart des autistes repèrent plus vite un motif atypique dans une série ou un environnement, peuvent simultanément traiter de grandes quantités d'informations perceptives, dans des ensembles volumineux de données, et avoir une vision heuristique de type down-up, c'est-à-dire basée sur les données (très utile pour analyser des systèmes à grand nombre de données)[52], mieux que les non-autistes[56]. Ce pourrait être très utile dans le domaine scientifique ou pour certains métiers, dès lors qu'un employeur et une équipe y facilite leur intégration (idéalement avec accompagnement d'un médiateur expérimenté pouvant les aider face à des situations génératrices d'anxiété tels que déclenchent des évènements non planifiés ou vécus comme hostiles (ex : panne ou problème informatique, critique négative…). Mottron ajoute que la personne autiste, focalisant l'essentiel de son intérêt sur les faits concrets et les données réelles, est moins susceptible de biais (quand elle a accès à toute les données nécessaires) et qu'elle est aussi moins soumise à des motifs carriéristes, qui peuvent consciemment ou inconsciemment induire des biais même chez les meilleurs scientifiques[52].
De la même manière que la société a cherché à aider les déficients visuels et auditifs à s'insérer dans le monde du travail et les lieux publics, Mottron estime qu'il faudrait faire de même pour les personnes autistes, en encourageant la science à mieux étudier les déficits autistiques, sans vouloir toujours passer par le langage (qui met en avant le déficit, et n'invite pas à tenir aussi compte des capacités et atouts dont beaucoup de personnes atteintes d'autisme sont dotées), en comprenant comment les autistes apprennent et réussissent dans un environnement naturel[52].
Des ONG aident des autistes à trouver du travail leur convenant (par exemple l'association « Aspiritech»[57], place des autistes (syndrome d'Asperger surtout) comme testeurs de logiciels dans des entreprises informatiques). En Europe, la société danoise « Specialisterne » a aidé plus de 170 autistes à trouver un emploi entre 2004 et 2011 et sa société-mère, la fondation Specialist People Foundation, vise à aider un million de personnes autistes à trouver un travail[52].
Épidémiologie[modifier]
Plusieurs publications font état d'un taux de prévalence de plus de 60 enfants sur 10 000, touchés par une forme d'autisme, soit 1 enfant sur 166. Aux États-Unis en 2000[58] ; en Angleterre en 2001[59] ; en France en 2002[60].
Ce chiffre serait en augmentation selon les dernières études épidémiologiques menées aux États-Unis depuis 2000 par les CDC (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies), sur des centaines de milliers d'enfants : la prévalence de l'autisme atteindrait désormais un enfant sur 150[61], un garçon sur 94. S'est alors posée la question de la raison de cette évolution de la prévalence d'autistes diagnostiqués. Les réponses proposées sont une amélioration du diagnostic, une inclusion plus large d'enfants auparavant diagnostiqués d'une autre manière, une augmentation du nombre d'autistes ou, plus vraisemblablement, une combinaison de tous ces facteurs[62].
- « Nous avons estimé qu'un enfant sur quatre qui reçoit un diagnostic d'autisme aujourd'hui n'aurait pas été diagnostiqué ainsi en 1993. Ce constat n'exclut pas la contribution éventuelle d'autres facteurs étiologiques, y compris les toxines environnementales, la génétique ou leurs interactions, dans l'augmentation de la prévalence de l'autisme. En fait, il nous aide à reconnaître que de tels facteurs jouent certainement un rôle important dans l'augmentation de la prévalence de l'autisme. Il n'y a aucune raison de croire que l'une de ces hypothèses de travail est erronée et de nombreuses raisons de croire que l'augmentation de la prévalence de l'autisme est en fait le résultat de plusieurs processus qui s'auto-renforcent[62]. »
L'augmentation de la prévalence des troubles du spectre autistique diagnostiqués est constatée dans de nombreux pays. Cette croissance serait en partie due au changement des méthodes de diagnostic, qui font que plus de personnes sont détectées et incluses dans ce diagnostic. L'autre part pourrait être due à des facteurs tels que l'augmentation de l'exposition à des toxines environnementales et constituerait un problème de santé publique
