Arrondissement de Jonzac

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Arrondissement de Jonzac
Situation de l'arrondissement de Jonzac dans le département Charente-Maritime.
Situation de l'arrondissement de Jonzac dans le département Charente-Maritime.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Chef-lieu Jonzac
Démographie
Population 55 968 hab. (2010 [1])
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° N 0° O / 45.45, -0.43333345° Nord 0° Ouest / 45.45, -0.433333  
Superficie 1 530 km2
Subdivisions
Cantons 7
Communes 114

L'arrondissement de Jonzac est une division administrative française, située dans le département de la Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes.

C'est le deuxième arrondissement de la Charente-Maritime par sa superficie mais l'avant-dernier par sa population.

Administration[modifier | modifier le code]

Depuis le mois d'octobre 2009, le sous-préfet est Philippe Brugnot.

Composition[modifier | modifier le code]

L'arrondissement de Jonzac regroupe 7 cantons qui rassemblent 114 communes.

Sa composition administrative est la suivante :

Historique sommaire[modifier | modifier le code]

L'arrondissement de Jonzac succède à deux anciens districts, celui de Pons et celui de Montlieu, qui furent créés en 1790 lors de la création du département de la Charente-Inférieure.

C'est à la suite de la réforme de la carte administrative appliquée sous Napoléon Bonaparte (An VIII du Consulat) que l'arrondissement de Jonzac fut créé en 1800 et, ce, au détriment des deux anciens districts qui ont été profondément remaniés.

L'ancien district de Pons a été en grande partie annexé au nouvel arrondissement de Jonzac tandis que le canton de Pons a été inclus dans celui de Saintes. De ce fait, Pons a perdu son statut de chef-lieu de district et a été relégué au simple rôle de chef-lieu de canton. Cet ancien district était composé de six cantons (Archiac, Jonzac, Mirambeau, Saint-Fort, Saint-Genis et Pons), les cinq premiers ont été rassemblés dans le nouvel arrondissement mais ont subi des modifications territoriales importantes. Ainsi, le canton de Saint-Genis a intégré celui de Saint-Fort tandis que celui de Léoville, anciennement rattaché au district de Montlieu, a fusionné avec celui de Jonzac.

Montlieu a connu le même sort que celui de Pons. Son ancien district qui rassemblait cinq cantons (Léoville, Montendre, Montguyon, montlieu et Saint-Aigulin) et qui était le plus petit de la Charente-Inférieure a été par contre entièrement regroupé dans le nouvel arrondissement où la sous-préfecture a été définitivement fixée à Jonzac dès l'an 1800. Il a subi quelques modifications territoriales avec la disparition des cantons de Léoville, absorbé par celui de Jonzac, et de Saint-Aigulin, ce dernier ayant fusionné avec le canton de Montguyon.

Alors que la loi Poincaré supprimait, en 1926, sept arrondissements dans la région Poitou-Charentes[N 1], celui de Jonzac ne fut pas concerné par cette réforme.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

L'arrondissement de Jonzac occupe toute la partie méridionale de la Charente-Maritime correspondant à l'appellation historique et géographique de la Haute Saintonge - en opposition à la Basse Saintonge.

À l'ouest, l'arrondissement s'ouvre sur l'estuaire de la Gironde en une petite portion, elle constitue son unique fenêtre littorale.

Au nord, il est limitrophe de l'arrondissement de Saintes, jouxtant les cantons de Cozes, Gémozac et Pons, arrondissement situé en Charente-Maritime, tandis qu'à l'est, il est bordé par le département voisin de la Charente via, du nord-ouest au sud-est, les arrondissements de Cognac[N 2] et d'Angoulême[N 3]. C'est avec celui de Cognac qu'il partage la plus longue limite départementale.

Au sud-est, il confine avec le département de la Dordogne jouxtant l'arrondissement de Périgueux[N 4] tandis qu'au sud et au sud-ouest, il partage ses limites départementales avec la Gironde sur une large portion[N 5]. Ces deux derniers départements le mettent directement en contact avec la région Aquitaine.

Hydrographie sommaire[modifier | modifier le code]

Cet arrondissement est arrosé principalement par la Seugne qui y prend sa source et par son plus long affluent, le Trèfle, qui coulent dans sa partie centrale, et par le , qui coule dans la partie orientale de l'arrondissement à cheval sur les deux départements charentais. Ce sont des affluents de rive gauche de la Charente.

Au sud, dans la partie géographique dénommée la Double, deux rivières principales irriguent cette vaste région forestière et vallonnée, le Lary et le Palais.

