Fouday

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Fouday
Panorama de la ville de Fouday.
Panorama de la ville de Fouday.
Blason de Fouday
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Molsheim
Canton Schirmeck
Intercommunalité C.C. de la Vallée de la Bruche
Maire
Mandat
Maurice Guidat
2014-2020
Code postal 67130
Code commune 67144
Démographie
Gentilé Foudéens, Foudéennes
Population
municipale
365 hab. (2011)
Densité 178 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 18″ N 7° 11′ 12″ E / 48.42166667, 7.18666667 ()48° 25′ 18″ Nord 7° 11′ 12″ Est / 48.42166667, 7.18666667 ()  
Altitude Min. 380 m – Max. 680 m
Superficie 2,05 km2
Localisation

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Liens
Site web fouday.valleedelabruche.fr

Fouday est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace. Le 1er janvier 1975, elle avait fusionné avec les localités voisines de Waldersbach, Belmont et Bellefosse pour former le Ban-de-la-Roche, calqué sur un territoire historique. Rétabli dans son indépendance le 1er janvier 1992, ce village vosgien de moyenne montagne a été intégré dans diverses structures (Civom en 1980, puis district), puis, finalement, dans la Communauté de communes de la Vallée de la Bruche.

Géographie[modifier | modifier le code]

Fouday se situe dans la vallée de la Bruche, sur la rive droite, au confluent de la Chirgoutte, ou Schirgoutte, dans un environnement de forêts et de pâturages.

Pour l'essentiel groupé sous son église, le village est desservi par la route départementale 420, qui longe la rive gauche du torrent à peine assagi, et par la ligne Strasbourg - Saint-Dié, ici à voie unique, qui franchit le torrent pour un bref parcours et dessert la gare. Route et voie ferrée, cet écart excepté, vont de pair sur le lieu-dit Devant-Fouday (rive gauche), qui dépend de Plaine. La route départementale 57, qui rejoint la RD 420 Devant-Fouday, dessert également le village. Suivant le cours de la Chirgoutte et desservant Le Trouchy, elle remonte vers le col de la Charbonnière (accès au Champ du Feu, à Villé).

Le village commande la vallée de la Chirgoutte, où s'étend sa dépendance, Le Trouchy, et le vallon boisé en haut duquel s'étage Solbach.

Fouday est dominé, immédiatement, par la Roche de l'église et, en arrière-plan, par le mont Saint-Jean (rive droite de la Chirgoutte). La Colline du château, sur la rive gauche du gros ruisseau rapide, domine sa confluence avec la Bruche.

Les deux rives de la Bruche, en aval du pont du chemin de fer, ont été remodelées sur une centaine de mètres depuis le début des années 2000. Le rehaussement de la rive gauche a été effectué avec les importants déblais mis là en décharge lors de la réfection de la route autrefois nationale, défoncée sur 40 cm.

La physionomie de cette rive a considérablement changé depuis le début de l'actuel millénaire avec l'agrandissement continu d'un ensemble hôtelier, poursuivi jusqu'en 2014 (bâtiment d'un "Spa", piscine dominant la rivière). Ce complexe, issu d'un ancien bistrot pour routiers, englobe, sur la rive droite, un parc ouvert au public et des demeures anciennes rénovées pour loger le personnel. Les travaux ont été soumis à diverses contraintes en raison de la proximité de l'église, partiellement classée, et de sites protégés.

Plus à val, vers le viaduc, la Bruche continue de divaguer dans des prairies inondables, abritées de toute intervention humaine en raison de la présence d'espèces protégées.

Article détaillé : Vallée de la Bruche.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Fouday faisait partie de l'ancienne seigneurie du Ban de la Roche, tout comme les autres villages de la vallée de la Schirgoutte : Waldersbach, Solbach, Belmont, Bellefosse mais aussi ceux de Rothau, Neuviller et Wildersbach dans la vallée voisine de la Rothaine.

