Remire-Montjoly

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Remire-Montjoly
Une plage de Remire-Montjoly.
Une plage de Remire-Montjoly.
Blason de Remire-Montjoly
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guyane
Département Guyane
Arrondissement Cayenne
Canton Rémire-Montjoly: Conseiller général: Claude PLENET
Intercommunalité Communauté de communes du Centre Littoral
Maire
Mandat
Jean-Marcel Ganty
2008-2014
Code postal 97354
Code commune 97309
Démographie
Gentilé Montjoliens
Population
municipale
19 894 hab. (2011)
Densité 431 hab./km2
Géographie
Coordonnées 4° 54′ 18″ N 52° 16′ 36″ O / 4.905043, -52.276717 ()4° 54′ 18″ Nord 52° 16′ 36″ Ouest / 4.905043, -52.276717 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 103 m
Superficie 46,11 km2
Localisation

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Remire-Montjoly

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Remire-Montjoly
Liens
Site web remire-montjoly.mairies-guyane.org

Remire-Montjoly[1] (souvent nommée Rémire-Montjoly non officiellement) est une commune française située dans le département de la Guyane. Issue de la fusion des communes de Rémire et de Montjoly en 1969, Remire-Montjoly constitue actuellement une banlieue résidentielle de Cayenne.

Ses habitants sont appelés les Rémire-Montjoliens[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire communal de Rémire-Montjoly.

La ville est formée des anciens bourgs de Rémire et de Montjoly. La commune possède de longues plages. Les trois îles au large (les îles de Rémire) dépendent administrativement de Cayenne. Le nord-est de la commune est une zone côtière bordée par l'Océan Atlantique.

Les communes limitrophes avec Rémire-Montjoly sont Matoury au Sud, Roura à l'Est et Cayenne au Nord-Ouest. Rémire-Montjoly, Matoury et Cayenne font partie géographiquement de l'Île de Cayenne.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type équatorial et plus spécifiquement amazonien. Toutefois, du fait de sa situation en bordure de l'océan Atlantique, la côte est très ventilée.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La création de la zone d'aménagement concerté (ZAC) du Moulin à Vent autour du nouvel hôtel de ville, inauguré en 1993, sert de trait d'union entre les bourgs de Rémire et de Montjoly.

La Résidence Arc-en-ciel est un quartier de la commune, également appelé village brésilien ou BP 134. Il compte environ 2 000 habitants, la plupart brésiliens ou d'origine brésilienne.

Logements[modifier | modifier le code]

En 2009, la commune comptait 6 251 logements dont 94,5 % de résidences principales, 0,8 % de résidences secondaires et 4,7 % de logements vacants. Parmi ces logements, 77,1 % étaient des maisons et 21,6 % des appartements[3]. Parmi ces logements, 50,4 % étaient occupés par leurs propriétaires, 44,0 par des locataires et 5,6 % par des personnes logées à titre gratuit[4].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune tient son nom des deux anciennes communes de Rémire et de Montjoly fusionnées en 1969.

Le nom de Rémire provient de la déformation de l'ancien nom de Armire dont l'origine prête à débat. Pour certains, il s'agirait d'une toponymie d'origine amérindienne, alors que pour d'autre, il s'agirait de la déformation du lieu-dit l'anse de Miret, d'abord déformé en Irmire par les colons juifs hollandais, puis en Armire par les français qui prirent la suite.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1608, quelques Anglais s'installent sur un plateau du Mahury où ils auraient été tués par des Amérindiens[5]. La ville sera fondée en octobre 1652 par Monsieur Vertaumon, Général-adjoint de la Compagnie de Paris et quelques colons dans l'anse de Rémire[5]. En 1653, 300 indiens Galibi attaquent les colons, provoquant leur départ. En décembre 1653, les Hollandais prennent possession de la Guyane.