En France[modifier]
En France, l'autisme concernerait plus de 100 000 personnes, enfants et adultes confondus, trois cas sur quatre concernant un sujet masculin[63]. Ce chiffre sous-estimerait toutefois la réalité. D'après le rapport des connaissances sur l'autisme de la Haute Autorité de santé (en France) :
| source : | Fombonne, 1999 | Inserm, 2002 | Fombonne, 2003 | Fombonne, 2005 | Fombonne, 2009 |
|---|---|---|---|---|---|
| Nombre d’études incluses dans la revue | 23 | 31 | 32 | 40 | 43 |
| TED | 18,7/10 000 (1/535) |
27,3/10 000 (1/336) |
27,5/10 000 (1/364) |
37/10 000 (1/270) |
63,7/10 000 (1/156) |
| Autisme infantile | 7,2/10 000 (1/1389) |
9/10 000 (1/1111) |
10/10 000 (1/1000) |
13/10 000 (1/769) |
20,6/10 000 (1/485) |
| Autre trouble désintégratif de l’enfance | - | - | 0,2/10 000 (1/5000) |
0,2/10 000 (1/5000) |
0,2/10 000 (1/5000) |
| Syndrome d’Asperger | - | 3/10 000 (1/3333) |
2,5/10 000 (1/4000) |
3/10 000 (1/3333) |
6/10 000 (1/1667) |
| Autisme atypique, Autres TED | 11,5/10 000 (1/870) |
15,3/10 000 (1/654) |
15/10 000 (1/666.7) |
21/10 000 (1/476) |
37,1/10 000 (1/270) |
Au Maroc[modifier]
La part de la population souffrant d'autisme au Maroc est estimée en 2000 de 4 000 à 26 000 personnes[65], dont la plus grande partie est prise en charge exclusivement par la famille. Il existait des centres d'accueil dans les grandes métropoles telles que Casablanca et Rabat, qui sont d’ailleurs fermés jusqu'à présent. La scolarisation des enfants autistes dépend essentiellement des initiatives privées.
Histoire[modifier]
La première formalisation clinique du trouble a été faite en 1943 par Leo Kanner qui définit les « troubles autistiques du contact affectif » à travers onze cas correspondants[66].
Il reprend le terme autisme créé à partir de la racine grecque αὐτός qui signifie « soi-même »[67] par le psychiatre Eugen Bleuler en 1911 pour décrire une forme d'isolement dans la schizophrénie[68]. Bleuler est alors marqué par les travaux de psychopathologie de Wilhelm Wundt et par les idées de Sigmund Freud qui lui furent transmises par Carl Jung, alors son assistant.
Le besoin de distinguer et d'isoler un trouble propre au jeune enfant se retrouve avant 1943 Mélanie Klein comme le rapporte Jacques Hochmann[69]. Peu de psychanalystes à l'origine s’intéressent à l'autisme qu'ils confondent avec la psychose (Margaret Malher). Il faut attendre les années 70 avec Frances Tustin qui affirme dans son ouvrage "Autisme et psychose de l'enfant" (1972), que l'autisme n'est pas la psychose pour la théorie psychanalytique. Donald Meltzer la suivra en 1975 avec Exploration dans le monde de l'autisme. Bruno Bettelheim, pour sa part n'est pas un théoricien dans la psychanalyse de l'autisme, il étudie plutôt les situations extrêmes. Il écrira un livre unique sur l'autisme où il associera, sans avoir fait de recherches, les situations extrêmes et l'autisme, faisant un amalgame entre les deux.
Vers la fin des années 1970, Lorna Wing redécouvre le travail oublié de Hans Asperger qui, comme Leo Kanner la même année, avait isolé des cas cliniques d'un trouble spécifiquement infantile qualifié d'« autistique »[70]. Elle publie en 1981 sa propre étude sur ce qu'elle nomme syndrome d'Asperger[71]. En 1982, elle propose l'idée d'une continuité entre les distinctions faites par Kanner et celles faites par Asperger[72], ce qu'elle met en évidence l’année suivante (1983) en définissant trois critères de référence[73] :
- Troubles qualitatifs de la communication verbale et non-verbale
- Altérations qualitatives des interactions sociales réciproques
- Comportement présentant des activités et des centres d'intérêt restreints, stéréotypés et répétitifs
Cette « triade autistique » reste aujourd’hui une référence pour identifier et définir l'autisme et le trouble envahissant du développement. Cette catégorie (en abrégé : TED) est apparue en 1994 avec le passage du DSM III au DSM IV[74], mais la tendance en 2011 semble être à la préférence de la notion de spectre autistique et à la simplification de la triade en deux critères : l'un social, l'autre comportemental[75]. Cette description clinique a permis le développement, dans les années 1990, de la recherche en génétique et en neurophysiologie sur les causes et le traitement de l'autisme, puis du spectre autistique.