La première mention de Fouday remonte au XIVe siècle. Le village apparaît alors dans les textes sous le nom d'Urbach. Il existait pourtant déjà à la fin du XIIe siècle, comme l'atteste le clocher de l'église, typique de l'art roman de cette époque.

À l'époque médiévale, cette église constituait une étape sur la route des pèlerins se rendant au Mont Sainte-Odile depuis la Lorraine, ce qui explique la représentation de saint Jacques (XVe siècle) de l'arc triomphal de l'ancien chœur. Elle abritait une tête en bois sculpté de saint Jean-Baptiste (épisode de la décollation de saint Jean), dont la vénération donna lieu à un petit pèlerinage local, qui ne s'acheva qu'au XVIIe siècle, lors du ministère du pasteur Jean Nicolas Marmet.

Le village était resté fidèle à cette dévotion bien que passé à la Réforme dès 1584. L'ensemble du Ban de la Roche était, en effet, devenu protestants lorsque la seigneurie avait été vendue par la famille Rathsamhausen zum Stein au comte palatin Georges-Jean de Veldenz au XVIe siècle.

Fouday est devenu au XVIIIe siècle un haut lieu du protestantisme, par l'action du pasteur protestant Jean-Frédéric Oberlin, personnalité bien connue pour son œuvre philanthropique et éducative, le (1740-1826), qui repose dans le cimetière attenant à l'église.

La route Schirmeck-Saint-Dié avait été mise en chantier en 1831. Elle suit la rive gauche de la Bruche et passe par Devant-Fouday (ce lieu-dit dépendant de Plaine, non de Fouday, ne fut rattaché à la France qu'en 1793 et appartint d'abord au département des Vosges).

La route Fouday-Waldersbach-La Charbonnière a été aménagée de 1868 à 1872.

Fouday s'est dénommé Breusch-Urbach de 1871 à 1918 et de 1940 à 1945 (Bach = ruisseau).

Toponymie[modifier | modifier le code]

En allemand médiéval : Urbach ; en alsacien : Fouda.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Fouday

Les armes de Fouday se blasonnent ainsi :
« De gueules à la croix pattée alésée d’argent. » [1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie, ancienne école construite en 1839.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  2014 René Petit[2]    
mars 2014 en cours Maurice Guidat    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 365 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
190 191 214 271 337 357 358 348 351
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
324 307 299 262 233 237 268 258 239
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
242 196 223 245 343 253 250 283 256
1962 1968 1999 2006 2008 2011 - - -
236 233 303 340 350 365 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux, monuments, demeures[modifier | modifier le code]

L'église protestante[modifier | modifier le code]

Le clocher de l'église protestante
Les fresques restaurées

Le village est dominé par son église protestante au clocher roman. Modifié au XVIIIe siècle dans ses parties hautes, il remonte à la deuxième moitié du XIIe siècle ou au début du XIIIe siècle.

Cette tour-chœur est un élément de l'ancienne église, autrefois catholique, dédiée à saint Jean-Baptiste. Il a été rehaussé à l'époque de la reconstruction de la nef, mais en réutilisant les éléments anciens du XIIe siècle (les quatre baies géminées romanes de l'étage des cloches), et en adoptant la toiture en bâtière typique des silhouettes de nombreuses églises médiévales rurales en Alsace. Le clocher abrite encore une cloche datée de 1502 (une des plus anciennes cloches de la vallée de la Bruche après celle de Belmont datant de 1434).

La nef de l'édifice remonte au XVIIIe siècle (on lit la date de 1776 sur le portail ouest). Cet édifice est l'aboutissement du modèle architectural des églises du Ban de la Roche, introduit par le prédécesseur du pasteur Oberlin à Waldersbach, Jean Georges Stuber. La construction de la nouvelle nef de l'église a été impulsée par le pasteur Oberlin, du fait de l’exigüité de la nef médiévale d'alors. Le chantier a été essentiellement financé par le baron de Dietrich, qui était alors comte du Ban de la Roche.