Le 12 septembre 1659, David Cohen Nassi conclut un accord avec la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales pour la création d'un village juif, à Rémire-Montjoly, appelé aussi Irmire, sur la côte ouest de l'île, où s'installent également des Gorneyim.

En 1664, à l'arrivée des Français à Cayenne, les Néerlandais se rendent sans combattre mais obtiennent la garantie du libre exercice de leur religion pour les Juifs. Néanmoins, les deux tiers des Juifs de Rémire-Montjoly, soit environ 300 personnes, partent s'établir au Suriname. Soixante Français s'installent également à Rémire.

L'activité de la commune à cette époque est essentiellement agricole avec la culture de la canne à sucre et l'apparition de distilleries. Les jésuites s'y installent dès 1651 et développent jusqu'en 1765, date de leur expulsion de Guyane, une riche plantation agricole, de plus de 1 000 hectares, où ils emploient jusqu'à 400 esclaves importés d'Afrique : l'habitation Loyola, dont la maison de maître, située sur le flanc de la montagne de Rémire, sert également de centre de séjour pour les jésuites épuisés par leur mission en terre étrangère.

Plus tard, l'économie agricole périclite lors de la première abolition temporaire de l'esclavage en 1794 puis celle, définitive, de 1848. En 1867, les travaux d'adduction d'eau potable de la ville de Cayenne, toute proche, se font à partir du lac du Rorota niché au sein de la montagne du Mahury qui surplombe le bourg de Rémire. La loi sur les municipalités de 1879 permet la création administrative de la commune et son premier maire, Eugène Pajot, est élu en 1880. La première pierre de la première mairie (qui abrite désormais la bibliothèque municipale et l'office de tourisme) sera posée deux ans plus tard, le 8 septembre 1892, date commémorée par la fête communale annuelle.

À la suite de l'éruption de la montagne Pelée en 1902, de nombreux Martiniquais viendront s'installer dans la commune, sur le domaine de Montjoly. Ce domaine abritait autrefois les haras du roi et la résidence estivale du gouverneur Tardy de Montravel, qui donna son nom au quartier Montravel de la commune. Au fil des années, le bourg de Montjoly deviendra aussi important que celui de Rémire.

Pendant et après la Seconde Guerre mondiale, les activités deviendront maraîchères et industrielles avec la distillerie du Rorota. Après la départementalisation en 1946, la commune devient une zone résidentielle, les activités rurales sont peu à peu abandonnées et les distilleries ferment.

Les créations du port de commerce de Dégrad-Des-Cannes en 1969, de la centrale électrique en 1983 et de zones industrielles ont donné un nouvel élan économique à la commune.

Depuis 1969, la commune s'appelle officiellement Remire-Montjoly[1] bien que localement le nom usuel soit Rémire-Montjoly.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants de la commune étant compris en 10 000 et 20 000, le nombre de membres du conseil municipal est de 35[6].

La commune a été récompensée par le label « Ville Internet @@ » en 2011[7].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1954 1965 Saint-Ange Méthon ... Conseiller général
1966 1969 Jules Minidoque ... ...
1971 2007[Note 1] Edmard Lama ... Chirurgien
2007 en cours Jean Ganty[8] DVG ...

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 19 894 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1911. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1911 1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011
790 1 181 2 062 2 950 6 773 11 701 15 555 17 736 19 894
(Sources : Insee : Population sans doubles comptes à partir de 1961[9] puis population municipale à partir de 2006[10])
Histogramme de l'évolution démographique


La commune connaît une véritable explosion démographique qui a engendré diverses conséquences tant sur l’équilibre social, économique qu'environnemental du territoire.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs :

Clubs sportifs :

  • USL Montjoly, football, cyclisme, athlétisme, handball, volley-ball, basketball
  • ASC Rémire, football
  • RMB (Rémire-Montjoly Bike), cyclisme
  • L'étoile Montjolienne, athlétisme

Économie[modifier | modifier le code]

Siège de Guyane 1re.