Annexes[modifier]
Bibliographie[modifier]
Généraliste[modifier]
En français
- Bruno Bettelheim, La Forteresse vide, 1re édition originale, 1967, Gallimard, France, 1969.
- Frances Tustin, Autisme et protection, Ed.: Seuil, 1992, Coll. La couleur des idées, (ISBN 2-02-013661-9)
- Frances Tustin, Autisme et psychose de l'enfant, Ed. du Seuil Points, 1972.
- Frances Tustin, les états autistiques chez l'enfant, Ed. Seuil, 1986.
- T. Peeters, Autisme, la forteresse éclatée, éd. Pro Aid Autisme
- Gilbert Lelord, L'Exploration de l'autisme : le médecin, l'enfant et sa maman, Grasset, 1998
- Utah Frith, L'Énigme de l'autisme, Ed. O. Jacob
- Anne Alvarez, Susan Reid, Autisme et personnalité, Ed. du Hubbot,1999.
- Howard Buten, Il y a quelqu'un là-dedans, Ed. O. Jacob
- Howard Buten, Ces enfants qui ne viennent pas d'une autre planète : les autistes, 2002. (ISBN 2070549550).
- Tony Attwood, Le Syndrome d'Asperger, Dunod 2003
- Baron-Cohen, S., La Cécité mentale, un essai sur l'autisme et la théorie de l'esprit, PUG, 1998.
- Frith, Uta, L’Énigme de l’autisme, Paris, Odile Jacob, 1988.
- Hochmann Jacques, Histoire de l'autisme, Paris, Odile Jacob, 2009.
- Mottron Laurent. 2004. L’autisme : une autre intelligence, Belgique, Pierre MARDAGA éditeur.
- Roge Bernadette, L’autisme. Comprendre et Agir, Paris, Dunod, 2003.
- Tardif Carole, Gepner Bruno, L’Autisme, Paris, Nathan Université, 2003.
- Donald Meltzer, Exploration dans le monde de l'autisme, Ed. Payot, 1975.
- Trehin Paul, Laxer Gloria, Les troubles du comportement, Mougins, Autisme France Diffusion, 2001.
- Berthoz, A., L'Autisme, de la recherche à la pratique, Odile Jacob, mai 2005.
- Jacqueline Berger, Sortir de l´autisme, Buchet-Chastel, 2007.
- Unapei & Arapi, L’Autisme, où en est-on aujourd’hui ?, Unapei, 2007.
- Pierre Delion, L'Enfant autiste, le bébé et la sémiotique, Presses Universitaires de France, Collection Le fil rouge, 2005, (ISBN 2-13-055119-X)
- Claire Grand, Toi qu'on dit autiste, L'Harmattan 2012.
En anglais
- Autism, Brain and Environment, Richard Lathe, (ISBN 1-84310-438-5), édition JK, 2006
- Children With Starving Brains : A Medical Treatment Guide for Autism Spectrum Disorder, Jaquelyn McCandless M.D., (ISBN 1883647134).
- Changing the Course of Autism: A Scientific Approach for Parents and Physicians, de Bryan Jepson, Jane Johnson, (ISBN 1591810612)
- Understanding Autism for Dummies, de Temple Grandin (préface), Stephen M. Shore, Linda G. Rastelli, (ISBN 0764525476) (série pour les nuls, par un autiste adulte et un psychologue.)
- Paul A. Offit, Autism's False Prophets: Bad Science, Risky Medicine, and the Search for a Cure, Columbia University Press (2008)
Recommandations et rapports[modifier]
- CECE (rapporteur : Christel PRADO), Avis Le coût économique et social de l'autisme (et synthèse), saisine parlementaire de l'Assemblée nationale, rapport adopté le 09/10/2012, publié le 09/10/2012
- un guide français de 1996[76], et rapport consultatif est paru en 2010[20] ;
- un guide du ministère de la Santé espagnol plus récent[77] ;
- le SIGN pour l'Écosse en 2007[78] ;
- ou encore le guide de l'État de New-York [79].
Autobiographies (par des personnes diagnostiquées)[modifier]
- Temple Grandin, Ma vie d'autiste, 1986. (trad fr 1994) (ISBN 978-2738102654)
- Donna Williams, Si on me touche, je n'existe plus, 1992 (ISBN 978-2290134450).