L'agencement intérieur se caractérise par l'utilisation particulière de l'espace : habituellement, une nef d'église comporte des rangées de bancs regardant vers le chœur, mais ce n'est plus le cas ici. À Fouday, l'ancien chœur est tout simplement laissé de côté, et c'est la nef elle-même qui devient tout entière lieu de célébration. La porte latérale constitue l'axe de symétrie de l'édifice : elle s'ouvre directement dans l'alignement de l'autel et la chaire. Ces deux éléments liturgiques sont le point central autour duquel est organisé l'espace : les bancs du parterre sont disposés autour de l'autel (en face, de part et d'autre d'une allée centrale, mais aussi de chaque côté), et on remarque la même organisation sur la tribune occupant trois côtés de l'édifice autour de la chaire. La présence d'une tribune répond avant tout à un problème pratique : elle double pratiquement la capacité de cette petite église. Toutefois, elle avait une autre fonction importante : elle permettait une stricte séparation symbolique entre hommes et femmes durant le culte. La tribune était réservée aux hommes du village, le parterre aux femmes. Les hommes se plaçaient ainsi à la hauteur du pasteur en chaire pendant la prédication, alors que leurs épouses devaient lever les yeux vers lui. Un agencement strictement identique (mais à échelle réduite) se retrouve à l'église de Waldersbach.

L'autel est une simple table de célébration en grès, soutenue par un pied central en grès mouluré

La chaire, depuis laquelle prêchait Oberlin, est le lieu central de la liturgie. C'est aussi l'élément le plus richement traité du mobilier : elle est en chêne et présente un panneautage de style Louis XV. Elle est surmontée d'un élégant abat-voix baroque à volutes. L'ensemble tranche fortement avec l'aspect des bancs et de la tribune, d'une sobriété absolue.

L'imposant tableau à droite de la chaire, représentant le Portement de croix, date sans doute de la seconde moitié du XIXe siècle et aurait été offert par les industriels rubaniers Fallot.

L'orgue occupant la tribune ne date pas du XVIIIe siècle : son petit buffet néo-Renaissance et sa console indépendante à fleur de tribune ne s'accordent pas précisément avec l'édifice. Il a été construit en 1890 par Franz-Xaver Kriess, facteur d'orgues à Molsheim, dont c'est l'une des toutes premières réalisations. Il est à transmission mécanique, comporte 7 jeux répartis sur 2 claviers et pédalier.

Le poêle à bois De Dietrich, de conception surprenante, a été installé au milieu du XXe siècle, et remplace deux poêles cylindriques du XVIIIe malheureusement disparus.

L'ANCIEN CHŒUR de l'église, voûté d'ogives, présente un ensemble de peintures murales des XIVe, XVe et XVIe siècles, représentant les quatre évangélistes. Ces peintures ont malheureusement été irréversiblement altérées au début du XXe siècle. À cette époque, le pasteur Freund de Fouday et le curé Rabavoie de Blancherupt se sont improvisés restaurateurs et ont remis à jour les peintures, jusque-là recouvertes d'un badigeon blanc parsemé d'étoiles. Leurs intentions étaient louables mais, par méconnaissance, ils ont éliminé en partie les couches picturales du XVe siècle, du plus grand intérêt car représentatives des modèles de la peinture rhénane, pour faire apparaître des peintures antérieures du XIVe siècle, de facture nettement moins soignée.

On voit également dans ce chœur, insérée dans le mur est, une armoire eucharistique du XVe siècle, de style gothique flamboyant, aux armes de la famille de Rathsamhausen zum Stein, seigneurs du Ban de la Roche. Le blason de la famille Rathsamhausen apparaît aussi sous forme de peinture murale aux côtés des armes de la famille d'Andlau au-dessus de la fenêtre du mur sud.

Tombes du pasteur Oberlin et de Louise Scheppler[modifier | modifier le code]

Près de l'église, la tombe du pasteur Oberlin (fleurs jaunes).