La Dronne qui arrose Saint-Aigulin sépare le département de la Charente-Maritime de celui de la Dordogne au sud-est.

Enfin, à l'ouest, l'arrondissement de Jonzac possède avec la Gironde une petite fenêtre sur le plus vaste estuaire d'Europe.

Superficie[modifier | modifier le code]

La superficie de l'arrondissement[modifier | modifier le code]

La superficie de l'arrondissement de Jonzac est de 1 529,93 km2, ce qui le place au deuxième rang en Charente-Maritime après l'arrondissement de Saintes, occupant 22,29 % de la superficie totale du département c'est-à-dire 1/5 de l'espace départemental.

Dans la région Poitou-Charentes - à laquelle appartient le département de la Charente-Maritime -, la superficie de l'arrondissement de Jonzac le fait classer au dixième rang régional sur les 14 arrondissements que compte la région Poitou-Charentes[N 6].

Liste des cantons et leur rang par superficie[modifier | modifier le code]

Rang Canton Superficie Nombre de communes
1 Montguyon 322,31 km² 14
2 Mirambeau 266,86 km² 19
3 Montlieu-la-Garde 218,88 km² 13
4 Saint-Genis-de-Saintonge 208,63 km² 16
5 Archiac 195,24 km² 17
6 Jonzac 173,11 km² 20
7 Montendre 144,90 km² 15


L'arrondissement de Jonzac possède quatre cantons dont la superficie est supérieure à 200 km² dont deux figurent dans les quatre premiers du département par leur superficie.

Le canton de Montguyon qui est pas le plus vaste de l'arrondissement de Jonzac est le deuxième plus étendu de la Charente-Maritime, se classant immédiatement après celui d'Aulnay.

Si le canton de Mirambeau se classe au quatrième rang départemental par sa superficie, il en occupe néanmoins la deuxième place dans l'arrondissement de Jonzac.

Quant aux cantons de Montlieu-la-Garde et de Saint-Genis-de Saintonge, si ceux-ci se classent respectivement aux troisième et quatrième rangs dans leur arrondissement, ils n'occupent que les onzième et douzième rangs en Charente-Maritime[N 7].

Démographie et population[modifier | modifier le code]

Tableau de l'évolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007
59 070 59 362 59 932 57 404 54 883 57 724 52 269 51 675 54 122
2010 - - - - - - - -
55 968 - - - - - - - -
(Source : INSEE[1])


Un arrondissement peu peuplé[modifier | modifier le code]

L'arrondissement de Jonzac fait partie avec celui de Saint-Jean-d'Angély des deux arrondissements les moins peuplés de Charente-Maritime, et également de la région Poitou-Charentes, étant devancé par les arrondissements de Parthenay et de Confolens.

C'est également un arrondissement dont la densité de population, de l'ordre de 35 hab./km2, est particulièrement faible, étant plus de deux fois inférieure à celle du département de la Charente-Maritime et presque autant de la région Poitou-Charentes dont les densités respectives sont de 88 hab./km2 et 67 hab./km2 en 2007.

Dans cet arrondissement peu peuplé, trois cantons ont une densité de population supérieure à celle de l'arrondissement (Jonzac (59 hab./km2), Montendre (45 hab./km2) et Saint-Genis-de-Saintonge (36 hab./km2) mais aucun d'entre eux ne dépasse la moyenne de densité du département.

Cet arrondissement présente ainsi un grand nombre d'aspects de la « diagonale du vide » (vieillissement démographique, solde naturel négatif, solde migratoire négatif concernant les jeunes générations, faible densité de population, rural profond et isolé, quasi absence de centre urbain ou présence de très petites villes peu attractives) qui va de la Meuse jusqu'au Limousin et le nord de l'Aquitaine dont une de ses extrémités méridionales se prolonge vers le Sud-Ouest de la France. Le canton de Montguyon et celui de Montlieu-la-Garde avec des densités identiques de 29 hab./km2 en font pour ainsi dire partie. C'est d'ailleurs dans le canton de Montguyon que se trouve la commune la moins densément peuplée de la Charente-Maritime, La Genétouze, qui ne compte que 6 hab./km2 en 2007.

Un arrondissement profondément rural[modifier | modifier le code]

Jonzac fait véritablement figure de pôle urbain au sein de son arrondissement, pour ne pas dire de véritable petite "capitale" dans sa micro-région de Haute Saintonge, et éclipse de loin tous les autres centres qui jouent localement leur rôle de chef-lieu de canton. Parmi ceux-ci se trouve Montendre, deuxième commune de l'arrondissement de Jonzac, dont le chiffre de population, supérieur à 3 000 habitants, est en fait "gonflé" artificiellement depuis la fusion de deux communes en 1972[N 8]. Mais ces deux petites villes n'occupent que le 29e et 36e rang en Charente-Maritime dans le classement démographique[N 9].

