Saint-Élie

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Saint-Élie
Le barrage de Petit-Saut
Le barrage de Petit-Saut
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guyane
Département Guyane
Arrondissement Arrondissement de Cayenne
Canton Canton de Sinnamary
Maire
Mandat
Véronique Jacaria
2014-2020
Code postal 97312
Code commune 97358
Démographie
Population
municipale
420 hab. (2011)
Densité 0,07 hab./km2
Géographie
Coordonnées 4° 49′ 22″ N 53° 16′ 35″ O / 4.82274, -53.276409 ()4° 49′ 22″ Nord 53° 16′ 35″ Ouest / 4.82274, -53.276409 ()  
Altitude Min. 33 m – Max. 636 m
Superficie 5 680 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Guyane

Voir la carte administrative de Guyane
City locator 14.svg
Saint-Élie

Géolocalisation sur la carte : Guyane

Voir la carte topographique de Guyane
City locator 14.svg
Saint-Élie

Saint-Élie est une commune française, située dans le département de la Guyane.

Vaste commune éloignée de la côte Atlantique, au centre-nord de la Guyane française. Le bourg, compte environ 515 habitants, dont beaucoup sont des clandestins brésiliens (cette information est bien sûr difficilement vérifiable si l'on ne se rend pas sur place, les chiffres officiels et les références sont rares).

Le village dispose d'une église, d'une mairie, de 5 épiceries et d'un hôtel-restaurant-boîte de nuit. La gendarmerie et le dispensaire ont été désaffectés. Il n'y a pas d'école pour accueillir les enfants. L'électricité est fournie par des groupes électrogènes. Une prise d'eau installée par la Direction de l'Agriculture et de la Forêt fournit de l'eau potable.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire communal de Saint-Élie.

Le point culminant de Saint-Élie est la montagne de la Trinité, dont le sommet le plus haut se trouve à une altitude de 636 m, située au centre de la réserve naturelle de la Trinité gérée par l'ONF. Le lac de retenue du barrage de Petit-Saut se trouve sur le territoire de la commune.

Les communes limitrophes avec Saint-Élie sont Sinnamary au nord, Kourou au nord-est, Roura au sud-est, Régina au sud, Saul au sud-ouest, Mana) l'ouest, et Iracoubo au nord-ouest.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type tropical.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

On peut s'y rendre en hélicoptère (absence de piste d'atterrissage pour les avions) ou en combinant la pirogue pour traverser le lac du barrage de Petit-Saut, et le 4x4 ou le quad pour s'acheminer au bourg par les 26 km de piste (le trajet par la piste peut durer de 2 heures à 2 jours selon la saison).

Ce village est presque inaccessible par des moyens légaux :

  • il n'existe pas actuellement en Guyane d'hélicoptère civils biturbine, condition nécessaire au survol de la forêt guyanaise.
  • la circulation est interdite sur la route menant au barrage de Petit-Saut ainsi que sur le lac de retenue du barrage.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Élie est un des plus anciens villages de l'intérieur de la Guyane. Créé pour l'orpaillage au XIXe siècle, on y trouve un patrimoine archéologique industriel important tel que des machines à concasser le quartz aurifère et une ancienne voie de chemin de fer construite par les bagnards dont une partie se trouve aujourd'hui noyée sous les eaux du lac de retenue du barrage de Petit-Saut.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 420 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2008 2011
157 107 136 138 123 239 423 476 420
(Sources : Insee : Population sans doubles comptes à partir de 1961[1] puis population municipale à partir de 2006[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1983 Serge Adelson PSG A ensuite été élu maire (1983-2012) et conseiller général (1982-2012) de Macouria
2001 2014 Charles Ringuet ... ...
2014 en cours Véronique Jacaria ... ...

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La principale ressource économique du village est l'orpaillage. L'or y constitue d'ailleurs la monnaie d'échange (en 2007).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Historique de la population des communes de 1961 à 2008
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. Site de la préfecture de la Guyane, consulté le 11 mai 2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]