- Birger Sellin, Une âme prisonnière, 1994, (ISBN 2-221-07762-8).
- Temple Grandin, Penser en images, traduction française, 1997. (ISBN 978-2738104878), (ISBN 978-2738109194)
- Jacqueline Léger, Un autisme qui se dit... Fantôme Mélancolique, 1997, L'Harmattan (ISBN 2-7384-5841-6).
- Donna Williams, Quelqu'un quelque part, J'ai Lu, 1999 (ISBN 227724144X).
- Gunilla Gerland, Une personne à part entière, 2004, (ISBN 978-2-9517464-3-1)
- Daniel Tammet, Je suis né un jour bleu, Les Arènes Ed., 2007. (ISBN 978-2-290-01143-0)
- Marc Segar, Faire face, Ed. Autisme Alsace.
Autres biographies[modifier]
- Françoise Lefèvre, Surtout ne me dessine pas un mouton, Stock, 1995
- Judy et Sean Barron, Moi, l'enfant autiste, 1996. (ISBN 978-2290039007)
- Birger Sellin, La Solitude du déserteur : un autiste raconte son combat pour rejoindre notre monde, 1998 (ISBN 2-221-08280-X)
- Julia Romp, Mon ami Ben, 2001 (ISBN 978-2-298-05186-5)
- Joffrey Bouissac, Qui j'aurai été…, Ed. Autisme Alsace, 2002 ; le documentaire la vraie planète terre, Coproduction Ere Prod - France3 Alsace, édité par Autisme Alsace.
- Anne Isabelle, Il était une fois le syndrome d'Asperger, 2005 (ISBN 2-915680-05-1)
- Katia Rodhe, L'Enfant hérisson, Imago, 2006
- Kamran Nazeer, Laissez entrer les idiots, 2006 (ISBN 2-915056-44-7)
- Rupert Isaacson, L'Enfant cheval, Albin michel, 2009
- Florentine Leconte, Le sortir de son monde, 2011, Michel Lafon (ISBN 978-2-7499-1480)
- Josef Schovanec, Je suis à l'est!, Plon, 2012 (ISBN 978-2-259-21886-3)
Littérature[modifier]
- Mark Haddon, Le Bizarre Incident du chien pendant la nuit, (ISBN 2266148710)
- Celia Rees, Tuer n'est pas jouer
- Kochka, Au clair de la Luna
- Patrick Cauvin, Le Silence de Clara
- Michel Tramontane, pseud. Michel Teston, Mémoires d'autiste (2008) (ISBN 2-9509937-2-9), éd. Teston, 07530 Antraigues, France.
- Elizabeth Moon, The speed of dark (2002) (ISBN 0-345-48139-9), éd. Del Rey Books
Filmographie[modifier]
L'autisme connaît une médiatisation variant largement d'un pays à l'autre. Certains films le mettent en scène :
- Un enfant attend, film de fiction américain de John Cassavetes, 1963
- Le Moindre Geste, Ferdinand Deligny et son équipe, tournage amateur du quotidien avec les enfants sans/hors langage, de 1962 à 1964 dans les Cévennes'; Fiction sur l'évasion de deux adolescents d'un asile et leur parcours;
- Le cinéaste François Truffaut avait abordé le cas d'un enfant dont le comportement évoquait l'autisme au travers de son film intitulé : L'Enfant sauvage (1969).
- Ce gamin-là, Renaud Victor, 1972-1976 réponse à l'enfant sauvage de François Truffaut
- Son-Rise : A Miracle of Love, par Glenn Jordan (1979). Un résumé de l'histoire de la création du programme Son-Rise et du traitement réussi de Raun k.Kaufman.
- Bien que l'autisme n'en constitue pas le thème central, le disque de Pink Floyd The Wall (1979) et le film d'Alan Parker qui en a été tiré (1982) contiennent de très nettes allusions à l'univers autistique.
- Rain Man de Barry Levinson (1989), œuvre de fiction inspirée d'un personnage réel, Kim Peek.
- Silent Fall de Bruce Beresford (1994) film policier classique où un enfant autiste est le témoin du double meurtre de ses parents.
- Code Mercury de Harold Becker (1997) est un film d'action avec Bruce Willis qui met en scène un enfant autiste non verbal.
