Saint-Aigulin

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Saint-Aigulin
Rue principale en direction de La Roche-Chalais.
Rue principale en direction de La Roche-Chalais.
Blason de Saint-Aigulin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Jonzac
Canton Montguyon
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute-Saintonge
Maire
Mandat
Alain Chiron
2014-2020
Code postal 17360
Code commune 17309
Démographie
Gentilé Saint-Aigulinois
Population
municipale
1 903 hab. (2011)
Densité 67 hab./km2
Population
aire urbaine
4 792 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 45° 09′ 27″ N 0° 00′ 32″ O / 45.1575, -0.0089 ()45° 09′ 27″ Nord 0° 00′ 32″ Ouest / 45.1575, -0.0089 ()  
Altitude Min. 15 m – Max. 116 m
Superficie 28,36 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-aigulin.fr

Saint-Aigulin est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Saint-Aigulinois et les Saint-Aigulinoises[1].

Saint-Aigulin a, en Charente-Maritime, la particularité géographique d'être la commune située la plus à l'est de ce département et elle possède également la particularité géodésique d'être longée par le fameux méridien de Greenwich qui passe précisément au pont sur la Dronne avant d'accéder à La Roche-Chalais, dans le département limitrophe de la Dordogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Appartenant à la Haute Saintonge depuis ses plus lointaines origines, Saint-Aigulin fait partie des communes méridionales de la Charente-Maritime dont celles qui sont les plus éloignées de la préfecture de ce département qui est La Rochelle, distante d'environ 180 kilomètres par la route.

En fait, en raison de la configuration fantaisiste des limites départementales de la Charente-Maritime, Saint-Aigulin se trouve être la commune le plus orientale de ce département.

Comme précisé dans le préambule de cet article, la commune de Saint-Aigulin se trouve être longée par le fameux Méridien de Greenwich au site du pont sur la Dronne avant d'accéder dans la petite ville voisine de La Roche-Chalais, située dans le département de la Dordogne.

Enfin, Saint-Aigulin a comme autre particularité d'être l'une des deux communes de Charente-Maritime à être limitrophes du département de la Dordogne que sépare pendant 16 kilomètres environ la Dronne, rivière qui sert à la fois de limite naturelle et administrative.

Le bourg de Saint-Aigulin qui forme avec la petite ville voisine de La Roche-Chalais une petite agglomération au bâti continu et au tissu urbain assez distendu est traversé par la RD 730, axe routier majeur qui sillonne d'est en ouest la Double, région géographique dans laquelle Saint-Aigulin est également située.

Saint-Aigulin est traversée par la grande voie ferrée Paris-Bordeaux, ligne ferroviaire électrique à très fort trafic qui fut la toute première à être construite dans le département qui se nommait alors Charente-Inférieure, bien avant celle de La Rochelle et de Rochefort.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Aigulin
Boscamnant,
Le Fouilloux
La Genétouze Médillac (Charente),
Parcoul (Dordogne)
Saint-Martin-de-Coux Saint-Aigulin La Roche-Chalais
(Dordogne)
La Barde

Histoire[modifier | modifier le code]

Une origine médiévale[modifier | modifier le code]

Au IVe siècle après J.-C., des moines défricheurs s'installèrent dans une boucle de la rivière pour fixer leur communauté. En même temps qu'elle leur procurait l'eau nécessaire à la vie, la Dronne, par son ondulation à cet endroit précis, leur assurait une partie du système de protection indispensable à cette époque, lorsqu'on espérait survivre durablement, éloigné des villes. Une palissade de bois complétait l'enceinte. Les campagnes regorgeaient d'animaux sauvages, pour quelques-uns dangereux, et nombreux étaient les écorcheurs, à parcourir les bois denses de Sylva Edobola (forêt de la Double), en quête de forfaits à accomplir. En pleine christianisation, les laborieux hommes de Dieu bâtirent une première chapelle de bois, qu'ils dédièrent à Sanctus Aquilinus, évêque d'Évreux, martyrisé par les Romains. L'endroit garda cette appellation, qui se vulgarisa avec l'abandon du latin. Au fil du temps, des chaumières furent édifiées dans la boucle de la rivière, au point qu'elle en devint trop exiguë. Très vite l'urbanisation déborda des limites primitives dessinées par les moines, d'autant d'une voie romaine passant à peu de distance, intensifiait les passages d'étrangers. Cette route empierrée reliait la cité de Corterate (Coutras) à la Mesone (auberge avec écurie) de Brossac[2]. Elle continuait au-delà de ces deux points dans différentes directions. A mi-chemin de l'une et de l'autre, se trouvait Saint-Aigulin offrant au lieu-dit la Mozenne, un léger promontoire où fut construit un Serae (relais à chevaux).