Cet arrondissement, rural par excellence, ne recense que huit communes dont la population est comprise entre 1 000 et 1 999 habitants en 2007, et parmi celles-ci, quatre sont des chefs-lieux de canton (Mirambeau, Montguyon, Montlieu-la-Garde et Saint-Genis-de-Saintonge).

Parmi ces communes, il faut noter le cas particulier de Saint-Aigulin, dans le canton de Montguyon, située à l'extrême sud de la Charente-Maritime et riveraine de la Dronne. Elle avait compté plus de 2 000 habitants jusqu'au recensement de 1990. Depuis cette date, elle est entrée dans une phase quasi irréversible de déclin autant démographique qu'économique.

Plus des deux tiers de la population vit dans une commune rurale de moins de 1 000 habitants dans l'arrondissement de Jonzac, soit 67,86 % de la population en 2007. Ce qui correspond à une proportion très élevée alors que celle-ci n'est que de 24,5 % en Charente-Maritime[2].

Trois unités urbaines sont répertoriées dans l'arrondissement de Jonzac. Il s'agit de Jonzac avec 5 183 habitants, Montendre avec 3 473 habitants et Saint-Aigulin avec 1 935 habitants. Leur faible poids démographique influe peu sur le taux urbain qui est de 19,6 %, ce qui est nettement inférieur à celui du département de la Charente-Maritime qui est de 58,1 % en 2007.

Les deux communes de plus de 2 000 habitants de l'arrondissement de Jonzac sont les suivantes.

Commune Population en 2007 Population en 2010
Jonzac 3 511 hab. 3 480 hab.
Montendre 3 146 hab. 3 151 hab.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En Charente : Arrondissement de Barbezieux et de Arrondissement de Ruffec; en Charente-Maritime : Arrondissement de Marennes; dans les Deux-Sèvres : Arrondissement de Melle et dans la Vienne : Arrondissement de Civray et Arrondissement de Loudun. L'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély fut également supprimé en 1926 mais il a été restauré en 1943
  2. via, du nord au sud, les cantons de Cognac-Sud, Segonzac, Barbezieux-Saint-Hilaire, Baignes-Sainte-Radegonde et Brossac
  3. via le canton de Chalais qui est en contact avec le canton de Montguyon
  4. via le canton de Saint-Aulaye dont la commune de La Roche-Chalais qui est limitrophe de celle de Saint-Aigulin dans le canton de Montguyon
  5. via l'arrondissement de Libourne au sud et celui de Blaye au sud-ouest
  6. 1 - Montmorillon (3 000 km²), 2 - Niort (2 792 km²), 3 - arrondissement de Confolens (2 268 km²), 4 - Angoulême (2 217 km²), 5 - Châtellerault (2 065 km²), 6 - Poitiers (1 926 km²), 7 - Bressuire (1 623 km²), 8 - Parthenay (1 585 km²), 9 - arrondissement de Saintes (1 546 km²), 10 - arrondissement de Jonzac (1 530 km²), 11 - arrondissement de Rochefort (1 528 km²), 12 - arrondissement de Cognac (1 471 km²), 13 - arrondissement de Saint-Jean-d'Angély (1 442 km²) et 14 - arrondissement de La Rochelle (818 km²).
  7. après les cantons suivants : - 1 - canton d'Aulnay (333,88 km²), - 2 - canton de Montguyon (322,31 km²), -3 - canton de Matha (289,21 km²), - 4 - canton de Mirambeau (266,86 km²), - 5 - canton de Gémozac (260,18 km²), - 6 - canton de Courçon (254,53 km²), - 7 - canton de Pons (238,63 km²), - 8 - canton de Saint-Porchaire (235,54 km²), - 9 - canton de Saint-Jean-d'Angély (232,01 km²), - 10 - canton de Surgères (231,66 km²).
  8. Annexion des anciennes communes de Chardes et de Vallet
  9. Elles font partie des 60 communes de Charente-Maritime à compter plus de 2 000 habitants en 2007 (population municipale)

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. site de l'Insee
  2. En Charente-Maritime, 412 communes sur 472 que compte le département ont moins 2 000 habitants rassemblant en 2007 39,9 % de la population départementale. Cette proportion tombe à 24,5 % en ne prenant en compte que les communes de moins de 1 000 habitants qui sont au nombre de 345 (148 409 habitants en 2007). Sur ce sujet, consulter l'article détaillé Démographie de la Charente-Maritime.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]