- Cube (1997) de Vincenzo Natali
- Molly de John Duigan (1999)
- Hillbilly Eyes de Adam Feinstein (2002)
- Les Diables (2002) film de Ruggia
- My Family and Autism de Fran Landsman (2003),
- Autism is a World de Gerardine Wurzburg (2004)
- Main Aisa Hi Hoon de Harry (2005)
- Shen hai de Wen-Tang Cheng (2005)
- Marathon de Jeong Yun-Cheol (2005) qui retrace fidèlement la vie d'un jeune homme autiste qui se prépare pour le marathon de Séoul.
- Mozart and the Whale (Crazy in love dans sa version française) de Petter Næss (2005). C'est l'histoire d'un génie des mathématiques qui tombe amoureux d'une experte en art et en musique. Leur amour est compromis par leurs syndromes d'Asperger respectifs.
- The Boy Inside de Marianne Kaplan (2006)
- Snow Cake, un film de Marc Evans de 2006 : En plein hiver, à Wawa dans l'Ontario, Alex, un quinquagénaire britannique plutôt introverti, frappe à la porte de Linda, une femme autiste.
- Beautiful Son de Don King, Julianne King (2007)
- Ben X de Nic Balthazar (Belgique) (2007) est inspiré d'un fait vécu, le suicide d'un jeune enfant souffrant du syndrome d'Asperger, victime d'intimidation à l'école.
- Elle s'appelle Sabine, tourné en 2007 par Sandrine Bonnaire, portrait de l'une de ses sœurs sorti en salles en janvier 2008.
- Mary et Max d'Adam Elliot (2009). Film d'animation racontant l'histoire d'une relation par correspondance entre une jeune fille de 8 ans vivant en Australie et un homme de 44 ans de New York atteint du syndrome d'Asperger.
- The Whole Truth, série américaine (2010), saison 1, épisode 10, Kelly Burne, jeune fille de 14 ans qui est autiste, voit un homme tirer sur sa mère et décide d'aller témoigner devant le juge au tribunal[réf. souhaitée].
- Temple Grandin, film américain réalisé par Mick Jackson (2010), portrait d'une femme souffrant d'autisme qui a révolutionné les pratiques de traitement des animaux dans les ranchs et les abattoirs.
- Touch, série télévisée américaine
- Le cerveau d'Hugo, documentaire-fiction de Sophie Révil (2012).
Articles connexes[modifier]
Notions, théories, troubles proches[modifier]
- Histoire de la notion
- Théories de l'autisme et des troubles envahissants du développement
- Troubles liées ou proches : TED, Syndrome d'Asperger, Autisme de haut niveau, Autisme infantile
- Psychanalyse et autisme, et psychanalystes ayant travaillé sur le sujet : Bruno Bettelheim, Frances Tustin, Donald Meltzer, Margaret Mahler, Michael Fordham
Prise en charge de l'autisme[modifier]
- Méthodes de prise en charge de l'autisme
- Analyse du comportement appliquée
- Treatment and Education of Autistic and related Communication handicapped CHildren
- Programme IDDEES
Personnes autistes communiquant sur l'autisme[modifier]
Sujets connexes[modifier]
- Théorie de l'esprit, pensée visuelle, Phobie sociale
- Mouvements pour les droits de la personne autiste
Associations d'utilité publique[modifier]
En France[modifier]
Liens externes[modifier]
- Documents produits par la Haute Autorité de santé (en France) sur l'autisme et autres troubles envahissants du développement :
- [PDF] « Personnes atteintes d'Autisme, Identification, Compréhension, Intervention » (Archive • Wikiwix • Que faire ?). Consulté le 20130319 (document officiel d'Autisme Europe et de la commission européenne paru en 2009)
- [PDF] Votre prochain patient est atteint d’autisme ? (brochure du Centre de Ressources Autisme d'Île-de-France à destination des professionnels de santé)
- Mon petit frère de la lune, court métrage d'animation d'un parent d'enfant autiste, le mettant en scène par le regard de sa grande sœur ; sur le blog de la Fondation Orange, 7 mai 2008
- Hors du langage, un territoire, documentaire sonore autour du lieu de vie initié par Fernand Deligny et quelques autres dans les Cévennes avec des enfants autistes
- Fédération Française Sésame Autisme
- Autisme France
Notes et références[modifier]
- Levy SE, Mandell DS, Schultz RT, « Autism », Lancet, vol. 374, No 9701, novembre 2009, p. 1627–38 (lien.
