Petit-Mars

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Petit-Mars
Église Saint-Pierre
Église Saint-Pierre
Blason de Petit-Mars
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant
Canton Nort-sur-Erdre
Intercommunalité Communauté de communes d'Erdre et Gesvres
Maire
Mandat
Jean-Luc Besnier
2014-2020
Code postal 44390
Code commune 44122
Démographie
Gentilé Marsiens
Population
municipale
3 491 hab. (2011)
Densité 134 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 42″ N 1° 27′ 14″ O / 47.395, -1.4538888888947° 23′ 42″ Nord 1° 27′ 14″ Ouest / 47.395, -1.45388888889  
Altitude Min. 2 m – Max. 43 m
Superficie 25,97 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.petitmars.fr/

Petit-Mars est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Petit-Mars viendrait du nom de la forêt de Mars (nom du dieu auquel on a dédié la forêt du bord de l'Erdre). Le terme « petit » aurait été ajouté du fait de la taille du bourg.

Le nom de la commune a été traduit Kervarc'h en breton. Petit-Mars possède aussi un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Petit-Martz (écriture ELG)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Petit-Mars dans le département de la Loire-Atlantique.

Petit-Mars est situé dans la vallée de l'Erdre, à 20 km au nord de Nantes et 6 km au sud-est de Nort-sur-Erdre.

Les communes limitrophes sont Les Touches, Ligné, Saint-Mars-du-Désert, Sucé-sur-Erdre et Nort-sur-Erdre.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Petit-Mars est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'origine, les marais étaient recouverts par la forêt de Mars, que les Romains défrichent afin d'établir leur camp nord pour surveiller la cité des Namnètes[2]. Les restes enfouis d'un hippodrome et d'un théâtre romain ont d'ailleurs été découverts sur la commune à la fin du XIXe siècle[3]. Ces monuments dateraient de l'empereur Hadrien.

Née vers l'an 1000 autour du château des seigneurs de « Marz », la bourgade de l'époque est aujourd'hui représentée par le « Vieux Bourg ». Les seigneurs faisaient exploiter la terre et contrôlaient le commerce sur l'Erdre, d'où l'intérêt de la protéger par des lieux fortifiés (le Pont Hus, la Pommeraye, la Blandinière, le Breil...).

Les moyens de communication se modifient : la diligence remplace le coche d'eau, les attelages se substituent aux péniches. L'Erdre perd de son intérêt et le bourg se déplace... C'est ainsi que naquit Petit-Mars. La Révolution ne vit pas Petit-Mars républicain mais plutôt chouan. La plupart des terres dépendaient de la famille De Charrette de la Contrie.

Le bourg actuel date de 1649. La première pierre de l'église a été posée le 15 décembre 1878, elle fut terminée en 1880, quant au clocher il date de 1900. La commune était essentiellement agricole. Aujourd'hui, il ne reste qu'un faible nombre d'exploitations agricoles.

Aujourd'hui, Petit-Mars se rapproche de Nantes (à 20 km). La population augmente, les activités changent... les modes de vie aussi. Petit-Mars cherche à construire un développement qui s'appuie sur son expérience, le dynamisme des échanges et son ancrage à sa belle rivière. Afin de répondre aux besoins d'une population grandissante, de nombreux aménagements ont été réalisés (écoles, salles de sport, bibliothèque, halte garderie, sentiers pédestres et VTT, plan d'eau...).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Olivier Tardiveau    
Sous la restauration   M. Tripon    
Sous Louis-Philippe   François Tardiveau    
1836 1846 Grégoire Pierre    
  1852 M. Goguet de La Salmonière    
    Jean-François Lerat    
1867   François Hardy    
1880   Jean-Marie Cottineau    
  1912 Henri de Charette    
    Joseph de Charette    
1947 1958 Louis Letertre    
1958 1966 Joseph Diot    
    Pierre de Cornulier    
    Louis Ménard    
    Louis Léquipe    
1977 février 2007 Joël Dauve   assureur
février 2007 2014 Dominique Guellier[Note 1]   employé de banque
2014 en cours Jean-Luc Besnier Divers droite enseignant
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 491 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 247 1 035 1 095 1 197 1 345 1 260 1 355 1 400 1 415
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 441 1 422 1 421 1 382 1 400 1 374 1 414 1 374 1 361
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 392 1 362 1 290 1 143 1 104 1 068 1 084 1 013 1 055
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 062 1 086 1 204 1 800 2 309 2 438 3 269 3 388 3 491
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (10,3 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,8 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Petit-Mars en 2009 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,1 
2,1 
75 à 89 ans
3,6 
7,0 
60 à 74 ans
7,8 
19,7 
45 à 59 ans
19,3 
29,7 
30 à 44 ans
28,6 
14,2 
15 à 29 ans
15,3 
27,3 
0 à 14 ans
25,2 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments civils[modifier | modifier le code]