Sous la Révolution, la commune portait le nom de Réunion de Drône ou Union de Drône.

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Saint-Aigulin fut la toute première commune de Charente-Maritime à être traversée par une voie ferrée, la ligne ferroviaire Paris-Bordeaux via Angoulême, et à être équipée d'une station ferroviaire, bien avant La Rochelle et Rochefort.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur à la cotice ondée d’argent chargé d’un bâton ondé de sinople et accompagnée en chef d’une grappe de raisin pamprée d’or adextrée d’une étoile de quatre rais gironnée de gueules et d’or, et en pointe d’une pomme de pin renversée aussi d’or sommé d’un faisceau de quatre aiguilles du même [3].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Pierre-Jean Daviaud DVG conseiller général
2008 en cours Alain Chiron PRG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Analyse de l'évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Saint-Aigulin depuis 1793.

D’après le recensement Insee de 2007, Saint-Aigulin compte 1 935 habitants (soit une diminution de 3 % par rapport à 1999).

La ville a atteint son maximum démographique en 1975 où elle atteignait le chiffre record de 2 359 habitants et faisait alors partie des communes de plus de 2 000 habitants en Charente-Maritime. Depuis cette date, sa population n'a cessé de diminuer de recensement en recensement au point que, depuis 1999, elle est passée sous le seuil des 2 000 habitants, la population n'étant plus que de 1 989 habitants.

Selon les données de l'Insee, Saint-Aigulin forme avec la ville voisine de La Roche-Chalais une unité urbaine qui, en 2007, rassemblait 4 695 habitants alors qu'elle franchissait largement le seuil des 5 000 habitants en 1975, cette petite agglomération atteignant alors le chiffre record de population de 5 356 habitants.

Tableaux démographiques[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 903 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 238 1 567 1 227 1 285 1 479 1 433 1 406 1 421 1 512
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 535 1 609 1 744 1 634 1 601 1 642 1 660 1 620 1 597
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 689 1 770 1 751 1 565 1 565 1 580 1 535 1 455 1 702
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 317 2 343 2 359 2 220 2 040 1 985 1 948 1 943 1 919
2011 - - - - - - - -
1 903 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (33,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (28,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,9 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,9 %, 15 à 29 ans = 14,3 %, 30 à 44 ans = 18,5 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 29,8 %) ;
  • 52,9 % de femmes (0 à 14 ans = 13,7 %, 15 à 29 ans = 10,9 %, 30 à 44 ans = 17 %, 45 à 59 ans = 21,3 %, plus de 60 ans = 37,2 %).
Pyramide des âges à Saint-Aigulin en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,4 
10,9 
75 à 89 ans
14,5 
18,5 
60 à 74 ans
21,3 
22,4 
45 à 59 ans
21,3 
18,5 
30 à 44 ans
17,0 
14,3 
15 à 29 ans
10,9 
14,9 
0 à 14 ans
13,7 
Pyramide des âges du département de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

L'agglomération et l'aire urbaine[modifier | modifier le code]

Saint-Aigulin et la commune voisine de La Roche-Chalais en Dordogne forment une unité urbaine[8], soit 4 792 habitants en 2010[9].

L'aire urbaine s'étend sur les deux mêmes communes[10].