- Loi no 96-1076 du 11 décembre 1996 modifiant la loi no 75-535 du 30 juin 1975 relative aux institutions sociales et médico-sociales et tendant à assurer une prise en charge adaptée de l'autisme, dite Loi Chossy Fiche sur legifrance.gouv.fr
- Texte de la résolution adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 18 décembre 2007
- http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2010-03/autisme__etat_des_connaissances_synthese.pdf (p.8) Janvier 2010
- http://www.med.univ-rennes1.fr/noment/cim10/cim10-c5.c_p10.html#F84.0
- Le DSM-IV précise que ces derniers doivent être accompagnés d'un trouble dans au moins un des trois domaines suivants : les interactions sociales, le langage utilisé dans la communication sociale, la symbolique ou les jeux d'imagination. Il exclut notamment le syndrome de Rett et le trouble désintégratif de l'enfance : définition exacte en anglais, traduction française
- (en) Stefanatos GA, Regression in autistic spectrum disorders, vol. 18, 2008, 305–19 p.
- (en) Volkmar F, Chawarska K, Klin A, Autism in infancy and early childhood, vol. 56, 2005, 315–36 p.
- 67 % de neurones en plus selon un étude de novembre 2011 rapporté selon une étude [publié en 2012 http://www.santelog.com/news/neurologie-psychologie/autisme-67-de-neurones-en-plus-dans-le-cortex_7828_lirelasuite.htm ici]ou là
- (en) Rodent of the Week: Is autism a disease of synaptic function? - Los Angeles Times
- (en) Peça J, Feliciano C, Ting JT, et al., « Shank3 mutant mice display autistic-like behaviours and striatal dysfunction », Nature, mars 2011 [lien PMID, lien DOI]
- Pascal Lenoir, Joëlle Malvy, Chrystèle Bodier-Rethore, L'autisme et les troubles du développement psychologique, Elsevier Masson, 2007 [lire en ligne], p. 80-81
- (en) John Timmer, New autism studies find new mutations, many genes behind the disorder sur Ars Technica.
- Christensen J, Grønborg TK, Sørensen MJ et al. Prenatal valproate exposure and risk of autism spectrum disorders and childhood autism, JAMA, 2013;309:1696-1703
- Site Dépistage Autisme
- Brochure dépistage Autisme France
- Test M-CHAT de dépistage précoce de l'autisme
- [PDF] Dépistage et diagnostic de l’autisme, recommandations sur le dépistage et le diagnostic de l’autisme, Recommandations pour les professionnels de première ligne Portail www.has-sante.fr, relu le 16/02/2013.
- Autisme et autres TED, diagnostic et évaluation chez l’adulte.
- État des connaissances sur l'autisme et autres troubles envahissants du développement émis par la Haute Autorité de santé en 2010 (on peut y télécharger en pdf un résumé, une synthèse; un argumentaire; et un diaporama).
- http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_468812/recommandations-pour-la-pratique-professionnelle-du-diagnostic-de-l-autisme
- Liste des CRA en France
- « La future révision des systèmes de classification, sur la base de nouvelles données de recherche de sources diverses, va modifier les classifications et critères de diagnostic actuels pour tous les troubles psychiatriques. » « Personnes atteintes d'autisme, identification, compréhension, intervention » (Archive • Wikiwix • Que faire ?). Consulté le 20130319 [PDF] p. 7
- Diagnostic de l'autisme-Rapport complet.pdf à télécharger sur cette page http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_468812/recommandations-pour-la-pratique-professionnelle-du-diagnostic-de-l-autisme
- DSM-IV et CIM-1, Fédération française de psychiatrie (juin 2005), Recommandations pour la pratique professionnelle du diagnostic de l’autisme.
- (en) Johnson CP, Myers SM, Council on Children with Disabilities, Identification and evaluation of children with autism spectrum disorders, vol. 120, 2007, 1183–215 p. [lire en ligne (page consultée le 29 octobre 2007)]
- (en) CIM10
- Ou îlots d'intelligence, de douance, d'habiletés
- Tableau présenté au sein de l'article Levy 2009 pour fins de diagnostic différentiel, la colonne « autism » est une sous-catégorie d'« autism spectrum disorders ». Dans la source que l'article du Lancet entend résumer (cet article) l'acceptation du mot autisme est précisé en se référant à Leo Kanner, mais il est bien précisé que la correspondance avec des critères du DSM IV est remise en cause.