  • le château du Pont-Hus ou Ponthus (XVIIIe-XIXe siècle). Au XIIIe siècle (vers 1200-1250), en remplacement de l'ancien château féodal édifié en 1070, Hus de La Musse (ou Mure ou Muce) construit une nouvelle forteresse[9].
  • le manoir du Breil (XVe-XVIe-XVIIIe-XIXe siècle). Il était jadis un fort bien défendu, avec murs d'enceinte et douves. Propriété successive des familles Tessier-Guinel, de la Tullaye (ou Tullay), Rousseau du Hardaz et de La Lohérie ;
  • le manoir de la Pommeraye ou Pommeraie (XVIe-XVIIIe-XIXe siècle). La Pommeraie est entourée de vieux murs qui cernent deux corps de logis anciens. Le plus massif garde des lucarnes de style Louis XIII. L'autre que l'on prendrait pour un ancien sanctuaire, porte la date de 1647. Il s'agit de la maison natale de Mathurin La Ramée (en 1571) qui deviendra recteur de Saint-Mars-du-Désert. Propriété de la famille Deluyne ou De Luynes (héritiers des Goyon de la Muce Ponthus) du XVIIIe au XIXe siècle et de la famille Cormier au milieu du XIXe siècle ;
  • le manoir de la Bouffetière, reconstruit en 1724. On remarque plusieurs entrées monumentales. La chapelle se trouvait jadis à l'angle droit du logis à lucarnes.
  • la maison (XVIe siècle), située au Vieux-Bourg. Le corps du logis date du XVIe siècle. Les autres parties de l'édifice sont rajoutées ultérieurement ;
  • l'ancien logis de la Chaussée. Propriété de la famille Simon ;
  • l'ancien logis de la Giraudière. Propriété de la famille Martineau, puis de la famille Goguet de la Salmonière, alliée à la famille de Bonchamp ;
  • l'ancien logis de la Lorie. Propriété de la famille Rouxeau des Fontenelles. La Lohérie est une vieille gentilhommière où vécurent les de Butay, puis les de Brissac et de la Colomberie ;
  • la fontaine du Tertre-Rouge. Cette fontaine a pour vertu populaire de guérir la fièvre ;
  • le moulin des Rochettes (XIXe siècle) ;
  • le moulin de la Bosse (XIXe siècle) ;
  • le moulin de Launay ou Jaunay (XIXe siècle) ;
  • les anciens moulins du Tertre Rouge, de La Fellière, de Boisseau ;
  • la découverte de silex taillé au lieu-dit Boisabeau (époque néolithique) ;
  • la présence de ruine de l'hémicycle d'un théâtre romain (dans la lande de Coussol), ainsi que des tuiles de « Villae » sur les coteaux du Vieux-Bourg (époque romaine). Le théâtre de Coussol, situé dans le pré Attimont, en bordure du marais, est formé de deux murs parallèles dessinant des demi-cercles et le sol descend en pente douce jusqu'au mur de scène ;
  • l'hippodrome du Breil. Il s'agit d'un mur circulaire de 70 cm de large, datant de l'époque gallo-romaine ;
  • le four (XVIe siècle), situé au Vieux-Bourg. La chapelle Sainte-Catherine, première église paroissiale, démolie vers 1904, se trouvait jadis située à proximité.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • l'église Saint-Pierre (1878-1900). La première église paroissiale était située au Vieux-Bourg. Lors du transfert du village vers 1649 aux Vignereaux, la chapelle Notre-Dame de Patience est agrandie pour devenir église paroissiale du nouveau village. Deux cloches sont bénites en 1757 ayant pour parrain et marraine : messire Amaury Goyon de Marcé du Ponthus et dame Charlotte Angier, de Lohéac, marquise de la Chauvelière en Joué. En 1769, a lieu le mariage de Jean Athimon de Carquefou et demoiselle Renée Le Clerc, fille de Thomas Le Clerc et de Renée Simon. En 1785, il y a translation de reliques de la vraie croix, du château du Ponthus en l'église paroissiale de Petit-Mars (il s'agit d'un don fait par messire Amaury de Goyon, la relique ayant été reçue de Rome en 1760). Trop petite, il est alors décidé de construire une nouvelle église : la première pierre est posée le 15 décembre 1878 et l'église est bénite en 1880. Les travaux de l'édifice sont terminés en 1880 et le clocher en 1900. Le clocher est doté en 1901 de trois cloches : la grosse pèse 1 359 kilos, la moyenne pèse 972 kilos et la petite pèse 707 kilos (parmi les noms gravés, ceux de Amaury de Goyon, Émilie de Goyon de Marcé, Alexandrine Courgeon). Le maître-autel, qui date de 1904, est sorti de l'atelier de Monsieur Vallet. À noter qu'en 1668, César de la Musse est maintenu par le roi dans la jouissance des droits de prééminences et de fondation des églises de Ligné, Nort, Petit-Mars et les Touches ;
  • le calvaire (XIXe siècle) consacré à la Vierge et situé rue des Acacias. Il marque l'emplacement de l'ancienne chapelle Notre-Dame-de-la-Patience, démolie lors de l'édification de la nouvelle église paroissiale au XIXe siècle ;
  • la grotte de Lourdes (1958) située au lieu-dit Les Portes. Une pierre à inscription (datant de 3000 - 5 000 ans avant Jésus-Christ) est adossée au mur droit intérieur de la grotte. On y trouve, depuis 1959, la pierre tombale de Claude Amaury, seigneur de La Musse.