Une modeste croix signale la tombe souvent fleurie de Jean-Frédéric Oberlin (1740-1826), à proximité du chevet de l'église, dans le petit cimetière de Fouday.

De 1767 à sa mort, le célèbre pédagogue fut pasteur au Ban de la Roche, l'ancienne seigneurie, devenue enclave protestante, dont le village faisait autrefois partie.

La tombe de Louise Scheppler, qui assistait le pasteur Oberlin dans ses missions, décédée en 1837, est située à côté.

Le viaduc ferroviaire[modifier | modifier le code]

Le viaduc SNCF sur la Bruche

La ligne de chemin de fer Rothau-Saales, à voie unique, filait à l'origine (presque) droit dans la vallée, parallèlement à la route : la station du petit train-tramway se trouvait alors sur la rive gauche de la Bruche, à l'emplacement du parking extérieur de l'hôtel-restaurant Chez Julien qui a succédé à l'ancien restaurant Zum Bahnhof.

Depuis les aménagements effectués à la fin des années 1920, afin de permettre à des rames plus lourdes de remonter la vallée, la voie, initialement double, maintenant unique en ce parcours amont de Rothau, suit partiellement un nouveau tracé. Il passe sur la rive droite de la Bruche au niveau de Fouday et du lieu-dit Devant-Fouday (sur le territoire de Plaine).

La voie ferrée franchit le fond de vallée où serpente la rivière sur un viaduc aux doubles arches en quinconce en pierre et béton hautes de 17 m. Le parement de l'ouvrage est un mélange de granit blanc (granit d'Andlau) et de granit local plus foncé. Cet ouvrage aux bossages élégants, dont la longueur totale dépasse 200 m, marque le paysage en aval de Fouday. Dynamité en partie en 1940, lorsque l'armée française reculait, il avait été remis en état par une entreprise allemande, qui utilisa le même granit de parement qu'à l'origine.

La nouvelle gare de Fouday, sur la Ligne TER Alsace Strasbourg - Saint-Dié-des-Vosges a été construite en léger retrait du village, près de la route de Solbach. La ligne, qui avait été inaugurée en 1928 par Raymond Poincaré et André Tardieu, est maintenant à voie unique depuis Rothau.

Rubanerie Legrand : vestiges et réutilisations[modifier | modifier le code]

Fouday est également marqué par le souvenir de la famille Le Grand, ou Legrand. L'industriel et homme politique suisse Jean-Luc Legrand a transféré sa fabrique de rubans à soie à Fouday, en 1813. Il s'est installé là avec plusieurs familles huguenotes, comme Jean-Georges Reber, également proche d'Oberlin, l'a fait dans les villages de montagne vosgienne, notamment dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines. Daniel Legrand, fils de Jean-Luc, également industriel, philanthrope et proche d'Oberlin, se présentait comme «un industriel des montagnes des Vosges» (référence souhaitée). Il contribua à l'adoption de la première loi sur le travail des enfants et se soucia de l'éducation de la population.

La fabrique de rubans, notamment de soie fine et de filoselle (c'est-à-dire de la bourre de soie), employa jusqu'à 400 hommes, femmes et enfants du Ban de la Roche. Le siège et des ateliers de maintenance, puis de fabrication, se trouvaient à Fouday. Les deux grands bâtiments accolés, construits vers 1840 par les Legrand, subsistent, près de la Chirgoutte, et sont devenus des habitations. Les ouvrier-paysans vinrent d'abord chercher le fil, pour travailler à domicile et rapporter les rubans terminés (il s'agissait le plus souvent d'un complément de revenu), puis le tissage se développa en atelier, à la rubanerie. Les frères Legrand et Louis-Frédéric Fallot, qui leur était apparenté, développèrent le blanchiment et la teinturerie du ruban, fabriquèrent des métiers à tisser.