- http://www.westminster-mo.edu/academics/resources/learning/CTP/Pages/StudentsDiagnosed.aspx
- http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_935617/autisme-et-autres-troubles-envahissants-du-developpement
- Sheena Goodyear, QMI Autism, epilepsy have common genetic roots: Study 8 avril 2011
- Rapport HAS (argumentaire) 2 novembre 2012
- (en) Howlin P, Magiati I, Charman T, Systematic review of early intensive behavioral interventions for children with autism, vol. 114, 2009, 23–41 p.
- Dan Olmsted l'a rencontré en 2005 ( American Chronicle) puis plus récemment les journalistes Donvan et Zucker (video et article Atlantic magazine october 2010) (en)
- retranscription consultable en ligne
- (en) Myers SM, Johnson CP, Council on Children with Disabilities, « Management of children with autism spectrum disorders », Pediatrics, vol. 120, 2007, p. 1162–82 [texte intégral, lien PMID, lien DOI]
- (en) Can children with autism recover? if so, how?, vol. 18, 2008, 339–66 p.
- rapport No 102 du Comité consultatif national d'éthique « Sur la situation en France des personnes, enfants et adultes, atteintes d’autisme » [PDF]
- Recommandation HAS.
- HAS, Autisme et autres troubles envahissants du développement, interventions éducatives et thérapeutiques coordonnées chez l’enfant et l’adolescent, recommandations de mars 2012 p. 27
- http://www.autismeurope.org/files/files/ajouts/familyneedsfra.pdf Rapport d'Autisme-Europe de novembre 2001
- p. 22-23 « Personnes atteintes d'Autisme, Identification, Compréhension, Intervention » (Archive • Wikiwix • Que faire ?). Consulté le 20130319 [PDF] (document officiel d'autisme Europe (autismeurope.org)
- (en) Wright B, Sims D, Smart S, Alwazeer A, Alderson-Day B, Allgar V, Whitton C, Tomlinson H, Bennett S, Jardine J, McCaffrey N, Leyland C, Jakeman C, Miles J, « Melatonin Versus Placebo in Children with Autism Spectrum Conditions and Severe Sleep Problems Not Amenable to Behaviour Management Strategies: A Randomised Controlled Crossover Trial », J Autism Dev Disord, juin 2010 [résumé, texte intégral]
- (en) Ivy M. Andersen, JoAnna Kaczmarska, Susan G. McGrew et Beth A. Malow, « Melatonin for Insomnia in Children With Autism Spectrum Disorders », J. Child. Neurol., vol. 23, no 5, mai 2008, p. 482-485 [résumé, texte intégral, lien DOI]
- Identification d'un gène associé à l'autisme, sur www.pasteur.fr, 15 mai 2007. Consulté le 31 août 2010. « Une équipe de l'Institut Pasteur vient d'identifier un nouveau gène associé à l'autisme. Le rôle clé de ce gène dans la synthèse de la mélatonine apporte de nouvelles informations sur ce trouble du développement, atteignant les jeunes enfants, et dont l'origine demeure encore très mystérieuse. Ces travaux sont publiés en avant-première sur le site de la revue Molecular Psychiatry. »
- [PDF]La situation des personnes autistes en France, besoins et perspectives Rapport par J. F. Chossy, député de la Loire, en mission auprès de la Secrétaire d'État aux personnes handicapées, rapport remis au Premier ministre, septembre 2003.
- Les recommandations de l’Avis no 102 du CCNE : Sur la situation en France des personnes, enfants et adultes, atteintes d’autisme Fiche sur www.legislation-psy.com, 9 décembre 2007/
- http://www.hopital.fr/Hopitaux/Actualites/En-direct-des-hopitaux/Inauguration-du-Centre-Ressources-Autisme-de-Basse-Normandie-CRA
- http://www.autismes.fr/fr/ancra.html Association Nationale des Centres Ressources Autisme
- http://www.autisme-france.fr/577_p_25356/listes-des-associations.html Liste des associations (carte)
- Laurent Mottron, « Changing perceptions: The power of autism » (Archive • Wikiwix • Que faire ?). Consulté le 20130319 ; Nature 479, 33–35 (3 novembre 2011) ; (DOI:10.1038/479033a) ; en ligne : 2 novembre 2011.
- Laurent Mottron est professeur en psychiatrie, titulaire d'une chaire de neurosciences cognitives de l'autisme à l'Université de Montréal et dirige un programme sur l'autisme à l'hôpital de Rivière-des-Prairies de Montréal.
