Guillaume Alexandre Tronsson

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher

Guillaume-Alexandre Tronson Ducoudray

Description de l'image  Alexandre Tronson Ducoudray.jpg.
Naissance 18 novembre 1750
Reims
Décès 27 mai 1798
Sinnamary
Nationalité Royal Standard of the Kingdom of France.svg France
Flag of France (1790-1794).svg France
Pays de résidence France
Profession Avocat
Autres activités Homme politique
Famille Philippe Charles Jean-Baptiste Tronsson-Ducoudray, son frère.

Guillaume Alexandre Tronson, né à Reims le 18 novembre 1750, mort à Sinnamary (Guyane) en déportation le 27 mai 1798, était un avocat qui défendit Marie-Antoinette.

Sommaire

Biographie [modifier]

Neuvième d'une fratrie de dix, il est le fils de Nicolas Tronson, seigneur du Coudray, capitaine de bourgeoisie (1750), échevin de Reims et négociant (1771). Guillaume Alexandre fait des études au petit séminaire, puis fait son droit à l'Université de Reims après avoir obtenu une bourse. Il est licencié à 25 ans[1]. Il entre alors dans une maison de commerce qui lui fait faire des voyages d’affaires en Allemagne, en Pologne et en Russie. Il fut obligé de plaider contre son employeur et devint avocat.

Il prit comme son frère aîné le nom de Tronson du Coudray que ses descendants devaient porter au XIXe siècle.

Il avait épousé en 1789 Alexandrine Françoise Nau (1770-1846), fille d’un secrétaire du roi et eu trois enfants. Il est le frère du colonel Tronson du Coudray et l'oncle de Irénée Ruinart de Brimont

Avocat [modifier]

Il se fit connaitre par ses plaidoiries en particulier lors de l'Affaire Solar, le comte de Broglie contre l'abbé Georgel, mais essuya un revers avec l'Affaire Sanois.

Il s’offrit à la Convention pour la défense de Louis XVI ce qui lui fut refusé. En revanche, on lui confia la défense de la reine Marie-Antoinette. Il est avocat au procès des Nantais et gagna grâce à sa plaidoirie poignante l'acquittement de ses clients.

Élu [modifier]

Emprisonné sous la Terreur, libéré, il fut élu député au Conseil des Anciens en 1795, il en devint secrétaire et œuvra pour le respect de la Justice et de la Constitution. Arrêté après le Coup d'État du 18 fructidor an V pour soupçon de sympathie royaliste, il est envoyé en Guyane, la guillotine sèche où il meurt après un an de déportation.


Œuvres de Tronson-Ducoudray [modifier]

  • La Loire vengée ou Recueil des crimes de Carrier
  • Rapport de Tronson-Ducoudray au sujet du message du Directoire concernant l'approche des troupes, & les adresses de l'armée d'Italie. Séance du 3 Fructidor an V, P., Imprimerie nationale, (1797), 35pp

Hommage [modifier]

  • Rue Tronson-du-Coudray, à Reims. Ancienne rue de la Poissonnerie, qui jouxte le Palais de justice à Reims a été nommée ainsi pour perpétuer sa mémoire en 1840.
  • Rue Tronson-du-Coudray, à Paris, dans le huitième arrondissement.

Notes et références [modifier]

  1. Reims, deux siècles d'évènements, 1600, 1800, Daniel Pellus, Fradet, 2005, page 133.

Sources [modifier]

  • Cet article contient tout ou partie d'un document provenant du site La Vie rémoise.
  • Jacques Cazotte, Un avocat dans la tourmente, Tronson du Coudray, 1993.

Liens externes [modifier]