Rothau

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Rothau
L'église.
L'église.
Blason de Rothau
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Molsheim
Canton Schirmeck
Intercommunalité C.C. de la Vallée de la Bruche
Maire
Mandat
Marc Scheer
2008-2014
Code postal 67570
Code commune 67414
Démographie
Population
municipale
1 596 hab. (2011)
Densité 411 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 20″ N 7° 12′ 33″ E / 48.4556, 7.2092 ()48° 27′ 20″ Nord 7° 12′ 33″ Est / 48.4556, 7.2092 ()  
Altitude Min. 319 m – Max. 690 m
Superficie 3,88 km2
Localisation

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Rothau est une commune française du département du Bas-Rhin, en région Alsace. Située dans la vallée de la Bruche, à proximité de Schirmeck, dans l'ancien comté du Ban de la Roche, c'est une petite ville qui a connu une forte activité industrielle, d'abord centrée sur les mines de fer et les forges, puis sur le tissage et les filatures[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans la vallée de la Bruche, Rothau forme avec les communes de La Broque et de Schirmeck une agglomération d'environ 7000 habitants.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention de Rothau est de 1398 (Roto). La localité faisait partie de l'ancienne seigneurie du Ban de la Roche dont elle était la capitale administrative au XVIe siècle (après la destruction du château médiéval en 1469 - le château de la Roche à Bellefosse) et siège des paroisses du Ban de la Roche.

La localité a également été du XVIe siècle (sous l'administration des comtes de Veldenz[2]) au début du XIXe siècle (de Dietrich puis Champy) un centre sidérurgique concurrent à celui de Framont-Grandfontaine.

En 1940, lieu d'accueil des habitants évacués de Schirrhein.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rothau

Les armes de Rothau se blasonnent ainsi :
« De gueules aux trois tours d'argent, ajourées de sable. »[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Roto en 1371.
En welche, on dit Rôte ou Ronte et en alsacien, Rodöü ou Ruudöi.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Marc Scheer[4]    
mars 2001 mars 2008 Marc Scheer    
1945 1971 Paul Horter socialiste  
1831 1848 Jean Baptiste Brignon    
1848 1852 Théophile Wiedemann    
1852 janvier 1871 Gustave Steinhell    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 596 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
540 554 587 702 819 914 959 1 009 1 132
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 361 1 500 1 495 1 502 1 409 1 454 1 440 1 574 1 586
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 726 1 780 1 786 1 624 1 627 1 575 1 578 1 607 1 713
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 897 1 886 1 780 1 596 1 583 1 557 1 581 1 572 1 589
2011 - - - - - - - -
1 596 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Économie et transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Rothau.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Jumelage avec Woolstock

Comme sept autres communes du Ban de la Roche (Bellefosse, Belmont, Fouday, Neuviller-la-Roche, Solbach, Wildersbach et Waldersbach), Rothau est jumelée depuis le avec Woolstock, une petite localité américaine de l'Iowa qui a accueilli au XIXe siècle des immigrants en provenance du Ban de la Roche.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Léon Daul, Bernadette Algret-Specklin, Paul-André Befort et Marion Ley, 's Elsàssbüech. Le livre de l'Alsace, Éditions du Donon, 2010, p. 368 (ISBN 978-2-914856-65-2)
  2. Maurice Falleix : L'Alsace, la Lorraine et les trois évêchés du début du XVIIe siècle à 1789, Delagrave (Paris), 1921, p. 7 Texte intégral
  3. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le )
  4. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. Françoise Vigneron: «Nicolas Wolff et la défense des Vosges», in: L'essor,73,1969
  8. La Bataille de Rothau par Pierre Juillot
  9. Jean-Marie Thiébaud, Gérard Tissot-Robbe: Nicolas Wolff in:Les Corps Francs de 1814 et 1815, La double agonie de l'Empire,L'Harmattan, 2011, p. 189-198 Extraits en ligne
  10. Stèle Nicolas Wolff à Rothau
  11. La défense du cimetière de Rothau par Nicolas Wolff et les partisans vosgiens, le 6 janvier 1814 par E. Gridel Gavure disponible en ligne dans le site Alsatica


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Karl Boch, Der Buergereid von Jonas Boeckel, Pfarrer in Rothau, 1910
  • (de) Friedrich Theodor Müller, Die Eisenerzlagerstätten von Rothau und Framont im Breuschtal (Vogesen), Strassburger Druckerei und Verlagsanstalt, Strasbourg, 1905, 56 p. (thèse de sciences naturelles)
  • (fr) La Paroisse protestante de Rothau : centenaire de la construction du temple 1863-1963, Bertrand, Bischwiller, 1964, 30 p.
  • (fr) Emile Dietz, Climat de Rothau en 1879, Fischbach G., 1880?
  • (fr) Emile Dietz, Le climat de Rothau et de la vallée supérieure de la Bruche, (1881-1885), 1887, (Congrès de Nancy, 1886)
  • (fr) Anne-Cécile Freyburger, Olivier Munoz et Fabienne Peyron, Le devenir du site industriel de Steinheil : une opportunité pour mieux vivre à Rothau, École nationale supérieure du paysage, Versailles, 2007, 183 p.
  • (fr) Denis Leypold, Le Ban de la Roche au temps des seigneurs de Rathsamhausen et de Veldenz (1489-1630), Oberlin, Strasbourg, 1989, 119 p.
  • (fr) Denis Leypold, « Les châteaux méconnus de Rothau et de St Blaise-la-Roche, données historiques », L'Essor, n° 145
  • (fr) Claude Muller, « L'exercice du Simultaneum de Rothau (1802-1842) », L'Essor, n° 121-122-149
  • (fr) Gaston Save, Nicolas Wolff et la défense de Rothau en 1814, Humbert L., 1887?
  • (fr) « Rothau », in La Haute vallée de la Bruche, Patrimoine d’Alsace, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Éditions Lieux Dits, Lyon, 2005, p. 49-52 (ISBN 2-914528-13-9)
  • Charles Théodore Kuntz: Sermon prononcé à l'église de Rothau, au Ban de la Roche, le 20 août 1830, à l'occasion du service solennel d'actions de grâces pour l'avènement de S. M. Louis-Philippe 1er, impr. de F.-C. Heitz (Strasbourg), 1830,disponible sur Gallica.
  • Annales de l'Est, Université de Nancy (Faculté des lettres et sciences humaines et Fédération historique lorraine, Berger-Levrault (Paris), 1910, disponible sur Gallica.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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