- Soulières, I., Dawson, M., Samson, F., Barbeau, E. B., Sahyoun, C. P., Strangman, G. E., Zeffiro, T. A. and Mottron, L. (2009), Enhanced visual processing contributes to matrix reasoning in autism. Human Brain Mapping, 30: 4082–4107. doi: 10.1002/hbm.20831 (Résumé)
- Heaton, Pamela. J. Pitch memory, labelling and disembedding in autism ; Psychology and Psychiatry 2003; 44:543–551 ; en ligne le 28 mars 2003 ; (DOI:10.1111/1469-7610.00143) (Résumé)
- Plaisted K; O'Riordan M; Baron-Cohen S., Enhanced discrimination of novel, highly similar stimuli by adults with autism during a perceptual learning task ; Journal of child psychology and psychiatry, and allied disciplines, (1998 Jul) Vol. 39, No 5, p. 765-75. Journal code: 0375361. ISSN: 0021-9630. L-ISSN: 0021-9630 (Résumé)
- Aspiritech (http://www.aspiritech.org) ONG sans but lucratif, basée à Highland Park, Illinois.
- L'étude de Brick, réalisée en 2000 dans le New Jersey (États-Unis), auprès d'une population de 8 886 enfants donne 67,4/10 000 enfants appartenant au « spectre autistique ». (ensemble des troubles envahissants du développement hors syndrome de Rett et trouble désintégratif de l'enfance).
- étude de Chakrabarti et Fombonne menée en Angleterre sur 15 500 enfants et publiée en 2001 dans The Journal of American Medical Association conduit à un taux de prévalence pour l'ensemble des troubles envahissants du développement de 62,6 pour 10 000.
- Le rapport INSERM, « Troubles mentaux, dépistage et prévention chez l'enfant et l'adolescent » expertise collective publiée en 2002, cite le chiffre de 60 pour 10 000 pour l'ensemble des troubles envahissants du développement.
- Synthèse du rapport en anglais du CDC
- (en) King M, Bearman P, « Diagnostic change and the increased prevalence of autism », Int J Epidemiol, vol. 38, no 5, octobre 2009, p. 1224–34 [texte intégral, lien PMID, lien DOI]
- http://www.univ-rouen.fr/servlet/com.univ.utils.LectureFichierJoint?CODE=1096555188321&LANGUE=0
- http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_935625/autisme-etat-des-connaissances-argumentaire p. 27, tableau 4
- Un centre pour enfants autistes ouvre quatre ans après sa création Édition no 875, 17 octobre 2000
- (en) Leo Kanner "Autistic Disturbances of Affective Contact", Nervous Child 2:217-50, 1943. (Visionner l'article (en) [PDF])
- étymologie (par CNRTL)
- adulte dans son ouvrage Dementia praecox oder Gruppe der Schizophrenien, 1911
- Jacques Hocmann, Histoire de l'autisme : de l'enfant sauvage aux troubles envahissants du développement, Paris, Odile Jacob, 2009 (ISBN 978-2-7381-2153-0) (Visualisation en ligne)
- Titre original : Die « Autistischen Psychopathen » im Kindesalter [lire en ligne].
- (en) Lorna Wing, « Asperger's syndrome: a clinical account », Psychological medicine, vol. 11, no 1, 1881, p. 115-29 [texte intégral (page consultée le 06/05/2011)]
- (en) "The handicaps of autistic children" (1982) ; "Autistic Spectrum Disorders: an Aid to Diagnosis" (réédition 1993), "Autistic continuum disorders : an aid to diagnosis"(réédition 1996)
- (en) 1983 avec E. Burgoine, Identical triplets with Asperger's Syndrome, British Journal of Psychiatry, 143, p. 261-265.
- (en) Histoire de l'autisme dans les DSM.
- C'est le cas dans le projet de DSM V (révision du 26 janvier 2011), lui-même prévu pour être aussi compatible que possible avec la CIM-11 (prévus pour 2014). (source).
- http://autisme.france.free.fr/fichiers/Avis%20n%2047.pdf
- Guide de bonnes pratiques dans le traitement des troubles du spectre autistique [PDF] (traduit en français dans sa révision 2006)
- Assessment, diagnosis and clinical interventions for children and young people with autism spectrum disorders [PDF] Guide écossait officiel de juillet 2007
- description et recommandation sur l'autisme émises pas l'État de New York