Entreprises[modifier | modifier le code]

  • Le haras de Hus, propriété de M. Xavier Marie, le fondateurs de la chaîne de magasins Maisons du monde.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à la fasce ondée d'azur, accompagnée en chef d'un casque antique de légionnaire romain de gueules accosté de deux mouchetures d'hermine de sable, et en pointe de trois croissants aussi de gueules ordonnés 2 et 1, celui en pointe renversé.
Commentaires : La fasce ondée rappelle l'Erdre ; le casque de légionnaire (et non d'officier) fut trouvé dans les marais de la Plaine de Mazerolles où était établie la légion de l'Alouette ; les trois croissants sont armes de Guillaume Chauvin, chancelier du duc François II de Bretagne, et propriétaire à Petit-Mars. Les mouchetures d'hermine évoquent le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par le docteur Thobi, MM. Durivault et Robert Louis (délibération municipale du 17 octobre 1954).

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Petit-Mars : Égale aux aïeux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Pinard, révolutionnaire français, fondateur d'une fabrique de savon sur la commune ;
  • Kevin Staut, cavalier français né en 1980, s'étant entraîné aux Haras de Hus, sur la commune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  2. César, Guerre des Gaules.
  3. Léon Maître, « Les villes disparues de la Loire-Inférieure », 1re livraison, 1886.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. « Petit-Mars 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  7. « Résultats du recensement de la population - Petit-Mars - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  8. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  9. C'était en 1612 « plusieurs corps de logis formant deux cours, environnées d'une ceinture d'épaisses et hautes murailles avec leurs tours, esperons, pont-levis, porte et grille de fer ; le tout enfermé par la douve dudit château et la rivière d'Erdre qui y entre. Hors la dite douve il y a jardin, portail et dépendances, plus une deuxième douve et fossé où entre encore la rivière d'Erdre ; et hors ladite deuxième douve y a bois ancien, terres, prés et métairie dudit château et une troisième douve où entre encore la rivière d'Erdre » (Aveu de la Muce, en 1612)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]