Une plaque en l'honneur de Daniel Legrand est apposée sur la grande maison où il vécut jusqu'à sa mort, en haut du village. Il repose au cimetière de Fouday, non loin d'Oberlin.

La maison de commerce constituée par Daniel Legrand et son frère Frédéric devint la société Legrand Fallot et cie, puis Oschwald et cie (les Oschwald, originaires de Schaffhouse, en Suisse, achetèrent l'entreprise en 1859. Elle fabriqua des rubans de coton jusqu'aux années 1950.

Les Oschwald habitèrent une maison remarquable en raison de sa véranda-terrasse à deux niveaux, proche de la Bruche et de la Chirgoutte.

Originellement couverte d'un essentage de tavaillons côté route, devenue le foyer Sainte-Aurélie, assez délabrée, elle a été rénovée et incluse dans l'ensemble hôtelier Chez Julien lorsque celui-ci s'est étendu sur la rive droite de la Bruche. Cette extension a entraîné l'aménagement du parc en partie public longeant la rivière (la berge rive droite autrefois inondable a été rehaussée), ainsi que la réhabilitation de plusieurs maisons.

Le long mur édifié depuis la rive droite de la Bruche jusqu'à cette maison, en 2008, a été construit avec le grès rose veiné de blanc extrait des carrières encore en activité de Champenay, à Plaine.

Banc du roi de Rome[modifier | modifier le code]

Le banc-reposoir

À la jonction de la RD 857 avec la RD 57 se trouve un banc en grès qui fait probablement partie de la série des bancs-reposoirs dits « du roi de Rome », érigés en 1811, le long des routes du Bas-Rhin, à la demande du préfet Lezay-Marnésia, en mémoire de la naissance et du baptême du prince impérial[5]. En pierre de taille, il se compose d'un siège entre deux jouées quadrangulaires dont le sommet est mouluré en talon.

Personnalités nées à Fouday[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Jumelage avec Woolstock

Comme sept autres communes du Ban de la Roche (Bellefosse, Belmont, Neuviller-la-Roche, Rothau, Solbach, Wildersbach et Waldersbach), Fouday est jumelée depuis le 15 juillet 1984 avec Woolstock, une petite localité américaine de l'Iowa qui a accueilli au XIXe siècle des immigrants en provenance du Ban de la Roche.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Silbermann, Jubilé séculaire d'Oberlin le 31 mars 1867 à Fouday, 1867
  • Albert Thomas, Inauguration d'une plaque commémorative en l'honneur de Daniel Le Grand à Fouday, le 2 septembre 1928, Société de l'histoire du protestantisme français, Paris, 1928
  • Monnier (Frédéric), Notice sur Daniel Legrand, Paris, Berger-Levrault, 1859.
  • Denis Leypold, Le Ban de la Roche au temps des seigneurs de Rathsamhausen et de Veldenz (1489-1630), Oberlin, Strasbourg, 1989, 119 p.
  • Même auteur, « Les peintures gothique et Renaissance de l'église de Fouday », in L'Essor, no 176.
  • Rabavoie (O.), « Petite notice archéologique sur l'église de Fouday (Ban-de-la-Roche) », in Bulletin de la Société pour la conservation des monuments historiques d'Alsace, 1903.
  • L'Essor, revue trimestrielle de l'Association culturelle de la vallée de la Bruche et de l'ancien pays de Salm, numéro 216, 2007 : article d'Arnold Kientzler sur le viaduc de Fouday.
  • Gérard Goetz et Jacques-Louis Delpal, Saveurs d'Alsace Plaisir des Vosges, préface de Jean-Pierre Haeberlin, photos de Marcel Ehrard, Christophe Meyer et J.-L. Delpal, 2007, La Nuée Bleue, Strasbourg, 240 p.
  • « Fouday », in La Haute vallée de la Bruche, Patrimoine d’Alsace, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Éditions Lieux Dits, Lyon, 2005, p. 60-63 (ISBN 978-2-914528-13-9)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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