La commune fait partie de l'agglomération de Cayenne, capitale régionale de Guyane. Elle constitue une banlieue résidentielle et industrielle de Cayenne.

La commune de Rémire-Montjoly accueille les infrastructures du port de commerce de Dégrad des Cannes, la centrale électrique EDF, et une zone industrielle dans l'estuaire du fleuve Mahury. Dégrad des Cannes est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de la Guyane. On y trouve les studios de Guyane 1re non loin de l'hôtel de ville, au pied de la colline dominée par le moulin à vent, emblématique monument en pierre de taille, construit en 1733 par les Jésuites, aujourd'hui masqué par une luxuriante végétation.

La commune accueille également le siège du parc amazonien de Guyane, réunissant les 64 agents administratifs du parc répartis sur le département. Des bureaux et un logement de passage sont mis à disposition pour les délégations du territoire. Il est équipé de visioconférence et d’une logistique.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune possède de nombreux vestiges datant de son passé très riche :

Les Roches Gravées, situées près de la crique Pavée, elles expriment le talent des amérindiens pour la gravure sur pierre. Ces pétroglyphes sont des dessins profonds, gravés sur un rocher par piquetage à l’aide d’un percuteur en pierre dure.

Les Polissoirs, sont nombreux sur les rochers du rivage des plages. Les plus remarquables se trouvent sur la plage de Gosselin et en bordure de la colline de Montravel.

L’habitation Pascaud, avec ses pierres gravées de l’ère pré-colombienne.

Fort Diamant, classé monument historique en totalité, Construit en 1849, ce vestige de la période coloniale datant du XVIIIe siècle, servit de point stratégie contre les invasions portugaises et cantonnement à un détachement de fusilliers-votigeurs durant la guerre de 1939-1945.

L’habitation Vidal, Cette habitation baptisée en 1800, « Habitation Mondélice » par son propriétaire, le colon Vidal de Lingendes, fut l’une des trois grandes exploitations de l’époque esclavagiste (300 esclaves). Elle était prolongée par un canal, la crique fouillée à partir de laquelle se faisait toute l’activité commerciale. Elle fut abandonnée en 1880.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henriette Groneveltd, Miss Guyane 2013, participante à Miss France 2014
  • Edmard Lama, ancien maire de la commune qui œuvra pendant 36 ans (1971-2007) à développer la ville.
  • Bernard Lama, ancien footballeur français, champion du monde en 1998.
  • Florent Malouda, international français de football, finaliste de la Coupe du monde 2006.
  • Malia Metella, vice-championne olympique du 50 mètres nage libre en 2002 à Sydney.

Héraldique, logo et devise[modifier | modifier le code]

Héralqique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à la canne à sucre de sinople surchargée vers le chef d'un œil d'or et de sable et accostée à dextre d'une tête de tapir d'or et de sable tournée vers la dextre et à senestre d'une tortue d'or et de sable posée en barre.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de la commune est « Il n'est beau regard sans âme claire », en référence aux quartiers de Beauregard (à Rémire) et des Âmes Claires (à Montjoly).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Edmard Lama est mort en cours de mandat
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Fiche de Remire-Montjoly dans le Code officiel géographique sur le site de l’Insee. Consulté le 29 décembre 2012.
  2. « Guyane > Remire-Montjoly (97354) », sur le site habitants.fr de David Malescourt (consulté le 31 décembre 2012).
  3. Données mises à jour par l'Insee le 28 juin 2012, tableau LOG T2 - Catégories et types de logements, [lire en ligne].
  4. Données mises à jour par l'Insee le 28 juin 2012, tableau LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation, [lire en ligne].
  5. a et b http://excerpts.numilog.com/books/9782844503503.pdf
  6. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  7. Palmarès des labels Ville Internet 2011 décerné par l'association « Villes Internet », [lire en ligne].
  8. Site de la préfecture de la Guyane, consulté le 11 mai 2008
  9. Historique de la population des communes de 1961 à 2008
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]