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports et activités[modifier | modifier le code]

Le théâtre Tony-Poncet.
  • Le théâtre Tony-Poncet est situé au milieu du parc.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Fort possède un tympan sculpté de Real del Sarte[11].
Église de Saint-Aigulin
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
  • Mottes de la Mozenne (castrum et serae).
  • Usine de pantoufles, sise 15 rue Gambetta, bâtie vers 1919 par M. Besson sous la raison sociale Société aigulinoise de chaussons. On y fabriquait des pantoufles dites charentaises, mais également des sandales. La cessation d'activité remonte aux alentours de 1975. Environ 400 personnes y travaillaient dans les années 1960. Les bâtiments attendent un classement au patrimoine industriel.
  • Au 13 rue des Girondins, une usine de chamotte bâtie vers 1940 par M. Delaloy à proximité de la gare de Saint-Aigulin sur la ligne de chemin de fer Paris-Bordeaux. La cessation d'activité remonte à 1993, 25 personnes y travaillaient encore. Cette usine postule pour un classement au patrimoine industriel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalité du XVIe siècle

  • Anne de Joyeuse, duc, chef de l'Armée royale. Avant la bataille de Coutras contre le futur Henri IV, le favori du roi Henri III, vint prier et écouter l'office, dans l'église de Saint-Aigulin. Bien qu'ayant couché dans le vétuste château féodal de La Roche-Chalais, le fief étant protestant et dépourvu d'église, le duc descendit donc se recueillir à Saint-Aigulin. Quelques heures plus tard, il trouva la mort entre les deux rivières à Coutras, parmi 2 000 autres catholiques, lors d'une bataille qui passe pour avoir mis un terme aux Guerres de religion.

Personnalités du XVIIIe siècle

  • Talleyrand (de Chalais) = lignée des seigneurs à laquelle appartenait entre autres, la paroisse de Saint-Aigulin (Elle donna de nombreux hommes d'État de premier plan. Le ministre de Napoléon Ier en était issu. ) Le baron de La Roche-Chalais était un vassal des ducs de Talleyrand.
  • de Magezir = lignée dépossédée par les Talleyrand, de la paroisse de Saint-Aigulin, à l'occasion du mariage d'Arnaud de Magezir avec Isabeau de Talleyrand. Mariage auquel le marié ne survécut que très peu de temps. Sa veuve hérita de ses biens qui furent gérés intégralement par le père de celle-ci, le redoutable Henry de Talleyrand.

Personnalités du XIXe siècle

  • Les frères Reclus, (Elie, Elisée et Onésime), illustres géographes et hommes politiques passèrent, dans leur jeunesse, nombre de leurs vacances à la Roche-Chalais, chez leur grand-mère. La campagne aigulinoise, notamment les sites de la Mozenne et du gour de Bordes, fut le terrain de leurs premières investigations.
  • Paul Broca, anthropologue, contemporain des frères Reclus, passa plusieurs séjours, durant son enfance, à La Roche-Chalais. À l'instar d'Élie Reclus, il escalada souvent la petite motte de la Mozenne (castrum) à la recherche de vestiges (tels que pièces de monnaie, boucles, lames...). Il a laissé plusieurs lettres adressées à ses parents, dans lesquelles il témoigne de son intérêt pour ce site qu'il attribuait à l'époque de Charlemagne.

Personnalités du XXe siècle

  • Tony Poncet est un ténor français d'origine espagnole inhumé à Saint-Aigulin (surnommé le Bombardier basque par les Américains, il eut une conduite exemplaire lors de la Seconde Guerre mondiale)
  • Bernard Roussillon (père de l'acteur Jean-Paul Roussillon) ancien directeur de scène de la Comédie Française, est enterré à Saint-Aigulin
  • Marcel Merkès / Paulette Merval - Ce couple de chanteurs d'opérettes, très connu dans les années 1970 et 1980, vint souvent en voisins (ils possédaient une propriété à Aubeterre-sur-Dronne). Leur cousin Guibert demeurait à Saint-Aigulin, où il avait épousé Simone Pigeon.
  • Henri Fauconnier, écrivain originaire de Barbezieux, ami d'enfance de Chardonne, prix Goncourt, vint à plusieurs reprises au milieu du XXe siècle, à Saint-Aigulin; son frère demeurant dans les environs, depuis leur retour de Malaisie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Un village de l'ancienne Saintonge de G.E. Papillaud (1899).
  • Récit de l'Abbé Thomas (curé de la paroisse de Saint-Aigulin durant l'occupation allemande).
  • Lettres manuscrites de Paul Broca (14-09-1836 / 08-11-1836). Collection personnelle Thierry Pigeon-Guimberteau
  • Le Petit David - Étude historique de M. David (1950).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]